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Jean-Luc Piningre (Traducteur)
ISBN : 2264036826
Éditeur : 10-18 (22/01/2004)

Note moyenne : 3.98/5 (sur 262 notes)
Résumé :
Bienvenue à Empire Falls, autrefois puissant centre industriel du Maine, à présent livré à la faillite et l'ennui. Miles Roby est gérant d'un snack. Sa femme l'a quitté, leur fille fait sa crise d'adolescence, Max, son père, est un profiteur excentrique, et Mrs Whiting, sa patronne, le tyrannise. Coincé dans cette vie misérable, hanté par le souvenir d'une mère dévouée, Miles veut comprendre.

Entre secrets et mensonges, drames et joies, les histoires... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  15 janvier 2016
Empire Falls dans le Maine était le siège d'industries florissantes jusqu'au jour de la faillite qui a amené la fermeture des usines de la famille Whiting, propriétaire des lieux depuis plusieurs générations, une famille dont tous les héritiers mâles semblent voués aux mariages malheureux, Charles Beaumont, dit C.B. ne fait pas exception, c'est Francine, son épouse, qui commande. Miles Roby, personnage principal du roman, est le tenancier de l'Empire Grill dont Francine Whiting est la propriétaire. le déclin de l'empire Whiting c'est l'histoire de Miles et de ses proches, son histoire au présent avec de fréquents retours dans son passé jusqu'à un fait majeur qu'il vivra avec sa mère alors qu'il a neuf ans ; c'est aussi l'histoire d'une population d'une petite ville du Maine, victime de la fermeture des deux usines des Whiting. Richard Russo qui a reçu le Prix Pullitzer en 2002 pour ce roman, dresse avec humour et tendresse le portrait contemporain d'une petite ville américaine.
Challenge Pavés 2015-2016
Challenge Atout Prix 2015-2016
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michemuche
  01 avril 2017
Empire Falls, une petite ville du Maine a perdu son aura. La crise est passée par là, jadis prospère grâce à l'empire Whiting, elle n'est plus que l'ombre d'elle-même.
Miles Roby gérant d'un snack connaît bien ces habitants, amis d'enfance où pas. Miles est un gars sympathique, un type qui ne fait pas de vague, un revenant tant il est transparent quoi de plus normal quand on habite une ville fantôme.
Miles est perdu, égaré, en pleine crise existentielle, Janine sa "future ex femme" va se remarier avec un prof de gym, sa fille Tick supporte mal son nouveau beau-père, Max le père de Miles un parasite notoire qui prend la vie comme elle vient, et madame Whiting propriétaire de la moitié de la ville et patronne de Miles.
" le déclin de l'empire Whiting" prix Pulitzer 2002 m'a emballé, le style d'abord, un mélange de Jonathan Franzen, de Richard Ford de Russell Banks, une fluidité du texte qui nous emporte au gré des pages dans la vie de ces personnages. Leurs difficultés à vivre, leurs espoirs, et leurs rêves.
Richard Russo est ce genre d'écrivain que j'aime et que je recherche; j'aime ces auteurs qui m'interpellent, me déstabilisent à travers des phrases des situations. J'apprends à me connaître en lisant ces histoires, ces tranches de vies pour ensuite poser mes jalons sur une route pas toujours tracée.
un livre que je recommande à celles et ceux qui aiment la littérature américaine, les sagas familiales et les études psychologiques.
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pdemweb1
  16 septembre 2014
Le Déclin de l'empire White est un livre où il ne se passe rien pendant les trois premiers quarts du roman. Pourtant la tension monte doucement jusqu'au raz de marais inattendu. Richard Russo distille les détails précurseurs du drame humain qui va submerger la petite ville d'Empire Falls.
Le lecteur ne faute pas par manque d'attention, mais les détails précurseurs sont noyés dans le climat dépressif de cette ville.
A la fin de la lecture du livre, je me suis étonné que le manque d'actions ne m'ait pas gêné. Richard Russo par sa qualité d'écriture a su me captiver en racontant des histoire humaines
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torpedo
  14 juillet 2018
Durant mon périple aux Etats-Unis, je me suis arrêtée à Empire Grill - un snack bar d'une petite ville autrefois florissante qui ne compte plus que des habitants qui n'ont pas pu ou voulu partir lorsque l'usine des Whiting a fermé. Miles Roby s'est pris d'affection pour moi et tout en me servant mon demi il m'a raconté sa vie. Sa future ex-femme, son ado de fille, sa famille, les habitués de son petit business. Rien de bien folichon dans ce coin paumé du Maine Mais tout était dans la manière de me raconter les événements avec un style bien à lui. Il a peu à peu recollé tous les morceaux épars de sa vie. En reconstituant le puzzle, tout se mettait progressivement en place. Jusqu'à l'explosion finale inattendue qui a tout fait voler. En sortant un peu triste mais indemne de l'Empire Grill, je me suis dit que je retournerai à la librairie pour rencontrer à nouveau Richard Russo.
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GeorgesSmiley
  16 mars 2019
Formidable ! Allons à l'essentiel. Dans l'Empire Whiting, déclin ou pas, ce sont les femmes qui portent la culotte. De terribles viragos capables de pousser les inconscients ayant osé un jour leur dire « Oui, ma chérie » à les poursuivre pour les trucider à coup de pelle ou bien à se supprimer eux-mêmes comme le regretté (sauf par sa veuve) Charlie. C'est aussi drôle pour le lecteur que tragique pour les infortunés mâles de cette famille fortunée qui possède l'essentiel de la ville d'Empire Falls.
" J'ai dit..., avait commencé une troisième fois sa future épouse.
_ Oui, ma chérie. Excellente idée", avait convenu Charles Beaumont Whiting, qui, en cet instant fatidique, était devenu Charlie Whiting. Plus tard, bien plus tard dans sa vie, il allait s'amuser de cette remarque, plutôt désabusée, qu'il avait toujours eu le dernier mot lorsque son épouse et lui s'étaient trouvé des opinions divergentes, et que ce dernier mot - il y en avait en fait trois - était : "Oui, ma chérie." S'il avait dû savoir combien de fois il allait répéter cette locution à cette femme, savoir que ces trois mots allaient devenir le mantra de leur mariage, il se serait peut-être rappelé l'invitation du fleuve, s'y serait jeté hic et nunc pour suivre en aval l'orignal, en s'épargnant ainsi un monde de souffrances et le prix du revolver qu'il achèterait trente ans plus tard pour mettre fin à ses jours.
" Et voudrais-tu éteindre cet immonde cigare, je te prie ?"
La veuve possède et régente la petite ville comme la petite vie de beaucoup de ses habitants, en particulier celle de Miles, le gérant du grill qu'elle laisse vivoter avec la plus extrême mesquinerie. Pauvre Miles. Sa femme le quitte pour un bellâtre qui vient faire le fier à bras au grill en se moquant de lui. Sa fille, qu'il adore, ne lui adresse la parole que par onomatopées. Son père indigne ne vient le voir que pour lui soutirer ou lui voler le peu d'argent qu'il détient et Charlène, la jolie serveuse dont il est amoureux depuis vingt ans, enchaîne les mariages ratés à peu près au même rythme qu'il retourne ses burgers sur son grill pendant que le flic local ne songe qu'à lui chercher noise. Un loser, un raté ? Non, un homme bien, doté d'une trop mauvaise main pour pouvoir gagner au poker de la vie, mais un personnage finalement très attachant.
La tension monte lentement jusqu'à ce que la colère finisse par rattraper certains des personnages en surprenant le lecteur qui ne l'a pas bien vu venir. C'est tellement bien raconté que la vie quotidienne se suffirait à elle-même. On y prend un plaisir étonnant avec une empathie croissante pour les occupants, Walt le frimeur excepté, de l'Empire grill. Amours déçus, occasions ratées, déclin industriel, jeunesse envolée et gâchée. Drôle, tragique, amusant, ironique ou cruel, c'est un récit passionnant où tout est remarquablement dépeint. La lutte déséquilibrée de quelques personnages dignes et courageux par moments, contre la méchanceté, la bêtise et la cruauté qui les cernent. J'ai adoré. Alors, pour convaincre les hésitant(e)s, de découvrir eux-aussi la petite ville d'Empire Falls, à l'opposé des paradis inaccessibles à Miles de Camden ou de Martha's Vineyard, laissons opérer le talent de l'auteur.
« La mi-temps terminée, les équipes de Fairhaven et d'Empire Falls reprenaient place sur le terrain. Janine s'efforça de paraître intéressée, optimiste. Pourtant, voyant les cheerleadeers pirouetter en rythme, elle ne put s'empêcher de penser que, plus tôt qu'à leur heure, elles seraient aussi mariées, enceintes de ces garçons casqués ou de ceux d'une ville voisine. Que cette vie, aussi vite, s'abattrait sur eux. La panique, d'abord, d'y être confrontée seule, puis un mariage précoce pour déjouer ce lugubre destin, suivi par les innombrables mensualités de la voiture et de la maison, et les notes du médecin, et le reste. le plaisir qu'ils prenaient à ce sport brutal s'éclipserait lentement. Ils graviteraient dans des bars semblables à celui de Bea pour échapper aux mêmes filles, celles-là sur le terrain, puis aux enfants que, ni eux, ni elles, ne seraient assez intelligents, ou indépendants, pour éviter. Il y aurait la chaîne sportive sur le grand écran TV de la taverne, de la bière en abondance, et ils parleraient encore quelque temps d'aller jouer, mais s'ils le faisaient, ils se blesseraient, et rapidement leurs blessures deviendraient synonymes de leur « état physique » et ça serait terminé. Leurs jobs, leur mariage, leur vie, tout ça, une corvée. Une fois par an, pris d'un coup de folie, ils grimeraient leurs visages, s'entasseraient dans les minivans de leurs femmes, et, s'ils en avaient les moyens, ils prendraient la route pour voir un match des Patriots. le match terminé, à moitié saouls, ils rentreraient chez eux, personne n'ayant assez d'argent pour dormir sur place. C'est-à-dire chez eux à Empire Falls, si cela existait encore.
Les plus aventureuses ou les plus désespérées de leurs épouses profiteraient de leur brève absence pour engager une baby-sitter et chercher au Lamplighter Motor Court un autre de ces hommes-enfants, tous plus ou moins bourrés en permanence, au détriment de leurs érections. Elles voudraient trouver un petit aperçu de la route qu'elles n'avaient pas prise, pour découvrir que c'était en fait les mêmes deux voies bitumées et minables qu'elles suivaient depuis le début, excepté ce tronçon-là, méconnu, qui de toute façon menait à une destination semblable. »
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Citations et extraits (53) Voir plus Ajouter une citation
torpedotorpedo   24 juin 2018
S'il y avait fort peu de choses que Miles eût désiré changer chez sa fille, un trop grand nombre d'aspects de l'existence de Tick étaient quand même "OK". Intelligente, elle savait distinguer l'excellence de la médiocrité, et la médiocrité du nul à chier, mais comme la plupart des adolescents, ce type de distinction paraissait l'ennuyer. C'était comment ce film ? OK. Et les frites ? OK. Ca va mieux ta foulure à la cheville ? OK. Tout était à peu près OK, même quand ça ne l'était pas, et même quand c'était vraiment nul à chier. Si du désespoir à l'extase, on pouvait réduire à deux lettres la gamme entière des émotions, que restait-il à dire ? se demandait le père. Plus perturbante encore était l'éventualité que ces OK, spécifiquement conçus pour bloquer toute discussion, fussent employés dans l'espoir que l'interrogateur tournât simplement les talons.
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torpedotorpedo   14 juillet 2018
L'argument général de son sermon, celui que, en vain, il essayait maintenant de se rappeler en scrutant ses notes debout à la chaire, était que, si Dieu ne nous abandonnait jamais, il ne pouvait non plus rester chaque instant près de nous, même si sa présence continue était ce que nous désirions le plus - pour nous aider à résister à la tentation, et, en vérité, nous détourner de "nous-mêmes". Nous le souhaitons prêt à entendre notre voix dès que nous avons besoin de lui : ne nous soumets pas, etc. Seulement Dieu, pour des raisons qui lui appartiennent, aime autant quelquefois brancher le répondeur. "L'être suprême se trouve dans l'impossibilité de décrocher le téléphone, mais il veut que vous sachiez que cet appel compte pour lui. Dans l'attente, pour les péchés d'orgueil, appuyez sur la touche 1. Pour l'avarice, appuyez sur la touche 2..."

[le texte entre guillemets apparaît en italique dans le livre]
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pdemweb1pdemweb1   16 septembre 2014
De plus, l'achat d'une télé plus grande ne ferait rien pour réduire les inégalités. Il resterait toujours un écran correct et un autre minable. La seule différence, c'est que ce qu'on appelait aujourd'hui la bonne télé deviendrait la mauvaise. Le meilleur moyen de créer de nouveau besoin. Béa le savait, consistait à satisfairele précédent, et le coût augmentait forcément à chaque foi. Si elle était assez bête pou céder aux caprices des consommateurs qui savait ce dont ils allaient rêver ensuite ?
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GeorgesSmileyGeorgesSmiley   13 mars 2019
" J'ai dit..., avait commencé une troisième fois sa future épouse.
_ Oui, ma chérie. Excellente idée", avait convenu Charles Beaumont Whiting, qui, en cet instant fatidique, était devenu Charlie Whiting. Plus tard, bien plus tard dans sa vie, il allait s'amuser de cette remarque, plutôt désabusée, qu'il avait toujours eu le dernier mot lorsque son épouse et lui s'étaient trouvé des opinions divergentes, et que ce dernier mot - il y en avait en fait trois - était : "Oui, ma chérie." S'il avait dû savoir combien de fois il allait répéter cette locution à cette femme, savoir que ces trois mots allaient devenir le mantra de leur mariage, il se serait peut-être rappelé l'invitation du fleuve, s'y serait jeté hic et nunc pour suivre en aval l'orignal, en s'épargnant ainsi un monde de souffrances et le prix du revolver qu'il achèterait trente ans plus tard pour mettre fin à ses jours.
" Et voudrais-tu éteindre cet immonde cigare, je te prie ?"
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michemuchemichemuche   12 mars 2017
Selon elle, c'était d'amour que les gens manquaient le plus - plus que de nourriture, d'un abri ou de chaleur - alors que l'amour, cerise sur le gâteau, ne coûtait rien du tout. Même les pauvres avaient les moyens d'en revendre aux riches.
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Videos de Richard Russo (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Russo
Quelques jours avant les élections de mi-mandat, Livres&Vous prend des nouvelles des États-Unis avec cette question : Après Trump, que reste-t-il du rêve américain ? Nous y répondrons avec l'auteur américain Richard Russo, prix Pulitzer en 2002 pour le Déclin de l'empire Whiting mais également Grand Prix de la littérature américaine pour A malin, malin et demi l'an dernier. Nous avons profité de sa présence lors de la 9ème édition du festival America à Vincennes pour l'inviter, il nous présentera son recueil de nouvelles titré Trajectoire aux éditions Quai Voltaire. Mais on traversera également l'atlantique avec une romancière française prolifique Agnès Desarthe, elle fait paraitre La Chance de leur vie aux Éditions de l'Olivier où elle installe une famille française en Caroline du Nord dans un campus universitaire s'inscrivant dans une tradition littéraire et cinématographique états-unienne... Avec : Richard RUSSO : Romancier et scénariste américain, Agnès DESARTHE : Romancière. Présenté par Adèle VAN REETH.
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