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EAN : 9782352893929
224 pages
Éditeur : Editions MeMo (20/09/2018)

Note moyenne : 3.96/5 (sur 45 notes)
Résumé :
Aujourd'hui, Milly a eu envie de mordre jusqu'au sang. Swan Cooper tirait des balles de revolver à deux pas de son frère Almaz, couché dans la boue. Soudain, la rage a tout dévoré. Milly a foncé pour sauver son grand frère. Dans un élan bestial, fou de colère, elle a cassé le bras et le nez de Swan Cooper. Depuis, Almaz, vexé, ne lui parle plus, mais qu'importe.
Milly Vodovic peut tout faire désormais.
Elle peut partir, en pleine nuit, à la recherche... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Harioutz
  22 juillet 2019
Un drôle de roman jeunesse, plutôt destiné à des lycéens, par ses côtés sombres et les thèmes complexes qu'il aborde : l'immigration et ses effets délétères sur la 2ème génération, l'exclusion, le racisme, les petits trafics, la violence, l'adolescence, les rivalités, les premiers sentiments, l'incompréhension des plus jeunes ...
Les incursions de Nastasia Rugani dans le fantastique m'ont, tout d'abord, déroutée, puis j'ai adhéré à ses envolées et au sort de Milly Vodović qui, du haut de ses 12 ans, déploie un courage et une volonté de vivre désarmants (au sens propre comme au figuré ...).
Je dois rencontrer l'autrice en septembre (elle est invitée par mes libraires préférées), et j'ai hâte !
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Ileauxtresors
  18 mai 2019
C'est la violence inouïe des rapports sociaux contemporains qui se cristallise dans les déambulations habitées de Milly Vodovic, fille d'immigrés bosniaques – « étrange petite personne d'une douzaine d'années » qui se présente à nous comme une sauvageonne fière et indomptable, féroce et sensible, innocente et téméraire… Loin des Balkans et de leurs traumatismes, c'est désormais dans une commune rurale des États-Unis que vit la famille Vodovic. Une Amérique consumée par les clivages sociaux et le racisme, dans laquelle l'écriture expressive et percutante de Nastasia Rugani nous précipite.
Ces clivages s'incarnent douloureusement chez chacun des personnages : Milly, d'abord, qui refuse de courber l'échine et s'efforce de poursuivre son petit bonhomme de chemin avec une volonté impressionnante, alors même que les repères sont difficiles à trouver lorsqu'on est une fille déjà nostalgique de son enfance, membre d'une communauté stigmatisée alors qu'elle n'a jamais connu le pays d'origine de sa famille… Son frère Almaz, plus résigné face aux amalgames qui assimilent les musulmans aux terroristes responsables des attentats du 11 septembre. Douglas, qui grandit dans une famille pétrie de préjugés racistes mais ressent une sympathie déconcertante pour Milly et rêve d'une nouvelle vie ailleurs. Daisy, qui est sortie de la pauvreté mais lutte contre une maladie implacable. Swan, qui doute sur ses origines et ne veut pas perdre sa mère. Chacun essaie de s'en sortir à sa manière : les uns se conforment, misent sur les études et l'ascenseur social ; les autres tentent d'exorciser leurs démons par la violence. Milly, elle, se réfugie dans un imaginaire à l'image de la splendide couverture dessinée par Jeanne Macaigne : peuplé d'une faune et d'une flore luxuriantes, débordant d'incarnations métaphoriques et de toutes les possibilités que le réel n'offre pas…
Le choc de leurs destins qui se fracassent les uns contre les autres montre avec force le poids tragique des déterminismes sociaux. Mais nous donne également à réfléchir sur les pouvoirs de la création littéraire qui pourrait bien avoir le dessus, finalement.
Milly Vodovic nous fait perdre nos propres repères en nous précipitant dans un tourbillon toujours à la lisière entre réalité et imagination, à la confluence des points de vue irréconciliables des différents personnages. C'est pourquoi ce livre, à l'image de son héroïne, ne se laisse pas facilement apprivoiser, j'ai ressenti le besoin de le relire une deuxième fois pour l'apprécier pleinement et me rendre à l'évidence : Nastasia Rugani a écrit une oeuvre d'une puissance littéraire et d'une densité sociale impressionnantes, digne des grands romans sociaux américains.
Lien : https://ileauxtresors.blog/2..
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isatysjoe
  16 décembre 2018
Voilà un roman jeunesse d'une force rare. Une sorte de fable cruelle dans laquelle les frontières entre réalité et imaginaire se confondent avec subtilité pour mettre à nu les violences d'un monde d'adultes. Dans ce monde impitoyable et onirique à la fois, vit Milly Vodović, jeune adolescente au coeur rempli d'espoir et de rêves qui ne veut rien lâcher à la bêtise humaine. D'origine bosniaque, installée avec sa famille marquée par la guerre dans le sud des États-Unis à un moment où tout musulman est considéré comme terroriste potentiel suite aux événements du 11 septembre, elle se heurte à la communauté de Birdtown dans une lutte sans concession.
Nastasia Rugani nous conte son histoire avec un style foisonnant, très visuel, très sensoriel. On ressent la moiteur et l'hostilité des lieux, l'atmosphère tendue, la sauvagerie, la cruauté sournoise de certains personnages, la morgue de tout un clan et la peur soumise d'un autre. La tension est palpable de bout en bout. le drame n'est jamais loin. On retient son souffle. Aucun répit, la mort rôde, la violence peut exploser à tout moment.
Sous la plume de l'auteure naît une galerie de personnages attachants ou révulsants, décrits avec leur complexité, leur férocité, leur mal-être, leur extravagance, leur lâcheté, leurs contradictions, leurs failles, leurs espoirs, leurs rêves…
Dans chaque mot, chaque expression, chaque comparaison, chaque description, il y a une précision diabolique, une inventivité extraordinaire. Tout est ciselé pour donner corps au récit et donner le vertige aux lecteurs grâce à une mise en abyme très réussie. Deux histoires s'enchevêtrent, celle de Nastasia, l'auteure et dans le récit, celle de Daisy, femme écrivain mère d'un personnage très ambigu, Swann Cooper.
Nastasia Rugani explore des thèmes qui régissent l'humanité entière à travers les origines, la guerre, le racisme, la haine, la perte, le deuil, la fin de l'enfance et l'espoir. L'originalité tient à cette atmosphère fantastique, poétique qui parcourt le récit, avec les invasions de coccinelles qui n'apportent pas le bonheur, les Mange-coeurs, les opossums qui parlent, les fantômes, les monstres tapis dans la nuit, les chemins des forêts qui attirent, blessent, absorbent, font disparaître et réapparaître… C'est dans ce monde métaphorique du refus de quitter l'enfance que Milly Vodović, fougueuse et fragile à la fois, reine couronnée de papier et auréolée de révolte nous entraîne. Un tourbillon de vie fulgurant.
Nastasia Rugani signe là un roman tragique à l'écriture singulière et brillante.

Nastasia Rugani a reçu il y a peu de temps la Mention spéciale du Prix Vendredi et l'illustration de couverture signée Jeanne Macaigne est juste magnifique !
Merci à Babelio et aux éditions MeMo pour l'envoi de ce livre !
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Commenter  J’apprécie          30
Lagagne
  13 novembre 2018
Ce roman est étrange, c'est le moins que l'on puisse dire, et déroutant, c'est certain.
Les personnages baignent à la fois dans la violence et l'onirisme, dans le quotidien glauque et l'imaginaire le plus total. Entre ce qui est réel, ce qui ne l'est pas, j'étais un peu perdue, mais Milly et les personnages aussi.
C'est un conte. Et les contes ne sont pas roses. Celui-ci est particulièrement sombre d'ailleurs. Milly apporte la touche de lumière, l'once d'espoir nécessaire pour ne pas reposer le livre, la force de tenir face à toute cette violence.
L'écriture est complexe. Je pense qu'un nombre non négligeable de lecteurs doit rester sur le bord de la route. Surtout quand on sait que c'est un livre destiné aux adolescents. Il faut s'accrocher, ou être sensible d'emblée à cet univers à mon avis. Moi j'ai dû m'accrocher. Je ne le regrette pas, mais j'ai failli abandonner plusieurs fois...
Étrange, étrange...
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hashtagceline
  05 novembre 2018
Une fois la dernière page tournée, une fois le livre refermé, je me suis sentie un peu étourdie, sonnée, songeuse mais avec une envie folle d'en parler tout en étant sûre d'avoir des difficultés à le faire. Enfin… aussi bien que ce roman le méritait.
Malgré tout, je me suis lancée. Je devais bien ça à Milly, après tout ce qu'elle m'avait apporté.
Le résumer ?
Pas si facile que ça non plus.
Ce roman commence dans la douleur d'une humiliation, celle d'Almaz, un jeune homme, qui se fait durement malmener par Douglas Adams et Swan Cooper, deux brutes de son âge habitant eux aussi à Birdtown, sous les yeux de Tarek, son cousin et Milly, sa petite soeur.
Pour Milly, c'est le choc… Pourquoi son frère se laisse-t-il faire ? Alors, elle, intervient. Cela vexe particulièrement Almaz et Tarek. Mais cela force l'admiration de Swan et surtout Douglas. Une gamine de 12 ans qui leur tient tête, ils n'en ont pas l'habitude.
Le soir, à la maison, la tension est palpable. Almaz est très dur envers Milly : « Tu n'es plus ma soeur, déclare-t-il avec un calme inquiétant. Et c'est la dernière fois que je t'adresse la parole. »
Plus tard ce même soir, Milly part pour une « virée nocturne ». Durant cette nuit, il se produit d'étranges phénomènes, début d'une longue série et annonciateurs d'un drame qui semble inévitable.
« Lorsqu'elle regarde enfin vers l'entrée, Almaz est là, se balançant d'avant en arrière, pareil au punching-ball suspendu au plafond du garage des voisins. Il semble ensorcelé par un petit livre qu'il tient près de son oreille, à la manière d'un coquillage diffusant l'écho des vagues. La présence de sa soeur ne le trouble pas le moins du monde.
Il continue de murmurer :
- Promis… Popeline, je te fais confiance. Oui, je vais y aller, promis.
- Ah ah ! s'exclame Milly, en pointant ses doigts vers lui à la manière d'un revolver.
Almaz ne réagit pas. Il ne lui répond pas et lui tourne le dos, le livre à présent contre son coeur.
- Pop va m'apporter des coccinelles, dit-il face à la porte.
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Pop va m'apporter des coccinelles, il faut que je m'en aille. »
Ce texte ne vous laissera pas indifférent, ça je peux vous l'assurer.
Soit vous n'adhérerez pas à la narration singulière de Nastasia Rugani et vous abandonnerez Milly à son sort, pourtant extraordinaire.
Si vous décidez, comme moi, de partager son histoire, je vous promets une expérience de lecture exceptionnelle auprès de personnages forts et tout en nuances, dans un monde d'errance entre réel et imaginaire.
Entre ce qui est, ce qui n'est pas et ce qui n'est plus, la réalité dépasse la fiction et la fiction prend le pas sur la réalité. Enivrant et hypnotique.
Au milieu de cette nuée de coccinelles et autres curiosités, Nastasia Rugani nous retrace l'histoire poignante des Vodović, trop différents aux yeux des autres habitants de la ville. La famille tente pourtant d'oublier son passé traumatique mais les malheurs semblent encore vouloir se conjuguer au présent.
A Birdtown, Milly, son grand-père Deda, sa mère Petra, son cousin Tarek et son grand frère Almaz font profil bas car dans cet endroit et ce pays où ils pensaient trouver refuge, ils ne sont finalement pas les bienvenus. Dans ces conditions, difficile de passer à autre chose.
Ce texte comporte une grande part de violence : celle du quotidien en ex-Yougoslavie vécue par la famille Vodović, celle du déracinement qui a suivi, celle des hommes comme Swan, Archie, Douglas mais aussi celle de la vie et de la mort qui frappe encore et toujours.
Milly doit faire face seule à toute cette violence. C'est difficile d'autant plus que la réalité est peu à peu déformée par une autre plus extraordinaire qui occupe de plus en plus de place. Et cette autre réalité est toute aussi violente voire pire. Les créatures qui la peuplent sont inquiétantes et menaçantes
Ce roman, comme son titre l'indique, c'est celui de Milly. Elle en l'héroïne touchante, forte, combative, passionnée et attachante. Mais si c'est une héroïne, c'est celle d'une pure tragédie. Pourra-t-elle éviter le drame? Pourra-t-elle déjouer les tours de ce destin qui semble tout tracé?
Elle ne se laisse pas faire et elle cherche la vérité. A-t-elle raison? Que va-t-elle découvrir? Et ne risque-t-elle pas de s'y perdre?
On tremble pour Milly. On sent le danger qui rôde et on espère très fort qu'elle sera épargnée...
Lien : https://www.hashtagceline.co..
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critiques presse (2)
Ricochet   20 février 2019
Le dernier tiers du roman nous fait tomber de haut, ajoutant à la thématique grave des réfugiés de guerre une réflexion sur la création littéraire.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Telerama   22 octobre 2018
Mention spéciale du prix Vendredi, ce récit poétique signé Nastasia Rugani évoque la vie difficile d’une adolescente d’origine bosniaque aux Etats-Unis. Puissant et lumineux.
Lire la critique sur le site : Telerama
Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
HarioutzHarioutz   22 juillet 2019
"Où est Almaz ?" demande Milly, flairant à son tour l'odeur âcre et studieuse de son frère.
Deda manque de s'asseoir à côté de la chaise dans la cuisine.
Almaz est mort, pense-t-il sans oser être celui qui sait. Parce que rien ne lui ferait plus plaisir que d'avoir tort. Se tromper, juste cette fois. Il pourrait donner sa propre vie en échange de cette erreur.

- Almaz est mort, annonce la shérif.

Aucun des trois Vodović autour de la table n'est capable de déchiffrer les sons sortant de la bouche craquelée de Mrs. Adams.
Parce que les termes choisis ne prennent pas la voie habituelle de l’ouïe. Ils pénètrent la chair, leur chair à tous les trois.
Les deux balles perforent d'abord violemment leurs bas-ventres. Sous l'impact, leurs corps basculent et dévalent les escaliers. Dans leurs chutes, leurs crânes se fracturent et leurs cous se brisent.
La bibliothécaire tente de leur venir en aide mais il est trop tard. Ils sont déjà morts. Les autorités annoncent le décès à 10h40, sur le parvis de la bibliothèque, place Saint-Bates.

Milly effleure la croûte sèche du pain de mie tranché par son frère ce matin même. Il ne peut pas être mort, il n'a pas nettoyé la nappe et sa tasse est encore sur le bord de l'évier.

Comme il n'y a ni pleurs, ni cris, ni même un clignement d’œil, la shérif recommence.

Les mots se glissent, chaque fois de la même façon, entre les veines et les nerfs. Il sillonnent les organes et s'infiltrent dans les fissures les plus intimes.
Leur cruauté n'épargne aucune cellule.

La mort d'Almaz coule désormais dans le sang des Vodović.
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letilleulletilleul   31 décembre 2018
Milly pourrait être triste, si la tragédie était héroïque, si quelqu’un pouvait lui expliquer comment et pourquoi. Or l’incompréhension forme un barrage en elle. Ses pleurs sont retenus par une nuée de rapaces en chasse, une agitation stagnante qui l’empêche de manger, de dormir, et d’accepter l’intolérable. Car malgré l’appel à témoins, le journal de Birdtown affirmait ce matin encore que la shérif n’avait pas la moindre piste. « Bien sûr, Almaz était seul au monde à l’heure de sa mort », a commenté Tarek après avoir déchiré l’article. Mais Milly est lasse des paroles aigres des Vodovic ́. Parler ne suffit plus. Il faut une explication à ces deux coups de feu. Elle ne peut pas enterrer son frère assassiné sans coupable. C’est pour cette raison qu’elle se met à courir en direction de la jeune femme.
Contrairement à ce qu’elle craignait, ni Deda, ni sa mère ne tentent de la retenir. La fuite n’est rien comparée à ce qu’ils ont vu d’étrangetés durant la guerre. Combien de fois ont-ils été hantés par cette mère hilare tenant son enfant mort dans les bras, ou ce veuf qui portait les vêtements de sa femme ? Le chagrin est un affranchi. À l’image de la mort, il ne respecte rien. S’il doit se détourner de la tombe de son grand frère, il le fera. De toute façon, il n’est pas nécessaire de comprendre ce que l’esprit a décidé pour échapper à l’horreur. Si les petites baskets crasseuses ont entrepris de fouler et d’écraser le peuple des morts pour soulager le cœur, qu’elles le fassent. « Moj mali fait comme elle peut », chuchote Deda à Tarek qui s’offense en bosniaque. « Que la vie ressurgisse au bout de sa course », espère Petra sans même regarder sa fille détaler parmi les tombeaux.
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letilleulletilleul   31 décembre 2018
Non, personne n’égale Milk. Peut être Swan, à l’époque des soufflés au fromage et ses envies étoilées. Encore que l’océan et le bonheur n’aient jamais fait partie de ses priorités. Cette fille est assurément une hallucination. Même son visage cuivré, sous la lune rose, rappelle les souterrains ornés de joyaux, où se déroulaient les contes de son enfance. Toutes ces créatures célestes et ces monstres d’outre-tombe, dans ses yeux à elle. A dire vrai, elle ressemble surtout aux lucioles du jardin de sa grand-mère. Insolites et éclatantes de couleurs, des couleurs impossibles à délaver.
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IleauxtresorsIleauxtresors   17 mai 2019
Il acquiesce, puis observe longtemps le petit phénomène : les grands pieds chaussés de bottes en caoutchouc ; les genoux égratignés ; le short à rayures à peine visible sous le long tee-shirt pelucheux à l'effigie du lycée de Birdtown, sans doute des vêtements ayant appartenu à son frère ; puis le cou de la taille d'une branche de bouleau ; des cheveux raides et épais d'un noir féroce, trop courts, mal coupés, semblables aux deux peureux ; et une couronne en papier entourant son crâne.
Une étrange petite personne âgée d'une douzaine d'années.
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IleauxtresorsIleauxtresors   18 mai 2019
Contrairement à son frère et à son grand-père, Milly ne se lève pas à l’aube pour prier. L’aube, c’est pour s’asseoir à la lisière des prés et observer les mulots prendre leur petit-déjeuner. De toute façon, il n’existe qu’un seul Dieu, et il s’appelle Michael Jackson. Mais aux yeux des habitants de Birdtown, la vérité a aussi peu d’intérêt qu’un paquet de cigarettes vide. Être la fille d’une immigrée bosniaque, et la sœur d’un musulman, suffit à représenter un danger pour la communauté ; de la graine de terroriste.
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