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ISBN : 2264053496
Éditeur : 10-18 (07/06/2012)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 79 notes)
Résumé :

Professeur dans une université du Connecticut, Jack Griffin est invité au cap Cod avec sa femme Joy, le temps d'un mariage. Le week-end, qui s'annonçait enchanteur, se révèle dévastateur. Il sonne le glas du couple, réveille les espoirs déçus, les conflits jamais résolus.

Joy regagne le Connecticut, tandis que Jack part pour Los Angeles. Un an plus tard, le mariage de leur propre fille scelle leurs retrouvailles. Elles sont d'autant plus mouve... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
carre
  07 mai 2014
Deux mariages et des emmerdements.
Griffin s'apprête à vivre deux années bien compliquées, Entre Joy son épouse qui ressent le besoin de s'éloigner, les cendres de son père qu'il doit disperser au Cap Cod mais qu‘il recule de faire indéfiniment et une mère envahissante, désagréable et cynique, cela fait beaucoup pour notre anti héros qui supporte tout ça sans se révolter. Alors que le premier mariage devient un déluge de catastrophes, le deuxième celui de sa fille Laura sonne celui des explications. D'autant que Maman Griffin à rejoint son ex-mari dans le coffre de la voiture en vue d'une dispersion commune.
On retrouve tout ce qui fait le talent de Richard Russo. Entre humour vache et tendresse, une réflexion sur l'amour, sur le temps qui passe, sur les choix de vies. La lecture est toujours plaisante même si pour ma part mon attachement aux personnages c'est moins imposé qu'a l'accoutumée. Les incessants retours en arrière, pourtant essentiels m'ont empêché d'adhérer pleinement à son récit. Néanmoins, ça reste tout de même bien agréable, avec notamment une scène d'anthologie lors du deuxième mariage à ne pas rater. Drôle et cruel.
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pyrouette
  06 janvier 2014
C'est une histoire sur l'atavisme. Soit on traine son enfance comme un boulet dans sa vie d'adulte, soit, sans l'oublier, on vit sa vie d'adulte. C'est compliqué pour Griffin qui arrive toute doucement à la soixantaine. Il a toujours tout fait pour vivre le contraire de ses parents, pour être le contraire de ses parents. Et il s'aperçoit à ce stade de sa vie qu'il s'est trompé. Les souvenirs fusent, pas toujours chronologiquement, alors il faut suivre Griffin, s'accrocher dans ses souvenirs d'enfant, d'adulte. Il se rend au mariage de sa fille avec les cendres de son père dans le coffre de sa voiture. Il va les traîner longtemps les cendres… D'ailleurs les cendres de sa mère vont rejoindre le coffre . Et malgré toutes les demandes de ses parents pour qu'il les disperse à Cap Cod, l'endroit magique de leur vie, ils vont passer quelques temps dans leur nouvelle résidence, à nouveau réunis. Aura-t-il la force de disperser les cendres de ses parents, maintenant qu'il entend et écoute sa mère lui parler, lui donner des conseils ? Pas facile tout ça. de l'humour grinçant pour une histoire qui pourrait être pathétique. Je connais bien l'atavisme, la transmission familiale qu'on traîne comme des boulets.
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Northanger
  09 janvier 2013
Richard Russo était professeur de littérature avant de se tourner vers l'écriture. Il a obtenu le prix Pulitzer pour son roman le déclin de l'empire Withing. Les sortilèges du cap Cod constitue son sixième roman.
Jack Griffin se rend au cap Cod pour y disperser les cendres de son père. C'est également l'occasion de revenir sur les traces de son enfance, puisque le cap était au centre de tous les espoirs de ses parents qui rêvaient de s'y installer mais ont été obligés de passer leur vie dans le Midwest. Ces derniers étaient particulièrement exigeants et cyniques, une éducation qui a marqué durablement Jack jusqu'à la soixantaine et dont il va devoir mesurer les répercussions.
Malgré un titre prometteur, ce livre est une déception. le style est fluide et accessible mais je ne suis pas vraiment entrée dans cette histoire. Les personnages sont peu décrits en-dehors de Jack et de ses parents, réduits à de pâles silhouettes sans consistance. Et quand ils le sont, c'est toujours avec une sorte de distance qui empêche de s'impliquer dans la vie du personnage : ainsi, Jack est toujours désigné par son patronyme, Griffin, comme si le lecteur n'entrait pas dans son intimité bien qu'il adopte son point de vue tout au long du récit. La majeure partie de l'histoire se déroule au cap Cod, que l'on peut percevoir à la télé comme le lieu de prédilection de nombre d'Américains, mais les descriptions sont peu nombreuses, ce sont de simples évocations qui ne permettent pas vraiment de se projeter dans cette partie des USA. J'aurais aimé entendre le bruit des vagues et sentir l'air du large davantage. L'intrigue est très réduite (et attention, cerise sur le gâteau, la quatrième de couverture spoile la fin ; les rares événements marquants de l'histoire sont résumés jusque dans les dernières lignes).La chronologie est difficile à suivre (l'enfance puis dans la deuxième partie, un retour sur l'année écoulée entre les deux chapitres, avec des va-et-vient incessants, souvent marqués par le seul emploi du plus-que-parfait). le seul moment qui m'a intéressée est le récit de la répétition du mariage de Laura, la fille de Jack, une réunion de famille qui vire au cauchemar pour le plus grand plaisir du lecteur. C'est le seul passage qui se distingue un tant soit peu du reste de l'intrigue, assez monotone. En résumé, une lecture pas désagréable mais pas transcendante non plus.
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Titine75
  01 février 2011
Jack Griffin, le héros du dernier roman de Richard Russo, est en route pour le Cap Cod où doit avoir lieu le mariage de Kelsey, la meilleure amie de sa fille Laura. Jack et sa femme Joy partent habituellement en vacances au Cap Cod mais cette année il est parti en avance, sans elle. le cap est un lieu privilégié dans la vie de Jack. Il y a passé toutes ses vacances d'enfant. Ses parents, des universitaires aigris, ne juraient que par le Cap Cod qui leur permettait d'oublier leur “Midwest de merde”. Ils n'ont pas eu d'affectations dans de prestigieuses universités, n'ont pas atteint la haute respectabilité à laquelle ils aspiraient et leur mariage est un perpétuel mensonge. le seul moment où ils semblent apaisés est celui des vacances au Cap. le voyage de Jack Griffin fait remonter les souvenirs d'enfance, d'autant plus qu'il a les cendres de son père dans sa voiture. Il cherche le lieu idéal pour les disperser depuis des mois sans arriver à le faire. Les réflexions de Jack dépasseront rapidement le cadre de son enfance pour arriver à une totale remise en cause de son couple.
J'ai découvert Richard Russo grâce aux “Sortilèges du Cap Cod” et au festival America de Vincennes. J'ai été totalement séduite par cette histoire de couple douce-amère à l'écriture particulièrement fluide. A 60 ans, Jack questionne les fondements de son mariage, quels étaient ses désirs 40 ans plus tôt ? Jeune homme, il écrivait des scenarii à Los Angeles, sa vie était insouciante et surtout très loin de la vie de ses parents universitaires. Son mariage avec Joy lui a fait changer de vie, lui a fait échanger la légèreté de la Californie pour les responsabilités et le confort. Il est devenu professeur dans une université, a eu une fille et aujourd'hui il a la sensation de ne rien avoir choisi : “Ce n'était pas comme s'il s'était lassé de leur belle vie, de leur beau mariage. Là, ce serait grave. Même s'il devait admettre qu'en dépit des efforts de Joy, il considérait que la maison appartenait plus à elle qu'à eux deux, comme s'ils avaient divorcé et qu'elle en était devenue la propriétaire exclusive. C'était la sienne pour la simple raison qu'elle la rendait heureuse. Elle avait eu ce qu'elle voulait. Etait-il possible que son contentement soit la cause réelle de son cafard à lui ? Cette faculté qu'elle avait de garder ses désirs intacts ? Etait-ce un défaut ?” Jack se pose les questions que chacun finit par se poser : où sont passés les rêves de jeunesse ? Les compromis consentis n'ont-ils pas fini par éteindre tous désirs ?
A ces questions vient se rajouter celle de la famille, des parents. Finalement le thème central du livre de Richard Russo est l'influence des parents sur nos vies d'adulte. Jack ne supporte pas la famille de sa femme et l'importance de celle-ci dans leur vie. Joy aime ses parents, elle en est très proche et cela perturbe beaucoup son mari qui n'a connu qu'une famille dysfonctionnelle. Jack finit par trouver que la famille de Joy prend trop de place dans leur vie. Mais à travers son périple vers le Cap Cod, Jack Griffin va prendre conscience de la place de ses propres parents dans sa vie. Son histoire ressemble de plus en plus à la leur et malgré les mésententes, leurs ombres planent constamment sur ses décisions. Comment se débarrasser de l'emprise de ses parents et dépasser les souvenirs d'enfance ?
Les sortilèges du Cap Cod” pose de très nombreuses questions sur le couple et la famille. Richard Russo dit d'ailleurs ne pas y avoir répondu ! En effet, ce sont des questions universelles auxquelles chacun doit trouver ses propres réponses. Les personnages de ce roman sont très attachants et j'ai pris grand plaisir à lire les affres de leur couple.
Lien : http://plaisirsacultiver.unb..
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Patricia_bs
  08 juin 2011
La cinquantaine passée, Jack Griffin est l'incarnation d'un désenchantement qui n'ose dire son nom. Jamais guéri de son enfance, il la traîne derrière lui, comme il traîne les cendres de son père qu'il doit disperser. Et c'est en se rendant pour ce faire au Cap Cod, où rituellement ses parents et lui passaient leurs vacances, qu'il prend conscience de ce qu'est sa vie, une carrière qui n'est pas celle qu'il aurait voulu, un mariage qui lentement s'est délité, une vie qu'il voulait grande et qui se révèle une « toute petite vie ».
Les Sortilèges du Cap Cod est en littérature ce que l'écorché est au dessin, le dépouillement de la peau pour lentement mettre à nu ce qui constitue un individu, sa chair et son sang, et le poids de son hérédité. D'une hypersensibilité presque maladive, Jack Griffin porte sur les êtres et les choses le regard biaisé de celui qui a toujours été pour les autres une simple enveloppe de chair, parce que c'est ainsi que ses parents le voyaient. Une excroissance surgie d'eux-mêmes et sur laquelle ils ont déposé toutes leurs névroses et leurs insatisfactions.
C'est en sillonnant ces rivages du Maine, au son de la petite musique familiale, que Jack va parvenir à la résilience et, enfin, faire passer ce passé qui refusait de passer. Récit d'un réveil tardif, le roman de Richard RUSSO est un petit bijou de subtilité et de finesse dont la mélodie reste, longtemps après avoir refermé le livre.
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critiques presse (1)
Lexpress   05 juillet 2012
Mêlant amertume et humour grinçant, Richard Russo signe un conte cruel sur les affres de la transmission familiale, dans les coulisses de la middle class américaine.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
kathelkathel   14 novembre 2010
Pour Griffin, qui avait maintenant cinquante-sept ans - à peu près l'âge de ses parents lorsqu'il avait épousé Joy -, les noms de localités du cap avaient gardé toute leur magie : Falmouth, Woods Hole, Barnstable, Dennis, Orleans, Harwich. Ces toponymes le ramenaient à son enfance, au siège arrière de la voiture familiale, où il avait passé une bonne partie de sa jeunesse, sans ceinture, les bras posés sur les sièges avant, à tendre l'oreille pour attraper des bribes de ce qu'ils se disaient sans jamais essayer de l'inclure dans leurs conversations. Non pas qu'elles l'aient intéressé tant que ça, mais il était conscient que se prenaient là des décisions ayant des conséquences directes sur sa vie, et, s'il les interceptait assez tôt, peut-être aurait-il l'opportunité de donner son avis. Malheureusement, le simple fait que son menton soit posé sur l'appuie-tête semblait l'exclure d'emblée. Dans l'ensemble, les informations qu'il glanait ne valaient pas tant d'efforts. "Wellfleet, disait par exemple sa mère, le nez dans un atlas routier. Pourquoi est-ce qu'on n'a jamais essayé Wellfleet ?" L'année où Griffin entra en seconde, celle de leur dernier séjour au cap, ils avaient déjà ratissé les locations saisonnières de la région. Chaque été, au moment de rendre les clés à l'agence, on leur demandait s'ils envisageaient de revenir l'année suivante. Ils répondaient toujours par la négative, et Griffin commençait à douter que cet endroit rêvé existe pour de bon. Il finit par conclure que le chercher leur suffisait peut-être.
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pyrouettepyrouette   06 janvier 2014
Ça t’est déjà arrivé d’avoir l’impression de ne pas correspondre à l’idée que les gens se font de toi ? Comme si tu faisais semblant d’être cette personne que tout le monde adore ? Et le pire, que les gens croient à cette image ?
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morinmorin   06 mars 2011
Une vague de culpabilité déferla sur Griffin, une lame de fond qui lui coupa les jambes. Il voyait qu'elle aussi relevait chez lui les changements physiques, qui étaient encore plus prononcés. Depuis son arrivée dans la région, il se demandait s'ils allaient s'étreindre.
.....
et celle qui était sa femme depuis trente cinq ans se retrouva dans ses bras avant même qu'il puisse réagir .
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pyrouettepyrouette   06 janvier 2014
A cet instant il découvrit une vérité que d’autres hommes connaissaient sans doute : quand on boucle son sac devant une femme, on est cuit, on est condamné à partir – et à partir avec le sac.
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MarymaryMarymary   23 octobre 2018
- Je ne voudrais pas être impoli, mais je ne crois pas avoir déjà entendu une femme de votre génération traiter quelqu'un de "chacal".
- J'écrivais, autrefois. J'aime toujours les mots qui pétaradent. "Enculeur de mes deux" est ma locution préférée du moment, même si j'ai un peu de mal à la placer dans la conversation.
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Videos de Richard Russo (9) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Russo
Quelques jours avant les élections de mi-mandat, Livres&Vous prend des nouvelles des États-Unis avec cette question : Après Trump, que reste-t-il du rêve américain ? Nous y répondrons avec l'auteur américain Richard Russo, prix Pulitzer en 2002 pour le Déclin de l'empire Whiting mais également Grand Prix de la littérature américaine pour A malin, malin et demi l'an dernier. Nous avons profité de sa présence lors de la 9ème édition du festival America à Vincennes pour l'inviter, il nous présentera son recueil de nouvelles titré Trajectoire aux éditions Quai Voltaire. Mais on traversera également l'atlantique avec une romancière française prolifique Agnès Desarthe, elle fait paraitre La Chance de leur vie aux Éditions de l'Olivier où elle installe une famille française en Caroline du Nord dans un campus universitaire s'inscrivant dans une tradition littéraire et cinématographique états-unienne... Avec : Richard RUSSO : Romancier et scénariste américain, Agnès DESARTHE : Romancière. Présenté par Adèle VAN REETH.
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