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Alice Marchand (Traducteur)
ISBN : 2070629708
Éditeur : Gallimard Jeunesse (11/02/2010)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 436 notes)
Résumé :
Dans le monde de Mary, il y a des vérités simples. Les Soeurs savent toujours le mieux. Les Gardiens protègent et servent. Les Damnés, revenus de la mort, ne renonceront jamais. Et il faut se méfier de la clôture qui entoure le village. La clôture qui les protège de la Forêt des Damnés. Mais peu à peu, les vérités de Mary s'effondrent et son monde est plongé dans le chaos. Un monde post-apocalyptique peuplé de zombies.
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Critiques, Analyses et Avis (119) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  02 janvier 2012
Alors petit papa Noel , qu'as-tu déposé au pied de mon bonsai cette année ? Nooon , siiii ! Des livres ! de quoi rendre ma PAL pale ! Les Ames Grises , hum , La Voleuse de Livres , hum hum , La Foret des Damnés de Carrie Ryan , késako ? Retournement de la bete d'un geste élégant et précis pour y découvrir Gallimard-Jeunesse et là , un frisson frissonnant me parcourt l'échine . J'avais testé l'an dernier ( mais c'est tellement loin tout ça..) deux romans jeunesse , pas un de plus , et je dois dire qu'au souvenir de Numéro Quatre et d'Hunger Games , un petit sourire narquois me monte irrésistiblement aux levres mais foin d'a priori , en route pour la bonne surprise...ou pas...
Commencement plein d'appréhension mais néanmoins déterminé pour tomber sur le dos de la couverture ( forcément...) et là , je passe du frisson au tremblement tremblottant en y découvrant quelques-uns des autres romans , sortis dans la collection , que je vous livre tout de go : Quatre filles et un jean ; mon nez , mon chat , l'amour et moi ; une affaire de filles...sans vous parler des jaquettes . Là je me dis que petit papa noel va s'en manger une sévere !!! Mais foin d'a priori , lançons nous dans l'aventure...
Confiant le gars ! C'est plutot court , écrit gros donc confiant , si ,si , foin d'a priori...L'on y découvre une bande de jeunes ( qui , contrairement à Coluche , ne se fendent pas la..) , dans un village cloturé en bordure de foret . Foret...damnés..saperlipopette , mais quel énigmatique secret peut bien receler cette pinede frontaliere ? Dites moi pas que c'est pas vrai , pas des zombies quand meme ? Et si ! Oooooohhhh , bien l'originalité...Premiere pensée , si si ça m'arrive , restez poli : mais ça sent meme plus le réchauffé là , on se dirige lentement mais surement vers du carbonisé et c'est pas M. Night Shalam , Shimala , Aaaaahh , mais si , vous le connaissez , le réalisateur au nom imprononçable du terrible Sixieme Sens mais surtout de l'excellent le Village qui dirait le contraire ! Y a du copié-collé dans l'air...Donc pour la surprise , ça c'est fait , mais foin d'a priori , un récit nerveux et surprenant soutenu par une plume incisive peut encore enlever le morceau...Foin..OK , j'arrete...
Sentiment général concernant l'histoire : long , tres, tres long à se mettre en place ! Il s'en dégage trois étapes " majeures " à savoir la vie au village et la cohabitation journaliere avec les damnés , la fuite du dit village assiégé ( débandade sous couvert d'un long chemin grillagé et protecteur pour les fuyards et d'un long chemin...de croix pour le lecteur ) , la decouverte d'un nouveau village ( on a l'impression de feuilleter une brochure du club Med ;) . Car Mary fait souvent ce reve étrange et pénétrant qu'il existe un ailleurs sans damnés , une mer sans poissons...Là , j'exagere un peu...
Les protagonistes sont basiques , tres peu développés , l'archétype meme des jeunes ados qui se questionnent pout tout et surtout pour rien . Et la palme de l'indécision revient à...Mary ! Bravo Mary..
En effet , Mary aime en secret ( sortez les mouchoirs ) Travis mais est , hélas , promise à Harry , son frere ! Frere de Travis , hein , pas de Mary bien sur . Alors , que Cass , sa meilleure amie , est , elle , éprise de Harry...Oula , oula , mais comment va-t-elle s'en sortir ? le bouquin fait 440 pages , les 200 premieres sont majoritairement consacrées à ce dilemne Shakespearien ! Les 200 dernieres également , mais sont généreusement entrecoupées d'évenements plus ou moins prenants...Des personnages transparents , de pseudos rebondissements ont fait que j'ai décidé de mettre la tete du pere noel à prix ! Reward , gros bonhomme rouge tiré par un attelage énigmatique ! Attelage qu'il ne manquera pas de bouffer en cas de capture..
Bon , j'ai peut-etre été un peu sévere . Tout n'est pas à jeter . L'auteur n'a certes pas un style d'écriture flamboyant mais possede un talent suffisamment développé pour accrocher le JEUNE lecteur . le gros souci du premier opus , précurseur d'une trilogie en passe de devenir , comme d'hab' , la référence de toute une génération ( sic ) , c'est un rythme éffréné proche du coma éthylique...J'imagine que cela est du au fait qu'il faille poser l'histoire . Moi , perso , c'est plutot l'histoire qui m'a déposé sur le bas coté de la littérature...Et là , Carrie rit...
La Foret des Damnés s'adresse à un public jeune et , de fait , je ne suis surement pas dans la meilleure position pour juger du réel interet de cette saga . Peut-etre n'est-ce que l'avis d'un quarantenaire éploré et aigri d'avoir perdu ses vertes années à tout jamais...Pas touche à mon déambulateur !!!
Les adolescent(e)s devraient apprécier , les autres un peu moins , j'imagine....
2.5 / 5
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Archessia
  14 novembre 2010
Mary est une jeune fille qui vit dans un petit village entouré de grillage. Tout autour de ces grillages, il y a la forêt de mains et de dents, où vivent les Damnés. Ces gens qui ont été infectés et qui n'ont qu'une envie : dévorer quiconque s'approcherait d'un peu trop près d'eux.
Son père est parmi eux depuis quelques temps, elle l'a perdu tragiquement, et depuis, sa mère n'est plus la même. Elle passe son temps à observer la forêt, en espérant peut-être voir son défunt mari.
Le pire se produit un jour, et sa mère se retrouve infectée.
Voilà Mary orpheline, avec son frère plus âgé, marié et futur père.
En rentrant à la maison, la voilà chassée par ce frère qu'elle aime tant !
Maintenant qu'elle n'a plus de parent, et qu'à
son âge, personne ne lui a encore demandé sa main, elle est obligée d'aller chez les Soeurs et de faire sa vie avec Dieu pour seul compagnon.
Complètement dévastée, elle se rend chez les Soeurs la mort dans l'âme, ne comprenant plus rien à ce qui lui arrive.
La seule chose qui va lui faire tenir bon, c'est de s'occuper de son ami d'enfance, grâvement blessé.
Elle passe le voir tout les jours, et des sentiments incroyablement forts commencent à tourbilloner dans son être.
Mais elle ne peut pas se laisser submerger.
Comment pourrait-elle se laisser à l'aimer, alors que la mort guête chaque jour, alors que le chaos se trouve tout auteur d'eux, alors que cet homme est fiancé à sa meilleure amie ...

Ecrire une histoire d'amour sur fond d'histoire apocalyptique pleine de zombie ? Est ce que ça peut vraiment fonctionner ?
Oh bon sang, oui !!
Je ne savais pas trop à quoi m'attendre en commençant ce livre, mais sûrement pas à la déferlante de sentiments et la puissance de la plume de Carrie Ryan.
J'en suis sortie à moitié dévastée, un peu chancelante, les yeux rougis et le nez qui coule (glamour, quand tu nous tiens).
J'aurais jamais cru que ce livre me fasse autant d'effet, je ne m'y attendais vraiment pas.
On m'avait dit qu'il était bien, mais je croyais lire quelque chose de sympa, vaguement inquiétant.
Hahaha, quelle naïve j'étais ...

On passe vraiment par pleins d'états d'esprits différent pendant la lecture, par moment, mon coeur battait vraiment plus vite à cause du stress, j'étais réellement nerveuse de lire certaines scènes !
Surtout que le récit est vraiment très visuel, j'avais parfois l'impression de regarder un film, tellement c'est vivant et imagé.
Les histoire d'amour du livre sont ... pfff ... je n'arrive même pas à les décrire correctement. Roméo et Juliette à côté, c'est de la gnognotte.
C'est tragique, c'est beau, ça vous déchire le coeur, ça vous coupe le souffle et c'est juste incroyablement triste et passionné à la fois.

Mary est juste une jeune femme qui veut encore rêver et croire à un meilleur, à quelque chose d'autre, alors que son monde n'est que pertes, morts et désastres.
On ne peut s'empêcher d'être ému par sa détermination et son envie d'évasion. Et pourtant, parfois on a envie de la gifler, de lui dire que, non, l'herbe n'est pas toujours plus verte ailleurs, qu'elle devrait faire plus attention aux sentiments des autres, être plus rationnel, car c'est son monde qui l'exige. Il en va de sa survie et de celle des gens qui comptent pour elle.

Non, ce n'est pas un livre rose bonbon, où l'amour peut tout affronter et nous rend plus fort.
C'est un récit dur et poignant, que l'ardeur de la passion amoureuse, pourtant brulante, n'arrive pas à réchauffer.
La moindre éclaircie, la moindre scène plus légère est acceuillie avec des hourra dans notre coeur, tellement on a envie de s'y accrocher, de s'y cramponner de toutes ses forces en espérant que cet instant puisse durer plus longtemps.
Malheureusement, ce n'est qu'une brandille sur laquelle notre espoir pèse, et en dessous de nous se trouve le gouffre des réalités.
Et la réalité, pour Mary, c'est la mort.
Dans cet environnement sombre au possible, c'est bien la beauté qui en resort le plus. La beauté des sentiments purs et incontrolables, la beauté de l'espoir, même si celui-ci est vain, et la beauté de la vie, tout simplement. A quel point elle est précieuse et fragile.

Que ceux qui ne l'ont pas encore lu se jetent dessus.
Ce n'est pas un livre, c'est une expérience à vivre.
Lien : http://archessia.over-blog.c..
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verobleue
  15 mars 2016
« La Forêt des damnés » de Carrie Ryan c'est d'abord l'atmosphère étouffante d'un monde retourné à une société rurale stricte et réglementée. Le lecteur s'installe progressivement dans le fonctionnement codifié du village tout en frissonnant de ce qu'il imagine dans la forêt sombre et oppressante. Ce village est dirigé par la Congrégation des Sœurs qui prennent en charge la survie et les règles du quotidien selon la divine parole du Livre Sacré. Les Sœurs savent toujours ce qui est le mieux, les Gardiens protègent et servent, les Damnés ne renonceront jamais.
Car ce village est entouré de clôtures qui le protègent de la forêt des Mains et des Dents où rôdent les Damnés, des humains transformés en zombies. Ces zombies sont dérangeants, dénués de conscience, gémissent, s'agrippent à la clôture, guettent la moindre brèche, espérant envahir le village pour mordre les vivants. Un monde de chair putréfiée, de grognements, de cadavres qui marchent sans arrêt. Leur présence est rebutante et rend le quotidien des personnages pesant. On comprend qu'une infection engendre ces zombies contre lesquels la poignée de survivants se battent avec la force du désespoir. Tout ce qu'il faut pour donner la chair de poule...
Mary est une jeune fille en âge de se marier mais elle refuse d'accepter ce qu'on lui inculque : on se marie et on fait des bébés dès que possible, c'est comme ça, il n'est pas question d'amour ni de sentiments, mais de devoir. Elle nous communique son étouffement, son désir d'évasion, sa soif de connaissance. Mary a grandi dans la peur des zombies. Et quand son père en devient un, que sa mère le suit, son frère lui tourne le dos et la confie aux Sœurs. Elle manque de foi et s'interroge sur ce dont lui a souvent parlé sa mère : l'existence d'un océan. Elle est persuadée que cette vaste étendue d'eau existe, au delà du grillage qui protège leur village.
Son avenir est restreint : soit elle embrasse la vie de la Congrégation soit elle accepte de s'unir à Harry, son ami d'enfance. Mais lorsque les damnés parviennent à envahir le village, elle s'enfuit dans la forêt accompagnée de quelques rescapés pour plonger dans l'inconnu...
L'histoire est narrée au présent et à la première personne par Mary. Le lecteur s'imagine marcher, lutter, avoir peur, souffrir à ses cotés et se raccrocher avec persévérance presque de l'entêtement à l'espoir de retrouver des survivants.
Bien qu'il s'agisse d'un livre classé jeunesse, en tant qu'adulte, j'ai accroché à son côté sombre et terrifiant.
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Syl
  08 février 2013
Ce n'est pas simple d'imaginer le bruit de l'océan lorsqu'on ne l'a jamais entendu. Il existait avant une étendue d'eau, puissante, odorante et bruyante. D'après la mère de la mère de Mary, il ressemblerait au souffle du vent dans les feuillages.
Mais n'est-ce pas simplement une légende, un conte que l'on chuchote aux enfants pour qu'ils fassent de beaux rêves, un espoir que l'on entretient quand l'existence paraît vaine et étroite ?
Mary veut le percevoir. Elle y croit. C'est son secret. Alors, elle se rapproche doucement de la forêt pour chercher la sensation des vagues, vers la forêt qui se prolonge derrière le grillage, la Forêt de Mains et de Dents, la Forêt des Damnés.
Hors du village ceint par des barbelés, la vie n'est plus. A celui qui ose s'aventurer à l'extérieur de l'enceinte, on prédit la souffrance, la mutation, la mort. Une frontière érigée par les hommes, les Gardiens, protège les humains des morts-vivants, mais les risques d'intrusion sont fréquents et l'alarme, lorsqu'elle se déclenche, renvoie les survivants sur des plate-formes dans les arbres.
Mary lave le linge à la rivière et ses pensées sont celles d'une jeune fille en âge d'être promise. Bientôt la fête des Récoltes sera célébrée. Lors des festivités, les jeunes qui désirent s'unir feront leur déclaration. Face à Harry qui l'invite aux festivités, elle ne sait plus quoi dire. Sensible à sa gentillesse, son amitié, elle s'avoue préférer son frère Travis, Travis qui va se fiancer à Cassandra, son amie d'enfance.
Alors que la sirène retentit, Mary comprend immédiatement que cela pourrait concerner sa mère qui ne supporte plus d'être séparée de son mari parti de l'autre côté de la clôture. Lorsqu'elle arrive au village, elle la voit ensanglantée et mordue. Contaminée par une morsure, elle est immédiatement attachée et prise en charge par les religieuses qui aident les Gardiens à maintenir l'ordre et la sécurité.
La mutation se fait assez rapidement et sous les yeux de Mary, on livre sa mère au monde des zombies. Une trace encore d'humanité dans les yeux, elle se tient près de sa fille et a juste la force de lui murmurer… «- L'océan, Mary l'océan ! (…) C'est tellement beau (…) L'eau, les vagues, le sel ! Ma petite fille. N'oublie pas…»
Recueillie par soeur Tabitha, la mère supérieure, Mary reste dans la Congrégation une semaine, le temps d'une possible évolution. Mais à sa sortie, repoussée par son frère Jed qui lui reproche de ne pas avoir décapité leur mère, Mary se retrouve à la rue, contrainte de réintégrer les murs de la cathédrale.
« Dans mon village, une femme non mariée a trois possibilité. Ou bien elle vit avec ses parents, ou bien un homme demande sa main, lui fait la cour pendant l'hiver et l'épouse au cours des cérémonies du printemps, ou bien elle entre dans la Congrégation. »
Les règles dans cette communauté sont strictes. Dans une petite cellule, Mary doit garder le silence et se purger de toutes velléités et idées impures, en lisant le Livre Sacré cinq fois.
Ce lieu sera désormais son foyer et les religieuses sa famille. de mémoire, la Cathédrale a toujours existé, grande, bastion imprenable, soutien des rescapés, elle date d'avant le Retour, celui des Damnés, mangeurs de chairs humaines.
La réclusion est difficile mais Mary la préfère aux rapports avec les autres religieuses et aux regards inquisiteurs de soeur Tabitha, une femme secrète, fanatique et cruelle. Ainsi parfois, libérée de leur surveillance, elle peut mieux rêver à l'océan, imaginer un autre monde, ou découvrir les moindres recoins de la Cathédrale en arpentant les nombreux couloirs et des passages interdits.
Quant un matin, on lui demande de s'occuper d'un accidenté, elle ne s'attend pas à retrouver un être cher. Alors, nuit et jour, elle va le soigner et lui raconter, sur le ton de la prière, les histoires d'océan…
Mais un jour l'alarme résonne annonçant le chaos.
.
« La forêt des damnés » est le premier livre de Carrie Ryan, dans lequel elle raconte l'histoire de Mary, une jeune fille née dans un monde détruit et recomposé. Il y a fort longtemps, un virus, l'apocalypse, une guerre, a transformé les morts en zombies, des cadavres aux chairs décousues, aux membres dégondés, affamés de sang et de viande, et a épargné quelques uns qui se sont regroupés dans un village cerné par des clôtures de barbelés et des chemins. Dès qu'une personne s'approche trop près du grillage, ils arrivent, alléchés par la chair fraîche et se déchaînent.
Mary, la narratrice, aimerait connaître l'au-delà et surtout voir l'océan, un mythe. Elle raconte alors son espérance et ses désillusions, ses convictions et ses doutes, son assurance et ses faiblesses. Au début du récit, on les imagine bien protégés par des Gardiens qui circulent en patrouilles et qui fortifient les sécurités, mais au fil des pages, on découvre un univers fragile et crédule, vivant dans une autarcie moribonde gouvernée par les religieuses ; il semblerait qu'elles seules aient les clefs du mystère. Tout cela donne une lecture fantastique à l'ambiance lourde, asphyxiée, angoissante et captivante qui m'a ravie.
En ce qui concerne les personnages et leurs relations entre eux, je suis moins enchantée. Mary, avec une personnalité marquée, rend les autres plus insignifiants, comme si l'auteur avait distribué des rôles de faire-valoir. Ils sont indécis dans leurs sentiments, impuissants, asservis et timorés. C'est dommage, car cela génère des regrets dans la deuxième partie du livre.
Conclusion : Frissons garantis ! Lecture sympathique, style simple, cascade d'actions dans le final… mais… une histoire qui aurait pu être géniale si l'auteur ne s'était pas fourvoyée dans les caractères des personnages, de leurs amours, et si elle avait un peu raccourci certains passages que j'ai trouvés longs.
Une suite est donnée avec « Rivage mortel ». Si ma bibliothèque l'a, je ne manquerai pas de le lire, il paraîtrait qu'il soit meilleur.
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facteur84
  08 mai 2011
Quand on aborde l'idée de lire se livre, longtemps on se demande d'où vient ce monde ? comment en est on arrivé la ? Et longtemps vous n'aurez pas de réponse.
Le roman s'ouvre d'emblé sur le rêve et l'obsession de l'héroïne : l'océan. Dès le début on imagine très bien l'immensité, l'étendue à perte de vue, l'odeur et les sons de l'eau salée. Mais une eau qui a peut être un goût. le goût putride des zombies qui peuvent en sortir. Qui sait si les zombies ont aussi colonisés les rivages de l'océan ? Nul ne peut le savoir, mais Mary, l'héroïne en est convaincu : Il n'y a que la bas qu'ils auront un espoir de survie.
Puis Mary, l'héroïne, nous raconte sa petite vie. Dans un futur intemporel, il ne lui reste que sa mère et son frère. Ils vivent avec quelques villageois, dirigé dans la crainte et la peur par des religieuses, dans un village clos, encerclé de barbelés au milieu d'une forêt pour se protéger des zombies qui ont colonisé le monde grâce à la contamination.
Un récit mystérieux, hors du temps, et singulier. On rentre, ou plutôt on s'enfonce dans ce récit comme on s'enfonce dans les ténèbres qui nous attirent irrésistiblement et dont on se laisse prendre volontiers.
Tout au long du roman l'atmosphère y est pesante, sombre, lourde et avec un étonnant silence qui ressort du village. Une atmosphère de crépuscule d'angoisse omniprésente mais habituelle. Menacé à tout moment par une attaque de zombies, les villageois ont pris l'habitude de se réfugier et de se rassembler autour de croyances inculqués par les soeurs salvatrices.
J'ai quand même mis un moment à me mettre dans l'histoire. Reprochant et ne comprenant pas toujours l'attitude de l'héroïne. Je me posait des questions à savoir si j'aimait ou pas cette histoire. La réponse est que je cherche encore, indécis car c'est une histoire à part et particulière. Pour vous dire, j'ai mis très longtemps à faire la critique de ce roman, tellement j'étais et je suis encore indécis sur ce livre. Mais après ces questionnements, j'ai été pris dans l'histoire à partir du moment où les héros on le courage d'avancer sans se retourner vers l'inconnu et de suivre notre héroïne, pour pouvoir survivre. On ne peut qu'admirer le courage et la détermination de Mary face à ses obsessions qui la pousse à survivre et a entrainer le reste du groupe qui s'est formé. Ils ne savent pas ou cela les mènent ! Ils ont tout perdu dans ce monde à cause des zombies. Mais ils n'ont que cette solution, les obsessions de Mary pour l'océan, qui les sortira peut être de là. A défaut d'en être certains, ce la les éloignera peut être de ces monstres.

Les avantages sont une écriture singulière et des « appels à la lecture ».On arrive à la fin d'un chapitre, et on a l'irrésistible envie de tourner la page pour savoir si on va avoir la réponse qu'on attends au prochain chapitre. Ou savoir les réponses générales sur ce monde infernal et lourd de secrets et de mensonges et surtout beaucoup de questions.
En cela l'écrivaine est très forte.
Par contre, il est clair que c'est un livre qui s'adresse de prime abords à la jeune gente féminine. Une histoire d'amour que j'ai trouvé simple et sans profondeur et surtout utopique et impossible. Même si un homme peut lire ce roman, je ne pense pas qu'il soit entrainé par le coté sentimental qu'éprouve la jeune héroïne et que l'auteur veut nous faire ressentir. C'est plutôt comme dit auparavant le coté « réponses aux questions de ce monde », le côté « mordant » et angoissant des zombies et le talent de l'écrivain qui le feront tenir en haleine comme moi je l'ai été.
En conclusion c'est un livre qui ne laisse pas indifférent. Qu'on l'aime ou non, on ne l'oublie pas comme ça. Quand à me décider de lire la suite, je me laisse encore un temps de réflexion.
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Citations et extraits (68) Voir plus Ajouter une citation
Celine___Celine___   06 août 2010
L'océan, c'est ma mère qui m'en parlait. Elle me disait qu'il existe un endroit où il n'y a que de l'eau à perte de vue, de l'eau en mouvement perpétuel qui n'arrête pas de déferler vers vous, puis de repartir. Un jour, elle m'a montré une photo qui représentait, d'après ce qu'elle m'a dit, mon arrière-arrière-arrière-grand-mère quand elle était petite, debout dans l'océan. ça fait des années et il y a longtemps que la photo a été perdue par un incendie, mais je revois encore cette image ternie et froissée. Une petite fille au milieu du néant.
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lilimarylenelilimarylene   16 juillet 2010
J'ouvre les yeux et je regarde mon nouveau chien. Il tressaute dans son someil, devant la cheminée, en faisant ses rêves de jeune chiot où il poursuit sans doute quelque chose qu'il n'attrapera jamais. La seule différence entre lui et moi, c'est que demain, il aura oublié qu'il a voulu une chose inaccessible, alors que moi je m'en souviendrai toujours.
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Passion-LecturePassion-Lecture   04 septembre 2010
Je voudrais dormir, je voudrais que les rêves m’arrachent à ce monde et me fassent tout oublier. Arrêtent les souvenirs qui dansent autour de moi. Mettent fin à cette douleur qui me déchire.
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limaginariumlimaginarium   09 mai 2016
Alors les Gardiens ont mis au point tout un système complexe de portes et de poulies qui retient les Infectés dans une sorte de purgatoire entre les vivants et les Damnés. C'est là qu'est [XX], à présent. Mois je suis assise à proximité. Je l'écoute faire craquer sa mâchoire et claquer des dents comme un chat qui convoite une souris, pendant que l'infection fait rage dans son corps. Elle est trop mal en point pour parler, désormais, trop ravagée ne serait-ce que pour comprendre.
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Chachou123Chachou123   18 novembre 2014
_ J'ai connu l'amour... je murmure, autant pour moi-même que pour mon frère.
Un coin de sa bouche se soulève dans un demi-sourire.
_ Tu ne peux pas avoir connu l'amour.
Je suis sur le point de protester, quand il lève une main pour m'interrompre et ajoute:
_ Si tu l'avais connu, tu ne me dirais pas de tuer ma femme comme si c'était un choix facile. Tu saurais qu'on ne renonce pas à l'amour comme ça. Et tu saurais qu'on ne peut pas le tuer. Jamais
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Non sous-titré.
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La forêt des damnés - Carrie Ryan

Comment se nomme la forêt qui entour le village de Mary ?

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Thème : La Forêt des damnés, tome 1 de Carrie RyanCréer un quiz sur ce livre
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