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Alors qu'il fait son jogging presque quotidien, Vincent Barbier se fait surprendre par un camion qui manque de le renverser. Un groupe de jeunes archéologues, s'inquiétant de son état, l'ont de suite reconnu, l'un d'eux lui demandant même de dédicacer son album. Grand dessinateur de BD, 15 ans de carrière et une dizaine d'albums, Vincent Barbier a surtout connu un immense succès avec le tome 1 de "Les sentiers des ombres". le tome 2 devrait d'ailleurs sortir pour la fin de l'année, cela fait maintenant 2 ans que les fans l'attendent et s'impatientent. Son éditeur également étant donné qu'il compte sur ce tome 2 pour finir l'année en beauté. Mais voilà, malgré le scénario déjà bouclé, Vincent n'arrive plus à dessiner. L'inspiration n'est plus là. Serait-ce dû à la pression du succès? A cause de son divorce? Toujours est-il que le scénariste et son éditeur lui donnent rendez-vous à Paris, dans les locaux de la maison d'édition, afin qu'il leur montre les premières planches...

Sylvain Runberg traite ici du problème de la page blanche, en l'occurrence des cases ici, que peuvent rencontrer certains auteurs. Est-ce dû à l'attente des lecteurs, impatients de renouer avec l'écrivain ou le dessinateur? Un succès tel que l'auteur est attendu au tournant? Runberg nous montre ici l'envers du décor et nous offre un album passionnant sur le monde de la bande dessinée. Un monde devenu aujourd'hui impitoyable, notamment avec ses milliers d'auteurs/dessinateurs dont très peu arrivent à vivre de leur métier et ses milliers d'albums sortis chaque année. Dans la peau de ce dessinateur touchant et en mal d'inspiration, l'auteur nous raconte son quotidien: les séances de dédicaces, les heures passées devant sa planche à dessin... Quotidien d'autant plus réaliste que l'on croise Kris et Emmanuel Lepage et que l'on assiste aux séances de dédicaces au Quai des Bulles. Derrière tout ça, il y a évidemment l'angoisse, la concurrence entre dessinateurs et la pression de la part notamment des maisons d'édition. Olivier Martin, au pinceau, nous offre de belles planches bichromiques.
Un regard pertinent sur nos chères bulles...
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Après le succès aussi phénoménal qu'inattendu de l'album de fantasy 'Le sentier des ombres' dont il est co-auteur, Vincent peine à se remettre au travail pour le deuxième tome. Pas moyen de se lancer, zéro, journées de déprime ponctuées de footings qui sont une des rares occasions pour lui de croiser des êtres vivants... Les lecteurs l'attendent, pourtant, et son éditeur, au bord de la faillite, le tanne.

Encore une histoire de panne d'inspiration d'un artiste, côté dessinateur de BD cette fois. Je suis suffisamment néophyte sur le sujet pour m'interroger : comment un dessinateur peut-il être à ce point incapable de démarrer, alors que le scénario est prêt ?
L'album m'a fait penser à Davodeau par le graphisme (trait et couleur), mais aussi parce que l'intrigue autour de l'angoisse de la page/case blanche se double d'une histoire sociale avec des magouilles politiques. Elle est également prétexte, bien sûr, à montrer l'univers de la BD (et celui de l'édition en général) - festivals, prix, concurrence entre artistes, contraintes des éditeurs pour survivre...

Un bon moment de lecture, sans plus - sans surprise.
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Cet album raconte le quotidien d'un auteur de bandes dessinées qui semble avoir perdu l'inspiration... Son entourage (professionnel ou non) attend avec impatience qu'il avance sur le deuxième tome d'une série dont le premier opus a remporté un vif succès, mais Vincent Marbier est en proie à la "case blanche"... Nous passons ainsi de l'autre côté du "rideau" : l'envers du décor de la création artistique et du circuit éditorial de la BD.

Les illustrations sont traditionnelles, plutôt simples mais expressives. La plupart des vignettes et planches sont bi ou tricolores, ce qui peut paraître un peu fade, mais cela colle bien avec le rythme (assez lent) et l'ambiance (un peu flottante) de l'album. La narration est bien menée et le sujet m'a intéressée, mon avis reste cependant mitigé, ce qui explique ma note "à la moyenne".
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J'ai bien aimé cette B.D. tout en couleur sépia qui dégage une grande mélancolie. L'histoire dépeint les affres de la création, alors qu'un dessinateur de B.D. ne parvient pas à trouver l'inspiration pour un deuxième volume après le succès retentissant de son premier tome. En parallèle, on découvre les dessous pas toujours roses du monde de l'édition : les pressions des éditeurs pour remplir leur caisse, la rivalité entre dessinateurs et scénaristes qui ne travaillent pas toujours au même rythme ou n'ont pas les mêmes ambitions, la nécessité pour les artistes de "vendre" leur travail en faisant des signatures dans les salons ou les librairies, la difficulté de se détacher des dizaines et des dizaines d'autres sorties, etc.
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C'est une BD intéressante, c'est même plutôt une bonne idée : une sorte de mise en abime d'un dessinateur qui, en mal de motivation, n'arrive pas à travailler sur un second tome très attendu de la bédésphère.
Il est sans cesse relancé pour ne pas dire harcelé mais rien n'y fait, le coeur n'y est pas.

Sur base de cette idée de départ, cette BD est surtout l'occasion d'une incursion dans l'envers du décor du monde de la BD qui nous est dès lors détaillé : festival, dédicaces, pressions, difficulté du milieu, nombre (trop) important de sorties, concurrence, situations difficiles ect ect…
Je comprends le principe et le désir de l'auteur de faire comprendre les difficultés liées à la profession mais, au final, l'impression qui en ressort, pour moi, c'est une sorte de catalogue.
De plus, l'auteur salue au passage ses copains auteurs / illustrateurs et leurs BD en les insérant dans sa narration tout en faisant du placement de produit : « Tiens, Emmanuel Lepage, quelle bonne surprise de te croiser ici, as-tu lu le dernier Sang-de –Dragon, trop fort ce Guy Michel ! ».
Bon, oui j'exagère (à peine) mais ça m'a un peu dérangée d'autant que, dans le même ordre d'idée (envers du décor du monde de la BD), Davodeau avait fait quelque chose de beaucoup plus subtil et authentique dans Les ignorants. Là, Davodeau s'assumait et ne se dissimulait pas derrière un personnage de fiction.
Pour ce qui est du dessin, c'est assez bon, bien maitrisé, avec des camaïeux d'aquarelles plutôt réussis.
J'aurais mis 3,5 étoiles mais je ne mets que 3 parce que je suis un peu fâchée sur un point de détail du scénario : l'auteur essaye de combattre les clichés liés à son métier mais nous sort un gros cliché sur les archéologues qui passent leur temps à regarder passer les vélos, fumer des joints et manger des champignons hallucinogènes.
Bref, à quand la suite?
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Alors que tous les amateurs de BD attendent la parution du 2ème tome du Sentier des Ombres, une série à succès, Vincent Marbier, son dessinateur, a beaucoup de mal à se mettre au travail. Entre footings, festivals, visites de sa librairie préférée, il essaie en vain de trouver l'inspiration. N'ayant pas trop d'idées pour sortir de cette impasse, il n'hésitera pas à faire croire à son éditeur qu'il avait oublié les précieuses planches, tant attendues, dans le train.

Je n'ai pas vraiment accroché au scénario, j'ai eu du mal à m'attacher au personnage de Vincent qui en fait un peu trop mais j'ai apprécié cette plongée dans le monde de la bande dessinée. L'envers du décor dévoile les difficultés des dessinateurs à s'imposer, leur précarité et la pression des éditeurs. J'ai beaucoup aimé le graphisme et même si cette histoire ne m'a pas touchée plus que ça, j'ai passé plutôt un bon moment en tournant les pages de cet album aux cases joliment dessinées.
Lien : http://edytalectures.blogspo..
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Encore une histoire d'un auteur en panne d'inspiration. Cette fois-ci, il s'agit d'un dessinateur de bd. Cela ne sera pas la page blanche mais la case blanche !

On se demande si ce n'est pas un récit réellement vécue par un auteur. Il me semblait avoir entendu cette histoire de planches oubliées dans un train. On va également rencontrer le gratin de la bande dessinée actuelle. Il y a également une critique de ces oeuvres composées de monstres et de dragons qui font fureur en terme de ventes. On se dit que Lanfeust est un peu visé ou du moins, ce genre de bd. J'ai bien aimé cette critique subtile mise en image. C'est bien la première fois qu'on pénètre dans les coulisses de la bd. On se rend compte également que la vie menée par les auteurs est loin d'être facile.

Je n'ai pas eu réellement de compassion pour Vincent Marbier qui tente d'échapper à ses responsabilités par tous moyens. Dans une autre profession, je verrai mal un ouvrier arrêter la chaîne de production car il est en panne d'inspiration. Bon, en même temps, ce sont des artistes qui échappent à toutes les contraintes du monde réel. Pour autant, ils ne sont pas épargnés comme on le voit.

Cases blanches permet de resituer les choses dans leur contexte et de montrer l'envers du décors aux lecteurs de bd. J'ai bien aimé la fin qui est pleine d'humanité. Les véritables héros ne sont pas ce que l'on croît. Il y a plein de gens sympathiques autour de nous qui sont de véritables ordures et vice versa. Et puis et surtout, il y a toujours un homme derrière les cases avec sa propre vie et ses difficultés. Cette oeuvre bouscule les codes et c'est tant mieux.
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J'ai rencontré Olivier Martin, l'illustrateur, lors du salon Quai des Bulles à Saint-Malo, et j'ai acheté cette bande-dessinée tout à fait par hasard. Je n'ai absolument pas regretté, parce que j'ai eu une dédicace très drôle, et qu'Olivier Martin était très sympa. Maintenant que j'ai lu le livre, je suis vraiment ravie de l'avoir acheté.

C'est l'histoire de Vincent Marbier, un auteur de BD qui doit écrire la suite de sa série qui, étonnamment, a eu un succès fou il y a quelques années. Les lecteurs attendent avec impatience le tome deux, et son éditeur, qui est dans une très mauvaise posture, le pousse à écrire sa suite. le stress et l'angoisse de devoir écrire la suite d'une série qu'il ne souhaite pas continuer amène Vincent à un blocage complet : il n'arrive pas à écrire cette foutue suite !

J'ai trouvé que cette histoire très simple était très intéressante. On voit plusieurs facettes de métiers du livre : le libraire, l'éditeur, les commerciaux, l'auteur, le scénariste... Et on comprend rapidement pourquoi l'éditeur de Vincent le pousse à écrire sa suite : lui aussi angoisse. Ils sont tous dans une posture inconfortable, bloqués par cette suite qui n'arrive pas. On aborde ici un thème peu présent dans les livres : l'angoisse de la page blanche. J'ai trouvé qu'on nous faisait bien ressentir ça, d'une part grâce au texte et d'autre part grâce aux illustrations, qui sont vraiment très belles.

C'est une petite bande-dessinée relativement simple de scénario, mais avec une histoire intéressante, qui ne nous ennuie pas, et des dessins vraiment très beaux. de plus, ça se passe à Saint-Malo, pour ceux qui connaissent et pour les bretons, c'est toujours sympa de voir des lieux que l'on connait dans une bande-dessinée.

Sincèrement, c'est un livre que je recommande, ne serait-ce que parce qu'il aborde les métiers du livre, et parce que l'illustrateur est complètement dingue !
Lien : http://leslecturesdanais.blo..
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C'est l'histoire d'un dessinateur de bandes dessinées en panne d'inspiration. le récit est bien mené, on entre dans les arcanes du milieu de l'édition de la BD. C'est assez intéressant de ce point de vue, mais l'ensemble reste trop autocentré sur ce milieu, les tergiversations vers d'autres sujets, l'archéologie, la promotion immobilières sont vraiment trop caricaturales, et l'ensemble ne m'a vraiment pas passionné, trop terre à terre sur la création de bande dessinée, on dirait un quelconque règlement de compte privé auquel je ne me suis vraiment senti invité. Bref, je me suis ennuyé, j'ai même peiné pour arriver au bout des 88 pages.
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Cette BD parle du manque d'inspiration d'un dessinateur qui a eu un énorme succès et peine à dessiner la suite, tant attendue. Il a beaucoup de pression de la part de ses fans, de son scénariste, de sa maison d'édition, même si éditeur même tente de le protéger comme il peut. Cette BD est intéressante car elle donne à voir un peu le monde de l'édition, comment il fonctionne. C'est un cercle assez restreint finalement, et tout le monde se connaît plus ou moins. Les concurrents sont à l'affût du moindre faux pas pour pouvoir récupérer des auteurs; ici, le scénariste n'hésite pas à proposer un autre dessinateur quand il voit que les planches promises n'arrivent pas. Notre dessinateur est tellement acculé par tout ça qu'il est contraint d'inventer des mensonges et on le voit se dégradé au fil du récit. Les dessins soutiennent cet état de fragilité du dessinateur je trouve car ils sont très légers, avec des traits fins, très peu de couleur (l'ensemble paraît presque blanc), et les couleurs sont appliquées un peu comme de l'aquarelle, un peu flou, estompées. C'est très agréable et plein de sensibilité, aussi bien dans le scénario que dans les dessins.
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