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François Maspero (Traducteur)
EAN : 9782330142155
384 pages
Éditeur : Actes Sud (04/11/2020)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.9/5 (sur 852 notes)
Résumé :
Barcelone, Noël 1957. À la librairie Sempere, un inquiétant personnage achète un exemplaire du Comte de Monte Cristo. Puis il l'offre à Fermín, accompagné d'une menaçante dédicace. La vie de Fermín vole alors en éclats.

Qui est cet inconnu ? De quels abîmes du passé surgit-il ? Interrogé par Daniel, Fermín révèle ce qu'il a toujours caché.
La terrible prison de Montjuïc en 1939. Une poignée d'hommes condamnés à mourir lentement dans cette antic... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (127) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  25 juillet 2020
Une promenade en Espagne avec des allers retours dans deux époques différentes.
J'ai adoré ce tome, je l'ai lu quasi d'une traite. En fait l'auteur nous ballade avec aisance et nous donne envie d'en savoir plus.
Je ne suis pas une grande spécialiste de l'histoire espagnole, mais il est vrai qu'on oublie facilement les exactions commises pendant la guerre et sous Franco ( dans mes notions d'histoire scolaire l'Allemagne a réussi a rendre négligeable les autres nations).
Mais ici l'auteur est très bon car a côté des descriptions d'horreur il rentre avec douceur dans le monde des livres.
J'aime les personnages de ce roman, avec une mention spéciale pour Fermin. Ces personnages si humains, avec de nombreux défauts et quelques qualités. Et c'est sans compter sur une écriture qui rend le tout inoubliable..
Ce tome 3 est un coup de coeur.
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Roggy
  10 mai 2020
Je me souviens du bonheur et de l'enthousiasme qui m'avaient saisie à la lecture de l'Ombre du vent.
Voici comme un prolongement, où la délicieuse brume de l'aventure et du mystère viennent couver le lecteur dès les premières pages.
Carlos Ruiz Zafón a une écriture reconnaissable comme un timbre de voix, les premières notes éveillent la curiosité et donnent le ton d'une agréable immersion en territoire connu.
Comme à son habitude, c'est un récit à secousses, où l'auteur fait des aller-retours entre les lieux et les personnages, tricote les enjeux, dresse des ponts entre hier et aujourd'hui, entre les deuils et les victoires personnelles.
A travers des personnages drôlement bien construits, qui évoluent bien dans cette suite, l'auteur espagnol nous fait cadeau de perles magnifiques choisies dans le rayon des aphorismes.
Sous le décor d'un pan dramatique de l'histoire espagnole, l'écriture fluide parsemée d'ironie et de sarcasme, ainsi qu'une maîtrise du suspense et beaucoup d'imagination donnent un grand magnétisme à ce roman.
Aventure, drame, romance, dans le prisonnier du ciel, Carlos Ruiz Zafón nous ensorcelle à nouveau avec son écriture imagée et lyrique et nous donne envie de replonger, une fois le livre refermé, dans ses romans précédents.
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TheWind
  07 février 2016
C'est avec « Le prisonnier du ciel » que je termine le cycle du Cimetière des Livres Oubliés. Ainsi pourrait-on dire que la boucle est bouclée ou plutôt qu'avec ce livre j'ai enfin pu remonter le fil d'Ariane pour sortir du labyrinthe dans lequel Carlos Ruiz Zafon s'amuse à perdre ses lecteurs.
Et pourtant, il y a comme un goût d'inachevé, des questions sans réponse, des passerelles en suspens … Carlos Ruiz Zafon préparerait -il un quatrième tome ?
Eh bien oui ! Voici ce que dit l'auteur espagnol à ce propos lors du salon du Livre de 2013 où Barcelone était ville invitée :
« Sur le quatrième et dernier tome du cycle du Cimetière des livres oubliés. C'est le plus compliqué à construire, je suis en plein chantier. J'espère avoir fini avant la fin de l'année prochaine. Il est temps de clore ce chapitre, mais je ne suis pas inquiet car je ne quitte jamais vraiment mes personnages. le lecteur peut leur dire adieu mais pas moi, ils continueront à tourner dans ma tête, chaque jour. »
C'est tout de même une démarche incroyable que celle de Zafon ! Écrire des romans liés les uns aux autres par les personnages, par leurs histoires tout en gardant à l'esprit que chaque roman puisse se lire indépendamment des autres. Chaque histoire tisse des liens avec celles lues précédemment, chaque histoire pose de nouvelles interrogations, chaque histoire renvoie aux autres et s'invite dans une sorte de tourbillon sans fin. J'imagine bien la peine de Carlos Ruiz Zafon pour écrire ce quatrième tome censé clore ce cycle !
Je crois, pour ma part, que si c'était à refaire je ne lirai plus ces livres dans le même ordre.
On pourrait commencer tranquillement avec « Le prisonnier du ciel » pour continuer avec « Le jeu de l'ange » et finir en apothéose avec « L'ombre du vent ». Car, sans nul doute, c'est bien le meilleur des trois ! Mais peut-être aurait-il eu une saveur différente si je l'avais lu après les deux autres ?!
Ouh la la ! Quelle prise de tête ! Laissons toutes ces élucubrations de côté et venons-en au fait :
«  le prisonnier du ciel ».
Dans ce tome, Carlos Ruiz Zafon rend hommage à une oeuvre romanesque très connue. Il place au coeur l'histoire le roman d'un auteur grandiose : « Le comte de Monte-Cristo ».
Et avec cet ouvrage s'ouvre un nouvel éclaircissement sur la vie de Fermin, ce personnage formidable découvert dans L'Ombre du Vent.
J'ai eu plaisir à retrouver Fermin, cet ancien vagabond au grand coeur, dont la verve et l'indépendance d'esprit me plaît énormément !
Pour autant, ce roman reste inégal. J'avoue parfois m'être un peu ennuyée, mais, bien heureusement, les chapitres sont courts et défilent plutôt rapidement, ce qui permet de ne jamais vraiment sombrer dans la lassitude.
Je ne vais pas vous raconter l'histoire. Au vu de ce que j'ai dit plus haut, vous vous doutez bien qu'elle est intimement liée aux deux autres. Elle s'en différencie cependant par l'atmosphère. Beaucoup moins mystérieux, moins fantastique, moins lugubre aussi.. »Le prisonnier du ciel » m'est plutôt apparu comme une sorte de parenthèse qu'il était important d'ouvrir mais qu'on referme assez vite tout de même pour revenir à l'essentiel.
Dernière petite anecdote avant de clore cette chronique. Un des personnages de ce livre s'appelle « Valls » et je n'ai pas pu me détacher de l'image du Premier Ministre qui est lui-même né à Barcelone où se déroule la majeure partie du cycle de Zafon. Alors, oui, bien sûr, il n'y aucun autre lien à faire entre les deux mais ça ne m'a pas quitté de toute ma lecture et c'était bien agaçant !
Voilà, ce troisième chapitre s'achève là. Je n'attends pas spécialement le quatrième avec impatience mais j'aurai tout de même plaisir à retrouver Daniel Sempere, Fermin Romero de Torres, David Martin, Bea et les autres...pour une ultime histoire !

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cicou45
  16 mars 2013
Je commencerais cette critique par deux mots simples : Une merveille !
J'avis découvert "L'ombre du vent l'année dernière, ne sachant pas alors qu'il s'agissait en réalité d'une saga et lorsque je suis tombée sur cet ouvrage lors d'une de mes nombreuses pérégrinations en librairie, je n'y ai pas réfléchi à deux fois et je suis loin de le regretter bien qu'en ayant une des critiques faites sur ce livre, j'ai su que j'avais raté un tome. Néanmoins, comme il est précisé en début d'ouvrage, les livres peuvent être lus à tout moment, ce que je vais donc m'empresser de faire !
Une histoire envoûtante dans laquelle on en découvre les horreurs de la guerre qui fit rage en Espagne sous le régime de Franco, mais aussi où l'on apprend où il est possible de survivre à une telle horreur et de s'épanouir dans sa vie future, sans haine mais parfois, sans identité non plus. Tel est l'exemple de Fermin Romero de Torres, cet étrange personnage que le lecteur avait appris à aimer dans " L"ombre du vent". Mais il en découvre également d'autres, tels David Martin ou encore Mauricio Valls. Si l'on peut dire avec certitude que le premier était un homme bon quoique n'ayant pas toute sa tête, qu'en est-il du deuxième ? Ange ou démon ? Un esprit torturé et machiavélique, certes, mais les apparences peuvent parfois se révéler trompeuses...
Un livre extrêmement bien écrit, tout comme le premier d'ailleurs, très émouvant et que l'on n'arrive pas à lâcher...J'ai hâte de rattraper mon retard et de découvrit "Le jeu de l'ange", deuxième volet du cycle du Cimetière des Livres Oubliés. A lire !
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missmolko1
  29 décembre 2012
Après avoir adoré "l'ombre du vent" et "le jeu de l'ange", je me suis précipitée sur ce troisième tome, voulant vite découvrir la suite de l'intrigue.
Et j'ai trouvé cette suite à la hauteur des deux premiers. On en apprend plus sur Fermin, toujours aussi drôle dans ses répliques et l'on comprend enfin ce qui unit Fermin à David Martin!
Daniel me plait toujours autant même si avec le temps et les révélations de ce tome, il apparait moins naïf et plus sombre, en proie à la haine!
Ce roman est plus court que les précédents et c'est mon seul regret car il se lit trop vite. le dénouement arrive très rapidement. J'ai beaucoup aimé cette fin mais elle ne répond pas complétement à toutes mes questions. J'espère donc de tout coeur qu'il y aura un quatrième tome.
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critiques presse (2)
Lexpress   04 avril 2013
Au coeur de ce drame psychologique, les livres. Les livres dont on nous dit qu'ils ne servent à rien... A rien ? Carlos Ruiz Zafon, qui sait réconcilier l'intelligence et le romanesque, leur offre un magistral hommage. Son succès est aussi celui de la littérature, des livres, de l'édition.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaPresse   18 mars 2013
Lire Le prisonnier du ciel est un pur plaisir de lecteur et une étonnante source de rires aux éclats. [...] Grâce à des dialogues truculents, à des emprunts respectueux à Dumas (Le Comte de Monte-Cristo façon catalane) et à Cervantes (Fermín en Chevalier à la triste figure contemporain), Zafón signe là un roman digne de ce nom.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (99) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   03 janvier 2014
A cette heure, les équipages des navires marchands et des bateaux de guerre ancrés dans le port remontaient les Ramblas dans le but de satisfaire leurs appétits les plus variés. Pour répondre à la demande, l'offre s'était déjà installée au coin de la rue sous la forme d'une compagnie de dames de location qui semblaient avoir derrière elles un impressionnant kilométrage et proposaient des tarifs de prise en charge très abordables. Je détaillai avec appréhension les jupes qui s'ouvraient sur des varices et des pâleurs pourprées dont la seule vision me faisait mal, les visages usés et un air général de dernière parade avant la retraite qui était tout sauf lascif.
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MelvaneMelvane   04 février 2013
_ je vous préviens que l'agressivité me donne de l'aérophagie, menaça Fermin. Vous êtes donc prié de laisser de côté vos rodomontades à la Buffalo Bill et de faire un effort pour pisser face au mur sans tout asperger, sinon, un de ces matins, vous vous réveillerez couvert de champignons.
L'ancien numéro 14 passa cinq jours sans adresser la parole à Fermin. Finalement, vaincu par les ventosités sulfuriques que celui-ci prodiguait dés l'aube, il changea de stratégie.
_ Je vous avais prévenu, dit Fermin.
_ C'est bien. Je me rends. Mon nom est Sebastian Salgado. Profession : syndicaliste. Serrons-nous la main et soyons amis, mais je vous en prie, arrêtez de péter, parce que je commence à avoir des hallucinations et je vois en rêve Noi del Sucre danser le charleston.
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araucariaaraucaria   09 janvier 2014
Ce mois de janvier se présenta vêtu d'un ciel cristallin et d'une lumière glacée qui soufflait de la neige en poudre sur les toits de la ville. Le soleil brillait tous les jours et arrachait des pans de lumière et d'ombre aux façades d'une Barcelone transparente où les autobus à deux étages circulaient le haut vide et où les tramways laissaient dans leur sillage un halo de vapeur sur les rails.
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TheWindTheWind   04 février 2016
- Brillant discours, commenta ce dernier. ( Martin)
- Historique. Chaque fois que cet homme parle, l'histoire de la pensée en Occident connaît une révolution copernicienne.
- Le sarcasme ne vous va pas, Fermin. Il est en contradiction avec votre gentillesse naturelle.
- Allez en enfer.
- Je m'y emploie. Une cigarette ?
- Je ne fume pas.
- On prétend que ça aide à mourir plus vite.
- Dans ce cas, pourquoi pas ?
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MelvaneMelvane   03 février 2013
_ Moi ? Je ferai confiance à la mère de mon enfant.
_ Confiance ?
Fermin confirma.
_ Ne vous vexez pas, Daniel, mais vous avez le problème classique des hommes qui se marient avec une femme trop belle. Mme Bea, qui est et restera toujours pour moi une sainte, est, comme on dit vulgairement, un plat de choix à s'en lécher les doigts. En conséquence, il est prévisible que des crapules, des misérables, des Tarzan de piscine et toute une ribambelle de petits coqs de basse-cour lui courent derrière. Avec ou sans mari et enfant, parce que ça, le singe habillé que nous avons la faiblesse d'appeler Homo Sapiens s'en fiche complètement. Vous ne vous en rendez pas compte, pourtant je suis prêt à jouer mes chaussettes que votre sainte épouse attire autant de mouches qu'un pot de miel à la foire d'avril. Ce crétin est un charognard qui lance des pierres pour voir comment on va réagir. Croyez-en ma vieille expérience, une femme comme elle, qui a la tête sur les épaules, les repère de loin.
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Éclectisme, souvenirs et passion, sont les trois mots qui pourraient résumer la sélection d'Olivia Ruiz lors de sont passage à la Fnac pour nous parler de ses coups de coeur et références culturelles incontournables. Elle nous parle de son premier roman La commode aux tiroirs de couleurs, de son admiration pour Carlos Ruiz Zafón, de ses souvenirs avec Goran Bregovi, de Nino Rota et son Italie...
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