AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782366298444
450 pages
Éditeur : Editions ActuSF (15/06/2017)
3.97/5   132 notes
Résumé :
Emilio Sandoz, linguiste et prêtre, est le seul survivant d’une mission de contact avec des extraterrestres sur une planète lointaine. Il en revient marqué du sceau de l’infamie : là-bas, il se serait prostitué et aurait tué un enfant...

Que s’est-il réellement passé ? Que sont devenus les autres membres de l’expédition ? D’où viennent ces cicatrices terribles sur ses mains ?

Roman inoubliable et bouleversant, Le Moineau de Dieu raconte... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
3,97

sur 132 notes

LePamplemousse
  13 septembre 2017
Je ne suis pas croyante, je ne connais pratiquement rien aux Jésuites, je ne suis pas une spécialiste de science-fiction, l'astronomie est une science que je n'ai jamais étudié ni de près ni de loin, et je ne parle vraiment qu'une seule langue, j'en baragouine bien une seconde mais avec un accent à couper au couteau et surtout à grands renforts de mîmes.
Ce roman parlant d'un prêtre jésuite, spécialiste en linguistique, découvrant l'existence d'une planète habitée et partant presque du jour au lendemain avec un groupe hétéroclite pour un voyage complètement fou n'avait donc que peu de chance de m'attirer…et pourtant, c'est tout le contraire qui s'est produit.
J'ai dévoré ce livre avec voracité, j'ai savouré chaque réflexion qu'elle soit religieuse, scientifique, anthropologique, ou émanant simplement de gens normaux confrontés à des phénomènes extraordinaires.
Je me suis attachée à chacun des personnages de cette histoire, à leurs passés, à leurs vécus particuliers, à leurs espoirs.
J'ai adoré suivre l'évolution de ces personnes aux destins fascinants, j'ai été complètement happée par cette quête presque impossible, par ce besoin de savoir, de découvrir, de comprendre l'autre quel qu'il soit.
J'ai eu l'impression de lire une enquête policière, assemblant des indices au fur et à mesure, mais aussi un récit de voyage où les protagonistes découvrent une faune, une flore, des paysages déconcertants, tout en savourant le plaisir d'un vrai récit de science-fiction mais où jamais les termes scientifiques n'ont été rebutants pour la néophyte que je suis.
Je suis conquise par ce roman dense, riche, foisonnant, à la langue fluide, et poussant fortement à l'introspection philosophique.
Petit bémol cependant : la taille des caractères est vraiment petite, surtout quand on lit le soir et qu'on n'a pas des yeux de lynx !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          436
finitysend
  22 mars 2013
Un grand plaisir de relecture.
Signalons pour la forme qu'il y a une suite à ce roman accomplis mais en vo seulement : children of god .
Pour ce qui est de la caractérisation et des descriptions, ce texte est quasiment aussi parfait qu'il est dense .
Le lecteur est véritablement transporté en compagnie de ces gens sympathiques et dans un fabuleux environnement exo planétaire .
On voit bien quelles cultures ont servies de cadre de référence, mais c'est très bien fondu, opératoire , et étranger dans ce long récit de près de 600 pages.
Cependant , ce monde et ces cultures étrangères , reposent également sur une éthologie spécifique magistralement réfléchie.
Un pur délice de roman sur le thème du contact .Un texte très fin riche et subtile ,très riche éthiquement. Un texte chargé d'histoire aussi. ..
Cependant la mise en place est longue, près de 200 pages ,donc mode TGV, s 'abstenir car la route est longue et les détails sont nombreux.
Commenter  J’apprécie          442
Soleney
  25 mai 2021
En 1492 a eu lieu le premier contact entre les Indiens d'Amérique et les colons européens. Un événement historique qui a été analysé, digéré et jugé avec un regard moderne pas toujours approprié car hors-contexte. Les colons européens ont été critiqués pour avoir eu des comportements immoraux ne correspondant pas à nos critères actuels – et je suis d'accord : bien des souffrances auraient pu être épargnées si nos ancêtres avaient fait preuve de plus de jugeote.
Mais la question à laquelle tente de répondre Mary Doria Russell est : peut-on réellement les condamner ? Si nous avions été à leur place et si nous avions été propulsés dans un environnement inconnu presque sans espoir de retour, aurions-nous fait mieux ? La bonne volonté et l'ouverture d'esprit suffisent-elles à assurer de bonnes relations de voisinage ?
La dame est tranchante sur le sujet : non, ça ne suffit pas. Dès le premier chapitre, elle nous présente un protagoniste défait, affaibli et profondément blessé. Aussi bien physiquement que mentalement. Un seul survivant, plus aucune nouvelle des autres. Et de terribles rumeurs dues aux derniers rapports : les relations avec les extraterrestres sont affreusement tendues, et Emilio Sandoz, prêtre jésuite de son état, se serait prostitué et aurait tué une enfant lorsqu'il était sur la planète Rakhat… Il convient de faire la lumière sur cette affaire, ne serait-ce que pour laver l'honneur de la Compagnie de Jésus. Ce sont donc John Candotti et Edward Behr, prêtres jésuites de leur état, qui seront mandés afin de faire passer Sandoz aux aveux.
La narration s'effectue sur deux temporalités :
- Une en 2015-2019, dans laquelle les personnages de la mission se rencontrent, sympathisent, captent le signal extraterrestre et décident de partir rencontrer ces autres enfants de Dieu ;
- Une en 2059-2060, dans laquelle Emilio revient ravagé, sa réputation défaite, son corps et son esprit brisés.
La plus abondante est la première : Mary Doria Russell a à coeur de ciseler chaque détail de ses protagonistes et de leurs relations. Sur plus de deux cents pages, il ne sera pratiquement pas question d'espace et d'extraterrestre, mais de rencontre, d'amitié, de religion et d'amours contrariées. C'était très intéressant, mais un peu long : comme si elle essorait ses personnages afin d'en faire ressortir toute l'humanité. Et à les rendre trop attachants, on finit par ne plus y croire. Tout est trop parfait, trop fusionnel.
Ne vous y trompez pas : j'ai adoré le début. Il aurait peut-être juste fallu en retrancher un peu et dé-idéaliser Anne, Georges et Emilio – qui semblent être totalement étrangers à l'égoïsme, l'emportement et la haine. Par ailleurs, Emilio (le protagoniste) fleurait bon le fantasme : c'est un sex symbol plein de charisme, de douceur, d'empathie, accroché à des idéaux contre-nature, mais beaux (ou bien beaux car contre-nature), viril quand il le faut, sensible quand il le faut.
Anne et Georges ont la relation de couple la plus équilibrée que j'ai jamais rencontrée dans la littérature. Basée sur l'empathie, le partage, la communication et l'humour, ils peuvent tout se dire, car en plus d'être mari et femme, ils sont aussi meilleurs amis.
Jimmy, en comparaison, est quelqu'un de plus abordable. Trop grand, trop candide, trop dépendant de sa mère, il a bon coeur mais est loin d'être un canon de beauté. Il est la raison pour laquelle tout ce petit monde sera appelé dans l'espace : travaillant à la SETI (Search for ExtraTerrestre Intelligence), c'est lui qui entendra le chant et décidera d'impliquer ses meilleurs amis.
Par le plus grand des hasards (hum hum), ceux-ci ont toutes les compétences nécessaires à ce genre de mission : Emilio est un linguiste polyglotte d'exception, Anne est anthropologue, George est bricoleur touche-à-tout-bénévole-à-la-SETI-depuis-sa-retraite, et Sofia a un esprit d'analyse, de synthèse et d'adaptation hors normes.
Je ne vous ai pas encore parlé de Sofia Mendes. C'est la cinquième (roue du carrosse ?) membre du groupe. Intégrée tardivement à ce dernier, elle est le love interest de presque tous les hommes (tout comme Emilio est le love interest de presque toutes les femmes). Et tout comme Emilio, elle n'est absolument pas disponible, non pas pour des raisons d'engagement religieux, mais pour des raisons émotionnelles. D'un abord froid, presque inhumain, si concentrée sur son travail qu'elle ressemble à un robot, c'est l'histoire de son passé qui nous la rend attachante. Elle en a bavé, croyez-moi.
Mais bien sûr, au contact de ce groupe si hétéroclite et bienveillant, elle ne pourra que baisser ses barrières.
En fin de compte, c'est la temporalité de 2059 que j'ai trouvé plus intéressante. Un peu plus oppressante et un peu moins feel good, elle laisse planer un épais mystère : qu'est-ce qui a foiré ? Comment ces gens-là, si attachants, si touchants, ont pu commettre des crimes ? Qu'est-ce qu'Emilio a subi pour revenir avec de telles blessures et de tels traumatismes ?
Le seul défaut que je trouve à cette timeline, c'est Sandoz lui-même. le bougre devenait franchement irritant à répéter : « Vous ne pouvez pas comprendre ce que j'ai enduré. — Non on ne peut pas comprendre, c'est pour ça qu'il faut que vous nous expliquiez. — Non, je ne veux pas en parler parce que j'ai trop souffert. — Emilio, il FAUT que vous vous justifiiez, vous allez être trainé en justice ! — Je m'en fiche, personne ne peut me comprendre ! »
Ce genre de scène n'est clairement pas choquant quand elle concerne une personne traumatisée, mais elles reviennent tellement souvent que je me suis surprise à soupirer en attendant que ça avance.
Au-delà de ces quelques défauts, l'écriture est précise et riche. Scrutant les détails afin de nous rendre un maximum d'émotion. Et Mary Doria Russell aborde des thématiques qui me fascinent :
- La religion : étant issue d'une famille très catholique et ayant moi-même embrassé l'athéisme, je me sens toujours très concernée par le sujet. Pendant la majeure partie du roman, j'étais dérangée par le discours légèrement pro-chrétien : Sandoz a souvent le dernier mot, et même les personnages agnostiques semblent se laisser tenter par le réconfort de la croyance. Cependant, la timeline de 2060 contrebalance cette tendance. ;
- Dieu : c'est un thème que je séparerais de la religion, surtout dans ce roman. Les personnages s'ébahissent que tout leur soit si facile, s'étonnent que les astres s'alignent pour leur permettre d'accomplir leur mission. Est-ce la volonté divine ? Pour Sandoz, oui : Dieu se cache dans les petits hasards du quotidien. ;
- L'amour contrarié : là aussi, très concernée par la question, moi qui suis si fleur bleue ! L'auteure a intégré une profonde réflexion sur le sujet du désir et de son renoncement (qu'elle a entremêlé avec la religion, évidemment). Comment gère-t-on la tentation après quarante ans de mariage ? Après un serment de chasteté ? Quand les personnes de l'autre sexe ne sont pas intéressées ? Une thématique riche et ouverte, très liée à la suivante ;
- L'engagement : est-il toujours bon de suivre des voeux qu'on a fait il y a plusieurs décennies ? Que ce soit pour le mariage ou la prêtrise, est-il naturel, est-il SAIN de s'engager en toute bonne foi sur le restant de son existence ; sachant que le changement fait partie intégrante du vivant ? Je n'ai pas pu m'empêcher de relever quelques passages que j'ai trouvées très pertinents ;
- le destin : à rejoindre avec le thème de Dieu. Les personnages s'interrogent énormément sur le sens de leurs actes, leurs libre-arbitre et la volonté de leur Créateur. Était-ils prédestinés à aller sur Rakhat ? Ont-ils été façonnés par une puissance supérieure, ou leurs compétences sont-elles bien les fruits de leur travail et de leurs choix ?

Non, le point fort de l'histoire n'est pas l'exotisme : ce sont les relations « humaines ». Je me répète, mais Mary Doria Russell fait la part belle à ses personnages, leur laisse toute la place de croître, de s'étoffer, d'approfondir leurs liens. Ici, la technologie future est à peine évoquée (tout juste voit-on apparaître quelques « bloc-notes électroniques » – l'équivalent des tablettes, je suppose). Amateurs de hard SF, passez votre chemin !
En conclusion, j'ai passé un très bon moment en lisant le Moineau de Dieu, malgré un passage un peu longuet à la fin du premier tiers. Des personnages riches, creusés, une écriture fluide et précise, et des thématiques fascinantes ont stimulé mon engouement. L'intrigue est un peu longue à démarrer, mais la seconde moitié du roman est tout simplement fascinante et se finit dans une apothéose qui m'a coupée le souffle et laissée brûlante d'émotion. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu ce sentiment de ne pas pouvoir décrocher de mon livre et de me sentir vaseuse une fois refermé.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
H-mb
  12 février 2020
C'est à la fois une histoire de premier contact et une réflexion sur la question du Mal.
De la découverte de la nouvelle planète habitée à la construction du vaisseau-astéroïde et à l'atterrissage sur Rakhat, nous suivons un groupe de personnages charismatiques et passionnés qui vont établir des relations harmonieuses avec les habitants de Rakhat. Si la construction du vaisseau et la constitution de l'équipe laissent à désirer (la suspension d'incrédulité est un peu difficile), les relations entre les deux espèces vivant sur la planète et l'écologie générale sont intéressantes.
En parallèle, nous assistons au jugement d'Emilio Sandoz, seul survivant de l'aventure. Il passe du rôle d'un père jésuite dévoué dans son bidonville à celui de quasi-saint rempli de la présence de Dieu et enfin à celui d'un homme brisé physiquement, psychologiquement et spirituellement. Il est obligé de se confronter à ce passé, à son ordalie et cette mise à plat par la parole permet de le reconstruire un tant soit peu - c'est du moins le but de ceux qui l'écoutent.
Nous savons dès le départ que l'histoire finit mal mais suivre Emillio dans son dépouillement progressif de tous ceux qu'il aime puis de sa simple humanité n'en reste pas moins une expérience de lecture dure et intense qui fait toute la valeur du livre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          230
elgg
  15 décembre 2020
Curieuse, curieuse lecture. le quatrième de couverture était pourtant (je trouve) prometteur. Mais il ne tient pas ses promesses. Ou plutôt, il nous laisse attendre autre chose de cette lecture que ce gloubi-boulga religieux à la limite du prosélytisme...
Je ne vous assommerai pas avec un résumé, vous le trouverez en le cherchant sur Google. Mais il faut d'emblée préciser qu'il s'agit ici plus de religion-fiction que de science fiction...
L'histoire elle-même met bien 200-300 pages (version pocket en tout cas, pour un total de presque 800 pages) à vraiment démarrer. Avant, on nous brosse en long en large et en travers les circonstances capillotractées de la rencontre des divers protagonistes. Comme de par hasard, ils se connaissaient presque tous avant d'être envoyés dans l'espace.Ils sont tous, grosso-modo potes. Ou plutôt "amis", du style "amis pour la vie". Leurs relations ne fleurent pas forcément le naturel. Ils sont tous affublés de tics de langages digne de la plus caricaturale des mères maquerelles tout droit sortie d'un film des années 80 : "mon chou", "mon lapin", "mon amour" en voici en voilà, à toutes les sauces dès que l'un des gugusses s'adresse à un autre. C'est soit fatigant, soit limite vulgaire à la longue... Les traits d'humour tombent toujours à plat, d'ailleurs il est souvent précisé que c'est de l'humour... Signe que ça n'est pas drôle (sinon, pourquoi le préciser ?). Néanmoins, effectivement, si ça n'était pas signalé, on ne le remarquerait pas tellement la notion d'humour de l'auteur doit être diamétralement opposée à ce dont je suis habitué...
Donc tous ces gens biens sous tous rapports baignent dans la religion, même les athées, et s'embarquent pour une autre planète après avoir capté des chants venus de l'espace. Chants dont on n'entendra quasiment plus parler tout au long de l'histoire. Il en sera vaguement question dans les dernières pages, histoire de boucler l'histoire, mais ça fait quand même léger.
Ils sont tous agaçants, ils s'adorent tous, aiment passer du temps ensemble, faire des repas, s'inviter les uns les autres, bref, ils sont sans doute comme la famille américaine moyenne telle qu'on la voit dans des films/sitcoms (et conforme aussi aux rares spécimens que je connais personnellement) à ne pas savoir vivre détaché(s) des autres.
Pourtant on voit bien que l'auteur a voulu brosser des personnages dont les caractères diffèrent (Yarbrough, Robichaux...), mais elle ne parvient jamais à s'affranchir de son modèle. Son personnage typique est beau, intelligent, cultivé. Il aime ses semblables et il aime Dieu. Même s'il ne comprend pas vraiment ce que "Dieu" signifie pour lui/elle-même.
Au final l'idée qui sous-tend ce roman pourrait tenir en 2-3 lignes. Une délégation catholique part dans l'espace pour prendre contact (/évangéliser ? Même quand ils disent le contraire, je me permets d'en douter) les auteurs des chants captés de l'espace. Ils y arrivent. Tombent sur une planète abritant 2 espèces intelligentes. Voilà.
200-300 pages de mise en place des personnages. La vie sur place sera vaguement décrite un chapitre sur deux ensuite. L'autre chapitre sur deux sera consacré au procès/débriefing de la mission sur place par l'unique survivant auprès de sa hiérarchie jésuite.

Au final, pour un roman qui se veut de science-fiction, on parle beaucoup de Dieu, et relativement peu de la nouvelle planète et de ses habitants (en dehors des quelques pages entre la découverte des chants et le lancement de l'expédition).
Une lecture somme toute décevante, pour un livre que je ne recommanderai pas.
Lisez plutôt "les croisés du cosmos" de Poul Anderson, pour une histoire à peu près similaire, qui, bien que capillotractée, est beaucoup plus agréable, et qui assume sa quintessence.
Dans la petite interview disponible après l'histoire, il est stipulé que l'auteur a voulu décrire les contacts entre un nouveau peuple et notre civilisation, un peu comme lors de la découverte des Amériques. Ses personnages reproduisent alors toutes les erreurs qu'il aurait fallu éviter (déjà la première : ne pas ramener son Dieu avec soi pour le fourrer sous le nez des autres, ne pas se pointer avec sa technologie chez un peuple moins avancé technologiquement, ne pas ramener ses microbes avec soi sans savoir ce que ça va faire, ne pas modifier les habitudes de vie locale en important des façons de faire...).
Il est dit quelque part dans cette interview que de (vrais) astronomes et astrophysiciens ont nommé une planète du nom de Rakkat en honneur à ce livre... Je ne comprends pas pourquoi. Les romans de SF ne manquent pas, les bons romans de SF non plus, et il y a quelques oeuvres cultissimes où piocher de l'inspiration sans avoir à taper dans un livre d'une moyenneté assourdissante.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
Le_chien_critiqueLe_chien_critique   12 avril 2018
« Pourquoi donc est-ce si difficile à accepter, messieurs ? demanda-t-elle en les regardant sans ciller. Pourquoi attribue-t-on à Dieu tout le mérite quand tout va bien, alors que c’est toujours de la faute du médecin s’il y a une merde ? Quand le patient s’en tire, c’est invariablement “Merci, mon Dieu”, et quand il meurt, c’est toujours “Ce con de médecin”. Une fois, une seule fois dans ma vie, ne serait-ce que pour la nouveauté de la chose, ça me botterait bien si quelqu’un avait l’idée d’accuser Dieu au lieu de m’accuser moi, quand il y a mort d’homme.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
SoleneySoleney   10 mai 2021
— En se fondant sur leur comportement, il est souvent bien difficile de savoir si les gens croient en Dieu ou non, fit-il remarquer sur le ton de la conversation. Tu y crois, toi ?
[...]
— Je crois en Dieu comme je crois aux quarks, dit-elle froidement. Des gens qui sont censés s'y connaître en matière de physique quantique ou de religion m'assurent qu'ils ont de bonne raison de croire que les quarks et Dieu existent. Et ils me disent que si je voulais consacrer ma vie à apprendre ce qu'ils ont appris, je trouverais les quarks et Dieu exactement comme eux les ont trouvés.
— Et tu crois qu'ils disent la vérité.
— En ce qui me concerne, c'est une musique comme une autre. [...]
— Et pourtant, dit Emilio, ton comportement est celui de quelqu'un de bon et de moral.
Il attendait une explosion et il ne fut pas déçu. La fourchette qu'Anne venait de jeter tinta violemment dans son assiette et elle se carra contre le dossier de sa chaise.
— Tu veux que je te dise quelque chose ? Je ne supporte pas l'idée que c'est uniquement parce qu'on est religieux qu'on est bon et vertueux. Je fais ce que je fais, dit-elle en scandant chaque mot, sans espoir de récompense, sans peur d'un châtiment. Je n'ai nul besoin d'être soudoyée par le ciel ou terrifiée par l'enfer pour me conduire correctement, je te remercie bien.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
PostTenebrasLirePostTenebrasLire   13 janvier 2021
Tant que tu n’y es pas passé toi-même, tu ne peux pas savoir ce que c’est que de tenir un serment [de mariage] que tu as fait de bonne foi il y a très longtemps. Faut-il se cramponner à tout prix, ou au contraire sauver les meubles ? Continuer vaille que vaille, ou admettre la défaite et s’efforcer de faire contre mauvaise fortune bon cœur ?
Commenter  J’apprécie          60
PostTenebrasLirePostTenebrasLire   20 janvier 2021
Sais-tu ce qu’il y a de plus terrifiant quand on avoue qu’on est amoureux ? lui demanda-t-elle. C’est qu’on est tout nu. On s’expose volontairement au danger et on baisse toutes ses défenses. Plus de vêtements, plus d’armes. Pas d’endroit où se cacher. On est complètement vulnérable. La seule chose qui rend l’expérience tolérable, c’est la conviction que l’autre t’aime aussi et que tu peux lui faire confiance, qu’il ne te fera pas de mal. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Hatem_GharsalliHatem_Gharsalli   09 juin 2019
"Une si grande partie de ce qu'il savait concernant la religion lui faisait l'effet d'un ramassis de conneries; [...]
A mesure que les mois passaient, il lui semblait que quelque chose avait commencé à se desserrer dans sa poitrine, qu'une force qui lui avait broyé le cœur d'une main de fer relâchait peu à peu son étreinte. Et puis une nuit, au cours d'un rêve, lui était venue l'image d'une rose dépliant l'un après l'autre ses pétales, et il s'était réveillé bouleversé, le visage trempé de larmes versées dans son sommeil.
il n'avait parlé à personne de ce rêve, il avait fait de son mieux pour l'oublier lui-même. Mais lorsqu'il avait eu dix-sept ans, il avait commencé son noviciat."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20

autres livres classés : science-fictionVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Autres livres de Mary Doria Russell (2) Voir plus




Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
3588 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre

.. ..