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ISBN : 2234087112
Éditeur : Stock (01/03/2019)

Note moyenne : 4.19/5 (sur 64 notes)
Résumé :
L’une est blonde, secrète et bourgeoise. Au lycée, on la surnomme Brigitte. L’autre, extravertie et instable, répond au nom de Brune. Toutes deux sont encore des jeunes filles pleines d’avenir. Ensemble, elles se le promettent, elles pourront tout vivre. Traversant les années folles de la jeunesse, elles découvrent la joie d’aimer, de danser, de rire et de boire jusqu’au petit matin en rêvant à leurs destins de femmes. Mais un étrange jour d’été, tout s’arrête brusq... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
Ladybirdy
  04 mai 2019
C'est un beau roman
C'est une belle histoire
C'est une romance d'aujourd'hui ...
Elles sont deux. Deux BB. Brigitte est blonde. Brune et bien oui, sans surprise, elle est brune.
Elles font tout à deux. Les sorties, les premières découvertes, les folies d'aujourd'hui.
Il y a aussi France Gall qui passe et trépasse. Allez viens, je t'emmène 🎶
Elles sont inséparables. Fusionnelles. Complices. Aimantées l'une par l'autre. le même collier de perles pour une blonde et pour une brune. Celui de l'Amitié. Celui qui pardonne, qui réconcilie, qui aide, qui aime, qui déconne, qui comprend. La vraie belle Amitié.
Pourtant, voilà six ans que Brune n'a plus vu Brigitte. le ventre rond, son amie lui manque terriblement. Sa grossesse lui fait faire des rêves, prémonitoires pour certains car elle voit Brigitte enceinte elle aussi. Brune se souvient de son amitié avec Brigitte. Elle la raconte sur les notes d'une histoire inachevée comme pour exorciser la douleur laissée par les absents qui font des trous dans les coeurs.
Puis, il y a toujours France Gall. Évidemment, on rit encore pour des bêtises, comme des enfants, mais pas comme avant 🎶
Un très beau premier roman pour Agathe Ruga qui maîtrise l'art de la plume, l'art du sourire et l'art des émotions. Si même Frédéric Beigbeder vient se glisser dans l'histoire, dans l'euphorie de son roman français, j'acclame l'audace, l'originalité d'y mêler un peu de farine blanche et de notes alcoolisées. On rajoute aussi la sensualité des vingt ans, une ode à la femme, une liberté inassouvie à poursuivre son idéal, ça donne au final, un roman qui sent bon les jupettes et les jambes nues, un roman où le blond et le brun ne font qu'un pour notre plus grand plaisir.
Et France continue de chanter... 🎶
Pour le calypso
Besame mucho
Vertige des pays chauds
Il disait "let's go"
J'ai besoin d'autre chose, calypso
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La_Bibliotheque_de_Juju
  27 février 2019
Le problème lorsqu'on apprécie terriblement quelqu'un et qu'il écrit un livre, c'est cette peur de ne pas être objectif. de ne pas arriver à dépasser cette sympathie que nous inspire l'auteur, l'autrice. Une exigence supplémentaire et inconsciente peut-être.
J'ouvre donc le roman d'Agathe Ruga avec une drôle de sensation dans l'estomac. Tout excité de le tenir entre mes mains et terriblement anxieux à l'idée de ne pas aimer.
Je l'ai lu en un peu moins de 48 heures, critère quantifiable et concret quand à l'intérêt continu que ma procuré cette histoire.
Il y a Brune, la narratrice. Et Brigitte, la blonde. Deux salles, deux ambiances. Pas vraiment en fait. Car elles vont devenir amies.
Dix ans d'une grande amitié avec le lycée, la terrible première année de médecine, les hommes qui passent, qui déçoivent et qui embrasent. Puis cette rupture, brutale.
Brune est enceinte. Brune rêve de Brigitte. Se rappelle. S'interroge. Se souvient.
Un roman résolument contemporain et générationnel. Un roman troublant tant Agathe sait nous emmener avec elle dans cette histoire d'amitié. Sur cette fille qui n'attendait que d'écrire pour être enfin à sa place.
Un roman sur cette obsession de la perte. Qui m'a parlé. Sur ces êtres qui nous accompagnent et qui s'arrachent à nous. Qu'on enlève à soi-même. de façon terriblement définitive.
Entre chansons, astrologie et folle amitié, ce livre passe à toute allure et on le referme comme on quitte une amie tant la sincérité est présente dans chaque phrase. Car oui, on peut tomber amoureux d'un homme pour ses mollets …
Le mélomane en moi a particulièrement apprécié de voir ma lecture traversée par la musique de France Gall.
Un roman qui se lit comme on écoute une chanson pop et qui a donc particulièrement bien trouvé son éditeur dans la collection ARPEGES. Une chanson pop à la fois sucrée et piquante. Que l'on garde en tête. Vers laquelle on revient. Et qui crée des souvenirs.
She's got the look, she writes a book. God save Agathe!
Bienvenue Agathe donc à ta juste place et longue vie à ta plume !
Sous nos applaudissements.

Lien : https://labibliothequedejuju..
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Afleurdelivres
  29 mai 2019
Le tourbillon (mais aussi trublion) de la vie ❤️
C'est l'histoire d'une amitié entre Brune et Brigitte. D'une amitié solaire devenue nuit, d'une amitié perdue. Brutalement. Sans explication. Banal pourrait-on penser. C'est sans compter sur la plume et l'art de la narration d'Agathe Ruga qui manie assez subtilement la langue et l'analyse des comportements humains pour donner une envergure et une consistance solide à des trajectoires plutôt ordinaires et les rendre captivantes.
Son écriture est parfois douce délicate et poétique parfois incisive âpre et sans complaisance mais toujours lumineuse.
C'est le récit de ces amitiés fusionnelles que l'ont veut éternelles et exclusives qui nous maintiennent un temps dans un état d'euphorie et de toute-puissance. Ce sont celles également dont l'érosion pernicieuse et la fin soudaine sont cruelles s'éteignant de façon aussi glaciale qu'elles ont pu être incandescentes car devenues toxiques.
Son roman s'ouvre sur deux grossesses superposées magnifiquement décrites ou la mémoire de son ancienne amie ,désormais rêvée et fantasmée, poursuit sa gestation. le roman est dédié à Brigitte qui la hante, lui manque viscéralement. Elle remonte le fil du souvenir.
Ce roman aborde tant de choses : La perte de soi pour mieux se trouver, la quête de soi, la transmission, l'angoisse d'abandon, la jeunesse folle, ses délires explosifs, la découverte du pouvoir de séduction et sexuel, l'envie d'orgie de vie, les relations triangulaires, les shoots d'adrénaline liés à la transgression, l'ambivalence des sentiments , l'inévitable lassitude, la vie étudiante avec le stress en intraveineuse et les excès en exutoire, le désir qui rend égoïste, les rivalités après la complémentarité.
Et les drames venus jeter un voile de brouillard opaque qui craquellent les certitudes.
La maternité, la grossesse sont omniprésentes et le fil de son roman est un cordon ombilical que l'on suit en rappel sur des parois parfois lisses parfois rugueuses.
Dans son récit circulaire la délivrance au sens physiologique et figuré boucle la spirale du tourbillon de la vie enfin prêt pour un nouveau tour.
Une réussite ❤️
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MarcelineBodier
  22 juillet 2019
Ce livre m'a bizarrement enthousiasmée.
Enthousiasmée ?
D'abord parce que l'écriture de l'auteure embarque complètement dans son histoire. Elle écrit sans censure et sans tabou : elle partage, elle nous donne accès à son monde intérieur et aux coulisses de sa pensée. Elle écrit tous ses sentiments, toutes ses contradictions, ses rêves et ses peurs, et on passe quelques heures, nous aussi, dans la peau d'une brune qui a vécu sous le soleil des cheveux blonds d'une amie qui s'est éloignée, mais reste sa plus belle histoire d'amitié.
Ensuite parce qu'il y a une bande son. J'adore les livres qui ont une bande son, et là, c'est France Gall. Voilà une chanteuse que nous avons tous forcément en tête, même sans le vouloir, « Vieeeeens, je t'emmène... », « Ma déclaration »... ces chansons ponctuent le texte, font un écho à la blondeur de l'héroïne du titre, et on se dit que dans ce livre comme dans la vie, il y a une chanson de France Gall pour chaque instant. De quoi être perpétuellement de bonne humeur !
Bizarrement ?
Eh oui, parce que je ne l'ai pas lu sans quelques bémols, qui m'ont obligée à me mettre face à une question : qu'est-on prêt à pardonner à une auteure dont le style, le talent à embarquer dans une histoire d'amour, et la capacité d'introspection sont aussi frappants ? Est-on prêt à lui pardonner quelques clichés et un soupçon de conformisme quand on comprend que son but ultime, avant l'écriture, c'est d'abord trouver l'homme de sa vie et faire des enfants avec lui ?
Eh bien oui. Quand l'écriture est celle d'Agathe Ruga, la forme prime sur le fond. Peu importe l'histoire, elle nous y embarque et en la lisant, nous vivons nous aussi une enthousiasmante histoire d'amour et d'amitié. Pour paraphraser un humoriste célèbre qui ambitionnait de faire rire en lisant le bottin, j'ai l'impression qu'Agathe Ruga peut donner le sentiment d'avoir traversé le vent de la passion en racontant ce qui est finalement la banale histoire d'une famille recomposée comme les autres. C'est peut-être encore plus fort que de donner ce même sentiment exceptionnel en racontant une histoire déjà exceptionnelle en elle-même...
Voilà une auteure vraiment très prometteuse !
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Aufildeslivres
  19 juin 2019
Lorsque Agathe m'a confiée son manuscrit aux lendemains de la première soirée de remise du prix des blogueurs littéraires, j'étais enthousiaste, mais aussi fébrile. Lire l'écrit d'une amie n'est pas facile, voire compliqué puisqu'il fallait ensuite lui partager mon ressenti. Je pensais le risque de fâcherie ou de blessure minime au vu de sa jolie plume, mais je restais tendue.
J'ai attaqué le livre dans le train qui me ramenait de Paris … et ne l'ai plus lâché. Cette histoire, c'était bien sûr l'histoire d'une amitié manquée, mais surtout c'était Agathe. Une fille, une femme, une étudiante, une amoureuse, une amie, une presque mère, une mère. Les mots se sont associés, là, comme ils devaient être, entraînant la lectrice que j'étais dans les rues de Nancy, avec elle. Ce livre devait être absolument publié et lu.
Voilà. Il l'est. Publié et lu par de nombreux lecteurs. Encensé, commenté, critiqué, partagé. Sa couverture est belle. J'aime moins le titre. Et il est dans mes mains. J'hésite. Je ne sais pas si je souhaite lire la version définitive. Par peur sans doute de ne pas retrouver sa spontanéité, de le savoir transformé, arrangé, travaillé. Je le pose. Je lis les critiques des nombreux blogueurs, les lettres de certaines, vois les photos, les articles. Je le reprends, le repose. Je ne peux pas.
Et puis … je me lance.
Ce livre est toujours celui d'Agathe. Il est et reste celui d'une génération, celui d'une femme de son temps. Une femme qui assume, qui vit, qui aime. Un roman moderne à l'écriture vive et percutante. L'écrit des blessures, des failles, des doutes et celui des victoires.
Un livre sincère et lumineux.
+ Lire la suite
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critiques presse (1)
Elle   07 mai 2019
Agathe Ruga analyse et décrit ce deuil qui doit être fait, les questions qui hantent, la part de lien amoureux que comportent les vraies amitiés. Doit-on rompre lorsque l’amitié est morte, ou érodée ? [...] Autant de questions posées dans ce beau récit très romanesque, où la violence des sentiments nous transporte.
Lire la critique sur le site : Elle
Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
LadybirdyLadybirdy   15 mai 2019
La déception chez une femme ne s’efface jamais. Elle se superpose seulement à d’autres. L’amour d’une femme se mesure à la quantité de déceptions que son ventre peut supporter. Une fois que celle-ci a pénétré l’âme, le mépris qui l’accompagne ne peut s’en déloger.
Commenter  J’apprécie          385
LadybirdyLadybirdy   04 mai 2019
Zoé a débarqué en trombe un matin à 15 heures pour nous dire qu’elle avait un retard de règles, prête à uriner sur un test Clearblue.

« De combien ton retard, Zoé ?

- Deux heures. Normalement elles sont hyper ponctuelles. »
Commenter  J’apprécie          240
AlineeAlinee   04 mars 2019
Tu es partout. Tu fais un bruit épouvantable. Tu es pire qu'une rupture mal digérée, ton absence prend toute la place. Parfois j'imagine que tu meures, et je suis prise d'une angoisse insurmontable, car je comprends que le manque s'eprouvera encore apres ton décès. Je dois faire le deuil de toi vivante. L'absence est pire que la mort, rien n'arrête le sentiment d'absence, on est condamné à vivre avec tous ces absents qui demeurent quelque part et sans nous. Et quand bien même ils tenteraient de revenir dans nos vies, leur réapparition ne changerait rien. Ils ont été absents, ils seront toujours absents, ils ont créé un immense vide, impossible à combler. Il n'y pas d'issue. Les absents sont des trous dans nos cœurs.
+ Lire la suite
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LadybirdyLadybirdy   04 mai 2019
De tout ce que nous reprochons aux hommes, nous pardonnons plus facilement leurs actes que leur absence d’actes.
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armand7000armand7000   28 août 2019
Nous n’avons pas anticipé, personne n’a prédit ton évaporation, nous avons manqué d’imagination.

Pourtant tu n’es pas morte. Aujourd’hui, nous portons toutes les deux la vie mais je n’existe plus dans la tienne. Tu t’es enfuie, tu m’as quittée. Tu existes quelque part, tu fais l’amour à un homme, tes journées sont remplies sans que j’en fasse partie. Tu penses sans doute à moi comme je pense à toi, et nous n’avons désormais que notre sommeil pour nous retrouver. Je me réveille les traits chiffonnés ou sereins, selon ce que tu m’as confié. Chaque nuit, tu viens comparer nos ventres, lequel est le plus rond, le plus haut.

« C’est vraiment un ventre de fille que tu as, me dis-tu.

– Je ne sais pas. Mon pendule penche pour un garçon.

– C’est normal, c’est ton inconscient qui veut un garçon.

– Peut-être. Tu as des impatiences dans les jambes, toi, quand tu t’endors ?

– Non mais regarde, ma veine a encore grossi, il faut vraiment que j’aille me la faire retirer. J’irai l’année prochaine, tu sais, mon père a un ami angiologue très réputé. »
+ Lire la suite
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