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Gérard Meudal (Traducteur)
EAN : 9782259193450
407 pages
Éditeur : Plon (13/09/2001)
3.53/5   129 notes
Résumé :
Début du 16e siècle, au coeur des Indes : un jeune Florentin qui se fait appeler "Mogor dell'Amore" arrive à la cour d'Akbar, le Grand Moghol. Il prétend être le fils de l'enchanteresse de Florence, femme aux destins multiples, princesse oubliée, mystérieuse détentrice du secret de la jeunesse éternelle.

À la cour de la cité impériale, le jeune audacieux se hisse très vite à un rang élevé, mais il tombe en disgrâce à cause de querelles féminines et d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
3,53

sur 129 notes

Kio971
  01 août 2019
Quel beau livre ! Quand on referme L'enchanteresse de Florence, on reste un temps rêveur, les yeux dans le vague, toujours pris dans l'ambiance pleine de merveilleux et de fantaisie de ce livre.
L'enchanteresse de Florence est un livre inracontable : il faut le lire pour en découvrir tout le charme. Tout au plus peut on dire qu'il se déroule à la fois en Inde et en Italie (à Florence plus exactement), dans ce XVIè siècle qui est celui des débuts de la Renaissance en Europe et de la naissance, cette fois, de l'empire moghol en Inde.
On y croise des princesses orientales - sublimes, forcément sublimes -, des mercenaires italiens - simples soldats ou condotierri-, et puis des voyageurs, des marchands et toute la cour de l'empereur Akbar.
Dans ce roman, Salman Rushdie est une version masculine et moderne de Shéhérazade : il nous charme avec ses histoires qui s'emboîtent, pleines de poésie et de fantaisie, servies par une écriture magnifique.
Assurément, un grand livre par un grand écrivain.
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5Arabella
  15 août 2016
Nous commençons par un voyage. Celui d'un homme qui se fait appeler Mogor dell'Amor ou encore Niccolo Vespucci. le but, est la cour du grand Moghol, Akbar. Nous sommes au XVI siècle et le monde est encore vaste, et rempli de mystères. Niccolo n'hésite pas sur les méthodes qui doivent lui permettre d'arriver à son but, il vole, et usurpe le titre d'ambassadeur de la reine d'Angleterre pour approcher le monarque, à qui il veut raconter une curieuse histoire. Celle d'une princesse, tante d'Akbar qui a aussi beaucoup voyagé, jusqu'à Florence.
Au début totalement incrédule, Akbar découvre qu'une femme de sa famille dont il n'a jamais entendu parlé a réellement existé. Elle devient la princesse cachée, qui suscite les rêves, attise les convoitises. le peintre chargé de fixer son histoire avec son pinceau disparaît dans un de ses tableaux pour la rejoindre. Akbar lui-même qui aime plus les femmes qu'il imagine que celles qui peuplent son harem, succombe à son charme. La vie chatoyante de l'enchanteresse se déroule sous nos yeux, mais certaines choses devraient mieux rester dans l'ombre.
Un très beau livre, qui prend un peu l'aspect d'un conte, avec des récits enchâssés les uns dans les autres, où on ne sait plus ce qui est vrai et ce qui est rêve, le rêve étant parfois plus solide que le réel. Entre l'orient et l'occident, un récit fastueux et magique se déroule, dans lequel rien n'est complètement vrai ni complètement faux, ni complètement certain. Un joli voyage dans le temps, l'espace et l'imaginaire.
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mrbookshelter
  22 avril 2019

Le récit se passe au XVe siècle, et nous fait voyager : empire moghol, Florence, Turquie... Il mêle des personnages imaginaires aux personnages historiques, avec plusieurs histoires enchâssées. Il s'agit à la fois d'une oeuvre qui révèle la puissance d'imagination et de création de l'auteur, ainsi que sa grande érudition. Les récits envoûtants (plutôt qu'un récit unique) qui se mêlent racontent la beauté de femmes, la sensualité, mais aussi l'esprit chevaleresque, l'amitié et l'amour, aussi bien que les défauts et les désordres des êtres humains.
J'avais très envie de lire un roman de Rushdie et c'est par celui-ci que j'ai commencé. Peut-être ce n'était pas une très bonne idée car le livre, aussi beau soit-il et poétique, est long et regorge de personnages secondaires. Pour ma part il m'a fallu pas mal de concentration pour le lire et il faut quand même s'accrocher pour s'y tenir, ce qui n'enlève rien à la qualité du roman, bien au contraire, mais pour moi ça reste une lecture ardue. Il faut donc avoir beaucoup de temps devant soi et peut-être un stylo pour bien noter le nom de tous les personnages et ne pas se perdre dans le récit. C'est peut-être un livre que je relirai quand j'aurai plus de temps, en effet les descriptions sont agréables et le roman est très bien écrit, et on prend plaisir à lire quelques pages en appréciant chaque mot. Ce roman doit être le résultat d'un travail gigantesque et prouve, s'il fallait, le talent de Rushdie.
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milan
  23 février 2015
Alors, ce livre. Un véritable conte des mille et une nuits, dans la plus pure tradition,....un peu trop peut être. On voyage depuis les steppes de Mongolie, vers la Perse, La Turquie, l'Italie...on n' y va et on revient...beaucoup, beaucoup....jusqu'au Nouveau Monde. Et puis, tous ces rois, seigneurs, courtisans, savants, magiciens, sorciers et sorcières, prostituées et autres beautés....ce sont le frère de la mère du cousin de la fille incestueuse de l'oncle magicien du royaume magique de l'île perdue....vous voyez le truc? En fait, il manque quelque chose à ce conte un peu trop classique, un peu trop haché, où même les épisodes magiques ne prennent pas. Contrairement à ces autres romans, et surtout Les Enfants de Minuit, où Salman Rushdie crée un monde vraiment merveilleux, foisonnant, complexe, avec une plume qui relève moins de l'exercice de style ( ce qui est le cas ici) que de la pure musique, ici, c'est juste un histoire racontée, agréablement, qui fait passer le temps, mais à laquelle on ne s'attache pas vraiment. Sauf que vers les dernières pages, où inévitablement il est question de la désillusion de tous, de la chute des royaumes, et de la prise de conscience de la véritable nature humaine, on ressent une certaine mélancolie, qui accompagne en douceur cette fin de lecture, et mitige un peu cette déception. En somme , L'Enchanteresse de Florence est pâle en comparaison avec les autres oeuvres de Rushdie.
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Laurane_C
  19 juillet 2010
Voici un très beau livre, très dense, que je relirai probablement. En effet, je l'ai lu très vite, peut-être trop car il y a beaucoup de détails à assimiler. L'écriture de Salman Rushdie est très accessible et j'ai vite été captivée par cette histoire.
Il s'agit de l'histoire d'un homme, qui se fait appeler Moghol dell'Amore, qui veut raconter sa propre histoire (dans tous les sens du terme) au roi Akbar. Pour cela, on connaît l'histoire folle de ce jeune homme portant un manteau d'arlequin. Ceci constitue la première étape de ce récit enchanté. Puis, on pénètre dans l'univers de l'empereur et son épouse imaginaire, Jodha. Enfin, le héros se lance dans son histoire. C'est à ce moment qu'il faut rester attentif car il peu y avoir des doutes concernant la chronologie des évènements. Il y a aussi beaucoup de personnages, qu'il ne faut pas confondre. Mais très vite on se laisse emporter pour ces aventures. On y croise des personnages célèbres: Machiavel, les Médicis, Akbar lui-même a existé, Amerigo Vespucci... On visite le monde cette époque (fin du XVI à peu près) et ses coutumes. C'est surtout une histoire d'amour, de séduction, de sensualité.
Je pense vraiment relire plus tard ce livre car j'y trouverai sans doute certains éléments qui m'ont échappé et j'apprécierai plus cette merveilleuse histoire. En tout cas, on sent que Salman Rushdie est un homme très cultivé, qui me rappelle un peu Alberto Manguel. Dommage qu'il critique beaucoup les Français...
Lien : http://leslivresdelaurane.bl..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
AustralAustral   03 juin 2013
Le savoir ne naissait jamais simplement dans l'esprit humain, il renaissait toujours. La transmission de la sagesse d'un âge à l'autre, ce cycle des renaissances, telle était la vraie sagesse. Le reste n'était que barbarie.
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AustralAustral   28 mai 2013
Et si la foi n'était rien d'autre qu'une erreur commise par nos ancêtres ?
Peut-être n'existait-il aucune religion authentique. Oui, il était allé jusqu'à penser cela. Il aurait voulu pouvoir confier à quelqu'un son soupçon : les hommes avaient créé les dieux et non l'inverse.
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LounimaLounima   06 mai 2012
""Birbal, demanda Akbar par jeu, combien de corbeaux y a-t-il à ton avis dans notre royaume ?
- Jahanpanah, il y en a exactement neuf cent quatre-vingt-dix-neuf mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf.
Akbar resta interloqué.
- Imagine qu'on les fasse compter et qu'on en trouve davantage?
- Cela voudrait dire que leurs amis des royaumes voisins sont venus leur rendre visite.
- Et si on en trouve moins ?
- Alors c'est que quelques-uns d'entre eux sont partis à l'étranger découvrir le vaste monde."" (Folio poche - p.66-67)
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AustralAustral   05 juin 2013
Le drame des hommes n'est pas que nous soyons tellement différents les uns des autres, mais que nous soyons tellement semblables.
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simo_chartressimo_chartres   04 mars 2013
Imaginez les lèvres d'une femme qui s'arrondissent pour donner un baiser, murmura Mogor. Telle est la cité de Florence, étroite aux extrémités, gonflée au centre avec l'Arno coulant au milieu, séparant la levée superieure de la lèvre inférieure. La ville est une enchanteresse. Quand elle vous donne un baiser, vous êtes perdu, qui que vous soyez, homme du peuple ou bien roi.
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Videos de Salman Rushdie (68) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Salman Rushdie
Les hanches de Marilyn Monroe, le décolleté de Jayne Mansfield, les lèvres de Pamela Anderson… Eh bien, non, Playboy, ce n’est pas que ça. Le magazine créé par Hugh Hefner à l’aube des années 1950 est bien plus qu’une simple revue de charme.
Fer de lance de la révolution sexuelle dans une Amérique traumatisée par le maccarthysme puritain, le magazine se fait le lieu d’expression d’une autre culture, au fil d’entretiens au long cours avec ceux qui ont marqué les décennies suivantes.
Politique, cinéma, littérature, musique, sport, faits divers : à travers un demi-siècle de rencontres "Playboy", c’est un panorama éclairé et décalé que nous vous proposons d’explorer. Avec, en filigrane, les remous des combats des droits civiques, le choc de la guerre du Vietnam, les relents de la guerre froide, l’évolution de la sexualité, la lutte pour l’émancipation des femmes – jusqu’à l’importance de la bière chez Paul Newman.
Bref, le magazine offre un autre regard, à l’avant-garde des changements sociaux. L’entretien de Donald Trump en 1990 en est l’illustration, et nous rappelle combien la réalité a parfois du retard sur la montre du lapin rose.
Pour en savoir plus : https://bit.ly/2B3l31c
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