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Diniz Galhos (Traducteur)
EAN : 9791032907504
L'Observatoire (08/01/2020)
4.44/5   431 notes
Résumé :
PALESTINE, 1990. Isra, 17 ans, préfère lire en cachette et s’évader dans les méandres de son imagination plutôt que de s’essayer à séduire les prétendants que son père a choisis pour elle. Mais ses rêves de liberté tournent court : avant même son dix-huitième anniversaire, la jeune fille est mariée et forcée de s’installer à Brooklyn, où vivent son époux et sa nouvelle famille.

La tête encore pleine de chimères adolescentes, Isra espère trouver aux Ét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (117) Voir plus Ajouter une critique
4,44

sur 431 notes
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Ladybirdy
  17 septembre 2020
Dans le silence d'Isra résonne le silence de toutes les femmes soumises aux diktats de coutumes et religions et qui paient au prix fort une vie réduite à rien.
Isra n'a que dix-sept ans en Palestine quand sa mère la marie de force à Adam. le jeune couple immigre en Amérique auprès de la mère d'Adam, Farida. Isra n'était alors qu'une enfant qui aimait lire et rêver à un grand amour. Malgré ses envies de s'acclimater à sa nouvelle vie, rien ne lui sourira. L'amour ne sera pas au rendez-vous et elle n'enfantera que de filles au grand désespoir de sa nouvelle famille. Progressivement, Isra va sombrer plus bas que terre partagée entre les traditions et l'envie d'une autre vie pour ses filles. Sarah, la soeur d'Adam sera la lumière de cette histoire à travers sa lucidité et ses ailes déployées. Les livres seront pour ces deux amies le pont vers des rêves plus cléments, réveillant une imagination et une fascination des plus salvatrices.
Ce roman oscille entre la vie d'Isra et des années plus tard de Deya, l'aînée de ses filles.
Etaf Rum décrit ici avec un réalisme effrayant et effarant les barrières et prisons qui s'abattent dés la naissance sur une fille arabe prise aux pièges dans les marasmes d'une religion dépassée et toxique. Les mères ici n'ont qu'un but, marier leur fille avec le premier venu, ne plus les revoir et souhaiter un fils à qui reviendra tous les droits, y compris celui de battre et de museler sa femme.
Ce roman est un coup de coeur. Il m'a chamboulée tant il est inimaginable de voir que de telles coutumes sont encore à la mode. Que l'amour et la liberté n'ont aucune valeur dans certains pays. J'ai eu mal au ventre durant toute ma lecture tant ce livre m'a oppressée. Ces hommes qui utilisent leur femme pour cuisiner, enfanter, élever les enfants, accuser de brimades et de coups ces femmes innocentes. C'est d'une réalité glaçante. J'espère que ce livre permettra à de nombreuses jeunes filles de trouver le courage et la force de sortir de ce carcan aliénant.
Impensable et inoubliable, un livre qui saigne, qui hurle, qui fait mal, qui marque.
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fanfanouche24
  31 mai 2020
Plantons déjà le décor, dans les grandes lignes:
Entre la Palestine des années 1990 aux années 2000
aux Etats-Unis. le récit se déploie sur plus de vingt-ans...à travers trois générations de femmes...
Un grand coup de coeur pour ce premier roman...avec des résonances
autobiographiques; Un hommage à la littérature et au courage incroyable de toutes les femmes écrasées, empêchées dans leur liberté et leurs capacités...
On fait connaissance du premier personnage féminin, centre de l'histoire, Isra, jeune fille aimant lire mais devant, étant une fille , se cacher pour le faire...
"- Les Contes des mille et une nuits. C'est celui que je préfère. (...)
- C'est plein de génies et de vizirs, des choses qui n'existent pas. Je préfère les histoires qui parlent de la vraie vie.
-Mais ça parle de la vraie vie, insista Isra. ça parle de la force et de la ténacité des femmes. Personne ne demande à Schéhérazade d'épouser le roi. C'est elle qui se propose, au nom de toutes les femmes, afin de sauver toutes les musulmanes en âge de se marier. Ces histoires qu'elle raconte pendant mille et une nuits, c'est la résistance. Sa voix est une arme, qui illustre le pouvoir extraordinaire des histoires en général, et la force des
femmes en tant qu'individus." (p. 134)
Isra sera mariée de force...De Palestine, elle émigrera, un mari acculé, mis sous pression par une mère terrifiante, gardienne inflexible des traditions les plus oppressantes... L'exploitation de sa belle-fille dévouée à son service, son obligation de faire au plus vite...un héritier...Mais Isra, se dévalorisant, se croyant maudite, ne mettra au monde que des filles !!...
Les pressions, humiliations... seront telles qu'elles mèneront au drame... mais je n'en dirai pas plus....
Le récit se fait à trois voix, alternance de trois générations... de femmes: Isra, sa fougueuse fille, Deya, et Farida, la grand-mère paternelle, mégère absolue !!... sans oublier un quatrième personnage féminin très, Sarah, la jeune tante paternelle de Deya, la première rebelle de cette famille palestinienne, qui s'enfuira pour éviter le mariage arrangé, deviendra libraire... et sera le soutien précieux de Deya, à l'approche du temps, où Deya, à son tour, sera dans l'angoisse de la présentation des prétendants selon les critères de sa grand-mère, qui l'a élevée et qui, au fil de ses années, ne s'est pas adoucie... dans sa rigidité aux règles ancestrales ...
Dans ce quotidien...la seule échappée pour ces femmes recluses, interdites d'exister, est le refuge dans la Lecture, pour tenter de garder la tête hors de l'eau !!
"Elle avait enfin compris. La vie n'était rien de plus qu'une méchante blague pour les femmes.
Une blague qui était loin de la faire rire.
"tu sais ce que c'est ton problème ? reprit Sarah.
-Dis-moi.
-Tu ne lis plus.
Je n'ai pas le temps de lire.
- Eh bien, tu devrais en trouver, du temps. ça te ferait beaucoup de bien. " (...)
-Alors lis en secret, comme moi. Ce n'est pas comme ça que tu faisais, en Palestine ?
-Si." Isra se laissa brièvement séduire par cette idée, avant de la rejeter, et sa propre soumission à l'ordre familial la frappa." (p. 208)
Ce qui est frappant toujours dans ces sociétés où les femmes sont des marchandises... les hommes sont terribles... mais les vrais poisons insidieux et toxiques sont les belles-mères, les mères des "Fils".... perdurant avec hargne à maintenir les règles d'enfermement de leurs belles-filles, ayant pourtant , elles-mêmes supporté brimades , dévalorisation, et harcèlement divers...
" Deya la dévisageait, impassible. Farida savait que sa petite-fille ne pouvait comprendre comment le déshonneur pouvait croître, muter et engloutir quelqu'un, ne lui laissant d'autre choix que de transmettre sa honte afin de ne plus être le seul à la supporter" (p. 359)
Mais l'histoire de notre famille palestinienne va devoir ouvrir les horizons, grâce à la détermination farouche de la petite fille, Deya et de sa tante, Sarah, qui lui ouvrira les yeux, lui fera profiter de ses propres expériences traumatisantes....
Un magnifique premier roman bouleversant, révoltant...captivant... qui nous offre un récit haletant... mais aussi, au terme du roman , des lumières d'espoir et de changements inespérés... dont la victoire de Deya , qui est parvenue à fléchir sa grand-mère pour obtenir le droit de s'inscrire à l'Université... [mais pas que...! ]. Une vraie pépite... merveilleusement habillée d'une jaquette très réussie et fortement symbolique { un ensemble de silhouettes féminines, colorées, voilées, de dos...) de Helen Zughaib " Women against the night"...
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kitou94170
  29 janvier 2022
Je pense que si j'avais pu mettre plus de 5 étoiles je l'aurai fait. Pourquoi ? Parce que ce roman m'a tout simplement bouleversée. Il n'y a pas d'autre mot pour définir ce que j'ai ressenti à la fin de ma lecture. « le silence d'Isra » est tout simplement un roman effrayant sur l'histoire de ces femmes soumises aux coutumes familiales et diktats religieux qui leur sont imposés tout le long de leur vie.
Etaf Rum nous raconte le destin de trois générations de femmes palestiniennes : Isra, Farida et Deya.
En 1990, Isra jeune palestinienne de 17 ans n'a pas le choix lorsque sa famille l'oblige à se marier avec Adam et l'envoie à Brooklyn vivre au sein de sa belle-famille. Malgré tout, jeune fille rêveuse grâce aux livres qu'elle lit en cachette, elle veut encore croire que l'amour existe ainsi qu'au bonheur qui va avec. Malheureusement, Isra va vite déchanter et perdre une à une ses illusions du rêve américain. Par sa belle-mère Farida, hautement attachée aux traditions archaïques, elle sera immédiatement soumise à la tyrannie et à la pression étouffante de devoir donner naissance à un fils. Adam, son mari ne fera rien pour l'aider car comble du déshonneur, Isra ne met au monde que des filles, dont Deya, sa fille ainée qu'elle rêve de sauver de ce destin déjà écrit pour elle.
Petit à petit, la jeune fille autrefois rêveuse va vivre cloitrée, recluse, silencieuse par la force des choses. Seule lueur dans ce monde de ténèbres, les livres que lui donne Sarah, sa belle-soeur révoltée et rebelle au sort qu'on lui réserve également.
En 2008, dix-huit ans plus tard, Deya est arrivée en âge de se marier et sa grand-mère, Farida y veille ! Il est grand temps de lui chercher un prétendant.
La jeune fille aura-t-elle le courage de s'extraire de cette fatalité et de ce carcan familiale ? Écartelée entre la tradition et sa soif de liberté, Deya prendra elle la bonne décision pour sa vie future ?

Dans ce magnifique premier roman, Etaf Rum décrit avec une force incroyable et un réalisme effrayant le combat que doivent livrer certaines femmes pour vivre libres et sortir de ces coutumes absolument révoltantes qu'elles soient religieuses ou familiales. Et ceci encore de nos jours !
C'est tout simplement un coup de poing que l'on reçoit en pleine face : captivante de bout en bout, il est tout simplement impossible de lâcher ce livre.
Mais c'est également un poignant hommage aux livres et à la littérature. Oui j'en suis sûre les livres peuvent sauver. Outre qu'ils nous font voyager, rêver, rire, pleurer… ils peuvent cela aussi ! Lorsque l'on a y a complètement accès, ils font partis de nous…. en tous les cas ils font partis de moi.
Véritable ode aux femmes et à la lecture, ce roman est à lire absolument parce que cette histoire est tout simplement inoubliable une fois lue même si vous en ressortez totalement chamboulée.
Puisse t-il être lu et servir à toutes ces jeunes filles afin de les aider à sortir du sort qui les attends encore de nos jours !
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alexb27
  26 mai 2020
3 voix, 3 époques et une même condition : se taire et obéir.
Un seul rôle : servir et enfanter (des garçons de préférence), seule voie possible offerte à Farida, Isra et Deya, 3 femmes palestiniennes émigrées à New York, soumises au poids de leur culture et des traditions.
La première arrivée (et à se raconter) est Farida, mère de Sarah et d'Adam et belle-mère d'Isra, seconde et principale narratrice de ce texte intense. Mariée à 17 ans en Palestine par ses parents à un homme qu'elle a vu 2 fois et qui l'emmène dans la foulée vivre à Brooklyn, elle n'est que réserve et silence. Totalement soumise mais aspirant à l'amour et la liberté, ses désillusions seront à la hauteur de ses attentes à son arrivée en Amérique. Seuls les livres sauront combler son besoin d'ailleurs (tout comme ils seront également les compagnons de route de Sarah et de Deya).
Deya est la fille aînée d'Isra , elle est celle par qui les questions arrivent et la dernière à se dévoiler. Farida, sa grand-mère, cherche absolument à la marier alors qu'elle aspire à aller à l'université. Mais américaine par le sol et palestinienne par la culture, arrivera-t-elle à se faire entendre ?
J'ai dévoré ce roman polyphonique en un après-midi, totalement fascinée par l'histoire de ces femmes. J'ai frémi avec elles et aimé leurs velléités d'indépendance. J'ai espéré (parfois vainement), j'espère encore. Un très beau roman. Puissant. Une nécessité.
Un coup de coeur.


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dannso
  10 novembre 2021
Le silence d'Isra est paradoxalement une voix, la voix d'une femme descendante d'immigrés palestiniens, qui par ce livre, a voulu faire entendre la voix de toutes ces femmes, réduites au silence.
Ce livre nous conte des histoires de femmes, toute palestiniennes, même si elles vivent à Brooklyn. Il y a Isra, jeune palestinienne arrivée à la suite de son mariage, perdue dans un pays et au milieu de gens qu'elle ne connait pas. Il y a Farida, sa belle-mère, qui perpétue la tradition. Il y a Sarah fille de Farida qui n'accepte pas le destin qu'on lui propose, mais aura-t-elle le choix. Il y a enfin Deya fille ainée d'Isra qui cherche sa voie (voix). Leur histoire est racontée sur deux époques : la première décrit le début du mariage d'Isra, son désespoir qui augmente au fur et à mesure qu'elle engendre des filles, la seconde se situe à l'adolescence de Deya quand elle cherche à la fois à échapper à un mariage arrangé comme le veut la tradition et à comprendre ce qui est arrivé à sa mère.
Le livre se passe à Brooklyn, dans les années 1990 et au-delà. Il pourrait se passer dans n'importe quel pays musulman conservateur (j'ai malheureusement tendance à penser que de nos jours, ceci est un pléonasme). C'est une des choses qui m'ont le plus marqué dans ce livre, le fait que ces femmes vivant dans un pays qui a symbolisé une terre d'espoir pour des millions d'émigrants au cours des siècles y vivent comme elles vivaient en Palestine, dans le même enfermement au milieu de leurs familles. Comment ces familles ont-elles réussi à maintenir la tradition, même si quelques brèches apparaissent ici et là : l'une des raisons, c'est que les femmes sont les premières à vouloir le faire, à ne pas laisser leurs filles envisager une vie différente. C'est une réalité qui m'avait déjà frappée dans le magnifique : Que sur toi se lamente le Tigre.
L'auteure décrit avec beaucoup de force la difficulté de ces femmes à faire des choix différents, et le sort funeste souvent réservé à celles qui osent. Être une femme est une malédiction, n'enfanter que des filles est un tort, qui vaudra à Isra de perdre le peu de considération que son mari et sa belle-famille avaient pour elle, de subir les coups, l'asservissement.
Et pourtant, au milieu de cet univers fermé, un moyen d'évasion existe, partagé par Isra, Sarah et Deya : la lecture. Les livres qui leur ouvrent des horizons qu'elles n'ont pas le droit de connaitre. Ce roman rend aussi hommage aux livres.
Une lecture forte, qui remue, malgré quelques pages parfois redondantes, un style parfois un peu maladroit. Peu importe, j'ai été fascinée, révoltée, emportée. Quatre cent pages dévorées en moins d'une journée (mais quelques heures de la nuit).
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critiques presse (1)
Actualitte   08 décembre 2020
Dès les premières pages, nous sommes prévenu·e·s : nous n’avons jamais rien lu de semblable. Et pour cause, cette histoire, fortement inspirée de la vie de l’autrice Etaf Rum, n’a jamais été contée, car cela aurait été vécu comme le déshonneur le plus absolu.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche24   24 mai 2020
- Les Contes des mille et une nuits. C'est celui que je préfère. (...)

- C'est plein de génies et de vizirs, des choses qui n'existent pas. Je préfère les histoires qui parlent de la vraie vie.

-Mais ça parle de la vraie vie, insista Isra. ça parle de la force et de la ténacité des femmes. Personne ne demande à Schéhérazade d'épouser le roi. C'est elle qui se propose, au nom de toutes les femmes, afin de sauver toutes les musulmanes en âge de se marier. Ces histoires qu'elle raconte pendant mille et une nuits, c'est la résistance. Sa voix est une arme, qui illustre le pouvoir extraordinaire des histoires en général, et la force des femmes en tant qu'individus. (p. 134)
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fanfanouche24fanfanouche24   31 mai 2020
Elle avait enfin compris. La vie n'était rien de plus qu'une méchante blague pour les femmes. Une blague qui était loin de la faire rire.
"tu sais ce que c'est ton problème ? reprit Sarah.
-Dis-moi.
-Tu ne lis plus.
Je n'ai pas le temps de lire.
- Eh bien, tu devrais en trouver, du temps. ça te ferait beaucoup de bien. " (...)
-Alors lis en secret, comme moi. Ce n'est pas comme ça que tu faisais, en Palestine ?
-Si." Isra se laissa brièvement séduire par cette idée, avant de la rejeter, et sa propre soumission à l'ordre familial la frappa. (p. 208)
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SeriallectriceSVSeriallectriceSV   05 décembre 2020
INCIPIT
Je suis née sans voix, par un jour nuageux et froid à Brooklyn. Personne ne parlait jamais de ce mal. Ce n'est que des années plus tard que j'ai su que j'étais muette, lorsque j'ai ouvert la bouche afin de demander ce que je désirais : j'ai alors pris conscience que personne ne pouvait m'aider. Là d'où je viens, le mutisme est la condition même de mon genre, aussi naturel que les seins d'une femme, aussi impératif que la génération à venir qui couve dans son ventre. Mais jamais nous ne vous l'avouerons, bien entendu. Là d'où je viens, on nous apprenait à dissimuler notre condition. On nous apprenait à nous réduire nous-mêmes au silence, on nous apprenait que notre silence nous sauverait. Ce n'est que maintenant, bien des années plus tard, que je sais que tout cela est faux. Ce n'est que maintenant, en écrivant cette histoire, que je sens venir ma voix.
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fanfanouche24fanfanouche24   26 mai 2020
-ça n'a rien d'étrange, répliqua Sarah. Ce sont les personnes les plus seules qui aiment le plus lire.
- C'est pour ça que tu aimais lire ? Parce que tu te sentais seule ?
- Quelque chose dans ce goût-là. Sarah regarda de nouveau par la fenêtre. " ça été très dur de grandir dans cette famille, d'être traitée différemment de mes frères parce que j'étais une fille, de me réveiller tous les jours en sachant que mes perspectives d'avenir étaient si limitées. (...) c'était bien plus que de la solitude. Je me dis parfois que c'était aussi l'opposé, la sensation qu'il y avait trop de monde autour de moi, trop de liens imposés: il y avait aussi en moi un désir d'isolement pour pouvoir réfléchir par moi-même. (p. 231)
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fanfanouche24fanfanouche24   25 mai 2020
Mais à présent qu'elle s'était remise à lire, elle découvrait une nouvelle forme d'amour. Un amour qui naissait au fond d'elle-même, un amour qu'elle éprouvait lorsqu'elle lisait toute seule à la fenêtre. Et grâce à cet amour, elle commençait à croire , pour la première fois de toute son existence, qu'en fin de compte, elle valait quelque chose. (p. 278)
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Cette semaine, la librairie Point Virgule a sélectionné pour vous trois romans parus en poche qui ont la particularité de mettre en scène des personnages principaux féminins.
- Les Optimistes, Rebecca Makkai, 10/18, 9,60 € - Le silence d'Isra, Etaf Rum, Pocket, 8,20 € - Les fleurs sauvages, Holly Ringland, Le Livre de Poche, 8,70 €
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