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ISBN : 2070414183
Éditeur : Gallimard (23/06/2000)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 311 notes)
Résumé :
Ispahan, 1721. La capitale de la Perse est au faîte de sa splendeur et de son raffinement, mais de lourdes menaces s'accumulent autour d'elle. Jean-Baptiste Poncet a trouvé refuge dans cette ville heureuse où il exerce soit métier d'apothicaire, en compagnie de sa femme Alix et de leurs enfants. Vingt ans ont passé depuis les aventures contées dans L'Abyssin. L'arrivée en ville d'un mystérieux inconnu va rompre la vie paisible de Jean-Baptiste et le précipiter, à la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
candlemas
  09 août 2018
2ème partie de mon triptyque personnel de l'été 2018 ;
après le ciel, et avant de parler de la mer, voici le soleil :
Le soleil dont le livre de Jean-Christophe Rufin nous propose la découverte est celui de l'Ispahan du XVIIIème siècle. Cette ville perse, qui est toujours un centre important en Iran, était la capitale et la perle de l'empire Safaride à cette époque. Cette dynastie née du soufisme avait connu son apogée au XVIIIème siècle, profitant de la situation géographique remarquable de sa capitale pour maintenir son indépendance et un équilibre diplomatique entre les empires moghol et turc.
Quand se déroule notre histoire, Ispahan est en déclin, mais elle est encore une oasis culturelle et artistique, perdue au milieu du désert, que sauvegarde le Zayandeh rud, une des rares grandes rivières permanentes du plateau iranien, sans lequel la ville n'existerait sans doute pas. Bien que toute l'histoire ne s'y déroule pas, tous les personnages vont et viennent autour de ce pot de confiture, et Ispahan est donc pour moi sans aucun doute le personnage principal du roman.
Cette situation particulière du héros Ispahan explique aussi sans doute que son faire-valoir, l'apothicaire Jean-Baptiste Poncet, s'y soit installé. J'avais déjà fait connaissance avec ce personnage et sa femme Alix, dans leur jeunesse (ils ont la quarantaine dans Sauver Ispahan) aventureuse relatée das l'Abyssin. Je recommande cette lecture dont le titre complet, qui le résume bien est "relation des extraordinaires voyages de Jean-Baptiste Poncet, ambassadeur du Négus auprès de sa majesté Louis XIV".
Jean-Baptiste, qui, par sa personnalité curieuse et optimiste, m'évoque Tintin le reporter, commence à s'ennuyer dans la réussite bien établie de son couple et de ses affaires. Aussi, quand il apprend que l'un de ses vieux amis est prisonnier au fin-fond de la Sibérie, il sautera sur l'occasion pour répondre à l'appel du voyage et de l'aventure, à travers le Caucase, l'Afghanistan, et jusque dans les steppes de l'Oural. Je laisse le soin au prochain lecteur d'identifier qui me fait penser au Capitaine Haddock et à Dupond et Dupont dans on entourage...
Mais la grande Histoire n'attend pas Jean-Baptiste, et celle-ci va se faire par les héroïnes. En cela sauver Jean-Christophe Rufin s'éloigne du monde viril d'Hergé. Là où l'amitié et beaucoup de chance vont sauver Jean-Baptiste du pétrin qu'il est allé chercher au bout du monde, les femmes restées au bercail à Ispahan -Alix, mais pas que...-, se trouvent confrontées à la vraie mission : sauver Ispahan, dont le destin sembler se sceller aux quatre coins du monde d'alors, depuis Paris, Rome, Istanbul, jusque dans les montagnes d'Afghanistan. A force d'intelligence et d'amour, ces femmes parviendront-elles à rapatrier leurs hommes égarés et à sauver la perle d'Ispahan ? C'est ce qu'il restera au lecteur à découvrir au long de ces 620 pages d'aventures, inspiration au voyage.
Bien que l'Abyssin ait semble-il connu plus de succès que Sauver Ispahan (qui en est donc la suite, mais les deux peuvent tout à fait se lire indépendamment), j'ai personnellement autant apprécié cette suite. L'une des différences importantes est que l'Abyssin est inspiré du récit réel de la mission de Jacques-Charles Poncet en Abyssinie, alors que Sauver Ispahan est romancé plus librement. L'environnement historique mondial est cependant justement resitué.

Le parcours de l'écrivain s'exprime de manière évidente dans ces deux romans : médecin, ancien président d'Action contre la faim et pionnier de Médecins sans Frontières, Jean-Christophe Rufin est aussi diplômé de Sciences Politiques et a fait une carrière diplomatique, notamment en Afrique, en Bosnie, en Amérique du sud.
Le succès de l'Abyssin en 1997 l'a amené à accélérer sa production littéraire depuis les années 2000. Pour moi, Rufin perpétue la tradition des Kessel, Hemingway, Cendrars, London que j'affectionne particulièrement, écrivains humanistes qui appuient leurs romans sur la richesse d'un vrai vécu. C'est aussi visiblement un être parfois éruptif -c'est lui qui le dit dans les medias !- , resté libre au-delà de ses différentes fonctions, qu'il semble avoir traversées comme un caméléon. Cela se ressent dans ses personnages et dans la vision de la vie fraîche, optimiste, solaire, qu'il propose dans ses romans. Promis, j'irai aussi voir les Mémoires de Lorenzo Da Ponte, qu'il nous recommande à ce titre.
On l'aura compris, j'ai beaucoup d'admiration pour cet homme, proche de Sylvain Tesson et amoureux de nature et de montagne. Je l'avoue, si une de mes randos m'amenait un jour, discret comme une marmotte, à l'apercevoir écrivant sous somnifères de bon matin dans son chalet de Saint-Gervais, je serais sûrement ému comme un jeune fan : ) . Pour finir, quelques coups de gueule de JC Rufin pris sur le net dans le Parisien, dont je me fais l'écho avec plaisir :
"J'aime , J'aime pas…
Les quads
C'est un instrument militaire qui a été détourné par les civils pour rendre invivables les coins de nature les plus inaccessibles. Je me trompe certainement, mais j'ai l'impression que ces engins sont généralement pilotés par des nostalgiques de Rommel qui se croient à El-Alamein. Quand on a marché cinq heures au calme, sué sur un sentier, atteint un sommet et que l'on y trouve ces machines infernales, on sent monter en soi des instincts de chasseur préhistorique...
Ceux qui écoutent de la musique dans la nature
En allant grimper dans la montagne Sainte-Victoire, j'ai croisé des promeneurs. Ils portaient une sono débitant du rock. J'aime le rock, j'aime la montagne... mais le mélange des deux est aussi immangeable que des huîtres avec du chocolat."
Fin de la 2ème partie de mon triptyque personnel de l'été "il y a le ciel, le soleil et la mer"... je terminerai prochainement par un commentaire d'Océan Mer, d'Alessandro Barrico.
Bel été 2018 !

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Junie
  23 octobre 2018
Comme pour les Trois Mousquetaires, nous retrouvons nos héros vingt ans après les péripéties de leurs aventures de jeunesse. Le décor à changé mais garde son charme imprégné de décadence, de corruption et d'intrigues. Les personnages se lancent à la poursuite de projets chimériques qui leur font traverser le feu et la glace, la trahison et les angoisses de la captivité.
Naturellement toutes ces épreuves seront surmontées, grâce à la fidélité et au courage, grâce aussi à des rencontres providentielles et merveilleusement improbables.
On se fiche comme d'une guigne de savoir si Ispahan sera sauvée, et d'ailleurs, comment peut on être Persan au siècle De Voltaire?
Ce roman a l'ambition de nous faire changer de perspective: l'Europe vue depuis les plaines d'Asie, L Histoire vue selon les Turcs, les Afghans et les Perses, dont la culture et la langue étaient si mal connues. Notre apothicaire s'accommode de toutes les religions et de toutes les coutumes, et porte avec élégance le cafetan et les bottes des cavaliers de la steppe. Il chevauche le chameau et l'éléphant et ne se courbe devant aucun puissant.
Esclave ou ambassadeur, médecin ou aventurier, savant ou espion, le sieur Poncet endosse tous les costumes. Et garde un coeur d'adolescent en retrouvant sa chère Alix.
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legoergosum
  21 août 2015
Le dépaysement assuré, les personnages hauts en couleurs, les connaissances de J.C. Rufin sur l'Orient et ses splendeurs, la truculence, parfois, de ces scènes insolites dont il a le secret, ce roman fleuve nous tient constamment en haleine.
L'auteur a habilement mêlé des personnages encore imprégnés d'obscurantisme, à d'autres qui ne jurent que par la Raison, en ce Siècle des Lumières encore balbutiant. . Ce choc des cultures ne manque pas d'intérêt, et l'Orient est le cadre idéal pour oser ces mises en perspective.
Des critiques, qui sont aussi celles de nos philosophes du XVIIIème, y sont distillées : les guerres absurdes, le fanatisme religieux, les croyances et autres superstitions, l'incompétence de certains monarques, la soumission de peuples ignorants ...
Un clin d'oeil aux grands récits d'aventures, avec des personnages qui parcourent le monde, affrontent les pires dangers, mais restent protégés par une opportune Providence : chacun trouvera sa part de rêve ou de réflexion dans ce roman historique mené avec brio.
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Cacha
  21 novembre 2017
Ce roman de cape et d'épée est très bien écrit, j'apprécie toujours autant le style de l'auteur, à la fois claire et imagé.
Il s'agit de la suite de "L'Abyssin" et nous en retrouvons donc tous les personnages, plus quelques nouveaux : leurs enfants et des personnages secondaires picaresques.
Nous parcourons l'Iran, l'Arménie, la Turquie, l'Ouzbékistan et l'Afghanistan avec nos anciens héros, le docteur Poncet et sa famille, Jurémi, et quelques autres. L'histoire se passe au XVIIIème siècle, le monde est différent.
L'amour est présent et triomphant, sans que ce roman soit une bluette, nous voyageons sans cesse, quoi de mieux pour me faire rêver.
J'ai terminé ce livre "sur les chapeaux de roues ou plutôt à dos d'éléphants" pour le rendre à la bibliothèque sans amende (honorable) après prolongation, comme cela m'arrive parfois.
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litolff
  26 août 2012
Si vous avez aimé L'Abyssin, vous adorerez "Sauver Ispahan" : après 20 ans de tranquillité, Jean-Baptiste Poncet commence à avoir la bougeotte et le voilà reparti pour de nouvelles aventures orientales, trépidantes et exotiques magnifiquement racontées par la plume de Jean-Christophe Rufin... un délice !
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Citations et extraits (51) Voir plus Ajouter une citation
candlemascandlemas   19 août 2018
Cette rencontre était affreusement gênante. Non que la dépouille fut horrible à voir. On aurait même pu lui reconnaître une certaine grâce. Le malaise venait de ce que la présence de la mort, révélée par ces chairs momifiées, rendait absolument inutiles, et même absurdes, révoltantes, les attentions dont le défun était entouré. Cette vaisselle, ce char, ces victuailles : pourquoi ? et surtout pour qui ? La croyance humaine qui les avait disposés recevait un démenti cruel. En aucun lieu du monde l'imposture de la foi n'était plus manifeste. Et pourtant, cette construction de l'esprit était tout ce qu'il restait des scythes. Leur éternité n'existait pas, mais elle ouvrait étrangement sur une autre : l 'éternité des hommes, celle qui faisait se rencontrer en cet instant un roi disparu depuis des millénaires et quatre gaillards bien vivants.
Ce roi seul, dans une tombe, n'aurait pu témoigner si puissamment de son humanité (...) toute la poignante beauté de cet endroit gisait dans cette évidence : le kourgane tout entier était un hymne à la force, à la royauté et aux dieux. Or ce n'étaient ni cette force, ni cette royauté, ni ces dieux qui avaient permis à ces hommes de survivre à travers les siècles, mais la grandeur de leurs rêves, la beauté de leur imagination et la puissance de leur art. (...) ce n'était pas une profanation, plutôt une fraternelle communion, de part et d'autre des siècles.
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candlemascandlemas   19 août 2018
- Alors, dit-elle quand elle fut près de lui, que t'as dit cet ambassadeur ?
- Il ne veut rien faire.
- Tu vas y aller toi-même.
Le ton d'Alix était tout à fait neutre. Il n'exprimait ni une question, ni un doute, ni un reproche. Peut-être seulement une intuition. Jean-Baptiste lui jeta un bref coup d'oeil de surprise et de curiosité.
- Tant pis, grommela-t-il, Juremi est un vieux bonhomme maintenant. Il ne voudrait pas lui-même qu'on en fasse trop. J'ai essayé. C'est impossible. Il faut s'y résigner.
Alix le regardait en formant un léger sourire mais il fuyait ses yeux. Elle le prit par la main, et après avoir forcé une légère résistance, elle l'entraina derrière elle. Ils sortirent du jardin des simples et allèrent jusqu'au banc de pierre, dans la rsoerai, où ils purent s'asseoir côte à côte. elle garda les mains de Jean-Baptiste dans les siennes. Il ne quittait pas son air boudeur.
- Ecoute moi un instant, dit-elle doucement. Tu le sais bien Jean-Baptiste : les événements disposent de nous pour presque tout. Les rares fois où il nous revient de décider librement, nous n'avons pas le droit de vouloir autre chose que le bonheur. Eh bien, le bonheur, nous ne l'aurons pas si tu restes. A chaque moment de ta vie, tu te reprocheras de ne pas avoir secouru Juremi et tu nous en voudras de t'avoir retenu. Je déteste l'idée que tu partes, Jean-Baptiste, mais tu vas partir.
Cette roseraie, à la manière persane, ne comportait point d'allée ; un gazon serré, que les domestiques coupaient au ciseau, couvrait le sol jusqu'au pied des fleurs. Sur ce fond cru, le visage clair et les bras nus d'Alix, sa gorge tendue sous la fronce du décolleté flottaient entre le terrestre et le céleste, l'humain et le végétal. Jean-Baptiste la regarda et, saisi d'une violente émotion, la serra contre lui. Il était le premier d'ordinaire à chasser la mélancolie, comme on refuse de porter une couleur qui ne vous va pas. Alix, cette fois, avait montré plus de vigilance que lui ; elle venait, en lui rappelant l'essence même de leur amour, de le ramener à l'optimisme et à la volonté. Bien sûr il était indécent de montrer trop de joie à l'idée de partir. Il n'était pas moins ridicule de cacher qu'il l'avait déjà décidé et elle l'avait fort bien compris. Donc, il partirait, il ramènerait Juremi, et au bonheur de le sauver s'ajouterait celui de retrouver Ispahan.
Déjà il sentait tous les bienfaits de cette décision. D'abord en regardant alix en respirant son parfum, en frôlant sa nuque douce de ses lèvres, il découvrait cette disposition de la mémoire particulière à ceux qui vont partir et qui comble leur esprits des choses les plus insignifiantes et qui seront demain les plus précieuses.
(...) et puis il venait une dernière objection, qu'il formula tendrement : n'allait-elle pas trop souffrir d'être séparée de lui ? Elle dit qu'elle souffrirait plutôt de le retenir.
Quand elle y pensa, par la suite, elle se dit qu'elle n'avait peut-être pas avoué toute la vérité, faute de la voir encore bien clairement. Bien sûr, pour se déterminer, elle avait d'abord pensé à Jean-Baptiste, à la nostalgie qu'il avait de l'abyssinie et des voyages, à son amitié pour Juremi, à sa liberté. Mais plus tard et peu à peu, elle avait senti que ce retour des temps troublés, aventureux, incertains comblait en elle quelque désir secret qu'elle ne s'avouait pas. Françoise auprès de Saba et Jean-Baptiste parti, elle se sentit soudain libérée comme mère et comme épouse. Quelle femme, saisie si jeune par un amour heureux et qui ne s'est point interrompu, ne rêve-t-elle pas de retrouver, si peu que se soit, l'émoi d'une première jeunesse encore inaccomplie, où la liberté ne consiste pas encore seulement à faire le bonheur d'un autre ?
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AuroraeLibriAuroraeLibri   07 mai 2016
Pour l'un comme pour l'autre des deux livres, qui constituent le cycle romanesque de l'Abyssin, j'ai puisé largement dans le fonds magnifique des voyageurs du XVIIe et du XVIIIe siècle : Bruce, Chardin, , Tournefort, lady Maontaigue, Tavernier, Potocki, Arminius Vamberi et tant d'autres.
Revisiter cette littérature d'époque, l'habiter de passions contemporaines, l'armer d'intrigues romanesques est un double plaisir pour l'auteur : celui de cheminer avec ces étonnants voyageurs, et celui, plus grand encore peut-être, de faire renaître au présent ces sources enfouies, toujours fraîches et nourries de mondes vierges qui n'existent plus qu'en elles.
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candlemascandlemas   19 août 2018
Le raffinement des galeries et des jardins allait croissant à mesure qu'ils avançaient. Le dernier, attenant à la résidence du roi, était presque entièrement planté de roses. Le climat d'Ispahan leur était si favorable, l'habileté et le nombr des jardiniers si remarquables qu'elle triomphaient en taille, en variété et en splendeur (...) Leur parfum, dans cette enceinte close, était si violent qu'il eût à lui seul ut enivré un souverain plus tempérant.
Depuis que la dynastie safaride avait chassé les turcs du pays, cent ans plus tôt, la race des rudes guerriers du début avait fait place peu à peu à une cour délicate. Ellen 'était plus guère préoccupée que d'une conquête : celle de plaisirs toujours renouvelés, de jouissances inédites. Les rois avaient concentré dans leurs palais tout ce que les pays voisins et l'Iran même produisaient de plus beau en amtière d'orfèvrerie, de soierie, de tapis ou de musique. La seule vue de ces temples du goût rassuraient les souverains ; il leur semblait bien improbable que des barbares pussent un jour franchir ces murailles sans tomber à genoux d'admiration avant de parvenir à la dernière. Et pourtant les tribus afghanes commençaient à descendre de leurs montagnes...
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AuroraeLibriAuroraeLibri   02 mai 2016
A tous ceux qui fixent à l'homme les limites de la vie, ce groupe étonnant venait infliger un troublant démenti, comme un signe d'intelligence adressé par des complices d'une rive à l'autre de la mort. (...)
Or ce n'étaient ni cette force, ni cette royauté, ni ces dieux qui avaient permis à ces hommes de survivre à travers les siècles, mais la grandeur de leurs rêves, la beauté de leur imagination et la puissance de leur art.
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Vidéo de Jean-Christophe Rufin
Comme vous allez pouvoir le constater ci-dessous, le jury du Prix Orange du Livre 2019 rassemble des passionnés, qu?ils soient auteurs, libraires ou lecteurs issus de la communauté de ce site. Le 10 mai, tous les membres se sont réunis sous la présidence de Jean-Christophe Rufin afin de désigner les 5 finalistes de cette 11e édition. Voici une vidéo qui va vous donner envie de lire ces livres si ce n?est pas encore fait? et de voter à votre tour pour votre roman favori, ce que vous pouvez faire ici : https://www.lecteurs.com/article/revivez-les-deliberations-du-prix-orange-du-livre-2019-et-votez-pour-votre-roman-favori/2443599
? Bénédicte Belpois, Suiza, Gallimard ? Franck Bouysse, Né d'aucune femme, La manufacture de livres ? Harold Cobert, Belle-Amie, Les Escales ? Jean-Claude Grumberg, La plus précieuse des marchandises, Seuil ? Jean-Baptiste Maudet, Matador Yankee, le Passage
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