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EAN : 9782081420250
320 pages
Éditeur : Flammarion (09/10/2019)

Note moyenne : 3.32/5 (sur 150 notes)
Résumé :
À Maputo, capitale du Mozambique, aucun client n’ose s’aventurer à l’hôtel dos Camaroes, malgré son jardin luxuriant. C’est que le patron est un vieux Blanc au caractère impossible. Aussi quand on le retrouve mort un matin, flottant dans sa piscine, nul ne s’en émeut.
Sauf Aurel Timescu, roumain d’ origine, Consul adjoint à l’ambassade de France. Calamiteux diplomate, c’est un redoutable enquêteur quand il pressent une injustice.
Trois femmes gravitent... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
ODP31
  07 décembre 2019
Le travail dans les ambassades ne se résumerait donc pas à participer à des soirées guindées en smoking, à s'empiffrer de petits fours, à siffler le meilleur champagne et à flatter la beauté des jeunes épouses de vieux potentats locaux. Les pubs Ferrero qui ont participé à mon éducation étaient donc mensongères !
La principale activité d'Aurel Timescu est d'alléger sa charge consulaire. Un régime sec, mais arrosé de vin blanc frais pour supporter la chaleur. Affecté à Maputo, capitale du Mozambique, le diplomate fuit le travail et préserve jalousement son ennui.
Un ressortissant français flotte dans la piscine de son hôtel, sans matelas gonflable, sans cocktail, sans crème solaire. Il est un peu mort… et pas d'hydrocution. L'homme n'avait pas bonne réputation, son établissement était aussi fréquenté qu'une colonie de vacances au mois de novembre. Trois femmes ont partagé la vie de l'hôtelier et l'une d'entre elles concentre rapidement les soupçons.
L'encéphalogramme d'Aurel bipe à la perspective d'une enquête. Des alluvions de sa jeunesse réprimée en Roumanie à l'époque communiste suggèrent son allergie à l'injustice.
Aurel n'a pas de méthode. C'est un Sherlok désordonné, un réformé de l'approche scientifique, qui ne suit que les intuitions peuplant ses rêves alcoolisés.
Trop occupée à retrouver un stock d'ivoire évaporé, sa hiérarchie laisse Aurel « zéler » et mener son enquête.
L'affaire est plus sérieuse que le roman.
J'ai la sensation que les aventures de ce consul fictif sont des respirations dans l'oeuvre de Jean Christophe Rufin, des récréations entre deux histoires plus charpentées. J'ai ressenti le plaisir d'écriture de l'auteur et le lecteur est invité à partager ce moment de légèreté. C'est un peu comme s'il avait ouvert ses vieux albums photos de diplomate et troussé une petite intrigue sympathique en détournant quelques vieux souvenirs.
Je regrette seulement que l'histoire reste trop à la surface de ses personnages. On ne risque pas la noyade. Un peu d'épaisseur ne nuirait pas aux intrigues.
Ce deuxième opus est néanmoins aussi divertissant que le premier et je ne serai pas étonné que des producteurs transforment Aurel Timescu en héros de série TV du vendredi soir. Il en a le portrait- robot.
L'avantage avec Jean Christophe Rufin, c'est qu'il n'enferme pas le lecteur dans le biotope de ses introspections. Il nous offre toujours des décors exotiques, des héros décalés, des dialogues amusants. Ces livres ne sentent pas le renfermé et permettent toujours de s'évader dans des pays lointains sans avoir à mettre à jour ses vaccins. C'est pratique et j'ai peur des piqûres.
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Jeanfrancoislemoine
  19 octobre 2019
C'est grâce à un concours organisé par les espaces culturels Leclerc ( que je remercie vivement au passage ) que j'ai eu le plaisir de lire la " suite " des aventures du Consul adjoint à l'ambassade de France , Aurel Timescu ...Ce diplomate plutôt original , placardisé pour son plus grand plaisir , se trouve à Maputo , la capitale du Mozambique , où il compte bien couler des jours heureux aux frais de la Nation . Hélas pour sa tranquillité , le patron de l'hôtel où il a séjourné quelques jours , est retrouvé mort , flottant dans la piscine . Brillant enquêteur , Aurel va se lancer à la recherche du coupable et s'intéresser de prés aux trois femmes qui gravitent autour de la victime , un homme au passé sulfureux .....
J'ai déjà eu l'occasion d'exprimer mon ressenti quant au " suspendu de Conakry " et ce roman est de la " même veine ".On ne se permettra tout de même pas de contester la qualité d'écriture de monsieur Rufin , c'est un bonheur d'apparente simplicité et d'efficacité, une écriture fluide , claire et précise.
L'intrigue est , elle aussi , bien menée , logique et tourne autour d'un nombre restreint de personnages qui semblent tous ou plutôt toutes , avoir de bonnes raisons de faire " passer le bonhomme de vie à trépas " , un bonhomme peu présent , évidemment , mais suffisamment tout de même pour focaliser toutes les inimitiés sur sa personne .Un mort peu regretté , en somme.
Personnellement , j'ai ressenti une certaine lenteur dans les propos , des lieux peu variés qui entraînent un certain "ronron "parfois ennuyeux . C'est bien construit , certes , mais sans dynamisme .
Quant au personnage d'Aurel , bien entendu , on le connaît depuis le premier opus et , si ses qualités d'enquêteur restent intactes , on ne découvre rien ou pas grand chose de plus de ce qui a été révélé précédemment.
Jean- Christophe Rufin a écrit des romans forts , plébiscités par un public qui attend toujours ses écrits avec impatience .Avec Aurel , on est très loin du " Collier rouge ou d'Immortelle randonnée " , c'est un sympathique divertissement , un bon moment de lecture mais je ne suis pas certain que ce soit vraiment ce qu'attendent les lecteurs de ce formidable auteur . Ce n'est là, évidemment , que mon modeste avis . Je suis heureux , franchement , d'avoir rencontré Aurel , oui , mais je ne suis pas certain de vouloir le suivre dans ses éventuelles nouvelles aventures .Rufin , par contre , oui , il est et reste " dans le fichier " , comme on dit .
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umezzu
  03 février 2020
Le suspendu de Conakry ne m'avait pas totalement convaincu. Rufin s'essayait gentiment au roman policier, avec facilité, et en utilisant ses souvenirs de diplomate en Afrique. Les trois femmes du Consul suit cette voie. Mais bizarrement, j'ai trouvé ce deuxième épisode plus réussi.
L'enquête menée par le consul-adjoint Aurel Timescu est toujours aussi peu développée. La situation au Mozambique, où se déroule l'action, est juste évoquée par bribes. Celle des expatriés européens claquemurés dans leurs fantasmes coloniaux l'est un peu plus. Mais surtout ce qui fait le sel de ce roman, c'est la personnalité d'Aurel Timescu. Rufin centre plus son livre autour de la figure un peu lunaire de ce fonctionnaire, qui est un stratège dans l'art de fuir le travail et de décourager tout chef de service à lui en donner. Toujours vêtu comme s'il était à Bucarest, même dans la moiteur de Maputo, il a fait de son domicile son antre : fenêtres cloîtrées, meubles brinquebalants, désordre délibéré, et un vieux piano qui lui permet de revisiter ses classiques. Un goût de la musique qui ne le quitte pas, même hors de chez lui, car il est alors capable de pianoter une partition sur une simple table pour le simple plaisir d'en trouver l'écho dans sa tête.
Il s'accommode mal de son jeune chef de section qui veut le voir progresser, jusqu'au jour un vieux résident français est retrouvé mort noyé dans la piscine de son hôtel. le vieil homme a été tué. Il était peu apprécié et sa situation personnelle était des plus complexe : une ex-épouse française, présente sur les lieux et que la police embastille illico, une épouse mozambicaine, fille de chef local et amante de l'ex-chef de la police, et une toute jeune amante, qui attend de lui un enfant. Aurel fonce à la prison proposer le soutien diplomatique de la France à l'ancienne épouse, qui lui paraît innocente. de là démarre une intrigue, qui finalement n'est pas franchement importante, Rufin en expédiant sa résolution en un simple chapitre final.
L'ensemble est rythmé par les facéties d'Aurel, ses pensées peu orthodoxes, et la grande qualité d'écriture de Rufin. le roman est court et se lit avec plaisir à grande vitesse. Agréable tout cela...
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motspourmots
  20 novembre 2019
L'année dernière nous avions fait connaissance avec le héros récurrent créé par Jean-Christophe Rufin à l'occasion du premier épisode de ses aventures, le suspendu de Conackry. Et c'est un vrai plaisir de retrouver Aurel Timescu, Consul de France, dans son nouveau poste. Après la Guinée, direction le Mozambique et sa capitale, Maputo. de toute façon, Aurel n'est pas tout à fait maître de ses affectations. Dans les milieux de la diplomatie, on essaye d'éviter de se voir attribuer ce collaborateur précédé d'une désastreuse réputation d'inefficacité. Il faut dire qu'Aurel fait de son mieux pour l'entretenir en prenant bien soin de ne surtout pas s'impliquer dans son travail. Un petit côté Bartleby, sans aucun doute. A Maputo, le jeune Consul général était encore trop novice pour avoir entendu parler d'Aurel et les ressources humaines en ont profité pour le nommer, ni vu ni connu. Comme d'habitude, une seule chose est capable de transformer cet agent de mauvaise volonté en un redoutable limier : une enquête policière.
Pour Aurel, la mort suspecte d'un ressortissant français est donc synonyme de grande excitation. Pour autant, la représentation consulaire n'est pas non plus censée élucider des meurtres alors il faut faire preuve de finesse et d'intelligence pour naviguer entre les forces de police et la justice locale. Cette fois, le propriétaire d'une résidence hôtelière, le vieux Béliot est retrouvé mort dans sa piscine et son ex-femme, Françoise est rapidement soupçonnée (des histoires d'argent, forcément) et emprisonnée. Chargé de l'assister, Aurel, pas indifférent au charme de la dame en détresse est rapidement convaincu de son innocence et se fait un devoir de comprendre ce qui s'est réellement passé. Avec des méthodes très personnelles, une acuité renforcée par sa consommation de Tokay bien frais et une connaissance de la complexité des relations humaines nourrie à l'aune des geôles communistes de la Roumanie de Ceausescu, son pays d'origine. Tout ce qui fait de ce personnage singulier un anti-héros de plus en plus attachant.
Pour Jean-Christophe Rufin, c'est une fois encore l'occasion de poursuivre l'exploration des méandres de la géopolitique et de la diplomatie sur le territoire africain. Sa connaissance du terrain explique sans doute que le climat soit si facilement perceptible grâce à quelques personnages bien campés et surtout à l'absence de caricature. Qui n'exclut pas l'humour. L'enquête menée par Aurel va le confronter aux classiques problèmes de corruption, de pressions et de cohabitation des différentes nationalités. Pour le lecteur, c'est aussi l'opportunité de revisiter quelques faits historiques qui peuvent expliquer les situations actuelles, et de découvrir quelques aspects culturels du pays. Mais cette fois, le drame écologique est au coeur des investigations et donne une tout autre dimension à l'histoire.
Je disais après le premier volume que c'était le personnage d'Aurel qui emportait le morceau et je ne peux que confirmer après cette deuxième aventure. Sa singularité, son désespoir teinté d'élégance, son regard décalé, son comportement à contre-courant, le poids de son vécu et de ses origines, tout ceci contribue au charme de cette série portée par son humaniste créateur. Vraiment curieuse de savoir quel sera le prochain poste d'Aurel Timescu...
Lien : http://www.motspourmots.fr/2..
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traversay
  28 novembre 2019
De Conakry à Maputo (Mozambique), Aurel Timescu, Consul adjoint de son état, poursuit son périple africain sous la plume d'un Jean-Christophe Rufin qui a choisi un registre léger, assez éloigné de certains de ses livres les plus marquants. C'est son droit et Les trois femmes du Consul, comme son prédécesseur, est un roman fort distrayant, qui nous fait découvrir les arcanes de la diplomatie française au fil d'une intrigue policière de bonne tenue, assez en tous cas pour entretenir un petit suspense. L'intérêt principal du livre, comme pour le pendu de Conakry, repose sur la personnalité atypique et saugrenue de son héros, dégingandé, maladroit et sensible malgré une allure dépenaillé, sorte d'inspecteur Colombo qui ne paie pas de mine mais qui déteste les injustices. Il n'y a rien de plus excitant pour ce brave Aurel Timescu que de débusquer les auteurs d'un crime (oui, Aurel est hardi !), passion partagée avec celle de la musique et du vin blanc, entre autres choses, faute d'avoir une vie sentimentale digne de ce nom. L'écriture fluide de Rufin permet d'apprécier une lecture agréable qui aurait peut-être pu être rehaussée par davantage d'éléments concernant le quotidien des mozambicains, l'auteur s'intéressant tout de même en priorité aux faits et gestes d'expatriés français. Les trois femmes du Consul est un roman alerte, sympathique et sans prétention. Pourquoi s'en priver si l'on aime Rufin, l'homme et l'écrivain ?
Lien : https://cin-phile-m-----tait..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
cabecoucabecou   06 juillet 2020
L'amour trahi, déçu, blessé, peut tuer.
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Leg12Leg12   27 juin 2020
Aurel Timescu traînait un dossier catastrophique qui faisait de lui un casse-tête pour la direction des Ressources humaines. Entré tard au Quai d’Orsay et par un concours subalterne, il aurait pu s’élever dans les échelons en travaillant très dur et surtout en redoublant d’obséquiosité. Il en était incapable. À plus de cinquante ans, il n’obtenait donc que des affectations de début de carrière dans des endroits dont personne ne voulait. Agent impossible à licencier car titulaire, il était nommé dans des postes censés le décourager. Aurel n’avait cependant aucune intention de quitter la carrière. C’était plutôt ceux qui devaient le supporter dans leur équipe qui connaissaient d’intenses périodes de dépression : son affectation quelque part équivalait à une sanction infligée au poste qu’il rejoignait
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HarioutzHarioutz   21 juin 2020
La Résidence dos Camaroes était une ancienne maison de maître agrandie par le haut et sur les côtés. Béliot l'avait transformée lui-même. Dans son premier métier de conducteur de travaux publics, il avait réalisé bien des ouvrages : ponts, aéroports, immeubles.
De nombreux bâtiments officiels, de la capitale mozambicaine et de beaucoup d'autres villes sur tout le continent africain, étaient son œuvre. Aucun édifice cependant ne l'avait rendu aussi fier que cette propriété personnelle. Il l'avait achetée pour presque rien juste après la décolonisation du Mozambique, en 1975. C’était la demeure d'un colon portugais peu fortuné qui avait pris la fuite. Elle valait surtout par son grand jardin tropical planté d'arbres indigènes, manguiers et palmiers, auxquels se mêlaient des essences importées du Brésil, comme des jacarandas et des pitomberas.
…/…
La maison c'était agrandie au fil du temps jusqu’à ce que, finalement, Béliot la transforme en hôtel. Il avait cependant pris soin de ne pas toucher à la terrasse couverte où il se tenait, face à la piscine. Ce coin d'ombre entre des colonnes carrées n'avait pas changé depuis l'époque du petit pavillon colonial. On y voyait toujours les mêmes coussins en toile d'un orange démodé, la même cage en métal pour le mainate, les mêmes pots suspendus, chargés de plantes tropicales qui sentaient l'éponge moisie. Seules les serveuses alanguies étaient remplacées régulièrement, afin qu’elles conservent leur fraîcheur relative.
Ce qui avait été construit sur ce terrain, l'hôtel, le restaurant avec ses tables égaillées autour de la piscine, l’aile des bureaux où étaient installées la réception et la comptabilité, ne semblait pas appartenir au même monde que la résidence primitive.

En somme, Béliot était toujours chez lui. Il ne faisait que tolérer, pour autant que son humeur le lui permit, la présence indiscrète des clients et du personnel.
Dans un premier temps, ceux qui avaient l'imprudence de descendre dans cet établissement appréciaient de se sentir chez quelqu'un. Pendant un séjour lointain ou au début d'une pénible expatriation, c'est un sentiment bien agréable pour le voyageur de retrouver l'intimité d'une maison privée. Mais très vite, ce confort virait au cauchemar.
Il y avait d'abord les réveils de Béliot, en milieu de matinée. Il sortait de sa chambre, située au rez-de-chaussée derrière la terrasse, vêtu la plupart du temps d'un maillot de corps trop large qui découvrait ses bras décharnés.
Autour de son ventre, une énorme ceinture herniaire s'efforçait de contenir plusieurs éventrations.
Ses jambes grêles, boursouflées de varices, s'offraient à la vue des clients qui terminaient leur petit-déjeuner dans l'ombre des parasols, entourés des vives couleurs des fleurs d’hibiscus et des tamaris.
En allant s'asseoir sur son éternel fauteuil face à la piscine pour prendre un premier verre, Béliot les gratifiait même, à travers son caleçon trop large, de vues indiscrètes sur sa pendante intimité.
Ce spectacle éveillait chez les résidents une gêne qui se muait assez vite en dégoût.

Ensuite, quand retentissaient les premiers éclats de voix, les premières insultes adressées par Béliot aux femmes de service, les intrus prenaient la fuite.
Un tel traitement infligé aux pensionnaires avait fini par remonter aux oreilles des rédacteurs de guides touristiques. Le principal d'entre eux vantait l’établissement de Béliot pour la beauté de son jardin et la qualité de ses chambres.
Mais un commentaire très sévère, fondé sur un résumé assez juste du caractère du patron, dissuadait les voyageurs de s'y arrêter.
L’hôtel était donc la plupart du temps vide.
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umezzuumezzu   31 janvier 2020
La pièce était peinte en bleu pâle et ornée d'un portrait du président mozambicain. Le cadre était assez endommagé, preuve qu'il avait été ouvert bien des fois remplacer la photo au gré des changement de régime. Beaucoup d'hommes politiques avait d'ailleurs dû, avant ou après leur arrivée au pouvoir, séjourner dans la prison à titre de simple détenus, si bien que le directeur, après avoir admiré leur portrait, avait fait connaissance avec l'original.
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CornelioCornelio   21 octobre 2019
Il avait fini noyé au fond de sa piscine et ça n'avait surpris personne.
Depuis le temps que Béliot, le vieux Béliot, comme il se qualifiait lui-même, cultivait la haine autour de lui, il fallait bien que la violence éclate un jour. Dans la communauté des expatriés du Mozambique, il était à la fois connu de tous et tenu à l'écart. Même les Français installés sur place l'évitaient. Ils étaient pourtant peu nombreux dans cette ancienne colonie portugaise d'Afrique. Quant aux étrangers de passage, touristes, fonctionnaires internationaux ou cadres en mission pour leur entreprise, aucun ou presque ne s'aventurait chez lui.
Incipit
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Guillaume Sire a été récompensé par le jury de cette 12e édition du Prix Orange du Livre, présidé par Jean-Christophe Rufin et composé d'auteurs, de libraires et de lecteurs issus de la communauté Lecteurs.com. "Avant la longue flamme rouge" est publié chez Calmann-Lévy. Suivez toute l'actualité du Prix Orange du Livre sur https://www.lecteurs.com/prix-orange-du-livre
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