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ISBN : 1561633755
Éditeur : NBM Publishing (01/12/2003)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
One of comic art’s most respected and pioneering artists, well known for his opera adaptations and beautiful fantasy work, P. Craig Russell is in the process of adapting Oscar Wilde’s famous fairy tales in a series of landmark volumes.
PARENTS’ CHOICE AWARD 1994, 1995
Eisner award winner “Best Artist”; Harvey award winner “Best Graphic Album”.
“Russell matches Wilde’s literary skills with artistic talent.” Publishers Weekly
“An attractive... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  18 novembre 2018
Ce tome est le premier dans une série de 5, adaptant des contes écrits par Oscar Wilde, en comics. Il comprend 2 histoires différentes, initialement publiées en 1992, adaptées, dessinées, encrées et mis en couleurs par Philip Craig Russell. Ces 2 contes sont tirés de le prince heureux - le géant égoïste et autres contes d'Oscar Wilde (1854-1900) publié en 1888, et de la maison des grenades (1891).
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The selfish giant (16 pages) - En sortant de l'école, les enfants ont pris l'habitude de s'arrêter dans le jardin du géant pour jouer, car il n'est pas là. Il est parti rendre visite à un de ses amis, et leur discussion a duré 7 ans. Un jour le géant rentre. En voyant les enfants dans son jardin, il les chasse, et il construit un solide mur tout autour de son jardin pour s'assurer qu'il n'y aura plus d'intrusion. Mais alors que le printemps arrive et s'installe dans le village et aux alentours, l'hiver continue de s'abattre sur le jardin du géant : le vent froid, la neige, le verglas. Alors que le printemps laisse la place à l'été, il continue de faire un froid de canard dans le jardin du géant. Un matin le géant est réveillé par le chant d'une linotte mélodieuse et il découvre un spectacle inattendu dans son jardin, en passant la tête par la fenêtre.
Ce tome comprend donc les 2 premières adaptations d'un conte d'Oscar Wilde par P. Craig Russell, un auteur de comics renommé, qui se deviendra par la suite un expert en adaptation, en particulier celles des oeuvres de Neil Gaiman comme par exemple American Gods ou Coraline, mais aussi d'opéras comme salomé ou The Ring of Nibelung. Les dessins de cet artiste présentent une apparence délicate, avec des traits pour les contours, de petites préciosités dans la manière d'insister sur des arabesques, et une attention particulière portée aux fleurs en particulier, et à la nature en général. Cette oeuvre ne déroge pas à la règle. Il consacre 2 pages à représenter la neige, le Vent du Nord et la grêle s'abattre sur le jardin clos du géant. Il dessine une allégorie de l'été, une femme bien en chair avec les bras chargés de fruits, les arbres du verger avec des troncs aux formes torturées, les fleurs qui poussent naturellement dans le jardin. S'il y est sensible, le lecteur relève également des cases dont l'objet sort de l'ordinaire : les jambes (avec socquettes et souliers) des enfants marchant sur le chemin, une fleur qui prend peur à pousser au pied d'un mur, le géant bien au chaud sous ses couvertures, un petit garçon qui fait un bisou, les feuilles qui volent au vent en automne. La narration visuelle s'adresse avant tout à des enfants, mais recèle une richesse de saveurs telle qu'un adulte prend également plaisir à regarder ces dessins élégants.
Les dessins présentent donc les scènes avec une forme de candeur dans la simplification, et de gentillesse, permettant ainsi aux sentiments délicats de s'exprimer. En fonction de sa sensibilité, le lecteur peut interpréter cette approche comme de la sensiblerie, ou bien comme un mode narratif adapté à un public d'enfants. Dans les 2 cas, il sourit, voire il est attendri, devant les petites chaussures avec les chaussettes tombantes sur les mollets, les visages ouverts et souriants des enfants, la démesure du mur, la grâce du vent en train de souffler, les couleurs gaies apportées par les éléments végétaux comme les arbres et les fleurs. Il apprécie la qualité de l'adaptation car il éprouve bien les sensations de lire une bande dessinée, et pas un texte illustré. Russell a pris grand soin de donner une forme cohérente et réfléchie aux décors, et il les représente régulièrement. Les personnages effectuent des actions qui ne sont pas juste une transposition d'informations déjà présentes dans les récitatifs. Les personnages sont plein de vie, à commencer par les enfants qui courent et qui sourient, mais aussi le géant un peu bougon et vaguement malhabile du fait de sa taille.
Le lecteur adulte découvre un conte gentillet d'un géant pas si méchant qui prend conscience que la tranquillité de sa solitude constitue un terreau de premier choix pour le froid et la désolation. le lecteur adulte comprend rapidement que l'égoïsme du titre chasse les enfants qui représentent la vie, à la fois humaine, mais aussi végétale. Les arbres et les fleurs du jardin sont l'incarnation de la joie de vivre apportées par les enfants. Sans enfants, pas de joie de vivre, pas de floraison, pas de printemps et encore moins d'été. le lecteur se dit qu'il s'agit d'un conte gentillet pour un récit écrit par Oscar Wilde, et il peut être un peu surpris par une touche de religion catholique. Il s'agit d'un conte moral, avec une fin étonnamment douce.
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The star child (28 pages) - Il était une fois 2 pauvres bûcherons qui étaient partis chercher du bois dans la forêt par un hiver très rigoureux, avec une épaisse couche de neige. Les différents animaux ne pouvaient que se désoler du froid terrible, qu'il s'agisse du loup, des linottes, ou des colombes, encore que le premier pensait que c'était la faute du gouvernement. le pic-vert, les écureuils et les lapins s'étaient mis à l'abri. Seuls les hiboux semblaient s'accommoder du terrible froid. Après avoir chuté et perdu une partie de leur bois, les bûcherons décident de rentrer au village. Après avoir erré quelque temps, ils retrouvent le chemin et voient tomber une météorite dorée. Ils décident d'aller voir s'il y a quelque chose à récupérer pour alléger la pauvreté qui les accable. Il s'agit d'un nouveau-né enveloppé dans un grand linge doré qui le tient au chaud. L'un des 2 bûcherons accepte de le prendre en charge, même s'il peine déjà à mettre à manger sur la table tous les jours pour ses propres enfants. Sa femme n'est pas ravie de son initiative. L'enfant grandit et jouit d'une beauté extraordinaire.
Cette deuxième histoire prend la forme d'un conte, tout aussi moralisateur que le premier. le charmant enfant devient un adolescent imbu de sa personne, narcissique et égoïste, ne jugeant les autres que sur leur apparence, et donc leur beauté. Oscar Wilde y met la dose : lorsque sa mère biologique se présente devant lui. L'adolescent la repousse car il s'agit d'une vieille et laide mendiante. du coup, la laideur de l'âme de l'adolescent finit par transparaître sur son visage, lui aussi devenant laid et repoussant. Ayant compris l'erreur de son comportement, il quitte le domicile de ses parents d'adoption et se met à la recherche de sa mère. Il va souffrir de nombreuses humiliations, de nombreuses privations et mauvais traitements. le lecteur retrouve la fibre morale du premier récit dans le fait qu'ayant fait amende honorable, l'enfant étoile bénéficiera d'une rédemption et d'une fin heureuse. Toutefois, le cynisme d'Oscar Wilde affleure dans la toute dernière case, avec une sorte d'épilogue qui relativise beaucoup l'issue heureuse.
Les dessins de Philip Craig Russel sont tout aussi agréables et tout public que dans la première histoire. Il insuffle de la personnalité dans chacun des différents décors, que ce soit la chaumière de bûcheron, les plaines dégagées alentour, les bois dans lesquels l'enfant doit retourner à plusieurs reprises pour aller chercher ce que réclame le sorcier, la place de la capitale du royaume. le lecteur peut observer que par moment l'artiste se préoccupe moins des décors et se focalise sur les personnages, parfois comme une mise en scène de théâtre. Comme dans le premier conte, les personnages rayonnent de vie. Les émotions affleurent sur les visages avec un naturel confondant, que ce soit la suffisance et la méchanceté du garçon, ou sa souffrance par la suite et son désarroi, la sollicitude du bûcheron, la terrible moquerie des gardes du palais, etc. le lecteur éprouve une empathie pleine et entière pour chaque protagoniste qu'il soit présenté sous un bon jour ou sous un mauvais jour. Russell introduit une grande variété dans ses mises en page, sans chercher à épater le lecteur. Il y a quelques cases qui comportent une majorité de texte, vraisemblablement des phrases d'Oscar Wilde reproduites à l'identique. Il y a d'autres cases quasiment muettes. Chaque page est découpée en fonction de la nature de la séquence, l'artiste utilisant aussi bien de fines cases de la largeur de la page pour montrer l'action dans la longueur de l'espace, que de petites cases accolées pour saisir un moment fugace. À une ou deux reprises, Russell s'autorise une discrète facétie, comme la présence anachronique d'une tronçonneuse.
Ce deuxième récit porte encore la marque d'une gentillesse inattendue de la part d'Oscar Wilde. La transposition en bande dessinée est tout aussi fluide que celle du premier conte. Philip Craig Russell réalise des dessins tout public élégants et délicats, très expressifs sans tomber dans la caricature. le récit se lit tout seul, avec plaisir, même si la forme de conte reste trop sage.
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