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Critique de TheWind


TheWind
  07 février 2016
C'est avec « Le prisonnier du ciel » que je termine le cycle du Cimetière des Livres Oubliés. Ainsi pourrait-on dire que la boucle est bouclée ou plutôt qu'avec ce livre j'ai enfin pu remonter le fil d'Ariane pour sortir du labyrinthe dans lequel Carlos Ruiz Zafon s'amuse à perdre ses lecteurs.
Et pourtant, il y a comme un goût d'inachevé, des questions sans réponse, des passerelles en suspens … Carlos Ruiz Zafon préparerait -il un quatrième tome ?
Eh bien oui ! Voici ce que dit l'auteur espagnol à ce propos lors du salon du Livre de 2013 où Barcelone était ville invitée :
« Sur le quatrième et dernier tome du cycle du Cimetière des livres oubliés. C'est le plus compliqué à construire, je suis en plein chantier. J'espère avoir fini avant la fin de l'année prochaine. Il est temps de clore ce chapitre, mais je ne suis pas inquiet car je ne quitte jamais vraiment mes personnages. le lecteur peut leur dire adieu mais pas moi, ils continueront à tourner dans ma tête, chaque jour. »

C'est tout de même une démarche incroyable que celle de Zafon ! Écrire des romans liés les uns aux autres par les personnages, par leurs histoires tout en gardant à l'esprit que chaque roman puisse se lire indépendamment des autres. Chaque histoire tisse des liens avec celles lues précédemment, chaque histoire pose de nouvelles interrogations, chaque histoire renvoie aux autres et s'invite dans une sorte de tourbillon sans fin. J'imagine bien la peine de Carlos Ruiz Zafon pour écrire ce quatrième tome censé clore ce cycle !
Je crois, pour ma part, que si c'était à refaire je ne lirai plus ces livres dans le même ordre.
On pourrait commencer tranquillement avec « Le prisonnier du ciel » pour continuer avec « Le jeu de l'ange » et finir en apothéose avec « L'ombre du vent ». Car, sans nul doute, c'est bien le meilleur des trois ! Mais peut-être aurait-il eu une saveur différente si je l'avais lu après les deux autres ?!
Ouh la la ! Quelle prise de tête ! Laissons toutes ces élucubrations de côté et venons-en au fait :
«  le prisonnier du ciel ».

Dans ce tome, Carlos Ruiz Zafon rend hommage à une oeuvre romanesque très connue. Il place au coeur l'histoire le roman d'un auteur grandiose : « Le comte de Monte-Cristo ».
Et avec cet ouvrage s'ouvre un nouvel éclaircissement sur la vie de Fermin, ce personnage formidable découvert dans L'Ombre du Vent.
J'ai eu plaisir à retrouver Fermin, cet ancien vagabond au grand coeur, dont la verve et l'indépendance d'esprit me plaît énormément !
Pour autant, ce roman reste inégal. J'avoue parfois m'être un peu ennuyée, mais, bien heureusement, les chapitres sont courts et défilent plutôt rapidement, ce qui permet de ne jamais vraiment sombrer dans la lassitude.
Je ne vais pas vous raconter l'histoire. Au vu de ce que j'ai dit plus haut, vous vous doutez bien qu'elle est intimement liée aux deux autres. Elle s'en différencie cependant par l'atmosphère. Beaucoup moins mystérieux, moins fantastique, moins lugubre aussi.. »Le prisonnier du ciel » m'est plutôt apparu comme une sorte de parenthèse qu'il était important d'ouvrir mais qu'on referme assez vite tout de même pour revenir à l'essentiel.
Dernière petite anecdote avant de clore cette chronique. Un des personnages de ce livre s'appelle « Valls » et je n'ai pas pu me détacher de l'image du Premier Ministre qui est lui-même né à Barcelone où se déroule la majeure partie du cycle de Zafon. Alors, oui, bien sûr, il n'y aucun autre lien à faire entre les deux mais ça ne m'a pas quitté de toute ma lecture et c'était bien agaçant !

Voilà, ce troisième chapitre s'achève là. Je n'attends pas spécialement le quatrième avec impatience mais j'aurai tout de même plaisir à retrouver Daniel Sempere, Fermin Romero de Torres, David Martin, Bea et les autres...pour une ultime histoire !


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