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EAN : 9791028104252
Éditeur : Bragelonne (11/03/2020)

Note moyenne : 4.08/5 (sur 26 notes)
Résumé :
Ce n'était pas sa guerre. La galaxie se rappelle le héros qui a éradiqué jusqu'au dernier Cielcin dans le ciel. Mais on se souvient aussi du monstre qui a détruit un soleil, oblitérant tant de vies humaines – dont celle de l'Empereur lui-même – en outrepassant ses ordres. Hadrian n'était pas un héros. Il n'était pas un monstre. Il n'était même pas soldat.Sur la mauvaise planète, au bon moment, pour les meilleures raisons, Hadrian Marlowe emprunte un chemin qui ne pe... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Mariloup
  13 avril 2020
Grâce à la masse critique organisée par Babelio en mars, j'ai pu recevoir ce tome 1 du Dévoreur de Soleil de Christopher Ruocchio. Pourquoi ce roman faisait-il parti de ma sélection? Parce que la couverture absolument magnifique m'a attirée, parce que le résumé était des plus alléchants. Et quand je l'ai reçu en avance, j'ai eu la surprise de voir que ce beau bébé faisait près de 800 pages! Et j'avoue que ça m'a fait peur... à juste titre!
Hadrian, notre héros, est en prison. Il a fait de grandes et de terribles choses comme avoir détruit le soleil de tout un système. Mais comment en est-il arrivé là? Il va nous conter son histoire, en commençant par le début, par ses origines, ses rencontres, ses aventures, ses mésaventures, entre autres!
Je me suis beaucoup attachée à Hadrian. C'est un personnage très travaillé et complexe mais extrêmement humain avec ses forces et ses faiblesses, ses bonnes et ses mauvaises actions. C'est ce que j'ai aimé chez lui. Un personnage que j'ai appris à connaître en étant au plus proche de lui, en suivant son évolution. Et il risque de me réserver encore bien des surprises par la suite, j'en suis sûr! Il va encore plus évoluer. Je veux absolument savoir ce qu'il va devenir, de pourquoi et comment il a pu détruire toute une étoile; de découvrir un peu plus les Cielcins, ces ennemis conquérants que tout le monde craint; de rencontrer cet empereur tellement cité, sous la coupe de la Fondation... il y a encore tellement à apprendre dans les prochains tomes!
Le roman est écrit à la première personne. On est ainsi dans la tête du personnage principal et cela nous permet d'être très proche de lui, de s'attacher plus facilement à lui. Pour ce qui est de l'univers, c'est INCROYABLE, DINGUISSIME, FOU, ÉTRANGE! Mais quelle imagination de la part de l'auteur! Une tuerie! C'est un space opera et c'est vrai que je n'ai pas non plus l'habitude de ce genre, du moins en littérature. C'est franchement surprenant et même moderne ici. C'est un peu comme si on mélangeait Star Wars, 300 et Gladiator, avec notamment plein de références et même des éléments/mots incongrus à tel point que je me demandais ce que ça faisait dans l'histoire (kébab, barbe à papa, motos, drones, des références à des auteurs littéraires et philosophes ayant vraiment existé...) d'où une certaine modernité. Et l'histoire dépeinte est en quelque sorte notre futur. C'est très difficile à expliquer. L'histoire se déroulerait des millénaires après notre époque, la Terre n'existe plus à cause de ce que l'Humanité lui a infligée (un écho de ce qui pourrait arriver si on ne fait rien en l'état actuel des choses), qui reste un rêve, vénérée comme une déesse dont on espère le retour. le rythme est extrêmement lent, il ne faut pas s'attendre à de l'action à gogo comme je le croyais au vu du résumé. Tout tourne autour de la politique, de l'économie, de l'aspect militaire, entre intrigues et complots et bien d'autres choses. C'est super complexe, tellement riche et d'une densité folle. Ah oui, c'est du costaud! La lecture n'est vraiment pas facile! J'ai eu énormément de mal à entrer dans l'histoire, surtout que le vocabulaire n'est pas du tout facile (d'ailleurs, je n'ai réalisé que vers la fin, qu'il y avait un lexique pour comprendre le vocabulaire utilisé et des notes pour en apprendre plus sur les mondes cités ou rencontrés dans l'histoire ainsi que sur les personnages). Il m'a fallu un très très long temps d'adaptation, de familiarisation pour pleinement apprécier ma lecture. Mais il n'empêche que c'était assez long dans l'ensemble et que j'ai quand même peiné à avancer.
En bref, j'ai bien aimé ma lecture qui est super originale, l'univers est juste dinguissime mais c'est hyper nébuleux et complexe! Il m'a fallu énormément de temps avant d'être à l'aise avec l'histoire, avec les personnages, avec le vocabulaire, avec le style de l'auteur et encore, c'est un bien grand mot! Il y a beaucoup de longueurs, c'était long. Mais j'ai quand même envie de connaitre la suite et de retrouver Hadrian.
Je remercie grandement Babelio et les éditions Bragelonne pour l'envoi et la découverte de ce premier roman prometteur.
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Apophis
  27 février 2020
Lu en VO.
L'empire du silence est le récit fait, alors qu'il croupit en prison, 1500 ans plus tard, de ses premiers pas en tant qu'adulte d'Hadrian Marlowe, à la fois adulé et honni parce que pour gagner une guerre, il a fait sauter un soleil, tuant au passage son empereur et quatre milliards de ses concitoyens, et gagnant le redoutable surnom de Dévoreur de soleil. Dans un univers très influencé par les gréco-romains (alors qu'il ne s'agit pas d'une uchronie) et Frank Herbert, où l'empire Sollan règne sur un quart de milliard de mondes et où la religion est toute-puissante, où les Hoplites ont des lances à plasma et les chevaliers des épées en matière exotique, il va faire son Conan / Kvothe, passant d'une existence privilégiée à l'état de vagabond, puis de gladiateur, de tuteur, de traducteur, avant de finir mercenaire (si, si). le tout sur fond de guerre contre des extraterrestres remettant certains dogmes religieux en question, les Cielcin.
Le style de l'auteur est franchement bon, les personnages principaux attachants et l'univers a « de la gueule » et de l'ambition, mais ce tome 1 a certains défauts qui peuvent gêner certaines catégories de lecteurs : roman très verbeux (mais tout en restant prenant et marquant), trop inspiré par des auteurs antérieurs, mélange des genres qui peut gêner, livre sans doute trop soft-SF pour certains, trop (science-)Fantasy pour les uns, trop Science-Fiction pour les autres, trop commercial pour beaucoup et peut-être trop noir dans certains cas. Pourtant, même si ces défauts sont réels (ou au moins, je le répète, pour certains profils de lecteurs), il n'en reste pas moins qu'une fois refermé, L'empire du silence laisse une bonne impression globale, et surtout que certains de ces problèmes ont été corrigés dans le tome 2, qui est un roman vraiment impressionnant aussi bien sur le fond que sur la forme. Bref, c'est, très sincèrement, un cycle à découvrir, qui, clairement, ne prendra toute sa dimension qu'à partir du tome 2, à mon sens.
Ce qui précède n'est qu'un résumé : j'ai consacré à ce livre une très longue critique (même par rapport à mes standards habituels), que je vous invite à découvrir sur mon blog.
Lien : https://lecultedapophis.com/..
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Dupuisalex
  14 mai 2020
Voici les confessions d’un homme au multiple nom. Hadrien l’Immortel, Le dévoreur de soleil, Al Neroblis... sur le point d’être pendu, celui ci nous raconte son histoire. Hadrien Marlowe de la maison Marlowe de Delos, fils d’Archonte et petit-fils de vice-reine, sa destinée était faite, mais un accident le fera changer de route. Renié, déshérité et éloigné de son monde par son père, sa vie ne sera plus jamais la même.
Tome 1 de la sage L'empire du silence, le dévoreur de soleil de Chritopher Ruocchio
L'auteur nous livre en premier roman un Space opéra , les premiers chapitres étaient fort prometteur, on sent que l'auteur s'est inspiré du Nom du vent, mais le soufflé est retombé. Un héros, de la politique, des combats de gladiateurs,... un bon mélange qui aurait fait une bonne salade mais un manque de style personnel.
Je ne lirai sûrement pas la suite, car l'histoire n'a pas prise sur moi.
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Manetheren
  14 mars 2021
Par habitude, je me méfie des comparaisons avec des oeuvres de grande notoriété, on est vite déçu. Ici, la promesse était d'avoir dans le premier tome de la première saga d'une jeune auteur une fusion du Nom du Vent, de Dune et de Gladiator. Rien que ça !
Et en l'occurrence, c'est réussi ! L'Empire du Silence est un premier tome très prometteur. Hadrian Marlowe, héros de sa propre légende, nous raconte comment il va devenir le destructeur d'une race entière d'extra-terrestres (extra-solliens, pour être exacts) : les Cielcins. J'ai aimé ce personnage doué pour le combat, féru de langues, de civilisations et de politiques. J'ai aimé ce personnage plein de convictions et de romantisme. Il est intelligent et se débrouille avec peu pour arriver à ses fins. Pourtant, il n'est pas non plus un archétype de chevalier blanc : il est meurtrier, voleur, fuyard, opportuniste, impulsif et orgueilleux.
La narration est excellente, quelques longueurs et certaines voies sans issues alourdissant le récit sont quand même à déplorer. Dans l'ensemble, je comprends pourquoi cette écriture efficace évoque celle de P. Rothfuss.
L'histoire est centrée sur Hadrian Marlowe mais la gamme de personnages secondaires est dense, intéressante car peu commune et tout encore une fois, tout en nuance : entre sa mère qui n'a aucun goût pour les Marlowe, mais qui aide son fils à s'émanciper ; le noble arriviste, prêt à tout pour marier sa fille à Hadrian mais sans être un mauvais bougre ; l'antagoniste estropié hargneux, protégé par sa supérieure, mais largement capable et féroce au combat, etc.
Ce qui m'a impressionné, c'est la richesse du lore. L'univers présente une galaxie avec des systèmes politiques, militaires, religieux et sociaux complexes, même si envahissants au début. Il y a une mythologie sous-jacente avec l'existence supposée d'une civilisation plus ancienne que les humains et totalement disparue (ce qui n'est pas sans rappelé les Anciens de Stargate). L'Humanité cohabite avec d'autres races d'aliens aussi, mais elle est colonialiste, expansionniste, esclavagiste. L'Humanité décrite est assez sombre. le dernier livre de SF que j'ai lu était L'Espace d'un an, autant dire que c'est deux salles, deux ambiances. Les pratiques des humains à l'égard des extraterrestres est horrifiante et digne des conquistadors.
En parlant de personnages historiques, un des points faibles du roman mais tout à fait assumé, c'est l'utilisation immodéré de références à notre Histoire. Pour une civilisation qui a désormais 17000 ans d'histoire, dont les peuples ont essaimé depuis longtemps à travers les bras de la galaxie, on peut tout de même trouver fragile de leur faire citer, dans le texte, des auteurs antiques ou contemporains à tout bout de champ.
Pour le reste, si vous aimez la SF, les grandes épopées et une narration efficace, vous ne serez pas déçus de l'escapade. Peut-être parfois un peu horrifiés mais pas déçus.
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culturevsnews
  13 mars 2020
Chacun trace ses propres lignes en matière de prose. Certains veulent des lignes très professionnelles qui mettent l'accent sur l'histoire. D'autres aiment se perdre dans la beauté de la langue. Il y a une ligne qui sépare la prose poétique de la prose violette et chacun en dessine sa propre version. J'ai aimé l'écriture du livre. C'était dramatique et parfois un peu exagéré, mais c'était fait avec habileté et je ne l'ai pas considéré comme violet.
Au début, le livre a de fortes vibrations de Dune avec des restrictions technologiques qui ont conduit à l'équivalent du livre de mentats, et des hiérarchies féodales qui se superposent à un monde de haute technologie. La planète possède même un élément rare et précieux pour les mines et les puissants commerçants qui viennent négocier pour elle.

Il y a la prose poétique susmentionnée. Ensuite, il y a le fait que nous avons un grand récit encadré dans lequel, beaucoup plus tard, notre héros est une figure de légende, un homme qui a fait telle ou telle chose. Et au fur et à mesure que le livre se déroule nous constatons une coupure entre l'échelle de l'histoire et le cadre. Hadrian pourrait bien un jour éteindre des soleils et faire tomber des empires, mais pendant toute la durée de ce livre assez long, il ne s'approchera même pas des contreforts de ces choses. L'atmosphère  est encore renforcée par le fait que, dans la foulée de son histoire qui change l'avenir, nous le voyons tomber en disgrâce et se promener dans les rue.
Il s'agit donc d'un opéra de l'espace, mais avec une société féodale, médiévale à bien des égards, où la religion a une influence et où les hérétiques sont torturés de manière extravagante. C'est amusant à bien des égards. La plupart des technologies sont comme de la magie.
Je peux acheter des boucliers, plus rapides que la communication lumineuse, une peur des ordinateurs et des épées en haute matière, sans problème. Il n'y avait que peu de choses qui blessaient ma science et mon sens de la réalité qui concernaient les ruines antiques qu'ils passent beaucoup de temps à explorer. Et c'est que ces ruines, connues depuis des siècles d'occupation par des empires séparés, sont faites de matériaux qui ne sont pas enregistrés par les scanners et dont ils ne peuvent pas casser les morceaux. Ce qui implique que ce matériau est totalement nouveau pour la science et qu'il n'est pas fait d'atomes... C'est le genre de chose qui pousse la nouvelle science & les scientifiques en deviennent fous. Mais depuis des centaines d'années, personne ne s'en est soucié.
Quoi qu'il en soit, plutôt que des batailles spatiales et des canons à rayons, il s'agit en fait d'un livre basé sur les planètes, avec des combats à l'épée et de l'archéologie, axé sur les personnages, et dont l'intrigue est en grande partie motivée par la curiosité de ne pas suivre les ordres, qu'ils viennent de sa famille ou d'autres membres de la noblesse de l'empire.
Je n'ai pas lu de science-fiction de ce type depuis un certain temps, et c'est un bon rappel. Je me suis bien amusé avec le livre.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MariloupMariloup   13 avril 2020
Nous vivons dans des histoires, dans lesquelles nous sommes soumis à des phénomènes qui dépassent les mécanismes de l'espace et du temps. La peur et l'amour, la mort, la colère et la sagesse font autant partie de notre univers que la lumière et la gravitation. Les anciens les appelaient les dieux, car nous sommes leurs créatures, modelés par leurs vents. Tamisez les sables de tous les mondes, examinez tous les grains de poussière de l'espace, vous ne trouverez aucun atome de peur, pas un gramme d'amour, de drame, ni de haine. Et pourtant, ils sont là, aussi incertains et invisibles que le plus petit quantum, mais tout aussi réels. Et comme ces quanta, ils sont gouvernés par des principes qui nous dépassent.
Quelle est notre réponse à ce chaos?
Nous bâtissons un empire plus grand que tous ceux qui ont été. Nous ordonnons l'univers, nous modelons la nature extérieure pour qu'elle corresponde à des lois intérieures. Nous faisons de notre Empereur un dieu afin qu'il nous protège et commande au chaos de la nature. La civilisation est une prière: avec les actions adéquates, pensons-nous, il sera possible d'apporter la paix et le calme que désire ardemment tout cœur décent. La nature résiste, cependant, car même dans le cœur d'une ville comme Meidua, même sur un monde aussi civilisé que Delos, il reste possible pour un jeune homme de prendre le mauvais virage et de se retrouver devant les mauvaises personnes. Aucune prière n'est parfaite. Aucune ville.
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MariloupMariloup   03 septembre 2020
"Le futur n'arrive qu'en temps et en heure, mais les scholiastes nous apprennent qu'il y a de nombreux avenirs possibles, et que c'est la déferlante des vagues du temps et des possibilités contre un interminable présent qui fait le monde. Ce n'est donc pas le futur qui est présent dans le Temps éphémère, mais les futurs. La liberté _ de penser et d'action _ est garantie parce que l'avenir ne l'est pas. Il n'y a pas de prophéties, seulement des probabilités. Pas le destin, seulement le hasard. Le présent n'est pas le moment où nous vivons, mais ce que nous faisons."
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MariloupMariloup   13 avril 2020
Il me baptisa Hadrian, un nom ancien qui n'évoquait plus rien, à part ces hommes qui l'avaient porté avant moi. Un prénom d'empereur, idéal pour diriger et être suivi.
Les prénoms sont dangereux, une malédiction qu'il faut mériter et fuir à la fois. J'ai eu une longue vie, plus longue que celles que garantissent les thérapies géniques des Grandes Maisons de la pairie, et j'ai porté de nombreux noms. Pendant la guerre, j'ai été Hadrian le Demi-mortel, Hadrian l'Immortel. Après la guerre, j'ai été le Dévoreur de soleil. Pour les pauvres gens de Borosevo, j'étais Had le myrmidon. Pour les Jaddiens, j'étais Al Neroblis. Pour les Cielcins, j'étais Oimn Belu, voire pire. J'ai été de nombreuses choses: soldat et serviteur, capitaine et captif, sorcier, savant et à peine mieux qu'un esclave. Mais avant cela, j'ai été un fils.
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pommerougepommerouge   13 avril 2020
Je serais leur prisonnier, en réalité. Un prisonnier bien traité, mais un prisonnier quand même.
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