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EAN : 9782253025412
284 pages
Éditeur : Albin Michel (01/10/1980)

Note moyenne : 3.62/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Boulevard un des meilleurs romans de Robert Sabatier, nous fait pénétrer dans les mansardes d'un boulevard de Clichy, place Pigalle, où vit toute une faune étrange, ardente et querelleuse. Et il y a le Boulevard qui demeure le "personnage" principal, singulier, toujours présent, offrant un spectacle sans cesse renouvelé.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
ZAPATARTHURUS
  18 juillet 2017
Très bon livre de Robert Sabatier, très prenant, impossible à lâcher, très facile à lire.
Boulevard , c'est le boulevard de Clichy, près de la place Pigalle, dans le Montmartre des années 50.
Une jeune garçon, Jojo, dit le Sarrasin, vit dans un immeuble du boulevard,dans une tout petite chambre sous les toits, éclairée toute la nuit par les enseignes lumineuses des cabarets. Jojo en conflit avec sa belle mère vit seul et doit se trouver de petits boulots pour avoir à manger. Sa vie est digne d'un gavroche, d'un gamin des rues de Paris de l'après-guerre.
Des personnages fantastiques dans leurs simplicités, tous attachants.
On est sur un grand roman car on est aussi sur un grand auteur français.
N'hésitez pas à le lire et le relire !
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araucaria
  27 avril 2012
Un roman dédié à Paris, au boulevard qui s'étire au pied de la Butte Montmartre, et à sa population. Intéressant, pittoresque. Bien écrit comme tous les livres de Robert Sabatier.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
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pit31
  26 octobre 2020
Excellent roman facile à lire. L'histoire d'un jeune parisien dit Jojo habitant dans le quartier de Clichy et qui vit de différents boulots afin de pouvoir survivre.
Ce roman se lit très facilement. Je le conseille.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   20 décembre 2014
L'homme qui avance vers la cinquantaine n'aime parler de son âge qu'à ceux qui le rassurent. Les quarante-cinq ans de Castagnier l'obligèrent à des calculs : "Dans cinq ans, j'en aurai cinquante, après soixante, soixante-dix!..." D'un coup, sa vie lui parut terminée. Il calcula encore : 'Putain d'vie, j'en ai fait au moins les deux tiers, peut-être plus, parce qu'enfin, on ne sait jamais." Dans la glace, derrière le comptoir, il essaya de distinguer ses rides parmi les crottes de mouches et les parties sans tain du miroir. Les tempes blanchissaient. Il se redressa et frappa sa poitrine. "Bon sang, j'suis pas cuit, j'suis loin d'être cuit, j'ai du nerf!" Ses organes sexuels lui semblaient conditionner son âge. "Pas de défaillances, rien! Y paraît qu'à un moment donné, ça vous quitte et qu'après il y a un retour de flamme. Moi, ça m'a jamais quitté!"
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pit31pit31   25 octobre 2020
Dans le portefeuille du légionnaire, entre la photo d'une arabe et un bulletin de solde, une permission de quarante jours était inscrite sur un papier officiel sali à force d'être regardé et trituré. La perme touchait à sa fin. Dans une autre poche, il restait treize billets de mille francs. Le légionnaire tâtait sa poche-revolver pour s'assurer que le cuir s'y trouvait toujours, puis, rassuré, il reprenait la conversation.
La grosse Catherine sirotait un grog en se disant : "Pourquoi qu' tu vas pas t' coucher, tordue, demain tu vas être claquée, t'auras ta gueule des grands jours, conasse, tu feras pas d' clients à cette heure !"Chaque nuit, elle pensait la même chose et pourtant, elle restait accouchée au comptoir, abrutie, stupide, faisant tourner le liquide au fond de son verre.
Déita, le Noir, élégant, long et soigné comme un cigare de la Havane, attendait son amie (il disait "ma fiancée"), une prostituée café au lait du nom de Martine qui "commerçait" surtout avec les Noirs américains. Déïta, Prosper moderne, se livrait à un double trafic. Les amerlots lui vendaient des cigarettes pour pouvoir se payer Martine et Martine rapportait l'argent à DéÏta. Bénéfice net. Tout rentrait dans l'ordre quand Déïta revendait les cigarettes avec bénéfice à Ben Larbi qui les proposait aux ménagères de la rue Lepic, lesquelles gagnaient trente francs par paquet à la santé de la Régie des tabacs...
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araucariaaraucaria   20 décembre 2014
Entre Pigalle et Blanche, un Constantinois du nom d'Abdel-Hadj, assez bien vêtu, se promenait une main dans la poche. Quand un homme passait, il sortait sa main et dans le creux lui présentait un paquet de photos de nus. Certains s'éloignaient, fermés comme le mépris, mais, de temps en temps, un étranger, un vieillard ou un très jeune homme achetait le paquet de photos et une fois chez lui s'étonnait de trouver des fragments de tableaux de maîtres.
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rkhettaouirkhettaoui   12 décembre 2012
Un seul ennui : elle n’aimait pas Georges et Georges ne l’aimait pas. Une antipathie de chien et chat. L’enfant se tenait prudemment éloigné d’elle. Il existait entre eux des secrets haineux : un coup de torchon dans les jambes, des éclats de graisse savamment dirigés vers les cahiers d’écolier, une taloche par mégarde… Georges apprit à se taire, à ruser, à se méfier, à employer les méthodes de son ennemie, à lui ressembler.
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araucariaaraucaria   20 décembre 2014
L'enseigne du cinéma Le Lynx s'alluma la première. La façade grise de l'immeuble disparut derrière un enchevêtrement de tubes qui frémirent. Un lynx vert cligna de l'oeil à la foule. Déjà, des signes de connivence s'échangeaient entre les hommes et les mirages qu'ils avaient créés. Non loin de là, sur la place Pigalle, le prodige se répéta. Le jet d'eau, le bassin sur le terre-plein cerné d'un collier d'automobiles reculèrent devant les accessoires d'un théâtre nouveau. La Place se para de noms. Elle devint Pigall's, Eve, Sphinx, Narcisse... Un règne commençait : celui de l'artifice.
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Videos de Robert Sabatier (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Sabatier
Yves Montand Bernard Pivot: la photo Séance photo lors de la fête de la dernière émission d'Apostrophes, le 19 juin 1990, à l'orangerie de Paribas, avec la participation de Jorge Semprun, et dans les cuisines Georges Blanc, Pierre Troisgros, Paul Bocuse, François Périer, Pierre Perret, Jean d'Ormesson, Robert Sabatier, Robert Badinter, Alain Peyrefitte, Jacques Chancel, Alphonse Boudard, Jean-Pierre Elkabach etc.
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