AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2754806695
Éditeur : Futuropolis (04/11/2011)

Note moyenne : 4.07/5 (sur 65 notes)
Résumé :
Pour la première fois, un ouvrage regroupe les différents reportages réalisés par Joe Sacco pour la presse internationale. De la Palestine à l'Irak, de l'Inde au Caucase, son témoignage nous aide à mieux comprendre la première décennie du XXIe siècle.

"J'ai choisi moi-même les histoires que je voulais raconter, et cette sélection devrait faire apparaître assez clairement mes sympathies. Je me soucie surtout de ceux qui ont rarement l'occasion d'être ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Alcapone
  01 septembre 2013
Toute sa carrière durant, Joe Sacco a souvent senti de la défiance vis-à-vis de son travail : à la fois journaliste-reporter et dessinateur, il a parfois été la cible de critiques remettant en cause la légitimité du journalisme sous forme de bande-dessinée. Parfaitement conscient que la bande-dessinée est un médium subjectif par nature, il assume son parti pris en ces quelques termes : "En résumé, le gros avantage d'un médium interprétatif tel que la bande dessinée, est qu'il m'a interdit de m'enfermer dans les limites du journalisme traditionnel. En me compliquant la tâche qui consistait à m'extraire d'une scène, il m'a empêché de prétendre à l'impartialité. Pour le meilleur et le pire, la bande dessinée est un médium inflexible, qui m'a obligé à faire des choix. de mon point de vue, cela fait partie de son message" (extrait de l'introduction). Si l'on peut reprocher à l'auteur son approche un peu "cash", on lui reconnaitra sans doute son intégrité. Reportages, ouvrage qui réunit différents travaux réalisés par Joe Sacco pour la presse internationale, se présente ainsi comme une série de témoignages engagés qui reviennent sur quelques dossiers brûlants de ce début de XXIe siècle : Des crimes de guerre en passant par la question de la Palestine, celle des réfugiés tchétchènes, la guerre en Irak, l'immigration africaine ou le cas des dalits de Kushinagar en Inde, les travaux ici réunis sont le résultat d'un choix délibéré de Joe Sacco : affirmant clairement que "cette sélection devrait faire apparaître assez clairement mes sympathies", le journaliste ajoute encore avec conviction : "Je me soucie surtout de ceux qui ont rarement l'occasion d'être entendus, et ne crois pas qu'il m'incombe de contrebalancer leur voix avec les excuses bien ourdies des puissants (...) Si je suis convaincu que le pouvoir a tendance à faire ressortir le pire des individus, j'ai observé que ceux qui sont les moins bien lotis ne se conduisent pas forcément de façon irréprochable, et je me suis efforcé d'en témoigner".
Lire le billet complet sur Les Embuscades
Lien : http://embuscades-alcapone.b..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          160
DamienR
  26 mars 2012
On connaît les albums de Joe Sacco sur Gorazde, Sarajevo, Gaza, peut-être moins ses reportages réalisés pour de grands magazines américains (Harper's, New-York Times...) voire français, puisque le dernier d'entre eux à été réalisé à la demande de la revue XXI, dirigée par Patrick de Saint-Exupéry.
Le reportage journalistique sous forme de BD est plutôt inhabituel, voire sujet à critique de légitimité : le dessin étant une interprétation de la réalité, il n'aurait rien de fidèle, à la différence du photographe. Joe Sacco lui-même répond à ses détracteurs en préface de cette compilation. le photographe aussi construit et choisit ses images, l'écrivain utilise un langage qui interprète le réel. le journaliste BD a les mêmes obligations que tous les autres : rendre compte fidèlement, vérifier ses sources, objectivité... Bref au final c'est son mode d'expression, son outil de prédilection, qui n'est pas incompatible avec son propos, et c'est ici remarquablement réussi. La méthode de Joe Sacco implique de nombreuses rencontres, de tous les bords, conjuguée à une investigation extrêmement pointilleuse.
Il faut dire que les thèmes rassemblés ici ne sont pas neutres. Quelques années après les événements qui les portaient en haut de l'actualité, cet album nous permet d'y revenir avec un regard dégagé de l'émotion médiatique :
- la Bosnie ou la complexité de tenir un procès international sur les crimes commis par les forces serbes (le premier après Nüremberg)
- la Palestine : Hébron, Gaza, ou comment vivre dans un environnement de haine, un thème amplement développé par Joe Sacco dans son autre album "Gaza 1956"
- les femmes pendant la deuxième guerre de Tchétchénie : le reportage apporte en complément des éléments sur l'histoire de ce petit pays au XVIIIè, au XXè siècle (les premières déportations en 1944, le retour en 1957, la première guerre en 1993) pour se centrer sur la place des femmes actuellement qui forment le socle d'une société où les hommes sont des terroristes potentiels aux yeux des soldats Russes
- un long reportage au coeur de la formation des soldats irakiens par l'armée américaine. Peut-être le moins passionnant parce que certainement contrôlé par les services de communication fédéraux
- suivi par une rencontre avec des Irakiens ayant subi la torture de l'armée américaine car soupçonnés de connaître les caches de Saddam Hussein. Leur procès intenté à l'intention de l'administration de Donald Rumsfeld aura peu de chance d'aboutir
- les migrants africains transitant à Malte : les centres de rétention y sont inhumains. Les Maltais sont explicitement racistes, les Africains ne veulent absolument pas rester sur l'île, mais y sont bloqués car les autres pays européens n'en veulent pas... La question de l'interprétation de l'asile politique est posée
- et enfin un reportage en Inde sur une population dalit (caste des intouchables) miséreuse, qui est appelée à disparaître rapidement en raison de la famine. L'enquête montre que si les "programmes gouvernementaux" destinés à cette population sont nombreux, ils sont surtout détournés par la corruption administrative et n'arrivent jamais jusqu'aux vrais destinataires.
Un album qui interroge sur l'inhumanité en développement en ce début de IIIè millénaire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
alouett
  23 novembre 2011
Palestine, Caucase, Irak, Immigrés africains qui font route vers l'Europe (en passant par Malte), Inde… des crises, des guerres, des massacres, de la corruption… des situations qui n'ont souvent pas voix au chapitre, qui font la Une des journaux mais après avoir été tronqués, déformés et maquillés pour les rendre plus « acceptables », plus accrocheurs et donc plus « vendables » (respirez, la phrase est terminée).
Cet album regroupe des reportages que l'auteur a publiés dans des magazines, journaux et livres collectifs. Regroupés en six chapitres, Joe Sacco dresse un portrait rapide mais complet du quotidien douloureux d'individus aux quatre coins du globe. « J'ai choisi moi-même les histoires que je voulais raconter et cette sélection devrait faire apparaître assez clairement mes sympathies » précise l'auteur.
Plongée en apnée dans presque 200 pages de misères et de souffrances.
-
En introduction, Joe Sacco revient sur la question de l'objectivité du journaliste et le côté subjectif de ses dessins. Il précise d'ailleurs qu'« un dessinateur de BD capture son dessin au moment qu'il ou elle choisit. C'est ce choix qui fait de la bande dessinée un médium subjectif par nature ». Pourtant, y a-t-il lieu de nier cette forme de journalisme ? Je ne crois pas, je suis même convaincue du contraire.
Les reportages de cet album ont été réalisés entre 1998 et 2011 pour le compte de revues de presse comme le New York Times, le Time Magazine, le Boston Globe, Harper's Magazine, la Revue XXI… les rédacteurs en chef de chaque éditorial se laissant la possibilité de ne publier qu'une partie du reportage, déformant ainsi les propos de l'auteur. Un manque de reconnaissance de son travail parfois douloureux.
Voilà un bon album d'investigation dont il est difficile de parler. Les reportages abordent des situations de crise à différents points du globe et, même si le maître mot semble être l'intolérance des hommes à l'égard d'autres hommes, il est assez difficile de présenter cet ouvrage sans vulgariser son contenu et la qualité des reportages qu'il contient. Joe Sacco parvient à se positionner ouvertement, à dénoncer, sans omettre l'avis contraire. On accède ainsi aux différents points de vue sur plusieurs situations critiques du Globe sans recourir aux jugements de valeur (je pars du principe que donner son point de vue en l'argumentant n'est pas un jugement de valeur). Alors forcément, le lecteur est de parti pris mais les éléments sont amenés avec finesse et intelligence… libre à chacun de voir les choses différemment du reporter.
(...)

Lien : http://chezmo.wordpress.com/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
bds
  06 juin 2013
Cet album reprend une douzaine de reportages réalisés au fil des années pour des magazines, des journaux et des livres collectifs. Il est d'abord au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de la Hayes. Suit un chapitre sur la Palestine, un autre sur la condition des femmes tchétchènes réfugiées en Ingouchie. Il évoque également la situation des soldats américains et irakiens en Irak, la migration clandestine africaine à Malte. Enfin, à la demande de la revue XXI, Sacco s'est rendu Inde, pour rendre compte de l'extrême pauvreté des dalits, le plus bas échelon du système de castes, autrefois appelés les Intouchables. Avec beaucoup d'intelligence et de pédagogie, Joe Sacco nous procure un moyen de regarder la géopolitique mondiale sous un angle humain et très concret. Sans jamais se montrer militant il nous fait entendre les voix de personnes ordinaires touchées par des événements dramatiques. Par ce travail de qualité graphique et scénaristique, il affirme la légitimité de la bande dessinéede reportage.
(Florence)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
cat58
  25 septembre 2017
La BD de l'américain Joe Sacco, c'est de la BD d'investigation, de la « BD du réel », du journalisme et de la géopolitique. Son album « reportages » regroupe une petite dizaine de reportages réalisés pour divers magazines, journaux et publications diverses et pas des moindres car on retrouve ses dessins sur le New-York Times, Harper's…
Ces reportages lequels sont-ils ? Sacco se rend au tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie de la Hayes, un procès international où sont jugés les crimes commis par les forces armées serbes, puis direction, Gaza et Hébron et la difficile cohabitation sur les territoires palestiniens entre israéliens et palestiniens. Les femmes tchétchènes est sans aucun doute, le reportage qui m'a le plus interpellé, Sacco évoque les conditions des femmes tchétchènes réfugiées en Ingouchie et il met l'accent sur l'histoire de ce peuple qu'on a eu de cesse de persécuter dans le passé. Puis direction l'Irak, avec la situation des soldats américains sur place, des irakiens qui ont eu à subir la torture de l'armée américaine et la formation des soldats irakiens par les américains. Autre reportage fort intéressant, en Europe cette fois-ci, à Malte, où se pose le problème de la migration clandestine avec ses centres de rétention, puis la parole est donnée aux migrants et aux autochtones tendus et mécontents. Dernier reportage, l'Inde et son système de castes qui semble avoir la peau dure. Sacco se penche sur une caste, celle qui se trouve au bas de l'échelle, celle des dalits.
« Reportages » un excellent album, les planches parlent d'elles-même, Sacco fait parler les sujets interrogés des deux bords. C'est du journalisme sur le vif, de la BD d'investigation complètement légitime, les scénarios sont bons, il y a du rythme et une grande qualité graphique, alors, je ne peux que conseiller.
Lien : https://chroniquesaigues.com..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

critiques presse (7)
Auracan   08 février 2012
Si ses dessins sont par ailleurs d’une précision quasi photographique, ce n’en sont pas moins de savantes recompositions. C’est la force de la BD de reportage. Avec cela, Joe Sacco nous embarque avec une ferveur jamais démentie.
Lire la critique sur le site : Auracan
BullesEtOnomatopees   01 février 2012
Joe Sacco s’intéresse à l’envers du décor des grands drames actuels, en donnant la parole aux anonymes, aux acteurs souvent contraints et victimes des conflits.
Lire la critique sur le site : BullesEtOnomatopees
Lhumanite   30 janvier 2012
Ce recueil d’histoires courtes est une excellente manière de découvrir le travail de Joe Sacco pour ceux qui ne le connaîtraient pas.
Lire la critique sur le site : Lhumanite
ActuaBD   29 décembre 2011
On doit mettre au crédit de Joe Sacco le statut aujourd’hui respecté de la BD de reportage, comme en témoigne la vitalité des récits paraissant dans la revue XXI en France. Sa curiosité et la précision de son dessin aussi. Mais sa tendance à en faire trop, de même que la faiblesse de ses textes intercalés, diminuent l’impact de son travail.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
ActuaBD   27 décembre 2011
Ce recueil regroupe des récits parus dans diverses revues et constitue un éprouvant témoignage de quelques drames en cours dans le monde. Souvent clair et instructif, malgré une certaine naïveté et le choix de l’auteur de se mettre régulièrement en scène.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Lexpress   16 décembre 2011
Sacco a le sens pédagogique, le crayon affûté, et assume l'objectivité de l'artiste qu'il est, n'hésitant pas à se mettre en scène pour mieux interroger les faits.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Sceneario   20 octobre 2011
Sur 200 pages, Reportages rassemble ces morceaux du travail formidable d’un observateur dont l’engagement ne fait pas de doute. C’est un ouvrage d’un intérêt incontestable doublé d’une invitation à découvrir, si ce n’est pas déjà fait, tout ce que Joe Sacco a réalisé d’autre.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
alouettalouett   23 novembre 2011
Malgré l’impression qu’ils peuvent essayer de donner, les journalistes ne sont pas des mouches sur le mur, que nul ne voit ni n’entend. Quand un journaliste fait un reportage sur le terrain, sa présence est presque toujours ressentie. Les jeunes hommes brandissent leurs fusils lorsqu’une équipe commence à les filmer, et ils se rappellent mutuellement à l’ordre si un journaliste commence à leur poser des questions inquisitrices. Mon intention, en admettant que je suis présent dans la scène, est de signaler au lecteur que le journalisme est un processus pratiqué pour un être humain, avec toutes les imperfections que cela implique. Ce n’est pas une expérience figée, effectuée par un robot derrière du Plexiglas
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
ebardinebardin   17 mai 2015
« Lorsqu'il travaille, le dessinateur de BD a en tête la vérité essentielle, pas la vérité littérale ; il peut donc s'autoriser une large palette d'interprétations, combinées à une grande variété de styles de dessin. » (Futuropolis 2011 p. 3)

« Comme le disait le légendaire journaliste américain Edward R. Murrow : ''Nous sommes tous prisonniers de nos propres expériences. On ne peut pas éliminer les préjugés, seulement les identifier. » (p. 5)

« On a affaire à de vrais demandeurs d'asile. Autant dire que ce sont des réfugiés...Pourtant les gens placés en détention sont généralement perçus comme des délinquants […] Si les immigrés clandestins sont traités comme des prisonniers, est-ce bien étonnant que les Maltais en concluent qu'ils ont fait quelque chose de mal ? » (p. 145-146)

«  Les autorités italiennes répriment durement l'immigration clandestine – elles vont jusqu'à refouler des bateaux dans les eaux internationales avant qu'un seul passager ait pu débarquer et demander l'asile » (p. 156)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
alouettalouett   23 novembre 2011
Les profondeurs rurales de Kushinagar sont un exemple de cette Inde qui ne rayonne ni ne scintille. La plupart des gens n’y possèdent presque rien, voire rien du tout, et il leur est possible – par l’endettement – d’avoir encore moins
Commenter  J’apprécie          30
EcureuilBibliophileEcureuilBibliophile   19 août 2017
En résumé, le gros avantage d'un médium interprétatif par nature, tel que la bande dessinée, est qu'il m'a interdit de m'enfermer sans les limites du journalisme traditionnel. En me compliquant la tâche qui consistait à m'extraire 'une scène, il m'a empêché de prétendre l'impartialité. Pour le meilleur et pour le pire, la bande dessinée est un médium inflexible, qui m'a obligé à faire des choix. De on point de vue cela fait partie du message.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
GregorGregor   02 avril 2012
Joe Sacco poursuit son travail en évoluant dans un courant de plus en plus populaire qu'on voit appeler ici et là "BD du réel". L'auteur américain en est un digne représentant et même un précurseur. Ses reportages dessinés sont aussi légitimes que ceux d'un vrai journaliste. Poussant même ses lecteurs à devenir des témoins moins passifs. Ce livre-ci fait une nouvelle l'écho d'un théâtre de guerre avec toujours autant de pertinence côté narration et des choix graphiques qui servent de codes. On sent derrière tout ça un énorme travail qui contribue à faire de la bande dessinée un art plus que mature.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Joe Sacco (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joe Sacco
Le 17 mai prochain, Joe Sacco revient chez Futuropolis avec But I like it, un album hilarant dédié au rock dans tous ses états. Backstage avec les Stones ou affalés dans un canapé, Enfants du rock, régalez-vous !
autres livres classés : journalismeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les personnages de Tintin

Je suis un physicien tête-en-l'air et un peu dur d'oreille. J'apparais pour la première fois dans "Le Trésor de Rackham le Rouge". Mon personnage est inspiré d'Auguste Piccard (un physicien suisse concepteur du bathyscaphe) à qui je ressemble physiquement, mais j'ai fait mieux que mon modèle : je suis à l'origine d'un ambitieux programme d'exploration lunaire.

Tintin
Milou
Le Capitaine Haddock
Le Professeur Tournesol
Dupond et Dupont
Le Général Alcazar
L'émir Ben Kalish Ezab
La Castafiore
Oliveira da Figueira
Séraphin Lampion
Le docteur Müller
Nestor
Rastapopoulos
Le colonel Sponsz
Tchang

15 questions
3376 lecteurs ont répondu
Thèmes : bd franco-belge , bande dessinée , bd jeunesse , bd belge , bande dessinée aventure , aventure jeunesse , tintinophile , ligne claire , personnages , Personnages fictifsCréer un quiz sur ce livre
.. ..