AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2253034916
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/1984)

Note moyenne : 3.54/5 (sur 350 notes)
Résumé :
Olivier, le petit garçon des Allumettes suédoises, a quitté sa chère rue Labat pour aller vivre chez son oncle. Autant dire, pour l'enfant, changer de planète. L'univers bourgeois, l'appartement cossu, la vie mondaine des Des rousseaux le surprennent et le déconcertent. Olivier s'intègre difficilement. Mais ainsi va la vie, et bientôt il s'apercevra que sa curiosité est sans cesse mise en éveil. Qui est vraiment l'oncle Henri? Et la tante Victoria?

I... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
  24 juillet 2011
Olivier aura t il droit à sa sucette à la menthe au même titre que ses cousins?
Olivier, l'orphelin, le jeune parisien de la rue Labat dont l'univers tournait autour de sa mère Virginie la belle mercière, Bougras l'homme à tout faire et même à faire des chevalières comme celle qu'il lui a offerte, L'araignée le miséreux estropié,Mado l'élégante femme de vie,Mac le peu recommandable,Jean et Elodie qui l'ont recueilli le temps du deuil, Olivier l'adopté par son oncle et sa tante en fin du premier tome des Allumettes suédoises va t il s'adapter dans son nouvel univers bourgeois?
Dans cet appartement cossu, il se sent "drôle", décalé.
"Allez zou!" crie Marguerite la bonne brune au nez busqué, à la bouche sensuelle. Au bain!
Ce bain humiliant ordonné par Madame, la tante Victoria impénétrable qui a reçu Olivier avec emphase d'un "Entre Olivier, tu es un de mes enfants maintenant" le récure de partout. Ongles, cheveux, tout,tout,tout, comme s'il fallait gommer l'air vicié de la rue Labat.
La bonne Blanche aux yeux vert de mer, aussi rousse que l'autre est brune, il la trouve marrante. "Il ne faut pas mettre le pain à l'envers ça fait pleurer la sainte Vierge" prône t elle.
C'est que l'éducation d'Olivier est à faire et à refaire.
Tante Victoria lui assène ses directives: fais pas ci, fais pas ça. Va aider à l'argenterie, tiens toi droit et copie moi ces lignes! Sévères les "riches nouveaux"!
Heureusement, il y a l'oncle Henri qui lui offre "un canard" de temps en temps et lui parle cinéma et le "petit gros" Jami gentil tout plein comme deux parts d'enfance retrouvée.
Heureusement, il a les livres, sept livres serrés précieusement dans son cartable. "Quel curieux enfant!" ...Mélancolique, c'est sûr!
Vont s'y ajouter ceux du cousin Marceau. Un "drôle" à sa manière qui le titille de ses cruelles questions: "c'est vrai qu'elle avait des amants ta mère?" puis le serre dans ses bras pour se faire pardonner. Sous des airs de dandy, il parle argot, le "pote à vieille branche", mais par provocation. Il arrive du sanatorium et souhaite partir à Londres, mais Olivier en dénonçant à Marguerite ses crachats sanguinolents ne va t il pas contrecarrer ses plans?
"Jésus, Marie,Joseph!" soulignerait Blanche.
Non, elle dirait rien, occuppée à pleurer un futur sort de fille mère non enviable.
Beaucoup d'émotions et de poésie dans cette suite des Allumettes suédoises. Des portraits cocasses et hauts en couleurs comme les deux bonnes. du vécu, du vrai et ce Paris des années trente, ville lumière qui illumine chaque chapitre.
Petit rappel: Robert Sabatier, né en 1923 à Paris, orphelin lui même a sans doute puisé largement dans ses souvenirs pour écrire ce roman.Ecrivain hors pair du XX° siècle, membre de l'Académie Goncourt il participe activement à la vie littéraire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Meps
  09 juillet 2017
Même impression mitigée que pour les Allumettes suédoises. Un début poussif où on assiste quasi uniquement au tableau d'un quartier de Paris et des us et coutumes d'une catégorie de population mais sans que cela soit particulièrement habité. Et puis, quand l'auteur se concentre plus sur ses personnages, et surtout sur son personnage principal, on ne peut qu'être touché car la peinture simple touche juste et procure l'émotion de la lecture.
La volonté de décrire une époque est louable mais parfois l'accumulation des marques désuètes et disparues ne peut parler à ceux qui n'ont pas vécu cette période. de la difficulté de rendre vivant une photographie, d'insuffler le mouvement dans des descriptions figées. Les personnages sont eux bien vivants mais ont parfois l'air de se mouvoir devant un décor de théâtre.
L'impression d'ensemble reste néanmoins agréable et on dévore notamment les dernières pages... et on sait qu'on lira les Noisettes sauvages pour continuer l'histoire.
Commenter  J’apprécie          130
andreepierrette
  10 janvier 2015
Héros du roman "Les Allumettes Suédoises", Olivier, orphelin est adopté par une tante. Enfant des rues de Montmartre, livré à lui-même,, sans éducation autre que celle du langage argotique du Titi parisien, entouré d'une bande de copains, hébergé quelques temps par un jeune couple ouvrier, il va quitter sa rue Labat, où sa mère décédée était mercière. L'adaptation dans le milieu bourgeois de sa tante, inconnue jusque là, exigera qu'il se plie à un nouveau mode d'éducation. .
Il se sentira souvent de trop. Il manifestera néanmoins sa bonne volonté naturelle en accomplissant nombre de tâches domestiques en compensation des "sacrifices" que sa famille adoptive ne manquera pas de lui faire remarquer.
Deux cousins, l'un très jeune, grand bébé lui témoignera quelque attention. L'aîné, un peu plus âgé que lui, d'une santé fragile, profitera de son état pour le tourmenter et exiger de lui des petits services qu'il n'oserait refuser.
L'une des deux jeunes bonnes lui portera un peu d'attention bienvenue pour cet enfant en manque de chaleur maternelle.
Heureusement, il y a les livres, prêtés, ou donnés qui le transportent avec bonheur dans un monde où il peut s'évader la nuit lisant avec une lampe de poche, cachée sous les draps.
Le cadeau de trois sucettes à la menthe viendra ponctuer trois épisodes de sa petite vie d'enfant solitaire, malgré sa famille d'adoption.
Un beau roman sur une enfance "accidentée" , pleine d'émotion, de tendresse, de drôlerie, de poésie..
Une suite "Les Noisettes Sauvages" où l'on pourra retrouver Olivier dans un autre milieu social et paysan avec le plus grand plaisir.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
MllePeregrine
  30 mai 2012
Une très belle suite des "allumettes suédoises", que j'ai peut-être légèrement préférée.
Olivier a quitté sa rue Labat pour aller vivre chez son oncle et sa tante dans un quartier de Paris plus bourgeois, plus cossu. Autant dire dans un autre univers qui n'est pourtant qu'à quelques stations de métro de Montmartre!
Il y fait la connaissance de ses cousins Marceau et Jami, se découvre une passion dévorante pour la lecture et explore son nouveau quartier, ses boulevards, ses commerces.
Du haut de ses 10ans Olivier semble un petit garçon adorable, curieux, drôle et attachant, et c'est avec plaisir que je vais commencer de ce pas la lecture du volume suivant!
Commenter  J’apprécie          140
jfponge
  29 mars 2015
Où l'on retrouve Olivier, le poulbot déluré des "Allumettes suédoises". À la mort de sa mère, la mercière de la rue Labat, cet enfant de la rue se trouve brusquement plongé dans un univers bourgeois, celui de son oncle Henri et de sa tante Victoria, riches propriétaires d'un empire papetier. le décalage est cruel, tant en ce qui concerne le langage que les "bonnes" manières, dont il n'a vraiment que faire. La très belle Victoria l'effraie un peu, par ses sempiternels rappels à l'ordre et son air compassé, mais tonton Henri s'avère vite un compagnon d'infortune, prêt à partager avec lui le goût de la vraie vie. Notre jeune héros va progressivement découvrir, au-delà des apparences, la véritable substance dont sont faits les êtres qui l'entourent et qui l'aiment malgré lui. Un beau roman initiatique, largement autobiographique, et une belle leçon de vie racontée dans une langue savoureuse. Les noms de marques et les slogans publicitaires (le bon vermifuge Lune...) émaillent le récit et lui donnent une touche de nostalgie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
chloezygomaticschloezygomatics   08 juin 2016
- Que feras-tu quand tu seras grand ?
- Je travaillerai aux Papeteries ?
- Si cela te plaît, bien sûr. Mais tu auras peut-être envie de faire autre chose. Il faut toujours faire ce dont on a envie. Sinon, on le regrette toute la vie...
- Hmmm, mon oncle, fit vaguement Olivier.
- Et à part la papeterie, qu’est-ce que tu aimerais faire ?
- Plein de choses ! jeta Olivier.
Tandis qu’il ramassait les dernières miettes du tom-pouce, un cortège se formait dans sa tête, un cortège composé de tous les Olivier Chateauneuf qu’il portait en puissance : Olivier chanteur d’opéra (mais, tu chantes faux, lui disait sa tante), Olivier marin (tant pis pour le mal de mer), Olivier coureur automobile, Olivier boxeur, Olivier montreur de chiens savants (comme Vitalis dans "Sans Famille"), Olivier champion de tennis, et encore médecin, explorateur, cavalier, acteur...
- Plein de choses, mon oncle ! Je voudrais être... tout !

L’oncle Henri fit passer la flamme d’une allumette suédoise le long de son cigare. Il laissa le bout s’embraser, le regarda et tira la première bouffée. Sur la boîte, on lisait "Monte-Cristo Especial" et Olivier pensa au héros d’Alexandre Dumas.
- Vois-tu, dit l’oncle, l’ennui c’est de n’avoir qu’une vie. Et comme on passe toujours à côté de quelque chose, vient le moment où il faut choisir. En aveugle.
- Hmmm, Hmmm, fit Olivier.
- Pendant toute une partie de sa vie, on se dit : "Quand je serai grand, je ferai.." ou "Plus tard, je deviendrai...", et puis, un matin, en se faisant la barbe, on se regarde dans le miroir et apparaît une évidence dictée par le temps : "Quand je serai grand...", mais c’est maintenant que je suis grand, et je suis un marchand de papier, je ne suis pas un acteur, ni un chanteur, ni un auteur de théâtre...
Et, si tout va bien pour vous, les autres affirment : "Il a réussi !" alors qu’on n’a réussi qu’une chose, celle qui vous intéressait le moins, et manqué toutes les autres."
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71
andreepierretteandreepierrette   10 janvier 2015
page 79 Depuis déjà trois semaines qu'il se trouvait là, nul ne lui parlait de la rue Labat, de sa mère, de ses amis.On gommait sa rue comme un dessin au crayon et elle devenait floue. Bien plus tard, il penserait à un couvercle posé sur tout ce qu'il aimait et que les souvenirs seuls pourraient ressusciter. Et de nouveaux gestes marquaient le rythme d'une nouvelle vie.

- Olivier, Olivier ! Corvée de charbon !
Trois seaux noirs attendaient : un gros, cylindrique, qui contenait un chargement énorme, deux autres, coniques, avec un bec arrondi pour verser directement dans le foyer.

La cave : lieu redoutable où un ignoble fil d'araignée vous collait au visage,où l'odeur de moisi vous prenait à la gorge, où le suif de la bougie vous coulait sur les doigts.

Les visites à la bibliothèque municipale, les commissions, les courses pour les papeteries lui fournissaient des possibilités de randonnées parfois abusivement prolongées.

-Madame :! il est rentré à "pas d'heures" disait Blanche. page214

+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
MepsMeps   08 juillet 2017
Dans la cour, un violon ne cessait pas de pleurer en attendant la bienfaisante manne de sous troués enveloppés dans du papier journal. Après cet hommage, ou ce tribut destiné à le faire taire, il jouerait encore un air pour remercier les bonnes âmes.
Commenter  J’apprécie          60
brigittelascombebrigittelascombe   24 juillet 2011
"Je me souviens...", dit l'homme dans son âge mûr, puis il sourit, tire sur sa pipe, regarde voler un oiseau. Une chansonnette exprime toutes les pensées de tous les philosophes de tous les temps:Rien ne rempla-aceu, Le temps qui pa-asseu.
Commenter  J’apprécie          30
araucariaaraucaria   24 septembre 2016
Si lointaine était ma rue.
Quand vint l'automne, ses ors et sa mélancolie, je vivais déjà dans un autre univers. Enfant feuille morte, à tous les vents j'étais soumis. Passaient les jours, les semaines, les mois. Enfermé dans mes draps de solitude, je vous appelais, Bougras, Mado, L'Araignée, tous les autres. Vous ne me répondiez pas, vous aviez quitté ma vie, et toujours une question me rejoignait, simple comme la complainte du trouvère : Que sont mes amis devenus?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Videos de Robert Sabatier (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Robert Sabatier
Le Livre sur la place 2009 - Lecture de Robert Sabatier
autres livres classés : enfanceVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Les écrivains et le suicide

En 1941, cette immense écrivaine, pensant devenir folle, va se jeter dans une rivière les poches pleine de pierres. Avant de mourir, elle écrit à son mari une lettre où elle dit prendre la meilleure décision qui soit.

Virginia Woolf
Marguerite Duras
Sylvia Plath
Victoria Ocampo

8 questions
447 lecteurs ont répondu
Thèmes : suicide , biographie , littératureCréer un quiz sur ce livre
. .