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ISBN : 2709650452
Éditeur : J.-C. Lattès (26/08/2015)

Note moyenne : 2.82/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Dans les années 60, à Crans-Montana, une station de ski suisse, des garçons observent, de loin, trois jeunes filles qui les fascinent : les trois C. Chris, Charlie et Claudia. Elles forment une entité parfaite, une sorte de constellation. Claudia, cheveux blonds, hanches menues, sourire enjôleur. Chris, boucles brunes, peau mate, ongles longs comme des griffes. Charlie, cheveux noirs, petits seins, longues jambes. Pour ces garçons elles sont un rêve impossible. Pend... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (40) Voir plus Ajouter une critique
Bazart
  11 janvier 2018
Un des plus gros coups de coeurs de la dernière rentrée littéraire dans le domaine français était assurément ce "Summer", troisième roman de Monica Sabolo, formidable récit de disparition au bord du lac Léman, peuplé de fantômes et de mystère, qui faisait penser énormément à l'univers d'une Laura ­Kasischke.
Cette réussite incontestable nous a donné envie d'aller jeter un oeil et même deux sur ses précédents romans, et notamment son second ," Crans- Montana", sorti en poche chez Pocket il y a quelques semaines de cela.
Un roman sombre et mélancolique qui traite du temps qui passe et qui nous éloigne inexorablement de nos rêves, de nos occasions manquées et de nos regrets.
Il est toujours question de filles fatales et de Suisse ( le titre du livre est le nom d'une station balnéaire hélvète) et de personnages aussi mystérieux qu'insaississables. dans cette société des années 60 en pleine mutation, et cette jeunesse dorée qui cultive ses secrets et mystères.
D'un coté Les 3 C., Chris Charlie et Claudia cheveux blonds,, pleines de vie, ayant le sens de la fête et profondément mystérieuses, alimentent les fantasmes d'un groupe de jeunes rêveurs qui ne savent pas y faire avec les filles encore moins lorsqu'elles semblent aussi inacessibles que ces 3 C.
Ces jeunes gens passent leurs vacances à Crans-Montana, l'hiver sur les pistes de ski, l'été au bord de la piscine. Ils grandissent, ils vieillissent, mais la mémoire, elle n'oublie jamais rien.
Dès les premières pages, on sent poindre la tension et on voit vite que sous le vernis de l'insouciance vont vite apparaître les failles et la gravité inhérent à cette époque particulière.
Une écriture forte, incisive, où chaque détail compte et contribue à rendre l'atmosphère aussi pesante qu'intrigante. On sent bien que quelque chose d'oppressant monte en nous, et Sabollo, avec presque rien, des détails pourtant anodins a priori mais qui ne le sont pas vraiment, arrive parfaitement à construire ce trouble.
Comme dans "Summer", on est pris par la petite musique très mélancolique que distille Monica Sabolo, et si ce roman est certainement plus superficiel et les personnages moins attachants que dans "Summer", on restera sous le charme de cette plume élégante qui sait très bien instaurer cette tension et ces félures que l'on devine sous des apparences trompeuses. et faire naitre cette émotion lancinante qui ne vous quittera pas de notre lecture.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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JIEMDE
  22 octobre 2015
Autant vous le dire d'entrée, je suis passé totalement à côté de ce livre, vite lu et - qui sera - vite oublié ; un de ceux que je suis content d'avoir terminé, tout en regrettant d'y avoir consacré de mon temps. Car malgré mon agacement grandissant, je suis allé au bout. Comme toujours. Peut-être qu'un jour, cela me passera... Mais ça n'est pas le sujet.
Donc, après avoir lu la 4e de couverture parlant de nostalgie d'une décennie révolue et de jeunesse dorée s'encanaillant en Suisse, mes espoirs étaient grands, impatient de lire ce qui aurait pu ressembler à un croisement de Bret Easton Ellis (Moins que zéro) avec François Roux (Le bonheur national brut) : un bonheur !
Mais en fait, rien de tout cela.
Car pour écrire sur la nostalgie, il faut arriver à la transmettre, à la partager, à toucher cette petite fibre émotionnelle du lecteur qui fera resurgir au fond de lui un souvenir, une image, une musique, un paysage, une aventure oubliée... Mais Monica Sabolo n'y parvient pas et on a constamment l'impression de rester spectateurs de cette nostalgie sans jamais y entrer.
Et pour écrire sur la vacuité et l'absence de sens d'une jeunesse a priori trop gâtée, il faut un peu plus de rythme. Malgré leur activités débordantes et leurs émois pubères, nos jeunes s'ennuient fort. Et nous avec.
Un récit intime donc, dont les racines et les clés doivent sans aucun doute avoir grand sens pour leur auteur. Beaucoup moins pour le lecteur que je fus.
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trust_me
  17 septembre 2015
A Crans-Montana, dans les années 60, un groupe d'ados fantasme devant les trois C. : Chris, Charlie et Claudia. Des filles aux caractères bien différents, dont les apparitions relèvent d'une certaine forme de magie, figures spectrales aussi désirables qu'intouchables. Des décennies plus tard, les garçons repensent avec nostalgie à ces moments marquants et constatent que la vie et le temps qui passe n'ont épargné personne…
Il y a à peu près tout ce que je déteste dans ce livre, tant au niveau de l'atmosphère que de la façon dont le sujet est traité. Pourtant au début j'y ai cru, pensant tomber sur les souvenirs de puceaux en rut face à des filles inaccessibles et me rappelant à quel point j'avais aimé cette thématique dans Un été 42. Sauf que cette entrée en matière alléchante a vite laissé place à une succession de tableaux fugaces sans intérêt et à des réflexions d'un vide abyssal. Une jeunesse dorée qui se languit dans une confortable station de ski huppée, sous les poutres apparentes de chalets hors de prix, avec le petit personnel au garde à vous, le doigt sur la couture du pantalon... On roule dans des voitures de luxe, on se noie dans le champagne et on mange le caviar à la louche, on porte fièrement des fourrures véritables et des bijoux de grands joailliers, bref on est riche à crever et il importe de le montrer.
Les C., en vieillissant, vont connaître de nombreux déboires, de la mère indigne à la dépressive suicidaire. Les gamins, devenus de respectables (et fortunés) pères de famille, vont s'ennuyer ferme dans des vies de couples sans relief et revenir sans cesse vers ces années d'adolescence où le champ des possibles semblait infini. Destins tragiques censés nous tirer des larmes parce que c'est bien connu, l'argent ne fait pas le bonheur… tu parles ! Moi j'ai regardé tout cela de loin, de très loin même, j'ai navigué en baillant entre les fêtes et les enterrements, pas concerné une seconde par ces personnages enfouissant leurs illusions sous les sommets enneigés d'une station suisse pour millionnaires.
Beaucoup de clichés proche d'un déterminisme à deux balles dans ce roman où luxe, calme et volupté ont rimé en ce qui me concerne avec indifférence, agacement et hâte d'en finir.

Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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KRISS45
  11 septembre 2016
Ils sont sévères les commentaires envers ce roman que j'ai lu en un éclair car, une fois débarquée à Crans-Montana, je n'ai pas pu lâcher cette bande de jeunes, privilégiés certes mais touchants par leurs maladresses et leur fragilité.
La première partie du livre raconte leur adolescence alors qu'ils se retrouvent hiver comme été à Crans-Montana où les parents ont leurs habitudes. Les jeunes garçons sont fascinés par trois filles qui incarnent à leurs yeux tout le mystére féminin, thème abordé par Alessandro Baricco dans "Emmaüs", mais en réalité le contexte et l'esprit en sont bien différents.
C'est une jeunesse dorée, privilégiée, gâtée mais ses tourments, ses abus, ses transgressions me semblent assez communs à tous, fils et filles à papa ou pas. Leur histoire peut paraître futile mais c'est celle d'une jeunesse gâchée, où les parents n'ont rien fait pour qu'il en soit autrement et les drames qui jalonneront leurs tristes vies sont pathétiques.
J'ai apprécié le style travaillé tout en restant acessible, avec l'usage fréquent de métaphores relatives à la nature, aux éléments, pour évoquer pudiquement les passages les plus intimes.
J'ai aimé retrouver l'air frais de la Suisse, le goût des sugus
et du Toblerone, ces petits détails minuscules qui se réfèrent à ma propre enfance puisque j'ai grandi juste de l'autre côté de la frontière.
Je ne connais pas Crans-Montana mais j'ai eu souvent à l'esprit sa réplique française Courchevel, devenu impraticable depuis que la station est colonisée par les très riches oligarques russes et leurs flamboyantes compagnes.
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Nadouch
  31 janvier 2019
Ce roman ne raconte rien, ou presque, juste l'instantané d'une époque, vue par de jeunes hommes fascinés par un groupe de trois jeunes femmes inaccessibles et mystérieuses. Puis on passe du côté des dames, et la vision est tout autre…
Tout ce petit monde se retrouve dans la station de Crans-Montana, c'est bourgeois, mondain, un peu décadent. Il y a un parfum de soufre, de scandale, mais aussi l'attente vaguement angoissante d'une tragédie sous-jacente durant tout le roman.
Agréable à lire et bien écrit, à découvrir plus pour l'ambiance que pour l'intrigue.
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critiques presse (2)
LeFigaro   13 novembre 2015
Et voilà que tombe Crans-Montana, comme les premiers flocons sur le Valais, piquants et ensorceleurs, un livre qui rend le pays chic et sexy.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LePoint   21 septembre 2015
L'ancienne rédactrice en chef de "Grazia" fait revivre le Crans-Montana des années 70 à travers trois belles mélancoliques. Fitzgeraldien.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   11 janvier 2018
Le reste de l’été se déroula dans une sorte de brouillard. Aucun souvenir ne demeure. Juste cette nuit, lorsque Serge Chubowska, qui avait laissé la fenêtre ouverte, et ne dormait pas, comme presque toutes les nuits, vit une chose se déplacer dans les airs, un souffle, une ombre, à toute vitesse.
Il se redressa sur son lit, et les yeux plissés,distingua une chauve-souris qui tournoyait dans sa chambre, comme un messager des enfers venu lui signifier nos péchés.
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laure1922laure1922   20 octobre 2015
Entre elles il y avait des secrets, comme des bulles renfermant un liquide amer,des regrets, et malgré l'énergie qui circulait alors, quelque chose se rétrécissait. Quand Chris avait fini par lâcher prise,elle aussi, et que la vie avait semblé s'éteindre, d'un seul coup - c'était arrivé presque du jour au lendemain, comme une migraine après une fête, qui ne s'était plus dissipée - il lui sembla que leur jeunesse s'était dissoute, à la façon des comprimés effervescents qu'elle regardait fondre dans l'eau, ces milliers de bulles qui jaillissaient, vibrantes, vers la surface, un feu d'artifice pétillant et puis, plus rien.
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hcdahlemhcdahlem   07 janvier 2016
Toutes les choses dont on ne parlait pas se consumaient là, sous leurs yeux. Toutes ces choses insensées qui avaient lieu, et qui demeuraient suspendues dans les airs. Les filles qui se rendaient chez des tricoteuses à Lausanne et se vidaient silencieusement dans leurs fuseaux de ski, pendant des jours et des jours. Les filles qui rentraient à pied chez elles, au petit matin, après avoir été déflorées sur la banquette d’une voiture. Les garçons qu’on ne voyait plus (ils étaient tombés dans la drogue, ne savaient plus comment ils s’appelaient, s’étaient jetées par la fenêtre). Les femmes qui buvaient et n’étaient plus invitées aux dîners. Les hommes qui revenaient hors saisons, dans les plus beaux hôtels de la station, accompagnés de créatures trop maquillées, des jeunes femmes qui portaient les mêmes manteaux de fourrure que leurs épouses – juste un peu plus neufs, ou un peu plus voyants –, et que le personnel faisant semblant de ne pas reconnaître. Les fantômes, ces inconnus familiers et volatilisés, les valises d’argent passées à la frontière dans le coffre, les roues de secours sous les sièges, les passeports conservés dans la poche en permanence, au cas où il faudrait fuir, à l’aube, dans la montagne. Et puis, ces Italiens dont on ne savait pas où ils étaient pendant la guerre, ou même parfois des membres de sa propre famille, auxquels on n’aurait jamais posé aucune question. On ne voulait pas savoir. Tant qu’on n’en parlait pas, les choses n’existaient pas. On aurait dit que l’équilibre du monde, ou même sa survie, en dépendait. (p. 126-127)
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BazartBazart   09 janvier 2018
C’est durant l’hiver 67 que le monde s’effondra. Ou du moins, que nous en fûmes éjectés, et que la vie confirma notre renvoi dans l’ombre, dans un brouillard flou, élastique.
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DOMSDOMS   26 août 2015
Nous n'aimoins pas les italiens. Ils étaient arrogants, portaient des chemises en coton égyptien, et se déplaçaient en bande.Ils étaient d'une élégance insupportable, raffinés comme par mégarde. On aurait dit qu'ils se moquaient de tout- leurs cheveux étaient en bataille, leurs pantalons chiffonnés- mais rien ne pouvait altérer leur allure.
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