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Marie Vila Casas (Traducteur)
EAN : 9782330142148
989 pages
Éditeur : Actes Sud (04/11/2020)
  Existe en édition audio
4.19/5   423 notes
Résumé :
Dans la Barcelone franquiste des années de plomb, la disparition d'un ministre déchaîne une cascade d'assassinats, de représailles et de mystères. Mais pour contrer la censure, la propagande et la terreur, la jeune Alicia Gris, tout droit sortie des entrailles de ce régime nauséabond, est habile à se jouer des miroirs et des masques.
Son enquête l'amène à croiser la route du libraire Daniel Sempere. Il n'est plus ce petit garçon qui trouva un jour dans les t... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (87) Voir plus Ajouter une critique
4,19

sur 423 notes
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lyoko
  28 juillet 2020
Je suis une fois de plus sous le charme.
Un quasi sans faute avec cette quadrilogie.
Toujours dans un voyage entre deux époques , qui nous emmène dans l'horreur du régime franquiste.
A côté de ça on a ce monde de la librairie ou l'esprit s'envole et voyage.
En fait l'auteur rend un véritable hommage aux libraires , mais également à tous ces amoureux des livres. Une véritable lutte contre la censure.
Et puis les nombreuses références littéraires ont juste été un régal pour moi.
Il va falloir que je m'essaye a d'autres romans de l'auteur.
Un coup de coeur pour cette série qui devrait être un incontournable.
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monnuage
  12 mai 2017
J'ai pleuré!Eh oui! J'ai pleuré en refermant les 925 pages en espagnol del Laberinto de los espiritus!
Ce n'était pas la joie d'avoir amélioré mes performances dans la langue de Cervantès,c'était d'abord la tristesse qui m'envahissait quand j'ai pris conscience que plus jamais je ne retournerais au Cimetière des Livres oubliés!
Puis je me suis dit que,puisque j'avais déjà lu trois fois les trois premiers tomes de la série La Sombra del Viento,il n'y avait pas de raison pour que je ne recommence pasl'expérience encore et encore...
En effet,comme l'écrit Julian Carax:" Une histoire est un labyrinthe infini de mots,d'images et d'esprits alliés pour nous dévoiler la vérité invisible sur nous-mêmes " et ,pour les vrais amoureux de la littérature,les entrées du labyrinthe sont multiples.J'en ai suivi quelques-unes selon la relecture et mon état d'esprit et j'en découvrirai sans doute encore beaucoup d'autres.
Car c'est bien cela le miracle de cette oeuvre,c'est de nous avoir proposé un regard complexe sur les divers genres romanesques,ce que nous avions déjà découvert dans La Sombra,approfondi dans El Juego,finalisé dans El Prisoniero et retrouvé dans une synthèse magistrale dans ce dernier opus!
De grâce,qu'on ne vienne pas se plaindre que l'intrigue est compliquée!Elle doit l'être puisque Carlos Ruiz Zafon rend hommage depuis le début aux grands feuilletonistes et/ou écrivains du XIXème siècle!
Qu'on ne me dise pas qu'elle est invraisemblable puisqu'elle navigue constamment entre le réalisme,le fantastique,voire l'onirisme!
Qu'on ne fasse pas de comparaisons entre le premier et le second tome,le second et le troisième etc...puisque justement il fallait attendre patiemment le dernier pour que tout s'emboîte!
Car,si cette oeuvre est un labyrinthe,elle est aussi un jeu de miroirs! On me parlait l'autre jour d'une oeuvre musicale d'Arvo Pärt,"Spiegel im Spiegel" (miroir dans le miroir) que l'on peut appliquer ici.En effet,des situations renvoient à des situations, des personnages à d'autres personnages,des lieux à d'autres lieux mais chaque fois,le miroir est déformant,ne donne jamais la même image et crée même des anamorphoses!
Quant au labyrinthe qui donne le titre au dernier tome,combien de fois n'est-il pas apparu soit dans le Cimetière des Livres oubliés,soit dans les étranges maisons barcelonaises tellement angoissantes mais c'est un labyrinthe qui conduit vers d'autres domaines de la connaissance comme dans le Nom de la Rose d'Eco ou qui nous perd à tout jamais comme dans les dessins d'Escher!
Mais,en finale,pourquoi ai-je été aussi émue à la fin? Sans doute parce qu'il y avait longtemps que je n'avais pas vu /lu un tel hommage à la littérature,aux livres ,aux bibliothèques,aux librairies...
Merci,Monsieur Ruiz Zafon pour ce dernier chapitre "Le livre de Julian" où les deux Julian se retrouvent! Merci pour ce résumé de tout ce que nous avons lu depuis quinze ans et pour les grâces que vous rendez aux écrivains qui deviennent des personnages,aux narrateurs qui sont multiples,à l'auteur lui-même devenu personnage mais aussi aux traducteurs (dont François Maspero qui n'est plus là),aux maisons d'édition,aux agents littéraires.....aux vendeurs de livres!!
Merci pour nous avoir promené dans L Histoire tragique de votre pays,dans l'histoire d'amour de Daniel et Béa et d'autres,dans les enquêtes policières les plus sombres,dans le fantastique à moins que ce ne soit dans le psychologique!
Et merci enfin d'avoir fait d'une Barcelone "que nunca volvera" non seulement un cadre spatio-temporel extraordinaire mais finalement une héroïne à part entière dont on ne peut que tomber amoureux!

Lien : https://danielle.sainmont@gm..
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bilodoh
  26 août 2018
Quand on a adoré le monde fabuleux du « Cimetière des livres oubliés » dans l'Ombre du vent, on ne peut qu'être heureux de le retrouver encore dans ce Labyrinthe des esprits.
C'est un joli mélange de réalisme et de poésie fantastique avec un fond d'histoire de Barcelone. Des personnages attachants, une atmosphère de complot et de mystère, une très belle conclusion de la série.
Il faut vraiment apprécier pour s'y plonger, car c'est plus de 800 pages, un gros bonheur de lecture!
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Rilau
  02 août 2019
J'ai trouvé mon coup de coeur 2019!!!
Carlos Ruiz Zafón est un virtuose, il nous entraîne dans l'histoire de Barcelone et l'après guerre civile dans les années 1950 avec la famille Sempere, Firmin Romero de Torres, Alicia Gris, le capitaine Vargas.
C'est un roman dense en rebondissement. J'ai adoré l'humour et les répliques cinglantes de Firmin, quel personnage fort, chaleureux, sympathique.
J'ai eu peur et j'ai tremblé pour le devenir d'Alicia Gris, on est ému par sa force de caractère et son esprit indépendant. Blessée pendant la guerre, elle supporte ses douleurs avec courage et en les cachant à son entourage.
Mais il y a aussi les scélérats tels que le policier Hendaya, Rovira (son sbire), Mauricio Valls et surtout le pire de tous Leandro, personnage énigmatique, hypocrite et manipulateur.
On se laisse porter par les mots et on se perd rapidement dans les pages, captivé par le récit des aventures des personnages dans les profondeurs de cette Barcelone ensorcelée.
Ce livre est un hommage aux librairies, aux bibliothèques, aux livres et aux auteurs..Il y a du mystère, du fantastique mais aussi de l'amour et de l'amitié..
Je vous conseille de vous précipiter dans une bibliothèque ou une librairie pour lire ce livre grandiose.
À lire absolument!!!!
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EvadezMoi
  11 mai 2018
Il est des romans qui vous divertissent, d'autres qui vous intriguent et certains, plus rares, qui vous enrichissent. le Labyrinthe des Esprits fait partie de cette dernière catégorie.
Ce roman est une véritable mine d'enseignements.
On y découvre d'abord, et tout au long de l'histoire, une ville. Barcelone, ville maudite, ville mystérieuse.
Les légendes sont des mensonges ébauchés pour expliquer des vérités universelles.
Le roman débute en 1938. Barcelone est alors sous le feu incessant des bombardements de l'armée de Mussolini. On visite une ville blessée qui se meurt d'une guerre qui devient fratricide. Carlos Ruiz Zafon nous entraîne dans les ruelles comme dans les beaux quartiers de cette ville. On y sent tout l'amour que l'auteur porte à sa ville natale. Barcelone, qui sans être pourtant la capitale, est certainement la ville d'Espagne la plus connue et le siège de beaucoup d'évènements. On se souviendra récemment de la révolte qui a secoué la ville pour une catalogne indépendante, ou encore les attentats qui ont endeuillé la cité.
On y découvre en même temps un personnage central, Alicia. Petite fille au début du roman, blessée lors des bombardements, elle va devenir une femme torturée par son passé, en perpétuelle souffrance des séquelles de ses blessures, mais devenue femme forte au service du « Corps », sorte de police parallèle apposée au régime franquiste. L'enquête sur la disparition d'un ministre va lui être confiée et avec l'aide de Vargas, flic désavoué qu'on lui impose, Alicia va plonger dans l'histoire la plus sombre de Barcelone, celle où les opposants politiques, les artistes, les auteurs de génies étaient enfermés dans des cachots. Les mensonges, les trahisons, les disparitions et la propagande étaient alors monnaie courante.
La vérité n'est jamais parfaite et elle ne cadre jamais avec la totalité des attentes. Elle sème toujours des doutes et des interrogations. Seul le mensonge est crédible à cent pour cent parce qu'il n'a pas à justifier la réalité mais simplement à nous dire ce que nous voulons entendre.
Ce roman est évidemment lourd de messages politiques mais ils nous sont présentés d'une manière réellement passionnante. Au travers de l'histoire d'un roman et de son auteur, en déambulant dans les anciennes librairies et en s'aventurant dans le Cimetière des Livres oubliés, Alicia nous montre et nous explique toute l'horreur de ces années maudites, de la guerre mondiale à la dictature de Franco, en passant par la guerre intestine et fratricide qui en a découlé.
Enfin, c'est un hymne incroyable au livre, l'objet mais aussi l'écrin de pensées et d'histoires merveilleuses au service d'une littérature intemporelle.
Ce lieu est un mystère, Julian. Un sanctuaire. Chaque livre, chaque tome que tu vois a une âme. L'âme de celui qui l'a écrit et lâme de ceux qui l'ont lu, on vécu et ont rêvé avec lui. Toutes les fois qu'un livre change de main, toutes les fois que quelqu'un parcourt ses pages, son esprit grandit et devient plus fort. […] Quand une bibliothèque disparait, qu'une librairie ferme ses portes, qu'un livre tombe dans l'oubli, nous qui connaissons ce lieu et en sommes ses gardiens faisons en sorte qu'il arrive ici. Entre ces murs, les livres dont personne ne se souvient, les livres qui se sont évanouis avec le temps, vivent pour toujours en attendant de parvenir un jour entre les mains d'un nouveau lecteur, d'atteindre un nouvel esprit.
C'est réellement un roman magnifique, une épopée catalane sublime et riche, et un polar hors normes.
Le labyrinthe des Esprit est le quatrième volet du cycle du Cimetière des Livres Oubliés. L'éditeur, Actes Sud, précise que « Les divers romans de la série peuvent être lus dans n'importe quel ordre et séparément. Ils permettent au lecteur d'explorer le labyrinthe d'histoires en y accédant par différentes portes et différents chemins qui, mis bout à bout, le conduiront au coeur du récit. » Je peux vous affirmer que le Labyrinthe des esprits peut absolument se lire seul ou avant les autres, la lecture et la chronologie n'est nullement affectée. Les autres volumes sont :
L'Ombre du vent. Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, « ville des Prodiges » marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon Daniel Sempere dans un lieu mystérieux du quartier Gothique : le Cimetière des livres oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets « enterrés dans l'âme de la ville » : L'Ombre du vent.
Le Jeu de l'ange. Années 1920. David Martin, jeune journaliste, écrit des feuilletons sous pseudonyme qui rencontrent un énorme succès. Mais après quelques années, à bout de force, David va renoncer. Ses éditeurs lui accordent neuf mois pour écrire son propre roman. Celui-ci, boudé par la critique et sabordé par les éditeurs, est un échec. Son ami libraire, Sempere, choisit ce moment pour l'emmener au Cimetière des livres oubliés, où David dépose le sien. Puis arrive une offre extraordinaire : un éditeur parisien, Corelli, lui propose, moyennant cent mille francs, une fortune, de créer un texte fondateur, sorte de nouvelle Bible, « une histoire pour laquelle les hommes seraient capables de vivre et de mourir, de tuer et d'être tués, d'offrir leur âme ». du jour où il accepte ce contrat, une étrange mécanique du meurtre se met en place autour de David. En vendant sa liberté d'écrivain, aurait-il vendu son âme au diable ? Épouvanté et fasciné, David se lance dans une enquête sur ce curieux éditeur, dont les pouvoirs semblent transcender le temps et l'espace.
Le Prisonnier du ciel. Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l'offre à Fermín, ami de toujours de Daniel Sempere, accompagné d'une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats. Qui est cet inconnu ? de quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu'il a toujours caché. Il raconte la terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d'hommes condamnés à mourir lentement dans cette antichambre de l'enfer. Parmi eux Fermín et David Martín, l'auteur de la Ville des maudits. Une évasion prodigieuse et un objet volé... Dix-huit ans plus tard, quelqu'un crie vengeance. Des mensonges enfouis refont surface, des ombres oubliées se mettent en mouvement, la peur et la haine rôdent.

Lien : http://www.evadez-moi.com/ar..
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critiques presse (1)
Lexpress   07 mai 2018
Carlos Ruiz Zafón ressuscite le roman gothique avec Le labyrinthe des esprits, puzzle envoûtant dans l'Espagne franquiste.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (115) Voir plus Ajouter une citation
dadotistedadotiste   18 mai 2018
Actes Sud, p. 808

« Selon mon plan infaillible, le premier tome serait centré sur l'histoire d'un lecteur, mon père en l'occurrence, et de la façon dont il avait découvert le monde des livres et, par extension, la vie dans sa jeunesse à travers un roman énigmatique écrit par un auteur inconnu qui cachait un incroyable mystère à faire dresser les cheveux sur la tête. Tout cela donnerait lieu à la construction, d'un trait de plume, d'un roman combinant tous les genres existants et encore à inventer.
[...]
Le deuxième tome serait imprégné d'un arrière-goût morbide et sinistre destiné à titiller le lecteur conventionnel. Il raconterait la macabre aventure d'un romancier maudit — hommage à David Martin —, lequel décrirait à la première personne comment il avait perdu la raison, entraînant le lecteur dans sa descente aux enfers, dans sa propre folie, et devenant un narrateur moins fiable encore que le prince des ténèbres qui passerait aussi par ces pages. Ou pas. L'ensemble composerait en effet un jeu où il reviendrait au lecteur de compléter le puzzle et de décider du livre qu'il lirait.
[...]
En supposant que le lecteur aura survécu aux deux premiers volumes et qu'il n'aura pas décidé de remonter dans le tramway du “happy end”, le troisième tome nous sauverait momentanément du séjour des morts et nous offrirait l'histoire d'un personnage. Le personnage par excellence, et la voix de la conscience officielle de l'histoire, je veux parler de mon oncle adoptif : Firmin Romero de Torres. Son récit dépeindrait avec un esprit picaresque la façon dont il était devenu ce personnage. Ses nombreuses aventures au long des plus troubles années du siècle révéleraient également les lignes qui relient entre elles toutes les parties du labyrinthe.
[...]
— Comment finira cette monstruosité ?
— En feu d'artifice, avec un grand orchestre et la puissance de la machinerie à toute vapeur.
La quatrième livraison, formidablement virulente et saupoudrée de tous les parfums des précédentes, nous conduira enfin au centre du mystère et nous révélera tous les secrets de la bouche de mon ange des ténèbres préférée, Alicia Gris. La saga comprendra des scélérats et des héros, et mille tunnels grâce auxquels le lecteur pourra explorer une trame kaléidoscopique pareille à la vision féérique que j'avais découverte avec mon père au cœur du Cimetière des Livres oubliés. »
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si-bemolsi-bemol   15 août 2018
Une histoire n’a ni début ni fin, seulement des portes d’entrée.
Une histoire est un labyrinthe sans fin de mots, d’images et de pensées réunis pour nous révéler la vérité invisible sur nous-mêmes. En définitive, une histoire est une conversation entre une personne qui raconte et une personne qui écoute. Or un narrateur ne peut conter que dans la mesure de ses capacités, et un lecteur ne lit que ce qui est déjà écrit dans son âme.
+ Lire la suite
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leolechatleolechat   28 juillet 2018
Au bout du compte, tout cela n'est qu'une foire d’intérêts plus ou moins déguisés destinés à la consommation de la sottise populaire. Le petit numéro de marionnettes mis à part, la seule chose qui compte, c'est qui commande, qui possède la clef de la caisse et comment répartir l'argent des autres. Sur le chemin du butin, tout le monde sera blanchi, et ce ne sera pas superflu. De nouveaux chefs et une fanfare d'innocents privés de mémoire descendront dans la rue, prêts à croire tout ce qu'on leur dit, tout ce qu'ils ont besoin d'entendre. Ils suivront le joueur de flûte de Hamelin du moment, celui qui saura le mieux les flatter et leur promettre un paradis en carton-pâte.
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bilodohbilodoh   05 juillet 2018
Nous, les mortels, nous ne parvenons jamais à connaître notre véritable destin, pour la plupart ; nous sommes simplement bousculés par lui, renversés. Quand nous relevons la tête et que nous le voyons s’éloigner sur la route, il est trop tard, et nous devons faire le reste du chemin dans le fossé de ce que les rêveurs appellent la maturité.

(Actes Sud, p. 328)
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GuyMontagGuyMontag   08 mai 2018
Une histoire n’a ni début ni fin, seulement des portes d’entrée.
Une histoire est un labyrinthe sans fin de mots, d’images et de pensées réunis pour nous révéler la vérité invisible sur nous-mêmes. En définitive, une histoire est une conversation entre une personne qui raconte et une personne qui écoute. Or un narrateur ne peut conter que dans la mesure de ses capacités, et un lecteur ne lit que ce qui est déjà écrit dans son âme.
Telle est la règle d’or sur laquelle repose tout artifice d’encre et de papier, parce que lorsque les lumières s’éteignent, que la musique cesse, que le parterre se vide, seul compte le mirage demeurant gravé dans le théâtre de l’imagination interne de tout lecteur. Et également l’espoir de tout faiseur de contes : que le lecteur ait ouvert son cœur à l’une de ses créatures de papier et lui ait confié quelque chose de lui-même pour le rendre immortel, ne fût-ce que pendant quelques minutes.
Cela étant dit de façon plus grave que ne le mériterait sans doute le sujet, mieux vaut atterrir au ras de la page et demander à l’ami lecteur de nous accompagner jusqu’à la fin de cette histoire et de nous aider à trouver le plus difficile pour un pauvre narrateur pris dans son propre labyrinthe : la porte de sortie.
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