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Clive Barker (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2355740755
Éditeur : Akileos (03/02/2011)

Note moyenne : 3.14/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Adaptation brillante par Chris Ryall d’un des romans majeurs de l’écrivain/cinéaste fantastique Clive Barker ("Livres de Sang", "Hellraiser"...), "Secret Show" réussit à retranscrire la richesse et la diversité d’un roman-fleuve de plus de 700 pages en 300 pages de BD. Ce récit, qui mélange l’horreur, le fantastique et une histoire d’amour, est un voyage envoûtant dans l’univers d’un créateur hors du commun.
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Crossroads
  13 août 2015
Alors Secret Show, hem, Secret Show, c'est ça, hein, comment dire. C'est l'histoire d'un secret qui ne serait ni froid, ni brûlant mais juste...chaud.
Ouais, je sais, ça fait léger.
Secret Show est avant tout un méchant pavé de 285 planches qui nécessite un solide appétit.
Adapté d'un bouquin de Clive Barker, écrivain du fantastique prolifique, ce conséquent catalogue de l'horreur décline un énième combat entre les forces du bien et du mal avec une grandiloquence qui finit rapidement par lasser.
Tout y est trop.
Trop de personnages.
Trop de longueurs.
Trop icana Orange.
Si l'idée de départ promettait, son rendu final laisse plus que dubitatif.
Cela n'enlève rien à la qualité intrinsèque d'un auteur, heureux monoparent du Royaume des Devins, du Jeu de la Damnation, de Cabale, d'Hellraiser...mais cela donne juste à réfléchir à deux fois avant de se lancer dans l'une de ses transpositions à bulles, à mille lieues d'être aussi pétillantes qu'un champagne millésimé...
2.5/5
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Presence
  02 avril 2017
Ce tome contient l'adaptation en bandes dessinées (en 12 épisodes parus en 2006/2007) du livre Clive Barker Secret show. L'adaptation en scénario est réalisée par Chris Ryall, l'histoire est illustrée par Gabriel Rodriguez (le dessinateur de la série Locke & Key).
Randolph Jaffe (un célibataire tassé et peu avenant) est affecté dans un bureau de poste qui traite tous les courriers égarés de la poste américaine, dans la ville d'Omaha, dans l'état du Nebraska. Au fil de ses journées passées à ouvrir des lettres et des colis perdus, dans une pièce en sous-sol, il finit par subodorer l'existence d'une forme de pratique magique dénommée Art. Il est fasciné par ce concept et il déniche Kissoon, l'un des derniers pratiquants de cet Art. Malheureusement la rencontre ne débouche pas sur une entente. Il décide alors de faire équipe avec un chercheur scientifique peu conventionnel : Richard Wesley Fletcher. Ce dernier a mis au point une substance liquide appelée Nuncio qui permet de faciliter l'accès à cet Art. L'objectif de Jaffe est d'accéder à une mer appelée Quiddity. Cette quête va se poursuivre avec la génération suivante, en particulier les jumeaux Jo-Beth et Tommy Ray, et Howard Katz, dans la ville de Palomo Grove en Californie.
Adapter un livre en bande dessinée est un pari risqué. le scénariste doit trouver le bon équilibre entre la fidélité au texte et l'obligation de convertir les scènes en utilisant les codes narratifs spécifiques à la bande dessinée. le dessinateur doit donner une apparence aux descriptions du romancier, avec le risque de choisir des visuels très éloignés de la représentation mentale des lecteurs du roman. La scène d'ouverture est remarquable de justesse. Rodriguez donne une apparence mémorable et légèrement dérangeante à Randolph Jaffe. Il dessine une pièce des lettres perdues crédible, sans être stéréotypée. Il arrive à faire passer le caractère obsessionnel et compulsif de Jaffe. Ryall choisit le bon dosage de texte pour compléter les dialogues par quelques phrases densifiant le niveau d'informations, sans que le lecteur ait l'impression de lire des extraits du livre. Puis arrive la rencontre avec Kissoon. La première page montre comment Jaffe dérive légèrement de la réalité traditionnelle pour se retrouver devant Jaffe : même dextérité des auteurs à transcrire la sensation décrite par Barker, et à ne conserver que le strict nécessaire en termes de prose. Arrive le dialogue entre Jaffe et Kissoon, et là les auteurs perdent le bon dosage. La mise en scène est plate, les dialogues ne font qu'énoncer les informations, sans sentiments ou empathie.
Le roman initial de Clive Barker compte plus de 600 pages, et en fait il s'avère difficile de faire tenir tout le roman en seulement 265 pages de bande dessinée. Donc parfois, Ryall et Rodriguez doivent gaver quelques scènes d'un maximum d'informations pour pouvoir tout raconter, ou plutôt pour pouvoir caser toutes les informations nécessaires à la compréhension de l'intrigue. Contrairement à une bande dessinée originale, les 2 auteurs n'ont pas toujours la latitude concevoir et d'organiser chaque scène en fonction du médium dans lequel ils racontent leur histoire. Cela ne veut pas dire que le résultat est médiocre, ou même mauvais ; cela veut dire que certains passages sont 100% dédiés à fourguer les informations au lecteur de manière artificielle. Malgré ce défaut, Ryall parvient à transposer les concepts inventés par Barker, sans les dénaturer, que ce soit Quiddity, le culte Shoal, le Cosm et le Métacosm, etc. L'histoire se déroule de façon logique, la majeure partie des personnages dispose d'une épaisseur suffisante. Mais le lecteur sent bien que certaines choses ont dû être sacrifiées. Par exemple le personnage d'Howard Katz semble bien falot. Il est vraisemblable que Ryall a dû élaguer les scènes où il apparaît jusqu'à le réduire à un dispositif narratif, plus qu'un individu pleinement développé.
Le travail de Gabriel Rodriguez est tout aussi délicat. le lecteur de "Locke & Key" reconnaîtra aisément son style, avec quelques maladresses qui ont disparu par la suite. Il a tendance à utiliser les yeux agrandis de manière un peu trop systématiques, et sa mise en scène des dialogues est terriblement figée. de même la première manifestation de l'Art pendant le premier combat entre Jaffe et Fletcher donne l'impression d'assister à des décharges d'énergie entre superhéros et supercriminel, plutôt qu'à la manifestation physique d'une énergie extradimensionnelle. de la même manière, le passage sur Ephemeris sent le manque d'inspiration pour transcrire la qualité magique du lieu. Enfin, les dessins de Rodriguez deviennent peu crédibles quand l'influence des mangas ou de J. Scott Campbell est trop présente (le passage des souvenirs sur Ephemeris).
Par contre, il dispose déjà d'un sens inné pour donner une apparence mémorable aux personnages. le faciès de Randolph Jaffe est inoubliable. Il porte à la fois la marque de son manque d'empathie pour son prochain, mais aussi une forme d'ambiguïté qui correspond à ses actions tout au long du récit. Il n'est pas possible de le détester complètement (et pourtant...). Avec la même dextérité, Rodriguez donne vie à Raul, une créature simiesque doté d'une conscience limitée. Dans le deuxième épisode, plusieurs jeunes femmes se livrent à un jeu de la séduction assez particulier, fort bien rendu qui transcrit à la fois leur charme et l'obscénité de leur démarche. À plusieurs reprises, Rodriguez montre une inventivité maîtrisée pour donner une forme visuelle aux créations ébouriffantes de Clive Barker. Par opposition aux décharges d'énergie magique trop conventionnelles, il trouve une solution graphique discrète et efficace pour le Nuncio, ou pour l'incroyable demeure du comique Buddy Vance. Il crée plusieurs décors remarquables (mais qui disparaissent parfois pendant plusieurs pages).
Cette adaptation en bande dessinée d'un roman de Clive Barker est divertissante d'un bout à l'autre et elle transcrit fidèlement plusieurs des concepts du roman. Ryall a l'art et la manière d'extraire la substantifique moelle de l'histoire, et Rodriguez sait imaginer des visuels mémorables qui capturent l'ambiance du roman. Mais ces capacités trouvent leur limite face au volume d'informations à inclure, et les scènes d'exposition souffrent parfois de leur nature trop unilatérale, de même que les personnages souffrent parfois de coupes sombres qui les réduisent à une esquisse.
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Maks
  05 mai 2016
Un roman graphique très appréciable, roman graphique oui car il m'as fallu à peut près 5 heures de lecture non stop pour arriver à bout des 290 pages que compose cette BD.
Une histoire complexe et très prenante ou au final on se retrouve au milieu d'une vrai guerre entre le bien et le mal mais où tout peu s'inverser, chaque personnage peut basculer de camps, complot mondiale, magie, tendances sectaires, viols, naissances étranges, folie, shama idem, nucléaire et secret défense, le monde tel que nous le connaissons n'est pas le monde, il y a un ailleurs qui veut nous détruire, cela arrivera t'il ?
Une intrigue inspiré par le roman du même titre écrit par Clive Barker, mais aussi une histoire digne d'un Stephen King tellement c'est recherché, rien n'est laissé au hasard et tout est cohérent malgré la masse d'information à retenir.
J'ai littéralement adoré !
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Munin
  26 mars 2012
Il y a plus d'idées dans la table des matières d'un roman de Clive Barker, que dans l'oeuvre complète d'un écrivain fantastique lambda. Cette vérité énoncée, il faut tout de suite admettre ensuite que cela ne fait pas des livres de Barker des réussites à tous les coups. Loin de là, même, dans beaucoup d'entre eux les idées géniales étant noyées sous des intrigues délayées, des personnages mal utilisés, et de la métaphysique fumeuse. Mais quand il réussit son coup, le résultat vaut vraiment le détour, et on comprend alors pourquoi il a inspiré autant de ses contemporains, et ce que les jeux de rôle Kult ou Unknown Armies lui doivent.
Secret Show, le roman, est une demi-réussite. On y voit deux puissants occultistes, ayant tout deux réussi à percer l'illusion de la réalité et touché aux pouvoirs qui la sous-tendent, engagés dans une lutte à mort à travers leur influence sur la population d'une petite ville de Californie.
L'adaptation en BD révèle toutes les qualités, mais aussi toutes les faiblesses du roman. Celles-ci sont en plus alourdies par le choix du scénariste de transposer plutôt qu'adapter le roman : sa fidélité au matériau de base, malgré la contrainte du format et du nombre de pages, rend l'intrigue quasiment illisible. Les ellipses nombreuses, les raccourcis imposés par la pagination, font déverser sur la tête du lecteur toute la cosmologie improbable de Barker : quiddité, terata, cosme... La dramatisation de l'histoire est tellement difficile à suivre que je me au défi le lecteur, qui ne connaît pas déjà le roman, de dire qui sont les personnages principaux. le Jaff ? Tesla ? Grillo ? Howie & Jo-Beth ? le traitement de l'"American Way" et des icônes de l'Amérique moderne, au travers du personnage du comique et de la fête donnée par ses amis d'Hollywood après sa mort, est totalement incompréhensible dans la BD - et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
Mauvaise BD ? Elle l'aurait été sans le talent de Gabriel Rodriguez, déjà vu dans Locke & Key. Son trait, clair et précis, surprend toujours autant dans une histoire d'horreur onirique, mais ses personnages, reconnaissables et expressifs, ses décors, bourgade californienne engluée dans le cauchemar, ses monstres aussi, créent une superbe ambiance, que finalement l'intrigue poussive renforce : le lecteur, balloté d'événement incompréhensible en épiphanie improbable, est dans le même état d'hébétude que les habitants de la petite ville, écrasés par la chaleur californienne et les cauchemars imposés par les demi-dieux qui se livrent à leur guéguerre occulte sous leurs pieds.
Si le fan de Barker y trouvera son compte, il est déconseillé de commencer par là sa découverte du fantastique gnostique mâtiné d'horreur Lovecraftienne de l'auteur. Il vaut mieux choisir de lire le Royaume des Devins, superbe roman foisonnant à l'intrigue plus condensée que les mastodontes Galilée, Imajica ou Everville.
Lien : http://hu-mu.blogspot.fr/201..
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critiques presse (2)
BDGest   07 juillet 2011
Une belle brique qui ravira indéniablement les amateurs de récits fantastiques et les fans de l'auteur du cultissime Hellraiser. Nul doute qu’ils attendent déjà avec grande impatience l’adaptation d’Everville, deuxième volet de cette trilogie de l’Art.
Lire la critique sur le site : BDGest
BDZoom   03 juillet 2011
C’est assez touffu sans être assommant, ne faisant pas de coupe trop franche dans la richesse du roman pour en garder toute la saveur. Le découpage y gagne en efficacité, dans une belle rigueur, et la lecture est fluide et intense à la fois.
Lire la critique sur le site : BDZoom
Citations et extraits (1) Ajouter une citation
MaksMaks   05 mai 2016
Mémoire, prophétie et imaginaire (Le passé, le futur et le temps du rêve entre les deux) ne forment qu'une seule contrée, figée dans une journée éternelle.
Savoir cela est la sagesse.
En faire usage est l'art.
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