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EAN : 9782081408296
Éditeur : Editions Arthaud (06/09/2017)
3.78/5   47 notes
Résumé :
Huit mille kilomètres au fil des Alpes et des Apennins, cette colonne vertébrale de l’Europe. Paolo Rumiz nous embarque pour un voyage au long cours... De la baie de Kvarner en Croatie jusqu’au Capo Sud italien, il chevauche les deux grands ensembles montagneux de l’Europe passant par les Balkans, la France, la Suisse et bien sûr l’Italie. Parti de la mer, il arrive à la mer. Son récit navigue sur les cols et sommets dont les flancs plongent dans les ondes. Rumiz, d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
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BRUMANT
  06 octobre 2021
c'est le 5eme livre de Rumiz que je lis. Il a été traduit par Béatrice Vierne. Si un coq saluait le soleil depuis le Peloponnese. Ah! Patras. Patrick Leigh Fermor. j' ait lu un de ses livres sur sa ballade jusqu'en turquie jusqu'au mont Athos dans la nuit et le vent.
Les coqs Grecs, les Alpes dinariques modifient l'usage du monde. L'aspromonte qui est le grand phare de plus en plus féminin rencontre les Dieux en exil. Comme dans une caisse à savon, j'ai franchi le seuil invisible de la raison. le logos paraît retrouver un sens. Dans les jardins de Cappadoce, loin d'où règne le mensonge ou reignait les anachorètes enracinés dans leurs églises rupestres. Hendecasillable un neverin noires comme des dos de cachalots comme le Sinai l'Ucka, la porte du milieu. j'entends les ovlades sauter hors de l'eau.
La Méditerranée est une mer de montagnards. peuplee de bergers devenus des capitaines de vaisseau avec le bruit de la bora. La montagne navigue sur la Semmering. La Bora fendait le bois comme une lame. Avec des loirs en folie avec une inclinaison excessive, elles sont née des menbres . de Tom Asparsyte et de Medee. Uun beau non-lieu
, ou on se fait plumer. , couronne d'épines.. Il pleuvait des fleurs acacia . Il aime parler de la grande Guerrea à nous de pédaler en austro- hongrois comme des chevaux qui dorment debout. Frigoli Haider serrait des paluches. La faim noire ne me cherche paske pense à un voyage au Maroc. l'été, c'est trop fatiguant. Prends l'Anabase.
ll suffit qu'un hélicoptère tombe pour qu'on ait des funérailles nationales. Les récits de chasse de Léon Tolstoi. Il manque une carte de Claudio Magris. La Jurka de mon père. Ryszard Kapuscinki entre en fibrillation. Je garde en souvenir les gens du voyage qui nous interrogèrent au col du Brener pour savoir où était l'Italie, j'étais avec des copains, c'était donc au moins 20 ans avant ce livre, mais j'étais en voiture. Les plats à la Arcimboldo semblent prolonger l'hiver. l'avocat de l'ours, travailler sur l'ours c'est travailler dans le social. Ortles, il faut se priver de toute distraction et rester seul. le roi des infiltres du signor K sur le pont de Mostar. je repense à Milan et au départ du train pour Brindisi, les gens qui montent par les fenêtres. le leonardo de Vinci brinquebale. La vieille route de Goethe ou Otzi joue à la momie. Gemutlich ouate. Les routent chantent écrivait Chatwin. J'ai du mal à imaginer le parcours.
Les montagnes ont commence à naviguer. Spluga, le pas des ours avec sa toppling comme Bouvier. Refuge antiatomique de l'armée suisse. le sachertorte le pequod flotte sur la mer-archeozoique vers le canton
de Schwyz. Dans le trou du saint gothard. Les bois de robiniers du Tessin, un autre shangri-la. les tempêtes de sable du taklamakan. Kapellmeister. je pense à un voyage au Maroc. le soir tombe sur la Padanie ou à Mississippi sur le Po.
Les camaldules jouent à la bristola. Igoumenitsa je m'en souviens pas. Je me rappelle seulement la mer qui me semblait noire et l'Albanie.
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Fleitour
  19 juillet 2017
Pour les passionnés des Alpes, notamment Italiennes, Paolo Rumiz invite ses lecteurs sur 16 grands itinéraires de la Slovénie ( Ljubljana) aux Apennins, à réaliser à pied à cheval ou en Topolino.
Parti pour s'échapper du monde, et revenu avec un pavé de 461 pages aux caractères serrés, il faut en avoir des choses à dire !
Paolo Rumiz, en décapant les Alpes, puis les Apennins, des vieux clichés, avec ce regard obstiné du journaliste besogneux, a laissé une trace, de près d'un million de signes pour dessiner " La légende des montagnes qui naviguent". Cette navigation terrestre loin de vous plomber devient un enchantement, au fil du temps le pavé s'allège !
L'ouvrage est « condensé » en 16 chapitres, 8 pour balayer les Alpes puis 8 pour les Apennins, deux livres en un. Écrivain voyageur, il vous ballade, et vous séduit, il s'empare de vous et ne vous lâche plus avant la pose du chapitre suivant.
Les trois chapitres que j'évoque donnent une idée de cette chevauchée.
"De la mer à la Drave", la Slovénie, le chapitre s'ouvre sur un bref aperçu des multiples guerres qui ont émaillés son histoire : "On hissait le drapeau blanc, fini ? Çà paraissait impossible". Rêve ou cauchemar, les slovènes firent le tour complet des nationalités européennes. Mais c'est où ce pays ?
La suite comme un hommage à Brautigan, nous promène parmi des ours insaisissables, trop nombreux, ingérables, solitaires et individualistes, gourmands insatiables ( cf citations). On abandonnera les plantigrades pour découvrir la vraie personnalité de Jörg Haider très bon grimpeur, mais "sa belle prestance s'alliait à une moralité douteuse" p 52.
On retrouvera au long de ce récit cette lucidité du journaliste peu enclin à édulcorer ses critiques.
"De Chiavenna au Tessin", Paolo Rumiz nous invite à prendre la mesure du sol, celui qui nous porte, jusqu'aux vallées les plus profondes, et découvrir l'étendue vivante du sous sol, gangrené de tunnels, qui affleurent par endroits, avec les grondements sourds de ces monstres mécaniques, qui pour être restés trop longtemps sous terre viennent vous terrifier, tel " le hurlement de la mer archéozoïque" p159.
C'est un autre visage de la suisse que hennit notre cheval errant, une modernité qui s'accommode mal des zones retirées, comme si les Alpes suisses formaient la plaine du Pô.
Le canton qui a donné naissance au pays, le canton de Schwyz, a voté à 70% contre l'Europe. En Suisse l'on dit « si tu n'est pas sage je t'envoie dans le canton de Schwyz ».p 164.
Depuis le col enneigé de la Furka, "je lis, que 150 mercédes vont et viennent tous les jours entre la France et la Suisse, toujours les mêmes, elles appartiennent à la mafia. La police le sait , mais ne peut rien faire". p 168 .
La Suisse mérite sans aucun doute la palme de l'ambiguïté, c'est du moins le sentiment qui se dégage du pavé lancé par Paolo Rumiz, dans un Léman de bon sentiments, la vache qui rit aux étrangers meurtris.
Échappons aux monstres des tunnels, à la caporalato ( exploitation des immigrés) et préparons nos carcasses à affronter les Apennins, et esquiver une chaîne d'ouvrages gigantesques.
Il fallait repartir de zéro, retrouver les fossés, les impasses, éviter les embrouilles avec le moyen de transport le plus lent qu'il fut, une guimbarde pour attelage, un solide bijou de technologies, née en 1936, la Topolino Fiat »la souris », capable de rouler comme l'Oural par + ou – 30°, dépassant rarement les 30km à l'heure (l'Oural la moto mythique de Sylvain Tesson).
"De Savone au val Trébia" le 1er chapitre dans les Apennins.
Pas de concessions aux lignes droites, aux ronds-points, choisir la via buissonnière, à la recherche des routes perdues, Paolo Rumiz, fait appel à un guide sorti des monts chauves, un berger, esthète, aquarelliste et amoureux de la petite reine, Albano Marcarini est ce personnage démodé, qui seul peut traverser les Apennins sans croiser un gendarme ou une autoroute.
Albano Marcarini dans "la brouillasse du col de Faiallo, fait le point à l'aveuglette, un guide de 1896 à la main" ! Ce livre est à l'image de Marcarini , changer de braquet, voir, s' imprégner avant qu'il ne soit trop tard, la nature sauvage démultipliée encore là pour ceux qui savent couper le contact.
Après la lecture de ce récit exceptionnel, je ne regarderai plus mon Marcarini de la même façon. Ce vélo sur mesure d'une trentaine d'années, me semble encore digne d'aller flâner aux Apennins, et fuir la modernité ou l'éprouver.
C'est avec un talent fou que Paolo Rumiz se déploie dans ce pavé ; merci à masse critique de rendre ce livre accessible, la traduction est pleine d'humour, humour grinçant pour toutes les absurdités déployées par les hommes. Il nous parle beaucoup de l'aveuglement des élites comme des biens pensants.
Il nous fait découvrir des personnages hors du temps.
A lire sans chercher une suite logique aux chapitres, ils sont indépendants.
Bravo à masse critique et à Arthaud, pour cette belle navigation.
http://alter1fo.com/chevauchee-topolino-alpes-italiennes-16-itineraires-110785
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Levant
  23 juillet 2017
Si "pour voyager il ne sert à rien de quitter son fauteuil, qu'il suffit de lire des livres", en voici un tout indiqué. Le candidat au périple se laissera embarquer avec enthousiasme dans la vieille guimbarde de Paolo Rumiz pour franchir cols et vallées, puisque c'est celui que propose ce voyageur impénitent dans son dernier ouvrage. Voyage à thème, comme ce journaliste italien à la plume experte les affectionne, pour dépeindre personnages et paysages de rencontre.
Le thème de la légende des montagnes qui naviguent, c'est la quête de l'authentique. Thème qu'on pourrait d'ailleurs appliquer à plusieurs des ouvrages de ce reporter qui n'avait pas craint en d'autre temps d'affronter le danger des zones de guerre et témoigner des comportements humains, entre héroïsme et exactions.
L'authentique, ce vieux fonds d'humanité, ne se trouve certes pas dans le tumulte de la civilisation urbaine moderne où des zombis connectés - on ne sait trop à quoi ou à qui, eux-mêmes le savent-ils quand ce n'est certainement plus avec leur vis-à-vis - évaluent le degré de bonheur à leur pouvoir d'achat. L'authentique, Paolo Rumiz va le chercher dans le visage sillonné de rides, le regard pénétrant de ceux qui ont choisi de s'accrocher au flanc de la montagne, de bavarder avec les marmottes et faire croire que la montagne vit encore en dehors des stations surpeuplées, quand la neige qui se fait parfois désirer, réchauffement climatique oblige, veut bien leur autoriser le frisson de la glisse.
La légende des montagnes qui naviguent est un récit de voyage. 8000 km au travers des Alpes. Il prend tour à tour des allures de fresque picturale, de roman historique, de diatribe politique ou de confidence superstitieuse quand son parcours l'entraîne dans les errements brumeux des vieilles légendes. Paolo Rumiz n'est jamais autant exaucé dans ses intentions que lorsque son étape lui donne l'occasion de rencontrer un des derniers mohicans qui, une fois la méfiance pacifiée, deviendra prolixe à lui conter la petite histoire dans la grande, du temps où le locataire de la montagne devait tirer sa subsistance de son troupeau, cohabiter avec l'ours et le loup, du temps aussi où les visées impérialistes des nations riveraines donnaient de la mouvance aux frontières.

Mais en leitmotiv de chaque chapitre, son ouvrage veut surtout être un plaidoyer écologique. Un blâme est décerné à cette espèce qui reste sourde aux avertissements que lui lance la nature meurtrie, comme par exemple la catastrophe du Vajont en 1953. Cette espèce qui s'entête dans la quête perpétuelle des plaisirs, fermant les yeux au désastre qu'elle provoque, car un "désastre qui dure des décennies ne fait pas sensation."
Seulement voilà, j'ai appris récemment un terme de vocabulaire qui me fera passer pour instruit. Ce terme c'est cinétose. Plus connu sous l'expression de mal des transports. Je vais quand même avouer pour conclure que 8000 kilomètres sur les routes de montagne, en passager d'une vieille guimbarde qui semble aller au gré des lubies de son guide, sans autre fil conducteur que faire admirer le paysage et dire leur nostalgie aux vieux qui déplorent le bon temps d'avant, ça peut faire languir le fond de la botte italienne. Là où se termine le voyage. 460 pages d'un parcours erratique dans les lacets des routes de montagne, cela aurait mérité quelques raccourcis, même si l'air y est pur sous la voute étoilée. Une carte eût aussi été la bienvenue pour se situer dans la myriade de noms de pays, de village qui émaillent ce récit. Heureusement qu'il y a "gougueule", c'est ti pas comme ça que vous l'appelez celui qui dirige vot' vie maintenant à vous autres qui êtes connectés dans la vallée ?
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Myriam3
  12 août 2017
Les Alpes, une chaîne de montagnes que huit nations se partagent. Entre celles qui ont tendance à l'oublier, celles qui y entretiennent un certain traditionalisme, celles qui la creusent, la percent, la détruisent et celles qui y voient un atout commercial et touristique évident, cette barrière naturelle de 1200 km a de quoi s'en faire.
Touchée de plein fouet par le changement climatique, la désertification, les désastres engendrés par les barrages et les tunnels routiers, cette chaîne n'en reste pas moins un lieu de légendes et d'histoire, peuplée heureusement de quelques irréductibles marginaux, poètes et révoltés gardant l'esprit de leur vallée.
C'est vers eux que le journaliste Paolo Rumiz va aller pour cueillir l'essence de ces habitants et de cette nature merveilleuse. Voyage chaotique, intemporel, véritable palimpseste d'expériences vécues, rêvées et de guerres qui se sont achevées, de combat avortés ou réussis et de vies qui ont filées.
Puis on aborde la colonne vertébrale de l'Italie, les Apennins, négligées en faveur des Alpes alors qu'elles parcourent le pays du Nord au Sud et sont source d'énergie pour le pays entier.
Rumiz a l'art de dégoter des personnalités fortes et atypiques tout en décriant une civilisation devenue folle, incapable aujourd'hui d'apprécier, de connaître pleinement la nature, sa faune et flore, sa beauté, sa richesse.
L'ouvrage est foisonnant, captivant et n'est qu'un exemple de ce qui se passe actuellement partout dans le monde et pas seulement dans les Alpes, pour de perfides raisons politiques, économiques et nationales.
A lire, à garder, merci Babelio et les éditions Arthaud pour cette découverte.
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Vianna
  28 juillet 2017
J'aime les livres d'écrivains voyageurs. le travail d'écriture est là, le voyage aussi. L'auteur nous emmène sur les petites routes, nous fait grimper les sentiers. Nous passons les cols, traversons les villages, enjambons les rivières, prêtons l'oreille au bruissement des arbres. Des Dolomites, aux Apennins en passant par les Alpes, de Trieste à Nice, de la Ligure à la Calabre, les noms de villages, les petites phrases poétiques et enchantées chantent et tintent joyeusement à l'oreille du lecteur : Castelpizzuto (Châteaupointu) Buenalbergo ( Bonneauberge ) Rupecanina ( Rochecanine), Alpe de la luna.
Les rencontres sont nombreuses et fascinantes. Ainsi ce violoncelliste célèbre retourne jouer de son instrument, vieux de quatre siècles dans la forêt même dont est issu l'arbre qui a servi à sa fabrication.
« La moitié de la forêt joue, répète ces vibrations comme si elle les savait par coeur. Elle reconnaît la voix de son ancêtre. »
Et encore parmi tant d'autres, Ginetto qui se construit une église tout seul en récupérant des pierres médiévales d'une ancienne construction.
Les choix économiques, barrages hydro-électriques, tunnels, autoroutes, voies ferrées ont entamé la montagne, l'ont fragilisée et dégradé un environnement longtemps préservé. Cela n'empêche pas les amoureux de nature et de solitude de s'établir pour quelques temps, quelques années dans des villages isolés, de retrouver les gestes simples et ancestraux. Ils font parler les pierres et les chemins et nous révèlent les mémoires de ceux qui nous ont précédés : L'Italie des villages est une véritable mine lorsque les histoires singulières croisent la grande Histoire.
A bord de Merina, la fantasque Topolino , Paolo Rumiz nous offre un hymne à la lenteur et au vagabondage.
Je remercie chaleureusement Babelio et les éditions Arthaud pour cette belle découverte.
« Bel paese che il Santerno bagna, che parla tosco in terra di Romagna. » (Le beau pays que baigne le Santerno, qui parle le toscan en terre de Romagne.)
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critiques presse (3)
LePoint   13 novembre 2017
Écrivain-voyageur italien, Paolo Rumiz a parcouru près de huit mille kilomètres dans les Alpes et les Apennins, à pied, à vélo et en Fiat Topolino !
Lire la critique sur le site : LePoint
LeFigaro   06 octobre 2017
Six ans durant, l'ancien reporter de La Repubblica a arpenté les Alpes et les Apennins, dont il a tiré un récit captivant, La légende des montagnes qui naviguent.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Bibliobs   20 septembre 2017
Dans “la Légende des montagnes qui naviguent”, l'écrivain italien raconte un périple de 8000 kilomètres à travers les Alpes et les Apennins.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations et extraits (86) Voir plus Ajouter une citation
MELANYAMELANYA   04 décembre 2021
Le temps s’arrêta, l’ours aussi, la forêt devint silencieuse. Une lumière vint frapper l’homme et une voix tonna :
Comment ça ? Tu as toujours nié mon existence et maintenant tu t’attends à ce que je te vienne en aide ?
- Je ne pourrais pas être aussi hypocrite, répondit l’athée, mais toi, tu pourrais faire ce l’ours un bon chrétien.
- Qu’à cela ne tienne, dit la voix.
Les bruits de la forêt reprirent, mais dans une tonalité grégorienne. L’ours abaissa la grosse patte qu’il tenait brandie pour tuer sa proie, il souleva l’autre du sol, et les joignit pour prier. Baissant la tête, il dit : Bénis, seigneur, ce repas que je vais consommer. P.344
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MELANYAMELANYA   04 décembre 2021
L’ours est un animal culturel : il doit explorer le terrain avant de choisir où il va s’établir. Si on veut le contraindre, il peut avoir d’étranges réactions. Il faut laisser à l’homme et à l’animal le temps de s’accepter l’un l’autre. En plus de quoi, le gros bestiau brun est un grand prédateur, il se dresse au sommet de la pyramide écologique ; il vit de baies, d’insectes, de miel, de racines, mais de temps à autre il se rappelle qu’il est aussi un carnivore. Et que sa mère lui a appris à prendre sa nourriture et non pas à la recevoir d’autrui. Donc, si vous donnez de la nourriture à un ours, il peut arriver qu’à ses yeux vous ne soyez qu’une simple partie de l’emballage qui la contient. Le papier du bonbon. P.41
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MELANYAMELANYA   04 décembre 2021
Je crois fermement aux coïncidences. Un des plus grands livres de voyage du XX ème siècle a été écrit dans une Topolino, et comme ça se trouve en 1953, l’année d’immatriculation de Nerina. L’auteur en est un photographe suisse, Nicolas Bouvier, qui, à vingt ans, a traversé les Balkans, la Turquie, l’Iran, l’Afghanistan et le sous-continent indien, en compagnie du dessinateur Thierry Vernet. L’ouvrage s’intitule L’Usage du monde. Je le connais par cœur et cela me réconforte de l’avoir toujours sur ma table de nuit. Seul Patrick Fermor, peut-être, dans sa traversée de l’Europe, en 1933, a su aussi bien décrire le luxe de la lenteur. P.419
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MELANYAMELANYA   04 décembre 2021
En ce qui concerne Hannibal, je ne sais jamais si le plus intéressant tient aux traces historiques avérées ou aux légendes qu’il a semées. Ce qui est sûr, c’est qu’elles comptent aussi. Ici la modernité est une croûte plus fine qu’ailleurs. Pourquoi, me dis-je, l’ombre du Carthaginois reste-t-elle présente dans cette région, avec plus d’obstination encore que celle de Jules César ? P.388
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MELANYAMELANYA   04 décembre 2021
Les cimes flottent sur la couche de nuages phosphorescents, forment un parfait archipel. (…) Mais oui, les Apennins ne sont rien d’autre qu’une Dalmatie sans la mer. Je rêverai d’un navire transatlantique, plein de petits orchestres, voyageant parmi de sombres promontoires. La révélation des monts qui naviguent. P.365
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Videos de Paolo Rumiz (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Paolo Rumiz
Lors de l'émission “Hors-champs” diffusée sur France Culture le 1er janvier 2015, Laure Adler s'entretenait avec l'écrivain et voyageur, Paolo Rumiz dans le cadre de la série “Sans excédent de bagages : écriture et voyage”.
Il n’aime pas le terme d’écrivain voyageur. « Tous les voyageurs sont des écrivains et tous les écrivains sont des voyageurs (…) Tout est voyage, la vie est voyage ». Il nous parle de sa ville d’origine : Trieste, située tout près de la frontière d’avec la Slovénie. Une frontière, bâtie le jour de sa naissance, à l’origine de son « inquiétude migratoire ». À la chute de celle-ci, il repart : « je voulais éprouver encore une fois dans ma vie le vrai frisson d’une frontière à dépasser… ». Il se focalise alors sur les frontières de l’Union Européenne, une démarche à l’origine de son livre « Aux frontières de l’Europe ». « On aime toujours plus les détours » que la ligne directe. « On voyage avec le corps, avant de voyager avec la tête… » Il évoque ses voyages à vélo, en voiture, avec son fils... Lors de ses voyages, les sens sont essentiels, de manière très active. « Tu deviens le monde ». Les ouvrages de Nicolas Bouvier sont ses livres de chevet : « les choses qu’il dit restent sculptées dans la mémoire… » Il nous parle encore de ses souvenirs de correspondant de guerre dans les Balkans, en Afghanistan : où il s’est confronté aux concepts du bien et du mal, de l’humilité, du courage, de la mélancolie… Plutôt que journaliste, il se voit plus comme « anthropologue »… « Les lieux parlent… » « Il faut écouter son corps, c’est le corps qui décide… » Il évoque aussi Claudio Magris, ses films, le rapport à la mort et à la vie, le manque de solidarité, les populismes d’aujourd’hui… « Les politiciens voyagent toujours en avion, jamais dans le train, ils ne fréquentent jamais les gares… » Avec « Pô, le roman d’un fleuve », il a voulu voir ce monde depuis un « un endroit libre », pour constater un « naufrage métaphorique »… « Normalement on voit le naufrage depuis la terre. J’ai vu le naufrage depuis l’eau… » Ce voyage fut aussi « une redécouverte de la mer ». « J’ai commencé à vraiment voyager dans ce fleuve quand j’ai compris que ce n’était pas un lieu mais une personne… » Il aime lire en voyageant, comme à l’occasion de son livre « L’Ombre d’Hannibal » : « il est très important de faire réagir le livre avec le paysage. Ca permet de comprendre (…) L’important c’est de croire. Nous, nous avons cru et le voyage a démarré… » « Quand tu réveilles le nomade qui est en toi, c’est difficile de le forcer à redevenir sédentaire. Le vrai problème d’un voyage ce n’est pas le départ, mais l’arrivée… » Il faut alors que le voyage « recommence dans la mémoire », par l’écriture… Paolo Rumiz aime aussi « les voyages de l’âme »…
Thème(s) : Arts & Spectacles| Littérature Contemporaine| Littérature Etrangère| Voyage| Paolo Rumiz
Source : France Culture
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