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Diniz Galhos (Traducteur)
EAN : 9791032907504
Éditeur : L'Observatoire (08/01/2020)
4.44/5   249 notes
Résumé :
PALESTINE, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : avant même son dix-huitième anniversaire, la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vivent son époux et sa nouvelle famille.

La tête encore pleine de chimères adolescentes, Isra espère trouver aux Ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (86) Voir plus Ajouter une critique
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sur 249 notes
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Ladybirdy
  17 septembre 2020
Dans le silence d'Isra résonne le silence de toutes les femmes soumises aux diktats de coutumes et religions et qui paient au prix fort une vie réduite à rien.
Isra n'a que dix-sept ans en Palestine quand sa mère la marie de force à Adam. le jeune couple immigre en Amérique auprès de la mère d'Adam, Farida. Isra n'était alors qu'une enfant qui aimait lire et rêver à un grand amour. Malgré ses envies de s'acclimater à sa nouvelle vie, rien ne lui sourira. L'amour ne sera pas au rendez-vous et elle n'enfantera que de filles au grand désespoir de sa nouvelle famille. Progressivement, Isra va sombrer plus bas que terre partagée entre les traditions et l'envie d'une autre vie pour ses filles. Sarah, la soeur d'Adam sera la lumière de cette histoire à travers sa lucidité et ses ailes déployées. Les livres seront pour ces deux amies le pont vers des rêves plus cléments, réveillant une imagination et une fascination des plus salvatrices.
Ce roman oscille entre la vie d'Isra et des années plus tard de Deya, l'aînée de ses filles.
Etaf Rum décrit ici avec un réalisme effrayant et effarant les barrières et prisons qui s'abattent dés la naissance sur une fille arabe prise aux pièges dans les marasmes d'une religion dépassée et toxique. Les mères ici n'ont qu'un but, marier leur fille avec le premier venu, ne plus les revoir et souhaiter un fils à qui reviendra tous les droits, y compris celui de battre et de museler sa femme.
Ce roman est un coup de coeur. Il m'a chamboulée tant il est inimaginable de voir que de telles coutumes sont encore à la mode. Que l'amour et la liberté n'ont aucune valeur dans certains pays. J'ai eu mal au ventre durant toute ma lecture tant ce livre m'a oppressée. Ces hommes qui utilisent leur femme pour cuisiner, enfanter, élever les enfants, accuser de brimades et de coups ces femmes innocentes. C'est d'une réalité glaçante. J'espère que ce livre permettra à de nombreuses jeunes filles de trouver le courage et la force de sortir de ce carcan aliénant.
Impensable et inoubliable, un livre qui saigne, qui hurle, qui fait mal, qui marque.
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fanfanouche24
  31 mai 2020
Plantons déjà le décor, dans les grandes lignes:
Entre la Palestine des années 1990 aux années 2000
aux Etats-Unis. le récit se déploie sur plus de vingt-ans...à travers trois générations de femmes...
Un grand coup de coeur pour ce premier roman...avec des résonances
autobiographiques; Un hommage à la littérature et au courage incroyable de toutes les femmes écrasées, empêchées dans leur liberté et leurs capacités...
On fait connaissance du premier personnage féminin, centre de l'histoire, Isra, jeune fille aimant lire mais devant, étant une fille , se cacher pour le faire...
"- Les Contes des mille et une nuits. C'est celui que je préfère. (...)
- C'est plein de génies et de vizirs, des choses qui n'existent pas. Je préfère les histoires qui parlent de la vraie vie.
-Mais ça parle de la vraie vie, insista Isra. ça parle de la force et de la ténacité des femmes. Personne ne demande à Schéhérazade d'épouser le roi. C'est elle qui se propose, au nom de toutes les femmes, afin de sauver toutes les musulmanes en âge de se marier. Ces histoires qu'elle raconte pendant mille et une nuits, c'est la résistance. Sa voix est une arme, qui illustre le pouvoir extraordinaire des histoires en général, et la force des
femmes en tant qu'individus." (p. 134)
Isra sera mariée de force...De Palestine, elle émigrera, un mari acculé, mis sous pression par une mère terrifiante, gardienne inflexible des traditions les plus oppressantes... L'exploitation de sa belle-fille dévouée à son service, son obligation de faire au plus vite...un héritier...Mais Isra, se dévalorisant, se croyant maudite, ne mettra au monde que des filles !!...
Les pressions, humiliations... seront telles qu'elles mèneront au drame... mais je n'en dirai pas plus....
Le récit se fait à trois voix, alternance de trois générations... de femmes: Isra, sa fougueuse fille, Deya, et Farida, la grand-mère paternelle, mégère absolue !!... sans oublier un quatrième personnage féminin très, Sarah, la jeune tante paternelle de Deya, la première rebelle de cette famille palestinienne, qui s'enfuira pour éviter le mariage arrangé, deviendra libraire... et sera le soutien précieux de Deya, à l'approche du temps, où Deya, à son tour, sera dans l'angoisse de la présentation des prétendants selon les critères de sa grand-mère, qui l'a élevée et qui, au fil de ses années, ne s'est pas adoucie... dans sa rigidité aux règles ancestrales ...
Dans ce quotidien...la seule échappée pour ces femmes recluses, interdites d'exister, est le refuge dans la Lecture, pour tenter de garder la tête hors de l'eau !!
"Elle avait enfin compris. La vie n'était rien de plus qu'une méchante blague pour les femmes.
Une blague qui était loin de la faire rire.
"tu sais ce que c'est ton problème ? reprit Sarah.
-Dis-moi.
-Tu ne lis plus.
Je n'ai pas le temps de lire.
- Eh bien, tu devrais en trouver, du temps. ça te ferait beaucoup de bien. " (...)
-Alors lis en secret, comme moi. Ce n'est pas comme ça que tu faisais, en Palestine ?
-Si." Isra se laissa brièvement séduire par cette idée, avant de la rejeter, et sa propre soumission à l'ordre familial la frappa." (p. 208)
Ce qui est frappant toujours dans ces sociétés où les femmes sont des marchandises... les hommes sont terribles... mais les vrais poisons insidieux et toxiques sont les belles-mères, les mères des "Fils".... perdurant avec hargne à maintenir les règles d'enfermement de leurs belles-filles, ayant pourtant , elles-mêmes supporté brimades , dévalorisation, et harcèlement divers...
" Deya la dévisageait, impassible. Farida savait que sa petite-fille ne pouvait comprendre comment le déshonneur pouvait croître, muter et engloutir quelqu'un, ne lui laissant d'autre choix que de transmettre sa honte afin de ne plus être le seul à la supporter" (p. 359)
Mais l'histoire de notre famille palestinienne va devoir ouvrir les horizons, grâce à la détermination farouche de la petite fille, Deya et de sa tante, Sarah, qui lui ouvrira les yeux, lui fera profiter de ses propres expériences traumatisantes....
Un magnifique premier roman bouleversant, révoltant...captivant... qui nous offre un récit haletant... mais aussi, au terme du roman , des lumières d'espoir et de changements inespérés... dont la victoire de Deya , qui est parvenue à fléchir sa grand-mère pour obtenir le droit de s'inscrire à l'Université... [mais pas que...! ]. Une vraie pépite... merveilleusement habillée d'une jaquette très réussie et fortement symbolique { un ensemble de silhouettes féminines, colorées, voilées, de dos...) de Helen Zughaib " Women against the night"...
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alexb27
  26 mai 2020
3 voix, 3 époques et une même condition : se taire et obéir.
Un seul rôle : servir et enfanter (des garçons de préférence), seule voie possible offerte à Farida, Isra et Deya, 3 femmes palestiniennes émigrées à New York, soumises au poids de leur culture et des traditions.
La première arrivée (et à se raconter) est Farida, mère de Sarah et d'Adam et belle-mère d'Isra, seconde et principale narratrice de ce texte intense. Mariée à 17 ans en Palestine par ses parents à un homme qu'elle a vu 2 fois et qui l'emmène dans la foulée vivre à Brooklyn, elle n'est que réserve et silence. Totalement soumise mais aspirant à l'amour et la liberté, ses désillusions seront à la hauteur de ses attentes à son arrivée en Amérique. Seuls les livres sauront combler son besoin d'ailleurs (tout comme ils seront également les compagnons de route de Sarah et de Deya).
Deya est la fille aînée d'Isra , elle est celle par qui les questions arrivent et la dernière à se dévoiler. Farida, sa grand-mère, cherche absolument à la marier alors qu'elle aspire à aller à l'université. Mais américaine par le sol et palestinienne par la culture, arrivera-t-elle à se faire entendre ?
J'ai dévoré ce roman polyphonique en un après-midi, totalement fascinée par l'histoire de ces femmes. J'ai frémi avec elles et aimé leurs velléités d'indépendance. J'ai espéré (parfois vainement), j'espère encore. Un très beau roman. Puissant. Une nécessité.
Un coup de coeur.


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Stelphique
  12 mars 2021
Ce que j'ai ressenti:
Personne n'a pu vous raconter une histoire telle que celle-ci. Personne. Parce que sinon, le déshonneur serait absolu. Personne n'a pu vous parler de ce mal, parce qu'il reste secret, bien enfermé dans les foyers. Personne ne peut vraiment dire ce qu'il se passe derrière la façade des maisons…À moins que l'une de ces filles, issue d'une famille d'immigrés palestiniens, décide de faire entendre sa voix, d'écrire pour ces femmes, de briser les silences…Parce que le silence n'a jamais sauvé personne, Etaf Rum puise dans les mots, une magie bienfaitrice. Ce roman est puissant, et parce qu'il est un hommage à la littérature et à la sororité, il me paraît essentiel de vous dire que c'est un coup de coeur!
Elles auraient pu connaître l'amour, la liberté, le bonheur. Elles en rêvaient. Les livres leur avaient donné cet espoir. Elles y croyaient….Mais la vraie vie, n'est pas une jolie histoire à l'eau de rose. Isra, Deya, Sarah, Farida, Nora, Hannah…Elles sont femmes, mères, soeurs, tantes, amies…Leur seul malheur, c'est d'être né femme mais elles ne le savaient pas encore…Elles vont comprendre au fur et à mesure de l'avancée de leur puberté, qu'elles seront bientôt mariées, qu'elles ne seront destinées qu'à procréer et servir un homme qu'elles n'auront pas eu la chance de choisir, qu'elles ne pourront pas suivre des études, qu'elles resteront exclusivement dans l'enceinte de leur foyer, cloîtrées. C'est comme ça que le veut la tradition, et c'est comme ça qu'elle se perpétue de génération en génération, et la femme n'a pas voix au chapitre…Quel que soit le pays où elles se trouvent, aussi libre soit-il, elles ne connaissent que les quatre murs qui les enferment…Mais quelques unes, résistent, grâce à ce petit objet carré, qu'elles tiennent dans leurs mains…
Le silence d'Isra, c'est l'histoire de ces femmes confinées qui cherchent une voie salvatrice. Lire ce roman, c'est d'abord entrevoir la détresse de ces femmes recluses, la ressentir jusque dans les os, avoir le coeur qui se déchire dans le silence qui les entoure, toutes et chacune d'entre elles. Quoi qu'il arrive la contrainte de la famille et le poids des traditions sont si accablants, qu'aucune n'entrevoit la possibilité d'une libération…Et pourtant, sans trop spoiler, on voit un mince espoir s'infiltrer dans cette étrange captivité. le pouvoir des mots. Lire et écrire devient une aide. Avec cette histoire poignante Etaf Rum, on peut entendre de l'intérieur ces femmes victimes de mutisme et d'invisibilité. Et s'il ne tenait qu'à nous de leur faire un peu lumière et de bruit, de les aider à faire éclater leur silence? Et puisque, j'ai la chance d'avoir le choix, je vais une prophétie auto-réalisatrice, je vais croire de toutes mes forces que c'est possible…

Ma note Plaisir de lecture 10/10

Lien : https://fairystelphique.word..
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Selias
  29 août 2020
Le roman suit trois générations de femmes palestiniennes immigrées à Brooklyn, des années 90 aux années 2000.
Isra, la première, est une jeune fille qui vit en Palestine, ses parents lui trouvent un mari et elle part vivre à Brooklyn dans sa belle famille, elle n'y connaît personne, elle ne reverra jamais les siens. C'est une jeune femme qui parle peu, renfermée sur elle-même. Dans son nouveau foyer, elle tombe sous le joug de Fatima sa belle mère, tyran domestique, gardienne des traditions séculaires qui résistent au temps. Celle-ci la traite comme une domestique. Son mari fuyant qui lui parle quasiment pas, part le matin tôt travailler dans l'épicerie familiale et rentre tard le soir. Il passe ses nerfs sur elle et la frappe. Dans ce quartier de Brooklyn, tous les voisins se connaissent et beaucoup viennent de Palestine. Tout le monde craint le déshonneur pour les femmes et les filles qui doivent être tenues d'une main de fer, impossible à une femme de sortir dans les rues non accompagnée. Les femmes sont cloîtrées dans leur foyer. Isra, par comble de malchance, ne mettra au monde que des filles, au grand dan de sa belle mère et de son mari. Elle se retranche de plus en plus, s'isole dans sa chambre,perd le goût de vivre.
Fatima, la belle mère, a eu une enfance difficile, elle a vécu dans un camp en Palestine. Mais avec son caractère fort et dominateur, elle a su s'imposer face à son mari et ses enfants. Au lieu de protéger sa belle fille, elle lui fait subir ce qu'elle a subit. C'est une femme dure, qui ne s'appitoie pas
Deya, une des filles d'Isra, est née en Amérique. On est dans les années 2000, les choses ont évolué doucement. Elle veut aller à l'université, alors qu'en principe les filles se marient et n'y vont pas. Elle va résister à sa grande mère qui l'élève, car celle ci veut la marier.
J'ai beaucoup aimé ce roman que je trouve très maîtrisé pour un premier roman. L'histoire est passionnante, et se lit comme un page Turner. On ne peut qu'être révolté de voir comment les femmes sont traitées dans une société formatée où elles n'ont aucun droit. Où elles sont battues régulièrement par leurs pères et maris en toute légalité.
Etaf Rum, étant elle même palestinienne immigrée aux usa, nous livre certainement une petite partie de son histoire dans ce roman.
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critiques presse (1)
Actualitte   08 décembre 2020
Dès les premières pages, nous sommes prévenu·e·s : nous n’avons jamais rien lu de semblable. Et pour cause, cette histoire, fortement inspirée de la vie de l’autrice Etaf Rum, n’a jamais été contée, car cela aurait été vécu comme le déshonneur le plus absolu.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (71) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   24 mai 2020
- Les Contes des mille et une nuits. C'est celui que je préfère. (...)

- C'est plein de génies et de vizirs, des choses qui n'existent pas. Je préfère les histoires qui parlent de la vraie vie.

-Mais ça parle de la vraie vie, insista Isra. ça parle de la force et de la ténacité des femmes. Personne ne demande à Schéhérazade d'épouser le roi. C'est elle qui se propose, au nom de toutes les femmes, afin de sauver toutes les musulmanes en âge de se marier. Ces histoires qu'elle raconte pendant mille et une nuits, c'est la résistance. Sa voix est une arme, qui illustre le pouvoir extraordinaire des histoires en général, et la force des femmes en tant qu'individus. (p. 134)
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fanfanouche24fanfanouche24   31 mai 2020
Elle avait enfin compris. La vie n'était rien de plus qu'une méchante blague pour les femmes. Une blague qui était loin de la faire rire.
"tu sais ce que c'est ton problème ? reprit Sarah.
-Dis-moi.
-Tu ne lis plus.
Je n'ai pas le temps de lire.
- Eh bien, tu devrais en trouver, du temps. ça te ferait beaucoup de bien. " (...)
-Alors lis en secret, comme moi. Ce n'est pas comme ça que tu faisais, en Palestine ?
-Si." Isra se laissa brièvement séduire par cette idée, avant de la rejeter, et sa propre soumission à l'ordre familial la frappa. (p. 208)
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   05 décembre 2020
INCIPIT
Je suis née sans voix, par un jour nuageux et froid à Brooklyn. Personne ne parlait jamais de ce mal. Ce n'est que des années plus tard que j'ai su que j'étais muette, lorsque j'ai ouvert la bouche afin de demander ce que je désirais : j'ai alors pris conscience que personne ne pouvait m'aider. Là d'où je viens, le mutisme est la condition même de mon genre, aussi naturel que les seins d'une femme, aussi impératif que la génération à venir qui couve dans son ventre. Mais jamais nous ne vous l'avouerons, bien entendu. Là d'où je viens, on nous apprenait à dissimuler notre condition. On nous apprenait à nous réduire nous-mêmes au silence, on nous apprenait que notre silence nous sauverait. Ce n'est que maintenant, bien des années plus tard, que je sais que tout cela est faux. Ce n'est que maintenant, en écrivant cette histoire, que je sens venir ma voix.
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fanfanouche24fanfanouche24   26 mai 2020
-ça n'a rien d'étrange, répliqua Sarah. Ce sont les personnes les plus seules qui aiment le plus lire.
- C'est pour ça que tu aimais lire ? Parce que tu te sentais seule ?
- Quelque chose dans ce goût-là. Sarah regarda de nouveau par la fenêtre. " ça été très dur de grandir dans cette famille, d'être traitée différemment de mes frères parce que j'étais une fille, de me réveiller tous les jours en sachant que mes perspectives d'avenir étaient si limitées. (...) c'était bien plus que de la solitude. Je me dis parfois que c'était aussi l'opposé, la sensation qu'il y avait trop de monde autour de moi, trop de liens imposés: il y avait aussi en moi un désir d'isolement pour pouvoir réfléchir par moi-même. (p. 231)
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fanfanouche24fanfanouche24   25 mai 2020
Mais à présent qu'elle s'était remise à lire, elle découvrait une nouvelle forme d'amour. Un amour qui naissait au fond d'elle-même, un amour qu'elle éprouvait lorsqu'elle lisait toute seule à la fenêtre. Et grâce à cet amour, elle commençait à croire , pour la première fois de toute son existence, qu'en fin de compte, elle valait quelque chose. (p. 278)
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- Les Optimistes, Rebecca Makkai, 10/18, 9,60 € - Le silence d'Isra, Etaf Rum, Pocket, 8,20 € - Les fleurs sauvages, Holly Ringland, Le Livre de Poche, 8,70 €
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