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EAN : 9782818931653
86 pages
Éditeur : Bamboo Edition (07/01/2015)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 55 notes)
Résumé :
Vincent Marbier est un auteur de BD en panne d'inspiration depuis plusieurs années après l'énorme succès qu'a eu le tome 1 de sa série. Pressé par son éditeur qui veut voir l'album terminé, attendu par ses nombreux fans, délaissé par son scénariste qui n'en peut plus de ses blocages, Vincent est désorienté, au point d'imaginer arrêter la carrière de dessinateur. De son atelier, au bureau de son éditeur, en passant par les séances de dédicaces, de présentation à la p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  17 novembre 2015
Alors qu'il fait son jogging presque quotidien, Vincent Barbier se fait surprendre par un camion qui manque de le renverser. Un groupe de jeunes archéologues, s'inquiétant de son état, l'ont de suite reconnu, l'un d'eux lui demandant même de dédicacer son album. Grand dessinateur de BD, 15 ans de carrière et une dizaine d'albums, Vincent Barbier a surtout connu un immense succès avec le tome 1 de "Les sentiers des ombres". le tome 2 devrait d'ailleurs sortir pour la fin de l'année, cela fait maintenant 2 ans que les fans l'attendent et s'impatientent. Son éditeur également étant donné qu'il compte sur ce tome 2 pour finir l'année en beauté. Mais voilà, malgré le scénario déjà bouclé, Vincent n'arrive plus à dessiner. L'inspiration n'est plus là. Serait-ce dû à la pression du succès? A cause de son divorce? Toujours est-il que le scénariste et son éditeur lui donnent rendez-vous à Paris, dans les locaux de la maison d'édition, afin qu'il leur montre les premières planches...
Sylvain Runberg traite ici du problème de la page blanche, en l'occurrence des cases ici, que peuvent rencontrer certains auteurs. Est-ce dû à l'attente des lecteurs, impatients de renouer avec l'écrivain ou le dessinateur? Un succès tel que l'auteur est attendu au tournant? Runberg nous montre ici l'envers du décor et nous offre un album passionnant sur le monde de la bande dessinée. Un monde devenu aujourd'hui impitoyable, notamment avec ses milliers d'auteurs/dessinateurs dont très peu arrivent à vivre de leur métier et ses milliers d'albums sortis chaque année. Dans la peau de ce dessinateur touchant et en mal d'inspiration, l'auteur nous raconte son quotidien: les séances de dédicaces, les heures passées devant sa planche à dessin... Quotidien d'autant plus réaliste que l'on croise Kris et Emmanuel Lepage et que l'on assiste aux séances de dédicaces au Quai des Bulles. Derrière tout ça, il y a évidemment l'angoisse, la concurrence entre dessinateurs et la pression de la part notamment des maisons d'édition. Olivier Martin, au pinceau, nous offre de belles planches bichromiques.
Un regard pertinent sur nos chères bulles...
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Ziliz
  05 septembre 2015
Après le succès aussi phénoménal qu'inattendu de l'album de fantasy 'Le sentier des ombres' dont il est co-auteur, Vincent peine à se remettre au travail pour le deuxième tome. Pas moyen de se lancer, zéro, journées de déprime ponctuées de footings qui sont une des rares occasions pour lui de croiser des êtres vivants... Les lecteurs l'attendent, pourtant, et son éditeur, au bord de la faillite, le tanne.
Encore une histoire de panne d'inspiration d'un artiste, côté dessinateur de BD cette fois. Je suis suffisamment néophyte sur le sujet pour m'interroger : comment un dessinateur peut-il être à ce point incapable de démarrer, alors que le scénario est prêt ?
L'album m'a fait penser à Davodeau par le graphisme (trait et couleur), mais aussi parce que l'intrigue autour de l'angoisse de la page/case blanche se double d'une histoire sociale avec des magouilles politiques. Elle est également prétexte, bien sûr, à montrer l'univers de la BD (et celui de l'édition en général) - festivals, prix, concurrence entre artistes, contraintes des éditeurs pour survivre...
Un bon moment de lecture, sans plus - sans surprise.
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Vexiana
  21 février 2018
C'est une BD intéressante, c'est même plutôt une bonne idée : une sorte de mise en abime d'un dessinateur qui, en mal de motivation, n'arrive pas à travailler sur un second tome très attendu de la bédésphère.
Il est sans cesse relancé pour ne pas dire harcelé mais rien n'y fait, le coeur n'y est pas.
Sur base de cette idée de départ, cette BD est surtout l'occasion d'une incursion dans l'envers du décor du monde de la BD qui nous est dès lors détaillé : festival, dédicaces, pressions, difficulté du milieu, nombre (trop) important de sorties, concurrence, situations difficiles ect ect…
Je comprends le principe et le désir de l'auteur de faire comprendre les difficultés liées à la profession mais, au final, l'impression qui en ressort, pour moi, c'est une sorte de catalogue.
De plus, l'auteur salue au passage ses copains auteurs / illustrateurs et leurs BD en les insérant dans sa narration tout en faisant du placement de produit : « Tiens, Emmanuel Lepage, quelle bonne surprise de te croiser ici, as-tu lu le dernier Sang-de –Dragon, trop fort ce Guy Michel ! ».
Bon, oui j'exagère (à peine) mais ça m'a un peu dérangée d'autant que, dans le même ordre d'idée (envers du décor du monde de la BD), Davodeau avait fait quelque chose de beaucoup plus subtil et authentique dans Les ignorants. Là, Davodeau s'assumait et ne se dissimulait pas derrière un personnage de fiction.
Pour ce qui est du dessin, c'est assez bon, bien maitrisé, avec des camaïeux d'aquarelles plutôt réussis.
J'aurais mis 3,5 étoiles mais je ne mets que 3 parce que je suis un peu fâchée sur un point de détail du scénario : l'auteur essaye de combattre les clichés liés à son métier mais nous sort un gros cliché sur les archéologues qui passent leur temps à regarder passer les vélos, fumer des joints et manger des champignons hallucinogènes.
Bref, à quand la suite?
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sld09
  24 octobre 2020
J'ai bien aimé cette B.D. tout en couleur sépia qui dégage une grande mélancolie. L'histoire dépeint les affres de la création, alors qu'un dessinateur de B.D. ne parvient pas à trouver l'inspiration pour un deuxième volume après le succès retentissant de son premier tome. En parallèle, on découvre les dessous pas toujours roses du monde de l'édition : les pressions des éditeurs pour remplir leur caisse, la rivalité entre dessinateurs et scénaristes qui ne travaillent pas toujours au même rythme ou n'ont pas les mêmes ambitions, la nécessité pour les artistes de "vendre" leur travail en faisant des signatures dans les salons ou les librairies, la difficulté de se détacher des dizaines et des dizaines d'autres sorties, etc.
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Erik_
  02 septembre 2020
Encore une histoire d'un auteur en panne d'inspiration. Cette fois-ci, il s'agit d'un dessinateur de bd. Cela ne sera pas la page blanche mais la case blanche !
On se demande si ce n'est pas un récit réellement vécue par un auteur. Il me semblait avoir entendu cette histoire de planches oubliées dans un train. On va également rencontrer le gratin de la bande dessinée actuelle. Il y a également une critique de ces oeuvres composées de monstres et de dragons qui font fureur en terme de ventes. On se dit que Lanfeust est un peu visé ou du moins, ce genre de bd. J'ai bien aimé cette critique subtile mise en image. C'est bien la première fois qu'on pénètre dans les coulisses de la bd. On se rend compte également que la vie menée par les auteurs est loin d'être facile.
Je n'ai pas eu réellement de compassion pour Vincent Marbier qui tente d'échapper à ses responsabilités par tous moyens. Dans une autre profession, je verrai mal un ouvrier arrêter la chaîne de production car il est en panne d'inspiration. Bon, en même temps, ce sont des artistes qui échappent à toutes les contraintes du monde réel. Pour autant, ils ne sont pas épargnés comme on le voit.
Cases blanches permet de resituer les choses dans leur contexte et de montrer l'envers du décors aux lecteurs de bd. J'ai bien aimé la fin qui est pleine d'humanité. Les véritables héros ne sont pas ce que l'on croît. Il y a plein de gens sympathiques autour de nous qui sont de véritables ordures et vice versa. Et puis et surtout, il y a toujours un homme derrière les cases avec sa propre vie et ses difficultés. Cette oeuvre bouscule les codes et c'est tant mieux.
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critiques presse (8)
BulledEncre   03 juillet 2015
Un album aussi beau que bon, qui ravira tous les amateurs de bande dessinée et qui saura vous faire voir la vie de leurs auteurs différemment.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
BoDoi   25 mars 2015
Un premier tome dont la suite est attendue impatiemment.
Lire la critique sur le site : BoDoi
BDSelection   04 mars 2015
En parfaite adéquation avec l'histoire, le dessin d'Olivier Martin utilise peu de couleurs - essentiellement du marron et du gris -, donnant corps à l'atonie qui touche Vincent Marbier, voire la renforçant.
Lire la critique sur le site : BDSelection
Lexpress   02 février 2015
C'est à la fois le processus de création, ses aléas, et les contraintes du marché de l'édition, ses rituels aussi, qu'ausculte avec finesse ce récit qui sent le vécu. Une tonalité bien servie par le graphisme réaliste, sans prétention, à dominante sépia.
Lire la critique sur le site : Lexpress
ActuaBD   21 janvier 2015
L’allégorie du marché qui broie le créateur parle aussi pour les sentiments que peuvent vivre tous les travailleurs soumis à une pression exacerbée. Malgré tout, Cases blanches est un récit résolument optimiste, qui émeut autant qu’il passionne. Une réussite !
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Sceneario   14 janvier 2015
Le dessinateur nous assure d’un travail tout en douceur particulièrement prégnant. Usant d’un réalisme graphique chaleureux, ancré dans une colorisation pastel sans excès, Olivier Martin porte un message clair qui parvient à toucher notre sensibilité. Une sympathique immersion dans l’univers de la bande dessinée et de la créativité artistique via une histoire intimiste complète des plus convaincantes
Lire la critique sur le site : Sceneario
Auracan   06 janvier 2015
Le scénariste nous emmène ainsi dans le monde de la bande dessinée en prenant la vue du côté des gens de ce milieu, les auteurs, les éditeurs, les libraires... C'est intéressant quand on veut connaître ce qui se passe de l'autre côté du miroir. Un côté parfois un peu sombre...
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   30 décembre 2014
Si le fond est particulièrement au point, la forme est peut-être moins convaincante. En effet, le mélange entre documentaire et récit autofictionnel n'est pas parfait. Les aléas de la vie de Vincent Marbier (sa situation familiale particulièrement) ne diffèrent pas de ce que pourrait rencontrer n'importe quel individu lambda, tandis que la chute et la « révélation » qu'elle engendre semblent très forcées (pour ne pas dire artificielles).
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
marina53marina53   17 novembre 2015
Les vrais héros ne sont pas toujours ceux que l'on croit, tu sais ? Il y en a qui restent dans l'ombre... et que la plupart préfèrent ignorer.
Commenter  J’apprécie          280
JulverJulver   21 avril 2015
Si je ne fais pas Titeuf...c'est parce que chaque auteur a son propre univers, ses propres personnages, c'est ce qui permet d'avoir des livres différents, pour tous lecteurs...
Titeuf c'est le personnage d'un auteur qui s'appelle Zep.
Mais tu vois...moi aussi je sais le dessiner Titeuf!
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mafossimafossi   04 mai 2015
- Et ton scénariste, il dédicace pas avec toi?
- Non, il est en rendez-vous tout l'après-midi avec ses autres éditeurs! Bamboo, Dupuis, Dargaud, Casterman, Ankama, Delcourt, Futuro, Le Lombard, Glénat, tu connais les scénaristes... Ça bouffe à tous les râteliers, ces animaux-là!
- Les scénaristes, ils t'emmerdent! Et avec des râteliers à moitié vides, c'est pas comme si on avait le choix non plus!
- Ouais, c'est sûr qu'en ce moment... Là, ma série se termine et sur le nouveau projet que je leur ai soumis, on me propose 250€ la planche, scénario, couleurs et dessins compris, 100€ de moins que sur Armes blanches! C'est dur pour tout le monde qu'ils me disent!
- Ah ouais... Quand même. Et t'as accepté?
- Ben ouais. Le dossier est passé chez personne d'autre. On tiendra grâce au salaire de ma femme en attendant mieux.
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JulverJulver   21 avril 2015
BRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR
Ils sont forts ces champis?!!! J'ai jamais eu d'hallus aussi puissantes?!!!
C'EST PAS LES CHAMPIS?!!
C'EST LA RIVIERE!!! C'EST LA RIVIERE QUI DEBORDE?!!!
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Erik_Erik_   29 septembre 2020
Sur notre planète, comme sur un jeu d'échecs, les cases blanches de la prospérité jouxtent les cases noires du malheur.
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Videos de Sylvain Runberg (42) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Sylvain Runberg
Surveillance de masse, milices privées faisant régner l'ordre dans les rues, crime organisé… la ville de Londres est devenue un symbole d'oppression généralisée, et seule sa population peut l'en libérer. Mouvement de résistance rassemblant des hackers de génie et insurgés prêts au combat, DedSec se dresse pour libérer la ville du joug de ces profiteurs. En enquêtant sur de mystérieuses disparitions dans le camp de Kennington Oval Camp, la journaliste australienne Louise Hartford va croiser la route d'Adam Logan, dit « Spiral », un DJ londonien dont la musique est devenue symbole de révolte. Ensemble, et avec d'autres compagnons d'infortune, ils vont devoir infiltrer les sphères du pouvoir pour faire éclater la vérité.
Plongez en BD dans l'univers cyberpunk et dystopique du blockbuster de chez Ubisoft : Watch Dogs Legion ! Dans cette aventure à la fois indépendante et complémentaire au jeu, Sylvain Runberg et Gabriel Germain tissent une intrigue mêlant anticipation, action et métaphore politique au coeur d'une terrifiante (et pourtant si crédible) Londres, entre V pour Vendetta, Blade Runner et Black Mirror. Un arc en deux tomes.
Disponible en librairie !
Suivez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/GlenatBD/ Suivez-nous sur Twitter : https://twitter.com/GlenatBD
#watchdogslegion #ubisoft #bd
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