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EAN : 9782253061458
244 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1992)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 66 notes)
Résumé :

Dans le Paris frémissant et déchiré de l'Occupation, Marc et Maria, dès leur rencontre, se sont passionnément aimés. Mais l'Histoire leur interdisait le bonheur, à lui le sage enfant d'Auteuil, étudiant à la Sorbonne et à elle, Maria von Mürner, auxiliaire féminine de la Wehrmacht...

Il fallait l'émotion sobre du romancier des Années secrètes de la vie d'un homme pour traiter ce thème simple et tragique. Et tout l'art de faire revivre une... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
tiptop92
  03 juillet 2019
Il y a les livres attendus et encensés par la presse, les classiques incontournables, ceux désignés par le bouche à oreilles et quelque fois dans une brocante ou un petit bouquiniste de quartier il y a la découverte. Ce livre est à classer dans cette catégorie, c'est un des moins connus de robert Sabatier encensé surtout pour ses romans liée à ses souvenirs d' enfance comme «Les allumettes suédoises» ou «Les noisettes sauvages». C'est pourtant une très belle histoire d'amour sur fond de deuxième guerre mondial entre un jeune homme résistant et une auxiliaire de l'armée allemande très largement francophile. Il y a peu de roman sur ce sujet, ils sont encore tabous en France, pourtant prêt de deux cent mille enfants sont nés de pères allemand pendant l'occupation. le manichéisme l'emporte souvent quand il s'agit de juger ces relations. Trahison, collaboration et déchéance sont les termes les plus souvent employés alors que la plupart du temps seul le coeur était impliqué. Comme souvent dans l'histoire, La société de l'époque a très largement fermé les yeux sur les agissements des hommes, ne jetant l'opprobre que sur les femmes. S'ensuivirent les écoeurants défilés de jeunes mères, le crâne tondu avec leur enfant dans les bras, et les passages à tabac de malheureuse accusées de collusion avec l'ennemi, défouloir pour une meute trop heureuse de faire oublier par ce zèle quatre ans de passivité et de compromission. Ce roman est plein de pudeur, il analyse parfaitement les circonstances qui font que deux jeunes gens que tout sépare tombent amoureux. Il est facile de jeter la pierre aux autres quand on n'a pas aimé car ce sentiment abolit bien des différences et des antagonismes. Même l'éloignement n'y peut rien car malgré deux ans passer à combattre dans le maquis, Marc devenu lieutenant dans les FFI n'aura qu'une envie, retrouver sa jolie Maria. Ce petit livre d'à peine deux cents pages est tout en nuances et en émotion. Pour ceux qui savent que la vie n'est pas que raison, il sera une jolie surprise…
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araucaria
  18 mars 2013
Un roman très honnête de Robert Sabatier qui nous entraine dans le Paris de l'Occupation avec les alertes aériennes, les bombardements, les défilés des troupes ennemies, les longues files d'attente pour le ravitaillement, le marché noir... Et puis la rencontre d'un jeune étudiant français avec une allemande portant l'uniforme... du même auteur j'ai préféré la saga des Allumettes Suédoises, mais Robert Sabatier avait une belle plume et cette Souris Verte reste un texte agréable à lire.
Lien : http://araucaria.20six.fr
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Ambages
  07 octobre 2017
« Je ne désire pas évoquer ici les courbes d'un corps et les bruneurs secrètes d'une peau ; je veux garder pour moi des sensations exquises, des brûlures mouillées, ces révélations par l'autre de son propre corps, une instrumentation de nous-mêmes – ces choses de l'amour qu'on appelle érotisme et qui ne seraient rien si l'élan entier de l'invisible en soi n'y participait. »
Seconde guerre mondiale. Paris. Jeune étudiant, Marc sort de l'enfance. Encore aux balbutiements de raisonnements adultes, il vit dans l'appartement de son père, exilé en province avec sa seconde épouse Daniela. Cette dernière lui rend visite régulièrement. Il se tient cloîtré dans un esprit rebelle face à cette intruse qui remplace sa mère. Un jour, frappe à sa porte deux souris grises. Je ne connaissais pas l'expression. Ce sont les auxiliaires féminines de l'armée allemande. L'une s'appelle Maria. Maria connait l'oncle de Marc, prisonnier en Allemagne, et lui apporte des nouvelles. Instinctivement, elle reconnaît en Marc la possibilité d'un attachement. Marc quant à lui est hostile. Toujours sur la défensive. Et puis c'est une allemande. Dans ce Paris envahi par l'ennemi comment pourrait-il prendre le thé avec cette femme. Mais Daniela, présente ce jour là, a les manières. Elle l'invite courtoisement à rester. Se reverront-il une seconde fois ? Seule Maria le sait à ce moment. Un très beau roman d'amour.
« Ce fut une longue nuit qui dura pour nous bien après le lever du jour – et qui se prolonge encore. »
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Crazynath
  11 janvier 2015
Paris sous l'occupation allemande.
Marc, jeune étudiant va rencontrer Maria, auxiliaire de la Wehrmacht .
Cette sombre période de l'histoire n'est évidemment pas propice à une relation entre un français et une allemande.
Robert Sabatier raconte avec mesure et pudeur cette tranche de la vie de ce jeune homme qui en devient le narrateur . Le personnage de Maria, tout en nuances est attachant et permet de se rappeler que tous les allemands n’étaient pas forcement des adeptes du Führer.
Une lecture agréable qui se lit avec intérêt.
Challenge ABC 2014/2015
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awoman
  26 août 2016
La souris verte reste un joli souvenir de lecture et mon premier roman de Robert Sabatier. J'avais adoré!
C'est une histoire d'amour dans le Paris de l'Occupation, le récit est bien écrit, fluide et léger. Ce roman se lit très facilement.
Bien des années plus tard j'ai retrouvé ce livre dans mes affaires de jeune fille.
Sous le charme du souvenir laissé et avec la joie de l'avoir retrouvé, j'ai voulu revivre ce bonheur en le lisant à nouveau.
Quelle déception! le temps a fait son oeuvre, et j'ai compris que ce roman m'avait apporté à un moment précis de ma vie et je n'ai finalement ressenti qu'ennui et naïveté dans les premières pages.
Je n'ai pas insisté pour rester sur mon beau souvenir et au final je conseille ce roman aux jeunes gens qui vivent leurs premiers émois (ça fait un peu vieux jeu mais bon j'assume :))
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   15 mars 2013
L'hiver approchait comme une menace. Cette saison autrefois aimée devenait ennemie. Qu'elle fût défavorable aux troupes allemandes engagées sur le front de l'Est ne suffisait pas à nous consoler. Le froid provoquait un désastre : pour la plupart, l'absence de charbon, de vêtements chauds, de nourriture faisait des mois redoutés des tueurs de pauvres. Les gens se confinaient dans une seule pièce de leur logement, se couchaient habillés, se serraient comme des bêtes en tanière. Les files d'attente devant les boutiques, avec un sergent de ville près de l'entrée, offraient un spectacle lamentable. Jeunes ou vieux, tous n'avaient qu'un seul âge : celui de la misère, des lèvres gercées et des mains blessées d'engelures. La buée qui sortait des bouches me faisait penser à une parcelle d'âme quittant le corps.
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AmbagesAmbages   23 septembre 2017
« J'espère que tes études n'empiètent pas trop sur ta vie personnelle et que tu sais distinguer ce qui apporte de la jouissance de ce qui jette dans l'ennui. Le bon entretien des futilités et des vices permet d'accéder plus sûrement à la connaissance de soi-même que, comme chez certains, la méditation solitaire, l'esclavage professionnel et la délectation morose... »
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JcequejelisJcequejelis   30 janvier 2012
A ma narration j'ordonne le silence. Pourquoi l'ai-je entreprise ? Par désir d'écrire, de témoigner, de laisser une trace, de... ? Au cours de cette randonnée écrite, je revis intensément ces heures de naguère. A défaut de pouvoir inverser le temps, je retiens ce qui s'éloigne, je prends la fugacité à mes pièges, j'éprouve un sentiment dense et fort, entre attente et plaisir, délabrement et renaissance. Il en naît un espoir insensé - comme si ces lignes pouvaient faire surgir ce que j'ai cherché toute ma vie, un monde endormi, l'autre monde, celui des possibilités d'êtres avortées.

188 - [p. 103]
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CrazynathCrazynath   10 janvier 2015
Jeunes ou vieux, tous n'avaient qu'un seul age: celui de la misère, des lèvres gercées et des mains blessées d'engelures.
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CrazynathCrazynath   11 janvier 2015
Les abominables démons de l'insomnie nous montrent les choses négatives à travers des verres grossissants et gomment toutes les raisons d’espérer.
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Videos de Robert Sabatier (31) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Sabatier
Yves Montand Bernard Pivot: la photo Séance photo lors de la fête de la dernière émission d'Apostrophes, le 19 juin 1990, à l'orangerie de Paribas, avec la participation de Jorge Semprun, et dans les cuisines Georges Blanc, Pierre Troisgros, Paul Bocuse, François Périer, Pierre Perret, Jean d'Ormesson, Robert Sabatier, Robert Badinter, Alain Peyrefitte, Jacques Chancel, Alphonse Boudard, Jean-Pierre Elkabach etc.
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