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Jean-Luc Piningre (Traducteur)
ISBN : 2264036826
Éditeur : 10-18 (22/01/2004)

Note moyenne : 3.99/5 (sur 241 notes)
Résumé :
Bienvenue à Empire Falls, autrefois puissant centre industriel du Maine, à présent livré à la faillite et l'ennui. Miles Roby est gérant d'un snack. Sa femme l'a quitté, leur fille fait sa crise d'adolescence, Max, son père, est un profiteur excentrique, et Mrs Whiting, sa patronne, le tyrannise. Coincé dans cette vie misérable, hanté par le souvenir d'une mère dévouée, Miles veut comprendre.

Entre secrets et mensonges, drames et joies, les histoires... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  15 janvier 2016
Empire Falls dans le Maine était le siège d'industries florissantes jusqu'au jour de la faillite qui a amené la fermeture des usines de la famille Whiting, propriétaire des lieux depuis plusieurs générations, une famille dont tous les héritiers mâles semblent voués aux mariages malheureux, Charles Beaumont, dit C.B. ne fait pas exception, c'est Francine, son épouse, qui commande. Miles Roby, personnage principal du roman, est le tenancier de l'Empire Grill dont Francine Whiting est la propriétaire. le déclin de l'empire Whiting c'est l'histoire de Miles et de ses proches, son histoire au présent avec de fréquents retours dans son passé jusqu'à un fait majeur qu'il vivra avec sa mère alors qu'il a neuf ans ; c'est aussi l'histoire d'une population d'une petite ville du Maine, victime de la fermeture des deux usines des Whiting. Richard Russo qui a reçu le Prix Pullitzer en 2002 pour ce roman, dresse avec humour et tendresse le portrait contemporain d'une petite ville américaine.
Challenge Pavés 2015-2016
Challenge Atout Prix 2015-2016
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michemuche
  01 avril 2017
Empire Falls, une petite ville du Maine a perdu son aura. La crise est passée par là, jadis prospère grâce à l'empire Whiting, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.
Miles Roby gérant d'un snack connaît bien ces habitants, amis d'enfance où pas. Miles est un gars sympathique, un type qui ne fait pas de vague, un revenant tant il est transparent quoi de plus normal quand on habite une ville fantôme.
Miles est perdu, égaré, en pleine crise existentielle, Janine sa "future ex femme" va se remarier avec un prof de gym, sa fille Tick supporte mal son nouveau beau-père, Max le père de Miles un parasite notoire qui prend la vie comme elle vient, et madame Whiting propriétaire de la moitié de la ville et patronne de Miles.
" le déclin de l'empire Whiting" prix Pulitzer 2002 m'a emballé, le style d'abord, un mélange de Jonathan Franzen, de Richard Ford de Russell Banks, une fluidité du texte qui nous emporte au gré des pages dans la vie de ces personnages. Leurs difficultés à vivre, leurs espoirs, et leurs rêves.
Richard Russo est ce genre d'écrivain que j'aime et que je recherche; j'aime ces auteurs qui m'interpellent, me déstabilisent à travers des phrases des situations. J'apprends à me connaître en lisant ces histoires, ces tranches de vies pour ensuite poser mes jalons sur une route pas toujours tracée.
un livre que je recommande à celles et ceux qui aiment la littérature américaine, les sagas familiales et les études psychologiques.
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pdemweb1
  16 septembre 2014
Le Déclin de l'empire White est un livre où il ne se passe rien pendant les trois premiers quarts du roman. Pourtant la tension monte doucement jusqu'au raz de marais inattendu. Richard Russo distille les détails précurseurs du drame humain qui va submerger la petite ville d'Empire Falls.
Le lecteur ne faute pas par manque d'attention, mais les détails précurseurs sont noyés dans le climat dépressif de cette ville.
A la fin de la lecture du livre, je me suis étonné que le manque d'actions ne m'ait pas gêné. Richard Russo par sa qualité d'écriture a su me captiver en racontant des histoire humaines
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torpedo
  14 juillet 2018
Durant mon périple aux Etats-Unis, je me suis arrêtée à Empire Grill - un snack bar d'une petite ville autrefois florissante qui ne compte plus que des habitants qui n'ont pas pu ou voulu partir lorsque l'usine des Whiting a fermé. Miles Roby s'est pris d'affection pour moi et tout en me servant mon demi il m'a raconté sa vie. Sa future ex-femme, son ado de fille, sa famille, les habitués de son petit business. Rien de bien folichon dans ce coin paumé du Maine Mais tout était dans la manière de me raconter les événements avec un style bien à lui. Il a peu à peu recollé tous les morceaux épars de sa vie. En reconstituant le puzzle, tout se mettait progressivement en place. Jusqu'à l'explosion finale inattendue qui a tout fait voler. En sortant un peu triste mais indemne de l'Empire Grill, je me suis dit que je retournerai à la librairie pour rencontrer à nouveau Richard Russo.
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LePamplemousse
  02 mai 2013
Au comptoir de Miles, c'est toute l'Amérique qui défile chaque jour, on y croise des paumés, des loosers de toute sortes mais surtout des gens "normaux", c'est à dire des personnes fragiles, tristes, désabusées, en colère, mais aussi des personnes qui vont bien ou du moins qui essaient de s'en sortir, jusqu'à être euphoriques parfois...
Richard Russo dépeint avec grâce et sensibilité les ambiances, les êtres, les endroits qui, pour la plupart nous semblent communs, banals et qui sous sa plume se parent de nostalgie, de douceur et de tendresse.
Il nous incite à regarder évoluer ses personnages avec compassion.
Il nous parle de chacun d'eux , il les détaille, les décortique, mais nous parle surtout de nous car on se retrouve forcément dans l'un ou l'autre de ces héros du quotidien, car ils essaient tous d'aimer, d'être aimé, de profiter de chaque petits instants joyeux ou sereins que la vie nous offre.
Les romans de Richard Russo ne racontent pas d'histoires extraordinaires, il ne s'y passe rien de spectaculaire, mais il décrit simplement la vie des uns, imbriquée dans celle des autres et l'ensemble nous offre un ballet gracieux qui dégage une énorme humanité, et ça, ça fait du bien !
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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
torpedotorpedo   14 juillet 2018
L'argument général de son sermon, celui que, en vain, il essayait maintenant de se rappeler en scrutant ses notes debout à la chaire, était que, si Dieu ne nous abandonnait jamais, il ne pouvait non plus rester chaque instant près de nous, même si sa présence continue était ce que nous désirions le plus - pour nous aider à résister à la tentation, et, en vérité, nous détourner de "nous-mêmes". Nous le souhaitons prêt à entendre notre voix dès que nous avons besoin de lui : ne nous soumets pas, etc. Seulement Dieu, pour des raisons qui lui appartiennent, aime autant quelquefois brancher le répondeur. "L'être suprême se trouve dans l'impossibilité de décrocher le téléphone, mais il veut que vous sachiez que cet appel compte pour lui. Dans l'attente, pour les péchés d'orgueil, appuyez sur la touche 1. Pour l'avarice, appuyez sur la touche 2..."

[le texte entre guillemets apparaît en italique dans le livre]
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torpedotorpedo   14 juillet 2018
D'expérience, Janine savait qu'il était plus facile d'oublier les mille choses dont on voulait se souvenir que celle dont on voulait se débarrasser.
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torpedotorpedo   24 juin 2018
S'il y avait fort peu de choses que Miles eût désiré changer chez sa fille, un trop grand nombre d'aspects de l'existence de Tick étaient quand même "OK". Intelligente, elle savait distinguer l'excellence de la médiocrité, et la médiocrité du nul à chier, mais comme la plupart des adolescents, ce type de distinction paraissait l'ennuyer. C'était comment ce film ? OK. Et les frites ? OK. Ca va mieux ta foulure à la cheville ? OK. Tout était à peu près OK, même quand ça ne l'était pas, et même quand c'était vraiment nul à chier. Si du désespoir à l'extase, on pouvait réduire à deux lettres la gamme entière des émotions, que restait-il à dire ? se demandait le père. Plus perturbante encore était l'éventualité que ces OK, spécifiquement conçus pour bloquer toute discussion, fussent employés dans l'espoir que l'interrogateur tournât simplement les talons.
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pdemweb1pdemweb1   16 septembre 2014
De plus, l'achat d'une télé plus grande ne ferait rien pour réduire les inégalités. Il resterait toujours un écran correct et un autre minable. La seule différence, c'est que ce qu'on appelait aujourd'hui la bonne télé deviendrait la mauvaise. Le meilleur moyen de créer de nouveau besoin. Béa le savait, consistait à satisfairele précédent, et le coût augmentait forcément à chaque foi. Si elle était assez bête pou céder aux caprices des consommateurs qui savait ce dont ils allaient rêver ensuite ?
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michemuchemichemuche   12 mars 2017
Selon elle, c'était d'amour que les gens manquaient le plus - plus que de nourriture, d'un abri ou de chaleur - alors que l'amour, cerise sur le gâteau, ne coûtait rien du tout. Même les pauvres avaient les moyens d'en revendre aux riches.
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Videos de Richard Russo (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Russo
Richard Russo présente aux libraires son roman "À malin, malin et demi", paru le 24 août 2017 dans la collection Quai Voltaire, aux Éditions de la Table Ronde.
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