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ISBN : 1593074913
Éditeur : Dark Horse (03/01/2006)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
A young woman, having made a string of bad choices, finds herself the pawn of mercenaries - one of which is Conan of Cimmeria. As the former dancing girl poses as the dead oracle of a primitive cult, Conan puts his experience as a thief and a soldier together in pursuit of some of the most prized jewels in the world - the Teeth of Gwahlur!
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  19 mars 2016
Il s'agit d'une histoire complète parue en 1 seul volume en 2005, alors que l'éditeur Dark Horse avait relancé l'exploitation du personnage franchisé Conan. Ce tome constitue l'adaptation de la nouvelle de Robert E. Howard portant le même titre (rééditée dans Les Clous rouges), par Philip Craig Russell.
Les 3 premières pages servent d'introduction. Conan le cimmérien est dans une jungle, au pied d'une falaise vertigineuse. Il en entame l'ascension et trouve un cadavre tenant un surprenant parchemin dans la main, il s'agit du corps Bit-Yakin. Il termine son escalade et arrivé au sommet contemple le paysage. Perdu au milieu de la végétation, Conan aperçoit les coupoles d'un palais déserté appelé Alkmeenon, réputé pour abriter les Dents de Gwahlur, des joyaux inestimables. Quelques temps auparavant, Conan s'était rendu à la ville de Kenshan, attiré par la possibilité de mettre la main sur les Dents de Gwahlur. Il avait proposé au Roi de Keshan de servir d'instructeur à ses armées pour reprendre le dessus sur l'armée du royaume voisin de Punt. Quelque temps plus tard, Thutmekri, un autre mercenaire à la tête d'une petit armée, était lui aussi venu proposer ses services, cette fois-ci au nom d'un autre royaume appelé Zembabwei, dans le cadre d'une alliance. Son offre était beaucoup plus intéressante que celle de Conan, le prix à payer étant de quelques joyaux de Gwahlur. 2 autres individus se sont également placés sur l'échiquier du pouvoir : Gwarunga, le conseiller militaire du souverain, et Gorulga le grand prêtre qui estime nécessaire de consulter les augures de la déesse Yelaya dont le corps repose dans le palais abandonné de Alkmeenon.
Dans l'interview de P. Craig Russell en fin de volume, Scott Allie (le responsable éditorial) explique qu'il avait relancé les adaptations des écrits de Robert E. Howard avec Kurt Busiek (à commencer par The Frost-Giant's Daughter And Other Stories). Il souhaitait ensuite étendre la gamme de produits avec des adaptations réalisées par d'autres créateurs (comme celle-ci) ou des histoires nouvelles (comme Songs of the Dead). A priori, la délicatesse des illustrations de P. Craig Russell n'en faisait pas un candidat idéal pour la force brute et sauvage de Conan. Ce créateur s'est spécialisé dans les adaptations d'opéra (P. Craig Russell's Opera Adaptations Set), de romans ou nouvelles de Neil Gaiman (Murder Mysteries ou Coraline), ou des contes d'Oscar Wilde (The Fairy Tales Of Oscar Wilde). Mais d'un autre coté, Barry Windsor-Smith (le dessinateur qui a prouvé la viabilité des aventures en bandes dessinées dans les années 1970) avait lui aussi un style assez délicat et sa version reste toujours d'actualité (par exemple dans l'édition prestige Conan archives 1 & Conan archives 2).
Il faut bien avouer que c'est d'abord l'identité du dessinateur qui m'a tenté, justement parce qu'il a une approche graphique différente. Conan est bien charpenté, musculeux, mais sans exagération. Il a une carrure impressionnante, sans être celle d'un culturiste. D'une manière inhabituelle, il ne porte pas son célèbre pagne en peau de bête, et il ne porte pas d'armure, juste une sorte de short moulant et des sandales. Son allure est celle d'un jeune adulte, ce qui correspond bien à la place chronologique de cette aventure. Muriela, une jeune femme se trouvant dans le palais abandonné, dispose d'un charme impressionnant, ainsi que d'une présence physique indéniable. Chaque individu dispose d'un visage immédiatement reconnaissable, ainsi que de vêtements spécifiques.
Et la délicatesse ? Elle se manifeste dès le début dans la façon d'évoquer les frondaisons et dans la vue à grand spectacle qui s'offre au sommet de la falaise. Philip Craig Russell s'attache aux impressions, plus qu'à l'exactitude photographique. du coup les traits peuvent être assez peu nombreux par case, voire les personnages uniquement représentés sous forme de silhouette en ombre chinoise. Ce choix graphique repose sur un savant dosage. Il arrive dans quelques scènes que la paucité des éléments graphiques donne l'impression de trop de vides (par exemple l'apparition de la déesse dans son halo bleuté où les décors sont complètement absents pendant 2 pages). La plupart du temps Craig Russell trouve le juste point d'équilibre et crée des ambiances à la frontière de l'onirisme et du théâtre, avec des décors dont l'incarnation fluctue entre les détails remarquables, ou la simple évocation par rémanence des éléments des cases précédentes. Ce qui fait toute la différence avec un dessinateur lambda, c'est que Craig Russell insère des détails architecturaux pertinents, réels et piochés dans différentes cultures antiques. En particulier, chaque colonne possède une base et un chapiteau ouvragé. Quand il insère des détails, ses illustrations ont un pouvoir d'évocation énorme. Lorsqu'il dessine des feuillages, il est possible de reconnaître l'espèce des arbres, il ne dessine pas des feuilles génériques, mais bel et bien des feuilles de lierre, ou de plantes exotiques, ou d'autres encore (pour un mélange parfois peu crédible). Il a également un sens de la composition de la page très efficace.
Deuxième choc après le style graphique : le style narratif. L'histoire est finalement assez complexe, et Philip Craig Russell reprend le style de Robert E. Howard, avec un style plutôt écrit. Les pavés de texte sont copieux et imposent une vitesse de lecture réduite, très différente du style prédominant depuis les années 1990 dans les comics. Pour le coup, le lecteur a l'impression d'être revenu dans les années 1970, au bon vieux temps de Roy Thomas. C'est un style qui peut ne pas plaire à tout le monde. L'histoire est assez dense, avec quelques passages presque muets dédiés à l'action.
Philip Craig Russell propose une narration à l'ancienne, fidèle à celle de Robert E. Howard dans laquelle l'intelligence de Conan joue à part égale avec ses prouesses physiques. La différence graphique attendue est bien présente, mais l'équilibre dans l'utilisation de l'espace de la feuille bascule parfois du coté du trop ténu.
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