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Les énigmes d'Aurel le Consul tome 5 sur 5
EAN : 9782080251374
382 pages
Flammarion (06/04/2022)
3.86/5   297 notes
Résumé :
La jeune Martha Laborne s'est évaporée à Acapulco. Mauvaise nouvelle pour le Quai d'Orsay : c'est la fille d'un homme politique français. La "Perle du Pacifique" était dans les années soixante le paradis des stars hollywoodiennes. Hélas, la ville aujourd'hui est livrée aux pires cartels mexicains de la drogue.Aurel Timescu, notre calamiteux Consul, est envoyé sur place.Comme à son habitude, il est fermement décidé à ne rien faire. Son hôtel, le Los Flamingos, est ha... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (45) Voir plus Ajouter une critique
3,86

sur 297 notes
SOS, un titre à la SAS.
Non, Gérard de Villiers n'a pas interrompu son trépas, lassé de fréquenter pour l'éternité des anges asexués hostiles à son oeuvre et surtout aux couvertures de ses bouquins. Souvenirs d'ado boutonneux dont le regard fuyait parfois les cartes Panini pour le présentoir aguicheur devant la caisse du vendeur de journaux.
Le petit diplomate de Jean-Christophe Rufin n'a pas grand-chose en commun avec le prince Malko Linge, si ce n'est un passeport bien tamponné au fil de ses affectations disciplinaires.
Dans ce cinquième volet de ses mésaventures, le consul est envoyé en mission spéciale au Mexique avec une seule consigne : ne rien faire. Une activité dans laquelle il excelle. Une fiche de poste sur mesure, pourrait-on croire.
La fille d'un éminent homme politique français a disparu, et il se retrouve téléporté au pays des cactus pour donner l'illusion que la diplomatie s'active pour retrouver la jeune femme.
Arrive donc un Aurel sans zèle dans le cartel, car Acapulco ne ressemble plus au paradis des années 50 qui abritait les fêtes légendaires des stars Hollywoodiennes. Sur place, il y a plus de règlements de comptes que de cocotiers. Touristes s'abstenir sauf amateurs de ball-trap. A titre personnel, je conseille plutôt les Cénotes du Yucatan, mais ce n'est pas le sujet.
Ayant à coeur pour une fois de respecter les ordres, Aurel s'installe dans un hôtel de la ville dont son héros de jeunesse fut l'un des propriétaires : Johnny Weissmuller. Oui, Tarzan. On découvre donc dans ce roman la passion de consul pour les slips en peau de léopard. Fini le pardessus à la Jean Gabin. Viva el sombrero au bord de la piscine en enquillant les Téquila… paf. Comble du bonheur et du ridicule, Aurel est autorisé par le patron de l'hôtel à animer les soirées vintage au piano pour jouer et chanter de vieux morceaux de Sinatra. Il fait salle comble et trouve même l'amour avec une ancienne actrice nostalgique.
Forcément, l'histoire dégénère et comme tout anti-héros qui se respecte, notre looser magnifique va se mettre en danger et déclencher une tempête diplomatique dont il a le secret.
Peu fidèle aux séries car je me lasse en général très vite face à des mécaniques trop bien huilées qui deviennent vite des rengaines, je continue pourtant à suivre celle-ci car il est très difficile de résister à ce personnage qui n'a rien pour lui mais que tout le monde aime. Surtout son auteur, dont le plaisir transpire à chaque ligne. On sent que les heures passées avec le Consul constituent une récréation entre deux romans plus littéraires.
Le bandeau du livre parle d'une narco-enquête. L'éditeur a un peu sniffé sur le coup car c'est de la poudre aux yeux. C'est le Mexique, il y a des trafiquants, mais nous ne sommes pas dans un pavé de Don Winslow. Aurel plane au-dessus de tout cela.
Moi, je reste en transit dans l'attente de la prochaine destination du Consul Sérénissime.
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Pour bien faire, j'aurais dû suivre l'ordre et lire les tomes précédents, compris entre le 2 et le 4. Je ne sais pas ce qu'il m'a pris, mais soudainement, j'ai eu une envie folle d'aller me dorer la pilule au soleil d'Acapulco.

Aurel Timescu, le plus calamiteux des Consuls y allait justement, alors, je me suis glissée dans la poche de sa veste en tweed. Il y faisait "caliente", mais cela me permettait de voyager à moindre frais et avec un diplomate ! Même si ce n'est pas le diplomate qui fait rêver.

La mission d'Aurel est simple : ne rien faire !! Poser son cul dans un hôtel, siroter des cocktails, se baigner, mais surtout, surtout, ne rien faire pour chercher la fille de l'homme politique français qui a disparu. Coucouche panier, Aurel !

Ça tombe bien, Aurel n'est pas du genre à se fouler au boulot. Que du contraire, moins il en fait, moins on lui en demande, mieux il se porte ! J'avais la certitude que nous allions nous la couler douce, au "Los Flamingos" hôtel, en slash (tongs) et guayabera, à boire de la tequila ou des margaritas.

Loupé, tout le monde est venu nous pourrir la vie avec des infos et des pistes sur la disparue dont nous n'avions rien à faire.

Aurel, c'est l'enquêteur improbable, le fainéant magnifique, celui qui ne fait pas de bruit, mais que tout le monde remarque. Celui qui voudrait passer sous les radars et qui n'y arrive pas.

Aurel, je l'adore. Il n'est pas beau, il s'habille comme l'as de pique (et encore, en pire), mais il est tellement atypique qu'on l'aime tout de suite.

Les romans policiers de l'auteur semblent être avant tout là pour donner une touche d'humour, de légèreté, comme si l'on s'amusait follement, tout en enquêtant dans des pays (et des villes) où l'on n'a pas l'habitude d'aller. Ce serait réducteur de penser cela.

Sous ses airs d'amuseur local, l'auteur fait pourtant mouche et ne se prive jamais de parler de l'envers du décor, de nous montrer ce que les cartes postales ne montreront jamais : la violence, la pauvreté et autres sujets de société.

En fait, les enquêtes d'Aurel sont un mélange entre "Échappées belles" (à petites doses) et de "Envoyé spécial", le tout sous le couvert d'une enquête où notre Aurel fait le minimum du minimum.

Et malgré tout, je vous garantis que l'on ne s'ennuie pas du tout. Les personnages secondaires sont soignés, détaillés, ils prennent vie, ont leur importance.

Aurel gagnera en profondeur, ressentira des émotions, craindra pour sa vie et se prendra pour Sinatra ou Johnny Weissmuller. Il aurait pu être ridicule, grotesque, mais non, il ne l'est pas, bien qu'il le frôle de peu. Il est surtout touchant, sans en avoir l'air.

Aurel est comme les romans qui le mettent en scène : on dirait de la littérature faite pour l'amusement, on sent que l'auteur s'est amusé à écrire ce cinquième tome, qu'il a puisé dans sa carrière de diplomate, que les seconds rôles existent réellement, quelque part…

Mais sous le couvert de littérature amusante, l'auteur n'oublie pas d'aborder les problèmes du Mexique, les tensions sociales, les narcos, les assassinats, la violence terrible, la corruption, les flics qu'il vaut mieux éviter et le déclin de cette station balnéaire, devenue la cible des racketteurs. On est en tong, mais on n'oublie pas le principal.

Aurel, je vais revenir en arrière et je ne zapperai pas tes précédentes enquêtes. Si tu pouvais me chanter, avec ta belle voix de crooner "Strangers in the night", je serais ravie !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Avec Notre otage à Acapulco, la série humoristico-policière que Jean-Christophe Rufin consacre à son héros, le consul Aurel Timescu, entre dans son cinquième tome.

Les travers du personnage sont connus : cet esprit libre supporte mal l'autorité, fuit le travail au quotidien, se mêle de tout, surtout d'enquêtes parallèles, et porte toujours longs manteaux et vêtements d'Europe de l'Est, même sous les tropiques.
Sur ce dernier point, Aurel change ici ses habitudes. On le verra déambuler dans la charmante cité balnéaire d'Acapulco en veste de music-hall et slip tarzan...
Le diplomate est envoyé là pour… ne surtout rien faire sur la disparition mystérieuse de la fille d'un ex-secrétaire d'État, bien placé pour revenir au gouvernement.
Acapulco étant devenu une ville où les gangs font la loi et où les guerres de territoire font pas mal de victimes civiles par ricochets, le quai d'Orsay, et particulièrement l'ambassadeur à Mexico, tremble à l'idée qu'il soit arrivé malheur à la jeunette, tout en pensant que la jeune fille pourrait plutôt avoir trouvé là localement une histoire d'amour. Il est urgent d'avoir un complément d'information.
Pendant ce temps, autant donner l'illusion de faire quelque chose : c'est là qu'Aurel à sa place. Évidemment, lui ne voit que des avantages à la situation. D'autant qu'il a rapidement la possibilité de jouer de son instrument favori : le piano, et même de donner de la voix à la façon des crooners des années 50.

Comme d'habitude, Rufin ne livre pas vraiment une enquête policière, plutôt une galerie de portraits – caricatures, dans un environnement cependant bien réel. Sur ce point, Acapulco a basculé au fil du temps de point de ralliement des vedettes hollywoodiennes en zone de guerre entre narco-trafiquants. de manière inattendue, j'avais quelques semaines avant ma lecture vu un reportage télé sur la décrépitude cette station balnéaire fuie par les touristes du fait de sa dangerosité.

Autant j'avais eu un peu de mal dans les premiers tomes des aventures d'Aurel avec cet hurluberlu, autant, avec le temps, je me surprends à savourer son comportement et les dégâts qu'il cause autour de lui. Sur cet épisode, une petite bluette vient même s'ajouter à sa panoplie. du coup, la lecture de Rufin se fait savoureuse et totalement distrayante.
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Jean-Christophe Rufin fut pour une courte période Ambassadeur de France au Sénégal. Il a ensuite été élu à l'Académie française. Comme pour prouver que ces honneurs ne sont pas une fin, mais le début d'une nouvelle mue, il a conçu la série mettant en scène Aurel l'improbable Consul de France d'origine roumaine.
Notre otage à Acapulco est seulement le deuxième livre de cette série que je lis. Je me suis délectée de cette balade au Mexique où Aurel se trouve bien malgré lui et les injonctions de ses supérieurs, mêlé aux affaires intérieures d'un pays connu pour sa violence et sa corruption.

Acapulco est une ville balnéaire de la côte Pacifique qui a connu son heure de gloire dans les années 1950, alors fréquentée par les stars d'Hollywood.

Dans les années 2020, la fille d'un homme politique français a disparu alors qu'elle faisait du tourisme. Aucune demande de rançon. S'agit-il d'une escapade amoureuse ou est-elle des ennuis ? le quai d'Orsay décide d'envoyer en renfort Aurel auprès de l'ambassade du Mexique, avec pour mission de ne rien faire. L'affaire Florence Cassez étant encore dans les mémoires.

Mais Aurel est comme un paratonnerre : il semble attirer les ennuis, alors qu'il retrouve les traces de deux de ses idoles de jeunesse : Frank Sinatra et Johnny Weissmüller, inoubliable Tarzan.
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Un improbable Consul de France, Aurel Timescu, qui embarrase sa hiérarchie, est envoyé au Mexique avec pour mission de ne rien faire.
Mais Aurel a l'art d'attirer à lui les embrouilles. Et le voilà lié à une affaire de disparition (une jeune française que personne ne réclame, surtout pas sa famille), aux cartels de narcotrafics, aux subtilités de l'activité diplomatique (surtout quand les égos et le carriérisme sont prioritaires) , à une rencontre éblouissante (qui va ravir son coeur romantique), sur fond de différences sociales révoltantes. Des personnages secondaires lumineux complètent cette histoire.
L'humour de l'auteur assaisonne ce roman très agréable à lire.
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critiques presse (1)
Bibliobs
05 juillet 2022
Le cinquième volet de la série des enquêtes d’Aurel le Consul est le meilleur et le plus drôle. En toile de fond, l’auteur montre ce qui fait le quotidien d’une cité gangrenée par la violence et les rackets, livrée aux cartels de la drogue, aux mises en scène macabres des narcos et aux exécutions sommaires. A l’instar de 007, Aurel Timescu, loser touchant et décalé, se tire des pires embrouilles. Mais lui, par miracle !
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
— Nous avons ce qu’il vous faut, monsieur Timescu. Puisque apparemment vous vous prenez pour James Bond.
Personne n’avait moins l’air de James Bond que le petit homme dégarni, transpirant dans son costume de tweed et son gros manteau d’hiver à six boutons, fermé jusqu’au col. Covid oblige, il portait un masque chirurgical d’un rose pâle. Il l’avait posé de travers, si bien qu’on aurait cru qu’il était bâillonné avec du papier hygiénique.
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- Vous ne connaissez pas Martha, ça se voit ! Cette fille m’a rendu dingue. Elle rendrait dingue n’importe qui, d’ailleurs. Je n’ai jamais vu quelqu’un comme elle : géniale est totalement insupportable. Capable de tout. Tout le temps. Avec n’importe qui. Comment pourrais-je décrire ça ? Une machine. Une machine de désir. Je veux, je prends. J’aime, je dévore. Je n’aime plus, je jette. Elle ne connaît pas les barrières sociales. Ou plutôt si, elle les connaît tellement bien qu’elle peut se permettre de les ignorer. Vous savez, elle est comme ces attaquants au foot qui ont l’air d’avancer tout droit avec la balle alors que dix types essaient de se jeter dans leurs pieds.
p. 173
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L’entrée dans Acapulco se fait progressivement. La campagne s’alourdit de bicoques. Des ateliers minuscules de réparateurs de pneus, des vendeurs de cercueils étalant leur marchandise pour tenter le chaland, des bars en plein air forment comme une gangue de misère qui s’épaissit à mesure qu’on avance vers la clarté de la mer. Encore invisible, elle illumine déjà le ciel bleu… La bousculade des constructions se fait alors sauvage. Les maisons grimpent les unes sur les autres, forment des immeubles de plus en plus hauts, que le rivage arrête finalement en un dernier bourrelet de béton. C’est la Costera.
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Guadalupe marchait en tête, on sentait que cette fête était la sienne. Partout, on voyait d’ailleurs que les femmes étaient à l’honneur dans cette célébration. Leur capacité à donner la vie trouvait, pendant cet hommage aux morts, une confirmation de leur puissance. Au miracle de l’enfantement, qui fait sortir l’être humain du néant, s’ajoute cette autre naissance qu’est la résurrection des morts.
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Acapulco était un monstre, un fantôme. La ville conservait une apparence de grâce, de volupté, de beauté, comme une revenante qui aurait pris, pour tromper les humains, l’enveloppe de chair du temps où elle était de ce monde. Mais à l’intérieur, il y avait le vide et la mort.
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