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EAN : 9782754808767
320 pages
Éditeur : Futuropolis (02/11/2012)

Note moyenne : 3.84/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Joe Sacco et Chris Hedges ont entrepris d'examiner les zones sinistrées des USA, ces régions qui ont été sciemment exploitées au nom du profit, du progrès et de l'avancée technologique. Ils ont voulu montrer à quoi ressemblait la vie des populations dans ces endroits où les lois du marché régnaient en maître, où les êtres humains et la nature furent exploités avant d'être ensuite abandonnés afin d'en tirer un maximum de profits. Ils ont voulu voir ce que l'idéologie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
trust_me
  05 décembre 2012
Jours de destruction, jours de révolte est une BD-reportage qui dresse un panorama des États-Unis de la pauvreté. Cinq lieux, cinq chapitres au cours desquels on découvre la misère et le désespoir de tout un peuple. « Au travers de textes et de dessins, nous avons voulu décrire la vie de ces habitants écrasés par les lois d'un marché débridé ; dépeindre ces zones où êtres humains et milieu naturel sont laissés à l'abandon après avoir été exploités pour en tirer un maximum de bénéfices ; rendre compte de l'impact du capitalisme sauvage sur les familles, les travailleurs, les communes et les écosystèmes. » (extrait de la préface de Chris Hedges).
Voila donc le lecteur embarqué à Pine Ridge (Dakota du sud) dans une réserve indienne ravagée par l'alcoolisme, à Camden (New Jersey) dans une banlieue à l'abandon, un champ de ruines où la violence guette à chaque coin de rue, à Welsh (Virginie occidentale), auprès d'autochtones subissant les effets dévastateurs de l'exploitation du charbon dans des mines à ciel ouvert, à Immokalee (Floride) où les immigrés vivent une forme d'esclavage abominable dans les champs de tomates de grands propriétaires terriens et enfin à New-York, pour découvrir le mouvement Occupy Wall Street, symbole pour les auteurs d'une révolte en marche.

Très attiré au départ par la thématique et la forme du recueil, j'avoue que j'en suis ressorti assez déçu. D'abord, la redondance du discours anticapitaliste m'a quelque peu saoulé. La charge contre les financiers et leurs alliés politiques qui dirigent le monde et le ravagent avec avidité est très clairement exprimée et ne souffre d'aucune contestation mais il n'est pas nécessaire selon moi de répéter 36 fois la même chose. Ensuite, le ton général, entre le prédicateur et le donneur de leçon, m'a souvent gêné. Ce coté sentencieux masque le manque de finesse de l'analyse à certains moments. Enfin, le déséquilibre entre le reportage écrit et la BD est trop important. Une abondance de textes pas toujours passionnants alors que les quelques planches de Sacco (moins de 50 en tout) apportent une fluidité et un éclairage lumineux sur les situations présentées. le dessin donne beaucoup plus de force au témoignage, c'est incontestable.
Par ailleurs, je n'ai pas de griefs particuliers contres les articles de Chris Hedges mais n'est pas Albert Londres qui veut. Je trouve son style plutôt plat et je me dis qu'avec de tels sujets, une pointe de lyrisme et une forme d'écriture vraiment engagée digne des grands journalistes-écrivains des siècles précédents m'auraient parues plus appropriées.
Attention, tout n'est pas à jeter dans cette somme assez colossale. Les différents chapitres révèlent une situation édifiante et mettent en lumière une face très sombre de l'Amérique. La découverte des conditions de vie de ces laissés pour compte du rêve américain a été pour moi un véritable choc. J'ai donc appris beaucoup de choses et je trouve que dans l'ensemble le travail des auteurs est vraiment intéressant, c'est juste qu'au niveau de la forme j'aurais largement préféré un véritable reportage en BD et non quelques planches de BD insérées dans des article de fond trop « journalistiquement » classiques.
Lien : http://litterature-a-blog.bl..
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alouett
  05 décembre 2012
Deux années de travail auront été nécessaires pour recueillir les témoignages contenus dans cet ouvrage. Pine Ridge, Camden, Immokalee et Welch sont des zones sinistrées.
Si certaines ont connu un essor flamboyant au début du XXème siècle (Camden a notamment été le fleuron de l'industrie américaine avec l'activité de ses chantiers navals), d'autres n'ont jamais eu ce privilège (Pine Ridge a toujours connu le chômage et la ghettoïsation de la population amérindienne). Joe Sacco et Chris Hedges se sont rendus dans ces villes laissées à l'abandon. Leur objectif : « rendre compte de l'impact du capitalisme sauvage » sur ces régions. Chômage, pauvreté, violences urbaines, alcool, drogue… font le quotidien des habitants. Leurs témoignages sont ici au coeur du débat alors qu'habituellement, leurs propos sont étouffés par l'Etat et les grandes entreprises. Pourquoi ? Parce que les hommes politiques, corrompus jusqu'à la moelle, sont à la solde des grandes firmes avides de profits. le bilan est sans concession : le système capitaliste doit disparaitre sans quoi, il nous emportera tous dans sa chute.
L'ouvrage se découpe en cinq chapitres. Première destination : Pine Ridge. D'une interview à l'autre, des termes récurrents : racisme, chômage pour près de 80% de la population, alcool, drogue, incarcérations, règlements de compte, corruption. On est pris à la gorge par les propos amers et résignés d'une population amérindienne contrainte de nier sa propre identité culturelle. Pourtant, ils ne sont pas intégrés, ils n'accèdent pas aux emplois, ils ne sont pas respectés. Depuis la colonisation, le gouvernement américain n'a cessé de revenir sur ses promesses mais depuis peu, l'Etat légifère et leur permet de renouer avec les rituels ancestraux de leur peuple. le chapitre se clôt sur une conclusion pessimiste à l'égard du devenir de ces familles.
Nous nous rendons ensuite à Camden, en banlieue de Philadelphie. de nouveau, il est question de chômage, de pauvreté, d'insalubrité des logements, de gens à la rue, d'alcool, de drogues, de guerre des gangs. L'arrivée subite des grands industriels au début des années 1900 avait permis à la ville de connaître un essor rapide puis, en 1960, les industries ont délocalisé. La ville s'est peu à peu désertée laissant la population livrée à elle-même. Près de 60% de chômage, des emplois précaires… « A Camden, le monde est divisé entre proies et prédateurs. Plus vous êtes faible – immigrés illégaux, familles déshéritées – plus il y a de vautours qui rôdent autour de vous ». Il ne semble pas y avoir d'issue possible pour Camden, la corruption sclérose toute perspective de changement.
A Welch, ancienne ville minière située au coeur des Appalaches, les firmes d'exploitation du charbon imposent leur diktat sur les élus et sur la population (tributaires des grands patrons qui les embauchent). Ici aussi, la région a été prospère. Délocalisations et mécanisation du travail ont apporté le chômage. La demande d'emploi dépasse largement l'offre, ce qui permet aux industries d'imposer des conditions de travail draconiennes… Sans compter les ravages causés par les carrière d'extraction [du charbon] à ciel ouvert qui détruit l'écosystème de la région à une vitesse vertigineuse. A cela s'ajoutent la pollution de l'air, de l'eau… Les industries mentent sur la nature de leurs rejets et le traitement de leurs déchets. Des poignées de locaux tentent d'obtenir le soutien de l'opinion publique… en vain.
Détour par la Floride enfin, à Immokalee, un des fiefs des exploitants agricoles. Là, les travailleurs clandestins venus du Mexique ou du Guatemala sont sous le joug des contremaitres. Fidèle à des valeurs qu'elle entretient depuis près de deux siècles, la Floride est le bastion de l'esclavage par le travail. Les ouvriers agricoles, généralement des clandestins, sont contraints d'accepter des conditions de travail effroyables. Coups, harcèlements sexuels, violences verbales, salaires de misère, journées de travail de 14 heures… certains sont même séquestrés dans des hangars dès la fin de leur journée de travail (les employeurs s'assurant ainsi qu'ils ne s'échapperont pas durant la nuit et qu'ils seront en mesure de reprendre leur poste dès les première heures du jour).
Dans tous ces lieux, des gens combattent les agissements des industriels et des politiques. C'est le pot de terre contre le pot de fer. A Immokalee cependant, des individus se sont rassemblés. le syndicat de « La Coalition des travailleurs d'Immokalee » met à la disposition de ses membres (les rares ouvriers agricoles qui acceptent de rejoindre le mouvement et de témoigner) des juristes et des aides financières. le mouvement s'inscrit dans la veine de celui d'Occupy lancé en septembre 2011 par les Indignés.
D'ailleurs, le dernier chapitre de Jours de destruction – Jours de révolte s'intéresse à ce mouvement. Joe Sacco et Chris Hedges sont allés à New York pour rencontrer des manifestants et soutenir cette action pacifique militante. Outre les nombreux témoignages contenus dans cette partie, Chris Hedges se dresse ouvertement contre les pratiques capitalistes, contre les agissements de l'Etat-entreprise, contre cette politique de profit qui creuse un fossé de plus en plus large entre le 1% de privilégiés et le reste de la population.
Hedges & Sacco ne le mentionnent pas, mais le mouvement des Indignés se réfère notamment au livre de Stéphane Hessel, Indignez-vous !, pour lequel vous êtes nombreux à avoir réagi (Chez Lo, OliV, Colimasson, Enna…). Seulement dans cet album, on est loin des trente pages d'Hessel… Pour réaliser cet ouvrage, les auteurs ont également réalisé un gros travail de recherche documentaire (chaque chapitre contient une biographie très riche). Les propos sont étayés, argumentés et propices à la réflexion. le lecteur est interpellé et invité à s'allier à la contestation.
Si les propos de Chris Hedges sont abondants dans ce livre, les bandes dessinées et illustrations de Joe Sacco le sont moins. Chaque chapitre propose un témoignage en bande dessinée d'une dizaine de pages. Des illustrations apparaissent çà et là, une demi-douzaine par partie, et proposent soit des portraits soit des illustrations décrivant l'environnement géographique.
Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
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KrisPy
  08 avril 2017
En 2012 est sorti ce livre documentaire sur la situation économique de certains états sacrifiés par les dictats de la productivité en Amérique du Nord. Joe Sacco et Chris Hedges sont les instigateurs et enquêteurs de ce roman graphique à caractère hautement informatif. Cinq chapitres tentant de résumer la situation apocalyptique de certaines régions exploitées jusqu'à l'os, les autochtones étant la moelle.
Spoliation, destruction, esclavage, duperies et tromperies en tout genre de la part des gouvernants et de leurs robinets à fric, on apprend qui sont les gros bonnets derrière tout ça.
Sans doute portés par le mouvement « Occupy Wall Street », lui-même relayé par les Indignés, Joe et Chris ont cru eux aussi que la révolution était en marche.
2017, cinq ans après, que reste-t-il de ces mouvements de rébellion amorcés par le printemps arabe ? Un triste état des lieux se profile. Les choses n'ont pas changé. En fait si, elles ont empiré.
Alors dire que le propos de ce livre est redondant dans les différents chapitres est un peu violent. Car ce n'est pas redondance, c'est répétition, insistance d'urgence ! Car il y a urgence, mais rien ne changera, les pauvres seront toujours plus pauvres et traités comme animaux de labour, les riches toujours plus riches et plus avides, et toujours moins concernés par ce que devient la Terre dans leurs mains de destructeurs vampires. Il n'y a qu'à jeter un oeil sur ce qu'il reste des Appalaches.
Mais non, rien ne va changer, sinon empirer, car Trump vient d'accepter ce qu'Obama refusait depuis des années, la construction du pipeline Keystone XL, un pipeline géant, destiné à transporter du gaz et du pétrole, et qui va traverser de part en part l'Amérique du Nord, partant du Canada pour s'arrêter au Mexique.
Oh certes, il y aura pléthore d'emplois, pléthore de gros sous. Mais au final, c'est des millions d'hectares de nature qui vont être massacré, avec elle les animaux, les hommes enfin, finiront asphyxiés, empoisonnés, toutes nappes phréatiques à jamais souillées, les cours d'eau également sacrifiés sur l'autel de l'avidité.
Alors le livre de Sacco et Hedges n'était-il qu'une faible petite alerte, un sursaut, un soubresaut avant la mise à mort ?
Prions que non.
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Alcapone
  07 novembre 2015
C'est en sillonnant les États-Unis pendant deux ans que Chris Hedges et Joe Sacco ont collecté les témoignages qui nourriront ce reportage accablant sur la civilisation américaine moderne. Déclinant leur travail d'enquête par zone géographique sous la forme de cinq chapitres, les deux compères donnent à voir à travers leur travail, une image souillée du rêve américain. La réserve indienne de Pine Ridge (Dakota du Sud), les mines de Welch (Virginie occidentale), les camps d'ouvriers agricoles d'Immokale (Floride) ou la décharge publique de Camden (New Jersey), sont en effet devenus de sordides ghettos où violence, pauvreté et désespoir font le quotidien de leurs habitants. Pétris de drames humains, ces territoires oubliés des autorités publiques, accusent lourdement une Amérique malade de ses mensonges et ses contradictions...
Jours de destruction, jours de révolte, un ouvrage hybride au ton moralisateur
Chris Hedges et Joe Sacco ne sont pas les premiers à s'être intéressés à la question : parmi les grandes figures qui se sont engagées en faveur des laissés-pour-compte de l'Amérique, citons l'incontournable Howard Zinn, qui avec son Histoire populaire des États-Unis (édité pour la première fois en 1980 et admirablement adapté en BD en 2009), alertait déjà le monde de la situation désastreuse des citoyens américains de "seconde zone" et de la catastrophe écologique causée par la course aux profits. Rien de nouveau donc dans cette démarche du duo Hedges/Sacco exceptés (ce qui n'est pas rien) le caractère inédit de cette collaboration, l'immense valeur documentaire des nouveaux témoignages réunis et la masse colossale d'informations compilée pour les besoins de ce reportage prometteur. Seulement, en plus de prendre le risque d'aborder un sujet déjà intelligemment étudié par d'autres, les co-auteurs (ou leurs éditeurs ?) ont opté pour une ligne éditoriale qui fait peu honneur à leur travail : "essai illustré", "BD essayiste" ou ouvrage illustré (on ne sait pas trop), ce livre au format hybride ne permet pas une lecture fluide à cause du flagrant déséquilibre entre textes et dessins. D'autre part, les propos "ultra-moralisateurs" de Chris Hedges, s'ils dénoncent à juste titre la capitulation des pouvoirs publics américains face à la misère des ghettos et par extension la suprématie des systèmes financiers, finissent par lasser. On a l'impression de regarder un documentaire de Yann Arthus Bertrand dont on reconnait la qualité et la pertinence des images (cf. les quelques planches efficaces de Joe Sacco) mais dont les textes, finissent par devenir insupportables à force de répétitions et de sentences (cf. le prêche presque ennuyeux de Chris Hedges). En fait, cette publication aurait gagné à être harmonisée au niveau des contenus pour rendre vraiment hommage au projet et au message porté... Ceci dit, on ne pourra que reconnaître le bien-fondé de la démarche qui apporte tout de même quelques éclairages et qui s'en remet à la conscience des citoyens...
Lien : http://embuscades-alcapone.b..
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Hardiviller
  25 août 2015
Parce que TAFTA poussé à la roue par toutes les multinationales , progresse vite et finira par nous être imposé , ce livre qui tend à nous faire toucher du doigts ce qui nous pend au nez , mérite d'être lu pour nous empêcher de pratiquer la politique de l'autruche .Si la démonstration n'était pas assez claire , lisez Howard Zinn ou Noam Chomsky .
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critiques presse (1)
Actualitte   22 juillet 2013
Le résultat est un gros livre en cinq parties, où , à chaque fois, le récit de Hedge, très factuel, ponctué de longs entretiens approfondis, est illustré de dessins au trait noir typique de Sacco : tantôt un paysage dévasté, une maison à l'abandon, une exploitation minière à l'arrêt, tantôt les témoins interrogés ou une scène observée.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
GabySenseiGabySensei   11 novembre 2012
Des pays industrialisés, les États-Unis affichent:

-Le plus fort taux de pauvreté (générale et infantile).
-La plus forte disparité salariale.
-La plus faible part du PIB consacrée aux programmes d'aide des personnes défavorisées.
-Le nombre le plus faible de jours de congés payés annuels et de maternité.
-La plus mauvaise note des Nations-Unies concernant l'inégalité entre hommes et femmes.
-La plus faible mobilité sociale.
-La plus forte part du PIB consacrée aux dépenses (publiques et privées) en matière de soins de santé.

A cela s'ajoute:

-Le plus fort taux de mortalité infantile.
-La plus forte prévalence des problèmes de santé mentale.
-Le plus fort taux d'obésité.
-La plus forte proportion d'habitants vivant sans couverture médicale en raison de son coût.
-Le deuxième plus faible poids moyen des nouveau-nés, derrière le Japon.
-La plus forte consommation d'antidépresseurs par habitant.
-La troisième plus faible espérance de vie à la naissance, dernière le Danemark et le Portugal.
-Le plus fort taux d'émission de CO² et de consommation d'eau par habitant.
-L'avant-dernière note (devant la Belgique) attribuée par le forum économique mondial en terme de performance environnementale.
-La troisième plus forte empreinte écologique par personne, derrière la Belgique et le Danemark.
-Le nombre le plus élevé de traités internationaux non ratifiés.
-La plus faible part du PIB consacré au développement international et à l'aide humanitaire.
-La plus forte part du PIB consacrée aux dépenses militaires.
-La première place en matière de vente internationales d'armes.
-Le quatrième déficit de la balance des paiements, derrière la Nouvelle-Zélande, l'Espagne et le Portugal.
-La troisième plus mauvaise note s'agissant des performances scolaires en mathématiques, derrière le Portugal et l'Italie; le pays se classant très loin des meilleurs en sciences et en lecture.
-Le deuxième plus fort taux de décrochage scolaire derrière l'Espagne.
-Le plus fort taux d'homicides.
-La plus forte population carcérale par habitant.

(P11)
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GabySenseiGabySensei   11 novembre 2012
Je suis assis. De ma fenêtre
Je contemple cet univers,
Et tout n'est qu'oppression et honte
Et tout ce monde est de travers.

Des jeunes j'entends les sanglots
Qu'ils tentent en vain d'étouffer,
Et me parviennent en écho
Les regrets de ce qu'ils ont fait.

Dans les bas-fonds je vois la mère
Que ses enfants ont maltraitée,
Je vois l'épouse pâle et maigre
Par son époux martyrisée.

J'entends les pleurs de la pauvrette
Séduite et abandonnée,
Vers moi monte la sourde plainte
Des martyrs et des prisonniers.

Je vois jalousie qui fermente,
Amour qui n’est pas partagé,
Cette douleur si lancinante
Qu'on s'efforce en vain de cacher.

Je vois les tyrans et les morts,
La pestilence des charniers,
Les matelots tirant au sort
Celui qui sera sacrifié.

La dégradation que réserve
L'arrogant maître au travailleur,
Au Noir, au pauvre, je l'observe,
Et le mépris de l'employeur.

Je suis assis et je la vois,
La marée sans fin du chagrin,
Des opprimés j'entends les voix,
Je suis assis. Je ne dis rien.

Walt Whitman, Assis à ma fenêtre

(P72)
+ Lire la suite
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GabySenseiGabySensei   11 novembre 2012
25% des détenus de la planète se trouvent aux États-Unis. Un Afro-Américain de sexe masculin sur trois fait de la prison. Aujourd'hui, il y a davantage d'Afro-Américains soumis aux mesures coercitives du système judiciaire -Incarcération, mise en liberté surveillée ou conditionnelle- qu'il n'y avait d'esclaves dix ans avant la guerre de Sécession.

(P78)
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alouettalouett   05 décembre 2012
Etrangement, cette idée fixe qu’ils ont de posséder et de labourer la terre est un mal qui les ronge de l’intérieur, a dit Sitting Bull. Ces gens ont établi des règles que les riches peuvent enfreindre, mais pas les pauvres. Dans leur religion, les pauvres vénèrent Dieu, mais pas les riches ! Ils prélèvent même la dîme sur les miséreux et les faibles pour subvenir aux besoins des riches et de ceux qui gouvernent. Ils soutiennent que notre mère à tous, la Terre, leur appartient exclusivement, mais ils édifient partout des clôtures et la défigurent avec leurs bâtiments et leurs détritus
+ Lire la suite
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Hippolyte78Hippolyte78   29 janvier 2018
C'est dans la pub que réside la véritable violence. Le gamin voit tout ces choses qu'il pourrait posséder s'il avait de l'argent.
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Vidéo de Joe Sacco
Journaliste passionné de bande dessinée, Joe Sacco revient avec une nouvelle BD documentaire, Payer la Terre et fait escale à la Bpi dans le cadre de sa tournée européenne. Ses reportages précédents l'ont conduit de Bosnie en Palestine ; il crée l'événement avec Gaza 1956, primé à de nombreuses reprises. Avec Payer la terre, il nous entraine dans les Territoires du Nord-Ouest au Canada, à la rencontre de peuples indigènes du Grand Nord, les Denes, dont il nous retrace l'histoire depuis l'arrivée des premiers colons et en dresse un portrait terrible, tant économique qu'écologique qu'humain.
Retrouvez les articles consacrés à Joe Sacco sur notre webmagazine Balises : http://balises.bpi.fr/bande-dessinee/joe-sacco-en-5-bd http://balises.bpi.fr/bande-dessinee/joe-sacco-en-quete-graphique
Suivre la bibliothèque : SITE http://www.bpi.fr/bpi BALISES http://balises.bpi.fr FACEBOOK https://www.facebook.com/bpi.pompidou TWITTER https://twitter.com/bpi_pompidou
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