AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2952450943
Éditeur : Ankama Editions (24/08/2006)

Note moyenne : 4.18/5 (sur 59 notes)
Résumé :

Résumé : Angelino est un jeune loser comme des milliers d'autres à Dark Meat City. Il squatte une chambre d'hôtel miteuse dans le quartier latino de Rios Rosas. Ses journées monotones se traînent entre zapping télé, matchs de catch mexicain dont il est fan, petits boulots foireux et discussions métaphysiques sous les étoiles avec son pote Vinz. Un bête accident de scooter va plonger Angelino dans un ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
ElGatoMalo
  22 juillet 2014
Mutafukaz, ça sonne un peu comme "dragée fucaZ" mais ça n'a rien à voir. Quoi que... Mais alors de très loin, vu que c'est l'équivalent de "Mother Fucker" en argot hispanique pratiqué par les gangs de la cote ouest des USA (je n'invente rien, c'est écrit dans le bouquin).
On peut lire un peu partout que cette bande dessinée est un ovni. Oui, on peut le dire mais ça ne donne aucune idée sur sa nature. En fait, c'est une oeuvre très originale à tendance immersive ; chaque chapitre est introduit par un "fake", en fait un hommage aux influences dans lesquelles elle baigne : une fausse affiche de cinéma, une fausse affiche de catch, une fausse page du journal local de la ville pourrie - Dark Meat City - dans laquelle les héros - Angelino, tête noire (on entend presque derrière quelqu'un crier "Hey, NIGER !" et lui répondre "NIGER, what ?" avec un regard assassin mérité) et Vinz , tête de mort - se débattent pour survivre. Ils finissent par se battre tout court (c'est même tout l'intérêt de l'histoire) . Il y a quelques années, on aurait qualifié ces deux personnages de zonards et ce sont vraiment deux paumés qui vivent dans un hôtel miteux. le genre d'hôtel qu'on ne trouve qu'aux états-unis (dans le genre de celui qu'on voit dans The Getaway de Sam Peckimpa ou dans Léon de Luc Besson). Des centaines d'appartements avec frigo et télé. Mais la télé est pourrie et en noir et blanc. le frigo souvent vide... et quand il reste quelque chose à grignoter, des hordes de cafards - des petites bêtes apprivoisées façon Joe's Appartment (encore une référence cinéma), les petits chéris d'Angélino, le héros - se ruent en masse dessus pour le dévorer.
On peut lire aussi que ça fait "bande dessinée brouillon". Il y a de ça ... aussi. Un coté underground américain à la manière de la zone décrite par Robert Crumb dans Fritz the Cat ou Gilbert Shelton dans The Fabulous Furry Freak Brothers. le style varie d'un chapitre à l'autre. Chose qui ne se fait pas trop. A moins de vouloir imiter Tarentino, un peu dans le genre du collage de Kill Bill. le règlement de compte entre les hommes en noir et le gang des Bloods de Palm Hill est dans la lignée de l'ultra violence cinématographique du triangle Fuller, Peckimpa, Tarentino. le style à géométrie variable s'adapte au fil de l'histoire avec des effets comme, par exemple, le parallèle - ou plutôt la symétrie, parce que ce n'est pas une narration en "parallèle" mais une forte ressemblance entre deux moments de l'histoire - entre le combat de lucha ultima (catch mexicain) qui passe à la télé et l'invasion de l'appartement par la section spéciale dignes de Will Eisner pour le concept narratif et de Terry Gilliam (le kidnapping de Buttle dans Brazil... ou encore l'intervention de la police dans Léon) pour le thème.
Finalement, il y a une telle densité, une telle richesse dans cette histoire que l'on finit par y trouver un peu ce que l'on veut. On arrive à la dernière vignette en restant sur sa faim. J'ai ressenti une forte contrariété de ne pas avoir encore une vingtaine de pages de l'histoire plutôt que le cahier graphique - très intéressant malgré tout et aussi riche que la bande dessinée elle-même. Mais j'ai pardonné à Run, l'auteur, en lisant, tout à la fin, l'ex voto de Popeye, la brute titanesque des Bloods de Palm Hill, éliminé pendant l'affrontement avec les hommes en noir : "alor ke je me promené trankil dans la rue un fou mé tombé dessus et ma collé une balle dans ma tête... Je te remercie, Vierge de Guadaluppe, d'avoir akompli ce miracle qui fait que je ne suis pas mort a coze dz sa. Merci"
Post scriptum :
L'argument principal tourne autour des capacités augmentées qu'un accident offre au héros. En particulier celle de voir l'ombre réelle des gens qu'il croise et c'est dans la logique des choses de faire attention à l'ombre puisque dans Dark Meat City, il vaut mieux cheminer les yeux baisser que de croiser le regard des tarés qui composent les bandes de quartiers. Et certaines ombres ont des formes plutôt bizarres. Pour ma part, je trouve bizarre qu'il ne soit pas plutôt surpris de la forme de sa propre tête en boule de billard numéro 8 ou de celle de son pote Vinz qui est un crâne en feu ou même qu'il passe une partie de son temps libre à éviter Willy, un autre pote, le genre collant qui trempe dans toutes les combines plus que douteuses et qui, naturellement, n'est rien, d'autre qu'une chauve-souris qui parle..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          161
Little_Daisy
  30 décembre 2013
Parlons Ankama … Il s'avère que j'aime vraiment cette maison d'édition. Oui oui c'est Eux, ceux qui ont fait DOFUS ! Oui, ce jeu auquel les collégiens se vantent de jouer, et que les moins jeunes ont plutôt tendance à cacher. C'est aussi Eux qui passent le matin durant ton ptit déj' à la télé avec leur série Wakfu, issue directement de l'univers de Dofus mais 1000 ans après. Et si tu ne vois pas de quoi je parle, Dofus c'est aussi un manga qu'on ne peut pas le louper. On le trouve même entre les tomates et le salami au supermarché !
beta-dofus-620x320
Dofus et ses perso si mignons !
Bref, Ankama ce n'est pas que ça, c'est une équipe de graphistes, d'illustrateurs et d'auteurs BD hors-pairs. Citons juste pour le plaisir : Maliki (qui m'a motivé à dessiner quand j'ai ouvert son Artbook et que j'ai lu son blog), Xa, Florent Maudoux (dédicace à une copine fana de Freak's Squeel), Ancestral Z, B. Hottin (pour ses Pandas dans Pandala)… Bref, je vous conseil de regarder un peu !
Mais aujourd'hui je vais vous présenter une BD de leur collection Label 619. Il s'agit de Mutafukaz dont l'auteur est RUN.
170200_680_300

"Angelino, un jeune loser comme des milliers d'autres à Dark Meat City squatte une chambre d'hôtel miteuse dans le quartier latino de Rios Rosas avec son pote Vinz et enchaine les petits boulots. Ses journées se traînent en de monotones zappings télé. Heureusement il y a ces matchs de catch mexicain dont il est fan. de jobs foireux en discussions métaphysiques sous les étoiles avec son pote, son quotidien s'égrène lentement jusqu'à un banal accident de scooter. Angelino va alors plonger dans un ouragan d'ennuis inimaginables, impliquant hommes en noirs surarmés, gangs de toutes sortes, catcheurs justiciers mexicains et même des entités cosmiques vicieuses aux buts mystérieux !"
mutafukaz20

Run nous transporte à la frontière Mexicaine où l'on suit l'aventure d'Angelino et Vinz. Reconnaissables par leur physique hors normes, ils traversent les quartiers et côtoient la mafia, les gangs et autres groupes de personnes très fréquentable … ou pas ! Drôle, graphiquement marqué par les arts de la rue, cette BD est pour les amateurs du genre ! On oscille entre des parties colorées, ainsi que d'autres en noir et blanc. Il y a même, à la fin du bouquin, des dessins supplémentaires en pleines pages (et pas uniquement en BD) qui offrent une vision autre et plus détaillée des personnages.
Perso, j'adhère totalement ! Si en BD je suis habituellement plus fana de fantasy ou de mythologie, Mutafukaz a été un véritable coup de coeur ! Je ne suis pas prête d'oublier ce périple littéraire.
Retrouvez Mutafukaz sur la toile !
Lien : http://chickon.wordpress.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Ashallayne
  31 janvier 2019
Intriguée par le titre et faisant confiance au label 619, je me suis lancée dans le premier tome de Mutafukaz.
Dans une première partie, l'auteur nous explique comment il en est venu à créer cet univers et les personnages. Intéressant, mais peut-être aurait-il mieux valu mettre ce passage à la fin.
Pour entrer dans le vif du sujet, Angelino, c'est ce gars à la tête toute ronde et noire, comme une bombe. Il vit dans un ghetto en coloc avec son ami Vinz, un mec à tête de crâne enflammé.
Alors qu'il livre des pizzas, Angelino est percuté par un camion mais ressort indemne de cet accident. C'est alors que les ennuis vont commencer... (du moins les ennuis autres que les loyers impayés et les menaces des gangs du quartier)
Angelino se met à voir des ombres de Batman chez certaines personnes, il a un mal de crâne monstre et des ovnis semblent faire leur apparition dans le ciel de Dark Meat City.
A cela s'ensuit de folles courses poursuites, agrémentées de bastions sanglantes et relevées de répliques du genre.
C'etait sympa, complètement barré. On y trouve des parodies, des critiques plus ou moins déguisées, arrosées d'une bonne dose d'absurde.
J'aurais aimé en savoir plus sur les mystérieux pouvoirs d'Angelino, mais je le saurai sûrement dans le tome suivant, qui m'attend sagement.
J'avais parfois du mal avec l'enchainement des actions. le découpage est un peu difficile à suivre par moments, surtout lors des scènes d'action.
J'espère contenter ma curiosité dans le tome suivant.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
bdelhausse
  30 novembre 2018
Très emballé par ce premier tome d'une série qui s'annonce très, très bien.
L'univers des gangs, tatouages, gros flingues et bandanas. Sorte de mélange entre Los Angeles et Ciudad Juarez comme le dit Run dans l'incontournable cahier graphique de fin de tome.
Mais il n'y a pas que cela. Mutafukaz (qui sonne un peu comme dragées "fukaz"...) est une suite quasi ininterrompue de clichés qui fonctionnent drôlement bien. Un univers noir, hérité des films et livres de genre des années 50. Une dose de théorie du complot. Un peu de Men in Black là-dessus. Deux héros décalés et sympathiques, car improbables, en cavale, mais qui semblent posséder "quelque chose" que les MIB souhaitent. David Vincent les a vus... mais finalement qui sont-ils? C'est palpitant et résolument trash.
Graphiquement c'est quasi le sans-faute, il y a juste quelques pas en bichromie que j'ai moins apprécié. Sinon cette mise en couleur flash façon "papier glacé", cela fonctionne à merveille. Idem pour les petits intermèdes façon Une de journal ou affiche de série Z. Très chouette découverte.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
Sejy
  23 septembre 2012
Ovni subversif, nouvelle vague de la Bande dessinée moderne, troisième âge d'or, autant de qualificatifs élogieux dénichés ça et là sur la toile, et qui, loin d'être galvaudés, témoignent de l'immense engouement autour de Mutafukaz. C'est amplement mérité. Avec cette oeuvre, Run nous offre un univers personnel totalement fou et unique qui confirme l'évidence de son talent.
Un melting pot extraordinaire. Alternance de styles graphiques, multiplicité inventive des formes narratives, brassage d'influences et de références diverses, audacieux mélange des genres, une succession de chocs, de claques dans la gueule, aussi bien esthétiques qu'émotionnels. Des personnages originaux, un humour pimenté et décalé pour un scénario explosif, paranoïaque et déjanté qui ne fait pas dans l'économie. On est happé par l'incroyable densité et le tempo échevelé d'un récit démesuré qui va à 2000 à l'heure, vous choppe par le colbac dès la première page et ne vous relâche qu'à la dernière, complètement essoufflée, épuisé, mais ravi. Moi qui suis plutôt réfractaire aux étalages de bastons ou aux surenchères gratuites de vannes et d'hémoglobine, là j'avoue, je suis bluffé. Coup de coeur pour une bande dessinée incontournable aux 200 pages de pur bonheur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
alouettalouett   18 février 2011
Heureusement qu’il y a les bus, parce qu’autour de l’hôtel, c’est la zone sur plus de trois bornes. Mais qui dit bus dit aussi tous les tarés qui vont avec. Et contre eux, pas d’échappatoire possible, parce que le pays entier en est plein. L’autre jour, aux infos, ils ont dit qu’un mec avait mis son bébé dans la machine à laver pour lui faire sa toilette. Quand il s’est rendu compte du carnage, il a fini le reste de la famille à la pelle pour ne pas avoir d’ennuis… faut vraiment être à la masse pour faire un truc pareil. Dieu merci, ils ne sont pas tous aussi tordus. La plupart ne sont que des bons à rien qui savent à peine qu’ils existent. Le pire c’est qu’au fond, j’ai peur de leur ressembler
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
mikaelunvoasmikaelunvoas   13 juillet 2018
Chavez tu m'as tiré une balle dans le pied...
Ben tant mieux, j'ai jamais aimé tes pompes.
Commenter  J’apprécie          10
mikaelunvoasmikaelunvoas   13 juillet 2018
J'ai jamais pu garder un boulot plus de trois semaines, je dois être un bon à rien ou un truc dans le genre.
Commenter  J’apprécie          00
mikaelunvoasmikaelunvoas   13 juillet 2018
T'as nourri les cafards ?
Commenter  J’apprécie          00
Lire un extrait
Videos de Run (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Run
La chronique de Thomas - La sélection de la semaine #2
autres livres classés : fouVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2841 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre
.. ..