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François Maspero (Traducteur)
ISBN : 2221111699
Éditeur : Robert Laffont (20/08/2009)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.68/5 (sur 1880 notes)
Résumé :
Dans la turbulente Barcelone des années 1920, David, un jeune écrivain hanté par un amour impossible, reçoit l'offre inespérée d'un mystérieux éditeur : écrire un livre comme il n'en a jamais existé, "une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués", en échange d'une fortune et, peut-être, de beaucoup plus.

Du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique de destruction se met en place autou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (229) Voir plus Ajouter une critique
TheWind
  30 janvier 2016
Il y a deux semaines je vous ai fait part de ma première rencontre avec Carlos Ruiz Zafon. Auteur de la trilogie « Le Cimetière des Livres Oubliés », il m'était apparu, à travers le premier tome de cette trilogie L'Ombre du vent, comme un véritable virtuose de l'écriture.
Je me suis donc empressée de lire le second tome, ne voulant surtout pas rompre avec un quelconque autre livre ces instants de délectation dans lesquels m'avaient plongée les mots de cet auteur espagnol au talent indéniable.

Le Jeu de l'Ange n'est pas véritablement la suite de l'Ombre du vent en ce sens que l'histoire se déroule une vingtaine d'années avant celle de L'Ombre du vent. On y retrouve la librairie Sempere avec joie et on en apprend d'ailleurs plus sur la mère de Daniel, le héros de l'Ombre du vent.
Mais l'essentiel du roman ne se situe pas là.
C'est dans la maison de la tour où vient d'emménager David Martin, un jeune écrivain, que se déroulera l'intrigue de cette nouvelle histoire.
Une intrigue foisonnante qui n'hésite pas à jouer avec les nerfs du lecteur et avec sa sensibilité. Et cette partition-là, croyez-moi, c'est loin d'être la mélodie du bonheur ! L'histoire est lugubre à souhait et parsemée de cadavres !
Si Carlos Ruiz Zafon n'a pas son pareil pour nous plonger dans une atmosphère pesante et angoissante, il a également d'autres cordes à son arc et sait habilement jouer avec celle (la sensible) de ses lecteurs. Rien ne nous sera épargné. Ça et là, il glisse des références littéraires, de Dickens à Charlotte Brontë en passant par Balzac. le suspense habilement ménagé ravira également les amateurs de polars. Même les indéfectibles « fleur bleue » (dont je suis) trouveront leur bonheur en suivant les amours tourmentées du héros. Y trouveront également leur compte les aficionados du fantastique, c'est vous dire ! Et touche finale : le lecteur se surprendra à sourire de l'humour grinçant du héros !

Peut-être trouvez-vous le ton de cette critique un poil sarcastique et moins enthousiasmante que celle que j'avais faite de l'Ombre du vent... Il faut dire aussi que ce deuxième roman fut moins enchanteur pour moi. J'ai eu beaucoup plus de mal à m'attacher au héros de l'histoire, que j'ai trouvé désabusé et d'une froideur antipathique, et par conséquent, j'ai eu moins de coeur à suivre ses multiples déconvenues.
Le début me paraissait prometteur puis j'avoue m'être un peu perdue dans le dédale des sombres pages qui ont suivi. Je me suis raccrochée vainement au personnage d'Isabella, personnage pétillant qui apporte le côté à la fois tendre, léger mais aussi émouvant de l'histoire.

Au final, je pourrais dire que ce fut une lecture en demi-teinte. Je continuerai cependant à lire Carlos Ruiz Zafon, car il m'impressionne beaucoup par son style d'écriture foisonnant !
D'ailleurs, j'ai sur ma table de chevet le troisième volet de la trilogie et je ne suis pas contre m'immerger une nouvelle fois dans « Le Cimetière des livres oubliés » . Qui sait si cette fois-ci je n'y ferai pas la rencontre avec un de ces livres inattendus et inoubliables ?
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missmolko1
  06 octobre 2012
De Carlos Ruiz Zafon, je connaissais le prince de la brume que j'avais plutôt bien apprécié mais le jeu de l'ange a été pour moi un vrai coup de coeur. le seul hic c'est que pendant ma lecture en lisant la page wiki de l'auteur je me suis rendue compte que ce roman était en fait le deuxième tome d'une saga et évidemment je n'ai pas lu le premier! ça c'est tout moi! Enfin je suis rassurée, je n'ai pas eu l'impression qu'il me manquait des éléments et j'ai bien compris l'intrigue...
J'ai été enchanté de voyager dans le Barcelone des années 1920, cette ville que j'ai visité il y a dix ans maintenant et qui m'avait beaucoup plu. La lecture du jeu de l'ange m'a donné envie d'y retourner et de quitter les lieux touristiques pour aller découvrir les lieux un peu plus secret.
Difficile aussi de définir le genre du roman car l'auteur les mélange tous : de l'amour, du mystère, une enquête policière et une petite pointe de fantastique se côtoient au fil des pages et c'est un régal!
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cicou45
  27 mars 2013
Ça y est, j'ai enfin lu (et réparé mon oubli au passage) le deuxième volet de la saga du "Cimetière des livres oubliés". Une fois encore, Carlos Ruiz Zafon nous fait voyager, à la fois à travers les frontières, le temps mais aussi au-delà de tout ce que nous croyons avec certitude.
Un roman captivant, mi-fantastique, mi-religieux qui nous envoie au début de ce XXe siècle dans la profonde Espagne sur les traces de David Martin, un jeune auteur de romans, qui a vu son père assassiné sous ses yeux alors qu'il n'était qu'un petit garçon et qui a, depuis, vécu sous la protection d'un homme, lui aussi écrivain et extrêmement riche de par sa famille de surcroît, Don Pedro Vidal.
La véritable intrigue débute lorsque David se voit confier une mission assez hors du commun et très bien rémunérée de la part d'un éditeur de Paris, un certain Andreas Corelli : celle d'écrire un livre qui serait bien plus qu'un roman mais une religion, ou une nouvelle doctrine si vous préférerez, à lui tout seul.
En acceptant ce contrat, David ne sait pas encore dans quelle aventure il s'embarque et il ne l'apprendra qu'au fil des pages...pages qui peuvent faire tellement de bien mais parfois s'avérer extrêmement dangereuses !
Si un livre peut parfois sauver des vies, il peut aussi en reprendre ! 666...le nombre de pages, cela ne vous rappelle rien ? Telle est en quelque sorte la morale que le lecteur peut tirer de cet ouvrage, fidèle à Carlos Ruiz Zafon à savoir très bien écrit et à l'intrigue passionnante et envoûtante !
J'allais presque oublier que nous retrouvons dans ce livre, bien évidemment, le propriétaire de la librairie Sempere & Fils et que nous en apprenons un plus sur la mère du héros que le lecteur retrouve dans "Le prisonnier du ciel". A lire !
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candlemas
  21 juillet 2019
Je me suis lancé dans la lecture de Carlos Ruis Zafon sur recommandation d'amis babelio et, comme j'aime bien faire les choses à l'envers, j'ai commencé par le Jeu de l'Ange, laissant provisoirement de côté l'Ombre du Vent.
J'ai bien apprécié ce roman, non par son aspect choral -terme et usage désagréablement fashion-, sensé apporter de la densité aux personnages, mais par le coeur que met Zafon à nous conter et décrire la Barcelone des années 20. Elle est pour moi le personnage principal de ce livre. Zafon saisit à merveille cette Barcelone s'élevant dans la modernité, tandis que les vieux hôtels particuliers tombent en décrépitude, et l'accélération sociale des mouvements de fortune, au gré des trafics humains en tous genres.
En ce qui concerne le style de Zafon, c'est aussi sa non modernité qui m'a plu : certes l'atmosphère angoissante est aussi bien rendue que dans un thriller américain moderne, mais en y associant un côté très gothique, digne de Mary Shelley ou Bram Stoker. Est ce son éducation chez les jésuites, qui confère à Carlos Ruiz cete capacité à réveiller la noirceur des romans du XIXème siècle ? C'est en tous cas très réussi.
Dans certaines critiques survolées avant lecture, j'ai retenu que certains avaient pu regretter une tendance de l'auteur au foisonnement... pour moi cette exubérance exprime une déclinaison espagnole du fantastique classique fort bienvenue... reprochera-t-on à la Sagrada Familia de ne pas être Notre Dame de Paris ? Ces deux cousines ont pourtant aujourd'hui, pour des raisons différentes, le charme commun, de l'inachevé...
L'histoire, au suspense enlevé, est au départ assez simple : David Martin, écrivain frustré, hanté par une enfance difficile et par un amour déçu, ami de la famille Sempere, en vient à visiter le Cimetière des Livres Oubliés. Cet élément fantastique introduit dans l'histoire ne se révèle que le temps de quelques pages, mais par la suite la vie de Martin se trouve bouleversée et le héros embarqué dans une sombre affaire. Dans tout le reste du roman, le fantastique n'est jamais révélé, tout juste suggéré... avec beaucoup de finesse. Cette manière de suggérer les choses, partenaire d'un humour noir so british m'ont également souvent fait pensé à Oscar Wilde.
Merci, donc, M. Zafon, pour ce livre qui, en ce qui me concerne, ne finira pas au cimetière des livres oubliés. Son grand frère L'ombre du Vent attend sur l'étagère, et je recommande à mon tour leur lecture. Malgré certains facilités communes au thriller moderne, vos enfants apportent un renouvellement indéniable au genre, associant ainsi au plaisir immédiat d'une lecture simple celui, plus durable, de marquer l'esprit d'images noir et blanc du Barcelone des années 20, où erreront encore pour un temps indéfini les ombres de David, Cristina, Isabella, et celles, effrayantes, de Corelli et Irène Sabino.

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cmpf
  13 juin 2016

Une deuxième variation sur le thème du livre qui bouleverse votre vie. Dans L'ombre du vent, il s'agissait d'un livre écrit par un auteur inconnu qui transformait la vie de celui qui l'avait choisi dans le Cimetière des Livres Oubliés, cette fois c'est la vie de celui qui écrit qui est perturbée par son livre.
On rencontre David Martín alors qu'il est encore enfant (comme Daniel Sempere le héros de l'ombre du Vent). C'est un gamin pauvre, abandonné par sa mère à la compagnie de son seul père, homme violent et incapable de comprendre son amour des livres, lui qui est analphabète. Son père mort, il est engagé dans le journal où son père était gardien, comme grouillot, protégé par un jeune riche qui l'encourage à écrire. Son univers est celui des histoires à rebondissements, le titre de son premier feuilleton Les mystères de Barcelone en atteste.
Mais il aimerait écrire autre chose. Justement depuis quelques temps un éditeur français Andreas Corelli lui propose un contrat très avantageux. Lorsqu'il accepte enfin, la maison d'édition avec laquelle il avait signé un contrat d'exclusivité brûle opportunément avec ses deux associés. Ce n'est que la premières des coïncidences, et aussi les premières morts, qui ne seront pas, loin s'en faut, les dernières.
Entre cet éditeur qui se déclare son ami, mais l'inquiète et l'inspecteur Grandes très soucieux également de lui venir en aide en vertu de la sympathie qu'il lui inspire, le pauvre David doit louvoyer.
Il y a toutefois un lieu et un homme qui sont depuis toujours un refuge, Sempere et sa librairie. Comme dans l'ombre du Vent, mais vingt ans avant, cette librairie est tenue par un père et son fils.
Autre ressemblance, l'existence d'une grande maison abandonnée, considérée comme maudite, et dans laquelle David s'installe dès que ses moyens financiers le lui permettent. Également des amours contrariés pour le héros. Et bien sûr, Barcelone, omniprésente, souvent battue par les pluies et les vents.
Comme dit précédemment, plus que comme une saga, j'envisage cette trilogie comme un ensemble de compositions autour d'une idée, je les lis donc en laissant quelques semaines entre chaque titre, afin d'éviter la saturation, et je ne suis pas gênée par une certaine ressemblance dans les scenarii.
Le fantastique est présent dans cet opus, et je me suis demandé au cours de ma lecture si tout trouverait une explication rationnelle comme dans les policiers de Preston & Child, mais ce n'est le cas qu'en partie. Je ne saurais ne lire que des romans fantastiques, mais une incursion dans cet univers de temps en temps est plutôt sympathique.
Je pense donc retrouver Barcelone et son Cimetière des Livres Oubliés, dans le courant du mois prochain avec la même curiosité, et le même plaisir né du style de Carlos Ruiz Zafón.
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Citations et extraits (266) Voir plus Ajouter une citation
MaggyMMaggyM   01 décembre 2019
Je découvris que les filles de dix-sept ans possèdent des facultés verbales d'une ampleur telle qu'elles sont contraintes pour leur cerveau à les exercer toutes les vingt secondes. Le troisième jour, je pris une décision: il fallait lui trouver une petit ami, sourd de préférence.
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MaggyMMaggyM   01 décembre 2019
Mon père, que Dieu ait son âme, le disait déjà: le jour où on permettra aux femmes d'apprendre à lire et à écrire, le monde deviendra ingouvernable.
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CFARECFARE   01 décembre 2019
Chaque livre a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit et l'âme de ceux qui l'ont lu, ont vécu et rêvé avec lui.
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Florence94Florence94   14 mars 2015
Je crois que vous n’avez pas beaucoup d’amis. Moi non plus. Je me méfie de ceux qui s’imaginent avoir beaucoup d’amis. C’est signe qu’ils connaissent mal leur prochain.

Un intellectuel est ordinairement quelqu’un qui ne se distingue pas précisément par son intelligence, affirma-t-il. Il s’attribue lui-même ce qualificatif pour compenser l’impuissance naturelle dont il sent bien que ses capacités sont affectées. C’est aussi vieux et aussi sûr que le dicton. « Dis-moi de quoi tu te vantes et je te dirai ce qui te manques. » C’est pain quotidien. L’incompétent se présente toujours comme expert, le cruel comme pitoyable, le pêcheur comme dévot, l’usurier comme bienfaiteur, l’arrogant comme humble, le vulgaire comme distingué et l’abruti comme intellectuel.

- Quand j’étais enfant, pendant quelques mois, j’ai voulu être Esope.
- Nous abandonnons tous nos grandes espérances sur la route.

Rien ne nous induit plus à avoir la foi que la peur, la certitude d’être menacés. Quand nous nous sentons des victimes, toutes nos actions et nos croyances deviennent légitimes, mêmes les plus contestables. Ceux qui s’opposent à nous, ou qui, simplement sont nos voisins, cessent d’être nos semblables et deviennent nos ennemis. Nous ne sommes plus des agresseurs, nous sommes des défenseurs. L’envie, la jalousie ou le ressentiment qui nous motivent sont sanctifiés, car nous avons la certitude d’agir pour notre seule défense. Le mal, la menace, sont toujours chez l’autre. La peur est le premier pas vers une foi passionnée. La peur de perdre notre identité, notre vie, notre condition ou nos croyances. La peur est la poudre et la haine est la mèche. Le dogme, en dernière instance, n’est que l’allumette qui y met le feu.

Chaque livre, chaque tome que tu vois a une âme. L’âme de celui qui l’a écrit et l’âme de ceux qui l’ont lu, ont vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu’un livre change de main, toutes les fois que quelqu’un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. Ici, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont perdus dans le temps, vivent pour toujours, en attendant d’arriver dans les mains d’une nouveau lecteur, d’un nouvel esprit…
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djdri25djdri25   06 septembre 2012
Un écrivain n'oublie jamais le moment où, pour la première fois, il a accepté un peu d'argent ou quelques éloges en échange d'une histoire. Il n'oublie jamais la première fois où il a senti dans ses veines le doux poison de la vanité et cru que si personne ne découvrait son absence de talent, son rêve de littérature pourrait lui procurer un toit sur la tête, un vrai repas chaque soir et ce qu'il désirait le plus au monde : son nom imprimé sur un misérable bout de papier qui, il en est sûr vivra plus longtemps que lui. Un écrivain est condamné à se souvenir de ce moment, parce que, dès lors, il est perdu : son âme a un prix.
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Videos de Carlos Ruiz Zafón (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carlos Ruiz Zafón
Extrait de "Le Labyrinthe des esprits - le Cimetière des Livres oubliés 4" de Carlos Ruiz Zafón lu par Frédéric Meaux. Editions Audiolib. Parution le 7 novembre 2018.
Pour en savoir plus : https://www.audiolib.fr/livre-audio/le-labyrinthe-des-esprits-le-cimetiere-des-livres-oublies-4-9782367627786
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