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ISBN : 2843373131
Éditeur : Anne Carrière (27/04/2005)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 63 notes)
Résumé :
4° de couverture


A la naissance, le bébé ne fait qu'un avec sa mère. C'est le temps de la fusion, indispensable, où il puise assurance et force. Cependant, il faut grandir et, pour cela, prendre de la distance, afin de gagner de nouveaux territoires d'autonomie et de liberté. Tout le développement psychomoteur de l'enfant, toute vie humaine apparaissent comme une suite d'attachements et de détachements, de conquêtes et de séparations.
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
Hybris
10 février 2017
Marcel commence par l'histoire d'un enfant qui bégaie car séparé trop tôt de sa mère (quand il avait 18 mois, elle à été hospitalisée)…..en répétant trois fois les mêmes choses, il est sûr qu'elle va rester plus longtemps près de lui.
Le langage est un extraordinaire séparateur (moi, non….)
Mais les séparations trop précoces peuvent entraîner des séquelles irréversibles.
Winnicott parle pour les trois premiers mois de « folie amoureuse »
Il parle aussi des trois étapes du développement du bébé.
De 0 à 6 mois : la dépendance absolue le bébé ne fait pas la différence entre le besoin et le manque.
De 6 à 18 mois : la dépendance relative le bébé commence à percevoir la différence entre soi et l'autre.
A partir de 2 ans : il est capable de conserver l'image de sa mère et acquiert le langage : il commence à accéder à l'indépendance.
L'autisme commencerait in utero : certaines zones non actives du cerveau empêchent la discrimination auditive : en ne reconnaissant pas la voix de sa mère, il n'entre pas en communication avec elle et aura des difficultés à nouer des liens ultérieurement.
Le père a un rôle de « défusionneur ».
Asthme = faiblesse physique des bronches + psychologique.
D'après Winnicott « les parents dépendent des tendances innées des nourrissons, l'environnement peut au mieux lui permettre d'exprimer ses potentialités ».
Les enfants qui présentent une phobie scolaire ont souvent été confrontés à une mort plus ou moins proche.
Pour MR l'entrée au collège est le dernier rite initiatique.
Le collège peut être vécu comme menaçant, agressif et déstabilisant : on devient le plus petit, il n'y a plus le substitut parental que peut représenter l'instituteur (on quitte un cocon).
« Forcer » un enfant phobique à aller à l'école n'est pas une bonne idée : c'est une incapacité psychique provisoire. Mieux vaut le déscolariser pour un temps et le suivre en hôpital de jour pour qu'il apprivoise sa peur.
Pourquoi cette épidémie ? Avant les diplômes avaient moins d'importance, on partait plus tôt en apprentissage (les phobiques pouvaient devenir boulanger, plombier…) et peut-être aussi les parents étaient moins « bon » et donc plus facile à quitter.
Avec un parent psychiquement malade, l'ambivalence atteint son paroxysme et fait naître la culpabilité.
On ne peut pas se séparer si on se sent coupable.
Les rôles s'inversent.
Il y a un dogme de la séparation des parents : comme-ci il y avait d'un côté le soignant tout puissant et de l'autre les parents forcément toxiques.
Quand les parents se séparent, cela entraîne forcément une souffrance (celui de la séparation imposée).
Mais plus que la souffrance, le risque est la fusion compensatrice.
On tamise les souvenirs pour ne garder que les bons.
Parfois l'enfant ne veut plus voir son père celui-ci peut croire qu'il y a manipulation alors qu'il s'agit d'une adhésion fusionnelle.
Marcel émet des réserves sur la garde alternée.
Quel adulte accepterait de déménager toutes les semaines ?
La garde alternée si on est aisé et bienveillant, sinon plutôt une année sur deux ou le primaire chez la mère et le secondaire chez le père.
La mort jusqu'à 5-6 ans est vue comme réversible.
Vers 6 ans, il prend conscience de la mort…..il s'intéresse à la mort de façon épistémologique se passionnant pour les dinosaures et autres espèces disparues.
Encoprésie façon de se signaler, peur d'aller vers les autres, de se perdre.
Un deuil « normal » dure environ un an et demi d'après Freud, il parle du travail de deuil.
Plus ils sont jeunes, plus le deuil peut-être rapide (pulsion de vie, imaginaire).
Les tics : manifestation motrice de quelque chose qui ne se résout pas sur le plan psychique. Une médiation corporelle (sophrologie) peut se révéler très efficace.
La maison évoque la construction de soi : la cave (les origines) et le grenier (les aspirations).
A l'adolescence, les parents représentent le passé qu'il veut oublier.
Rôle des parents à l'adolescence : « survivre ».
Les parents doivent être présents mais discrets.
Quand sort-on de l'adolescence ?
Quand l'instantanéité commence à laisser des traces.
L'adolescence c'est l'âge de la présentification permanente.
Le meilleur ami est un tiers séparateur des parents, c'est quelqu'un sur lequel on projette l'ensemble des qualités imaginaires et idéales que l'on voudrait avoir.
Vers 15-18 ans vient le premier coup de foudre (qui dure de 1 à 3 ans) :c'est quelqu'un qui nous ressemble et à qui l'on prête les qualités que l'on aimerait avoir.
Sous couvert de conquérir l'autre, on se conquiert soi.
Le premier chagrin qui suit altère pour un temps l'image de soi…
Ensuite on s'aperçoit que l'on peut vivre : on rentre dans l'âge adulte.
La scarification est un phénomène nouveau : comme si l'adolescent avait une vie trop facile, des parents trop biens et qu'il recherche la douleur pour se conquérir.
Les scarifications traduisent un malaise assez profond : c'est un appel lancé aux parents : aidez-moi à me détacher !
Ce détachement est encore plus difficile quand il n'y a qu'un parent.
La fille peut représenter pour la mère la possibilité d'une histoire d'amour réussie (par procuration).
L'adolescent est volontiers sale et hirsute pour ne pas plaire à ses parents (pour se protéger du désir incestueux réactualisé à la puberté).
L'addiction est toujours le signe d'une insécurité interne.
Elle prend, sans doute, racine dans la petite enfance et est réactivée à l'adolescence.
Pour tenter de s'apaiser l'adolescent a recours à un produit ou à une conduite (la fugue).
Marcel parle du fait que l'on comprend bien l'euthanasie et moins le suicide : alors qu'il faut admettre que certaines personnes par cet acte mettent un terme à une maladie chronique source de souffrance intense…..
La tentative de suicide est une tentative de remettre les compteurs à zéro.
L'enfant adopter peut mal se comporter à l'adolescence pour deux raisons : tester ses adoptants mais aussi pour se mettre en conformité avec ses parents biologiques (forcément mauvais car ils l'ont abandonné).Il doit se détaché doublement.
L'identification (vouloir faire le même métier que son père par exemple) est une forme non pathologique de l'attachement.
Le passé ce n'est pas ce qui a disparu, c'est ce qui nous appartient (dans Rois et Reine).
L'enfant propriétaire de sa famille plutôt que propriété de ses parents.
Comportement peut être structurel ou réactionnel.
Schizophrénie = dissociation, séparé de lui-même, il ne peut s'attacher.
En psychothérapie, le temps du transfert le patient recrée un lien fusionnel avec le thérapeute.
Ce lien dont il n'arrive pas à se détacher avec ses parents ou premier amour…..mais comme le thérapeute fait preuve d'une neutralité bienveillante, il offrira une résistance qui permettra de se détacher.
« Aimer son enfant, c'est l'aider à trouver l'estime de soi nécessaire pour qu'il nous quitte dès qu'il se sentira près »
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frandj
22 février 2015
Marcel Rufo est un pédopsychiatre bien connu du public, auteur de nombreux ouvrages de vulgarisation dans sa spécialité. "Détache-moi" est l'un d'entre eux. Il étudie concrètement divers problèmes liés au lien parent-enfant. Rufo montre les ravages engendrés par un manque dans ce domaine, surtout dans les cas d'abandon très précoce de l'enfant. Mais surtout il décrit, en contrepoint, des cas dont l'origine tient à un lien trop fort et/ou trop prolongé, un lien fusionnel entre la mère et l'enfant. L'auteur donne des exemples précis d'enfants qu'il a reçus pour de telles pathologies.
Marcel Rufo a de la tendresse pour les enfants, il les voudrait heureux et il a compris comment cet objectif peut être atteint. Il a écrit "Détache-moi" sans la moindre pédanterie. Ce livre se lit sans difficulté et obtient facilement l'assentiment des lecteurs, même s'ils ne sont pas particulièrement versés dans le domaine de la psychologie. Chaque parent d'un jeune enfant devrait s'approprier le propos de cet ouvrage, parfaitement défini dans le résumé: l'enfant ne peut pas vivre sans lien mais, dès lors qu'il devient trop exclusif, ce lien menace de l'étouffer...
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Chrisdu26
16 avril 2012
Enfin un pédopsychiatre qui se met à la portée de tout le monde. Bien écrit, touchant, émouvant, simple et surtout accessible.
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zabeth55
08 février 2012
enfin un psychopédagogue qui parle avec simplicité, avec bon sens et qui ne culpabilise personne
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Citations & extraits (1) Ajouter une citation
Marclem9800Marclem980003 juillet 2013
aimer son enfant, c'est l'aider à trouver l'estime de soi nécessaire pour qu'il nous quitte dès qu'il se sentira prêt
Commenter  J’apprécie          141
>Psychologie différentielle et génétique>Psychologie de l'enfant>Généralités : développement sensoriel, physiologique, intellectuel (42)
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