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EAN : 9782081420250
320 pages
Flammarion (09/10/2019)
3.36/5   599 notes
Résumé :
A Maputo, capitale du Mozambique, aucun client n'ose s'aventurer à l'hôtel dos Camaroes. Le patron est un vieux Français odieux, connu pour son goût du whisky. Quand il est retrouvé mort dans sa piscine, la police soupçonne arbitrairement une des trois femmes qui gravitaient autour de lui. Aurel Timescu, consul à l'ambassade de France, décide de s'en mêler. Calamiteux diplomate, il se révèle un redoutable enquêteur lorsqu'il pressent une injustice. Il va plonger dan... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (104) Voir plus Ajouter une critique
3,36

sur 599 notes

Fandol
  02 août 2020
Retrouver Aurel Timescu pour le second volume de ses aventures consulaires a été un véritable plaisir.
En fait, c'est surtout la plume de Jean-Christophe Rufin qui me régale, son style tout en douceur, plein d'humour et toujours très au fait des pratiques de ces gens qui représentent la France à l'étranger, comme il en a fait l'expérience lui-même en tant qu'ambassadeur au Sénégal.
Après le Suspendu de Conakry, en Guinée, c'est au Mozambique qu'a été nommé cet anti-héros extraordinaire, originaire de Roumanie où il a subi la dictature de Ceaucescu.
Ce musicien de talent, capable de passer du classique au jazz, sur son piano, se retrouve à Maputo, la capitale, adjoint d'un Consul général qui, pour une fois, tente de lui faire confiance.
Mais Aurel sait parfaitement endormir son monde, ne rien faire, jusqu'au moment où une cause le motive subitement. Lui, le solitaire, vaguement marié à une femme vivant à Paris, est très sensible au charme féminin même s'il se trouble facilement en présence de certaines femmes…
Voilà que dans la Résidence dos Camaroes où il avait logé à son arrivé au Mozambique, le propriétaire, Roger Béliot, un homme très désagréable, est retrouvé ligoté, noyé dans sa piscine. Or, sa première femme, Françoise, venait d'arriver de France pour exiger sa part d'héritage. C'est la coupable idéale aussitôt emprisonnée.
C'est pour elle, parce qu'il ne supporte pas l'injustice, qu'Aurel va tout faire. Enquêter alors qu'il n'est pas policier, il sait faire, endormir la vigilance du Consul, Didier Mortereau, il s'y emploie, mais les obstacles sont de taille dans un pays où la lutte contre les braconniers tueurs d'éléphants pour s'approprier leurs défenses, fait croire en son efficacité.
Aurel rencontre Fatoumata, la seconde femme de Béliot puis Lucrécia (19 ans), la troisième, qui attend un enfant, celle qui vivait avec la victime. Avec sang-froid, détermination, imagination, Aurel Timescu est impressionnant.
Il n'oublie jamais son verre de Tokay, voire plus, mais s'offre le luxe de remuer l'Ambassadeur de France, Jocelyn du Pellepoix de la Neuville, excusez du peu !
Modeste, efficace, toujours vêtu de son pardessus en tweed malgré la forte chaleur, Aurel Timescu m'a encore étonné, amusé et captivé jusqu'au bout de ce roman policier hors normes, qui est suivi, cette année par une troisième aventure que j'espère aussi délicieuse : le Flambeur de la Caspienne.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Cancie
  02 août 2020
Aurel Timescu, d'origine roumaine, consul-adjoint à l'ambassade de France est depuis six mois en poste à Maputo, la capitale du Mozambique, en Afrique Australe.
Lors de son arrivée sur place, n'ayant pas eu d'autre choix, il avait dû vivre une quinzaine de jours à la résidence dos Camaroes, hôtel tenu par Béliot, un vieux blanc qui l'avait achetée pour presque rien juste après la décolonisation du Mozambique en 1975. Celui-ci cultivait la haine autour de lui et quasiment plus personne ne s'aventurait chez lui. Aussi, quand il est retrouvé noyé dans sa piscine, personne n'est surpris.
L'enquête va se diriger, semble-t-il arbitrairement vers l'une des trois femmes qui gravitaient autour de lui, celle d'origine française. N'oublions pas que notre diplomate Aurel, déjà à l'action dans le suspendu de Conakry qui se déroulait en Guinée, adore enquêter, notamment quand il pressent une injustice. Alors, bien que simple adjoint, il va tout faire pour tenter de découvrir la vérité.
J'ai retrouvé avec plaisir ce personnage héros ou plutôt anti-héros, si singulier, si décalé, si mal fagoté, marqué par son passé vécu sous Ceausescu mais tellement sympathique.
Jean-Christophe Rufin, de par son attachement à l'Afrique, crée une atmosphère et un climat très réalistes et très réussis. La corruption, les pressions, le passé historique du Mozambique expliquant la présence de multiples nationalités, l'écologie aussi qui a un rôle important, tous ces sujets abordés m'ont intéressée et l'humour manié avec subtilité par l'auteur m'a charmée.
Néanmoins, cette deuxième aventure m'a beaucoup moins séduite que la première. Il n'y avait sans doute plus l'effet surprise de découverte du personnage Aurel, auquel j'ai trouvé également moins d'épaisseur, cette fois-ci. L'intrigue m'a parue beaucoup plus légère et l'issue assez facile à deviner. Les autres personnages manquent aussi, à mon avis, de consistance.
Un agréable moment de détente toutefois, mais sans plus. Rien à voir, je dirais, avec les autres bouquins de Rufin, que j'adore !
Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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ODP31
  07 décembre 2019
Le travail dans les ambassades ne se résumerait donc pas à participer à des soirées guindées en smoking, à s'empiffrer de petits fours, à siffler le meilleur champagne et à flatter la beauté des jeunes épouses de vieux potentats locaux. Les pubs Ferrero qui ont participé à mon éducation étaient donc mensongères !
La principale activité d'Aurel Timescu est d'alléger sa charge consulaire. Un régime sec, mais arrosé de vin blanc frais pour supporter la chaleur. Affecté à Maputo, capitale du Mozambique, le diplomate fuit le travail et préserve jalousement son ennui.
Un ressortissant français flotte dans la piscine de son hôtel, sans matelas gonflable, sans cocktail, sans crème solaire. Il est un peu mort… et pas d'hydrocution. L'homme n'avait pas bonne réputation, son établissement était aussi fréquenté qu'une colonie de vacances au mois de novembre. Trois femmes ont partagé la vie de l'hôtelier et l'une d'entre elles concentre rapidement les soupçons.
L'encéphalogramme d'Aurel bipe à la perspective d'une enquête. Des alluvions de sa jeunesse réprimée en Roumanie à l'époque communiste suggèrent son allergie à l'injustice.
Aurel n'a pas de méthode. C'est un Sherlok désordonné, un réformé de l'approche scientifique, qui ne suit que les intuitions peuplant ses rêves alcoolisés.
Trop occupée à retrouver un stock d'ivoire évaporé, sa hiérarchie laisse Aurel « zéler » et mener son enquête.
L'affaire est plus sérieuse que le roman.
J'ai la sensation que les aventures de ce consul fictif sont des respirations dans l'oeuvre de Jean Christophe Rufin, des récréations entre deux histoires plus charpentées. J'ai ressenti le plaisir d'écriture de l'auteur et le lecteur est invité à partager ce moment de légèreté. C'est un peu comme s'il avait ouvert ses vieux albums photos de diplomate et troussé une petite intrigue sympathique en détournant quelques vieux souvenirs.
Je regrette seulement que l'histoire reste trop à la surface de ses personnages. On ne risque pas la noyade. Un peu d'épaisseur ne nuirait pas aux intrigues.
Ce deuxième opus est néanmoins aussi divertissant que le premier et je ne serai pas étonné que des producteurs transforment Aurel Timescu en héros de série TV du vendredi soir. Il en a le portrait- robot.
L'avantage avec Jean Christophe Rufin, c'est qu'il n'enferme pas le lecteur dans le biotope de ses introspections. Il nous offre toujours des décors exotiques, des héros décalés, des dialogues amusants. Ces livres ne sentent pas le renfermé et permettent toujours de s'évader dans des pays lointains sans avoir à mettre à jour ses vaccins. C'est pratique et j'ai peur des piqûres.
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Jeanfrancoislemoine
  19 octobre 2019
C'est grâce à un concours organisé par les espaces culturels Leclerc ( que je remercie vivement au passage ) que j'ai eu le plaisir de lire la " suite " des aventures du Consul adjoint à l'ambassade de France , Aurel Timescu ...Ce diplomate plutôt original , placardisé pour son plus grand plaisir , se trouve à Maputo , la capitale du Mozambique , où il compte bien couler des jours heureux aux frais de la Nation . Hélas pour sa tranquillité , le patron de l'hôtel où il a séjourné quelques jours , est retrouvé mort , flottant dans la piscine . Brillant enquêteur , Aurel va se lancer à la recherche du coupable et s'intéresser de prés aux trois femmes qui gravitent autour de la victime , un homme au passé sulfureux .....
J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer mon ressenti quant au " suspendu de Conakry " et ce roman est de la " même veine ".On ne se permettra tout de même pas de contester la qualité d'écriture de monsieur Rufin , c'est un bonheur d'apparente simplicité et d'efficacité, une écriture fluide , claire et précise.
L'intrigue est , elle aussi , bien menée , logique et tourne autour d'un nombre restreint de personnages qui semblent tous ou plutôt toutes , avoir de bonnes raisons de faire " passer le bonhomme de vie à trépas " , un bonhomme peu présent , évidemment , mais suffisamment tout de même pour focaliser toutes les inimitiés sur sa personne .Un mort peu regretté , en somme.
Personnellement , j'ai ressenti une certaine lenteur dans les propos , des lieux peu variés qui entraînent un certain "ronron "parfois ennuyeux . C'est bien construit , certes , mais sans dynamisme .
Quant au personnage d'Aurel , bien entendu , on le connaît depuis le premier opus et , si ses qualités d'enquêteur restent intactes , on ne découvre rien ou pas grand chose de plus de ce qui a été révélé précédemment.
Jean- Christophe Rufin a écrit des romans forts , plébiscités par un public qui attend toujours ses écrits avec impatience .Avec Aurel , on est très loin du " Collier rouge ou d'Immortelle randonnée " , c'est un sympathique divertissement , un bon moment de lecture mais je ne suis pas certain que ce soit vraiment ce qu'attendent les lecteurs de ce formidable auteur . Ce n'est là, évidemment , que mon modeste avis . Je suis heureux , franchement , d'avoir rencontré Aurel , oui , mais je ne suis pas certain de vouloir le suivre dans ses éventuelles nouvelles aventures .Rufin , par contre , oui , il est et reste " dans le fichier " , comme on dit .
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LaBiblidOnee
  09 juillet 2022
L'été arrive et, avec lui, mes envies annuelles de légèreté. Ajoutez à cela un gros besoin de me détendre et d'oublier les soucis de boulot : Il n'en fallait pas plus pour que je me décide enfin à lire l'un des romans de RUFIN appartenant à la fameuse série des enquêtes d'Aurel Timescu. Roumain d'origine, il est Consul adjoint à l'Ambassade de France et feignasse attitrée de tous les malheureux fonctionnaires à qui on l'assigne. Fainéant, donc, sauf quand il s'agit d'enquêter officieusement pour rendre la justice - là, fonctionnaire français planqué ou pas, il s'en mêle !

Cette fois, en pleine capitale du Mozambique, un hôtelier vient d'être retrouvé mort dans sa piscine. L'une de ses trois femmes, la française, est jetée en prison. A tort, selon le Consul adjoint qui, avec sa veste de costume trop grande et trop chaude, et son noeud papillon démodé, va interroger chaque acteur du drame jusqu'à faire la lumière… verte, sur cette affaire.

Fidèle à mon grain de folie qui fuit la banalité chronologique, je n'ai pas commencé par le premier de la série : j'ai pris un opus au hasard parmi ceux dont l'histoire me paraissait sympa. Tirage gagnant : j'ai eu la lecture facile et humoristique, qui se lit même en ayant les pensées polluées par le stress ; l'ambiance coloniale estivale allait bien avec la plage alentour, et l'enquête pas trop prise de tête de Timescu, a maintenu mon intérêt sur 260 pages. Un roman de plage pas trop long qui remplit son office de détente. Sans plus - donc idéal pour l'humeur du moment qui ne me permettrait pas d'entrer dans un livre plus exigeant.
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Citations et extraits (73) Voir plus Ajouter une citation
Fanfan-DoFanfan-Do   25 septembre 2022
Aurel s’était toujours senti étranger aux lieux que la religion isole du reste de l’humanité. La foi, pour lui, et en cela il reconnaissait l’influence de la partie juive de sa famille, était un outil à utiliser dans le monde. Créer un espace purement spirituel lui apparaissait comme une sorte de tricherie. La religion ne devait pas refuser le combat avec la vie. Or la vie est partout, sauf dans un tel lieu.
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Fanfan-DoFanfan-Do   25 septembre 2022
Aurel s’était organisé pendant ce séjour une petite vie bien à lui. Il se rendait au consulat en taxi et prenait prétexte du fait qu’il n’était pas encore installé pour n’accepter aucune responsabilité. C’était sa technique dans chaque poste où il arrivait : démoraliser immédiatement ses supérieurs et leur faire comprendre qu’il n’y avait rien à tirer de lui.
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Fanfan-DoFanfan-Do   25 septembre 2022
Aurel avait envie de musique mais son appartement était trop loin pour faire un aller-retour. Il joua donc une sonate de Chostakovitch à sec, en pianotant sur le rebord de son bureau. C’est avec ce genre d’exercices qu’il avait acquis une réputation de fou dans tous les postes où il était passé.
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Fanfan-DoFanfan-Do   25 septembre 2022
Jamais une enquête ne lui apportait autant de bonheur qu’en cet instant : quand tout était là, en lui, mais sans ordre. Il se sentait l’égal d’un dieu qui s’apprête à souffler sur un chaos de choses inertes pour y créer une organisation et y faire naître la vie.
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Fanfan-DoFanfan-Do   25 septembre 2022
Aurel avait horreur du silence en société. Autant il le cultivait chez lui, comme un attribut voluptueux de sa solitude et de sa réflexion, autant, en présence de quelqu’un, il lui semblait synonyme de malaise et même de menace.
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Vidéo de Jean-Christophe Rufin
Pour sa 14e édition, le Prix Orange du Livre récompense Laurine Roux et son roman L'autre moitié du monde, publié aux éditions du Sonneur.Parmi les 20 ouvrages choisis par le jury fin mars, cinq romans ont été retenus mi-mai et proposés au vote du public sur notre site. Les votes des internautes et du jury, présidé Jean-Christophe Rufin, se sont portés sur le roman de Laurine Roux, L'autre moitié du monde. Tous les détails ici
https://www.lecteurs.com/article/laurine-roux-laureate-du-14e-prix-orange-du-livre-pour-son-roman-lautre-moitie-du-monde/2444303
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