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ISBN : 2350873919
Éditeur : Editions Héloïse d'Ormesson (26/01/2017)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 7 notes)
Résumé :
À 14 ans, Sofia vient de perdre sa mère. Seule, elle prend le train pour Morón, en banlieue de Buenos Aires, où vit son père, Lucas, qui jusqu’alors ignorait son existence. Coup de tonnerre pour cet homme qui découvre qu’il a une fille, orpheline ! Et la jeune ado va littéralement bouleverser le train-train pantouflard de Lucas, écrivain introverti ayant développé une tendance exacerbée à la passivité. La cohabitation promet d’être rythmée et ce n’est pas toujours d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Bookycooky
  29 janvier 2017
Qui n'a pas vu "Dans ses yeux" , film policier argentin réalisé par Juan José Campanella, très beau film qui remporta l'Oscar du meilleur film en langue étrangère en 2010 ? Il s'agit de l'adaptation du roman du même nom d'Eduardo Sacheri , auteur argentin, également le coauteur avec le réalisateur, du scénario. C'est cette référence qui m'a poussée à lire son dernier livre qui vient d'être traduit, un auteur que je ne connaissais pas du tout. La référence s'est révélée excellente.
Sofia, quatorze ans vit seule avec sa mère à Villa Gesell , une ville balnéaire au sud de l'Argentine. Suite à son décès, elle se rend à Morin, une banlieue de Buones Aires, à une adresse laissée par sa mère. Elle cherche son père Lucas qu'elle n'a jamais vu, un père qui jusqu'alors ignore tout de son existence. L'homme est marié.
C'est le départ de l'histoire. Sacheri se mettant dans la tête de Sofia, une ado intelligente, futée et qui n'a pas la langue dans sa poche, va nous développer cette situation difficile et imprévue.
Le malaise du départ que provoque cette intrusion dans la vie des trois personnages Sofia,Lucas et sa femme Fabiana, va lentement se métamorphoser, grâce à la complicité et la tendresse qui vont peu à peu s'installer entre père et fille, en faites deux êtres solitaires qui vont se retrouver pour le meilleur et pour le pire.....
Le père a écrit deux livres dans la vie, dont un à succès et n'écrit plus depuis huit ans.
D'une question de Sofia à son père, l'auteur en profite pour nous faire une réflexion intéressante sur le métier d'écrivain, "Être écrivain… je ne sais pas si c'est un métier comme un autre. Imagine que tu sois, mettons, ingénieur : tu as fait tes études, tu as eu ton diplôme, tu es ingénieur. Moi, je n'ai pas étudié pour être écrivain. J'ai écrit deux livres. Bien. Quand je les ai écrits, j'étais écrivain. Mais j'ignore si je le suis encore".....Il a quarante ans, survit des revenus de son livre à succès et à la grande surprise de sa fille rêve d'un autre "métier ".
J'ai aimé tous les personnages, y compris l'emmerdeuse belle mère Fabiana, qui en fin de compte est bien dans son rôle, vu sa situation. La chaleur humaine qui émanent d'eux, malgré la morosité de la situation et du décor, la prose pleine d'humour de l'auteur qui nous met en direct avec le regard et les pensées de Sofia sur les adultes, qui malgré son jeune âge a drôlement la jugeote, nous donne une trés beau roman émouvant, qui se lit d'une traite.
Je sais que vos PAL sont pleines à craquer, mais c'est un trés beau livre que je conseille vivement.....
"Suncho part à fond de train derrière des mouettes en aboyant. L'eau leur lèche les pieds. Soudain, Sofía a compris : le bonheur, c'était ça."
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Aufildeslivres
  11 juillet 2017
Le bonheur, c'était ça. Une rencontre qui bouleverse le quotidien. Un élan qui donne un sens à la vie. C'est bouger les cartons, chasser les poussières, octroyer une place et ouvrir son coeur. C'est une relation qui se construit pas à pas. C'est dur, complexe. Et pourtant, le bonheur pour Lucas et Sofia, c'est tout cela. Ils s'observent, se découvrent, se comprennent, s'apprivoisent.
Ce roman est très beau. Pas de pathos, pas de « dégoulinade » de bons sentiments. Rien que des mots justes, des échanges chargés d'émotion, de la finesse et du tact.
De nombreux dialogues étayent le récit. Sincères. Natures. Aucun faux-semblant. Aucun artifice. Ces deux-là se livrent, s'écoutent et se respectent. Parfois drôles, parfois émouvantes, ces discussions révèlent peu à peu les sentiments qui se tissent. le rythme est soutenu, énergique. L'écrit bien ficelé.
Découverte du mois pour le blog, ce livre mérite une véritable attention.

Lien : http://aufildeslivresblogetc..
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fertiti65
  23 avril 2017
Sofia, 14 ans, a débarqué, sur le pas de porte de Lucas et lui a dit qu'il était son père...Ce dernier est évidemment sidéré par cette adolescente. Un joli roman aux dialogues percutants et décalés. Une histoire émouvante également sur la relation père-fille. Roman argentin, pour ados et adultes. Bonne lecture !
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critiques presse (1)
LeFigaro   03 février 2017
Eduardo Sacheri explore la relation qui se construit en accéléré entre un père et une fille. C'est une chronique familiale pleine de fraîcheur.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   12 avril 2017
Soudain un homme apparaît. Il ne sort pas de l'ascenseur : il se contente de passer la tête, sans quitter la cabine. Sofia suppose qu'il veut vérifier qu'il y a bien quelqu'un en train de l'attendre. Que ce n'est pas un mauvais tour comme cette blague qu'ils font l'été à Villa Gesell. En voyant Sofia, il sort enfin de l'ascenseur, s'approche de la porte d’entrée et l'ouvre.
«Oui ?
- Tu es Lucas ? demande-t-elle.
- Oui.
- Je suis... Je m'appelle Sofia.»
Elle s’arrête. Elle a peur que le type referme la porte et s'en aille en quatrième vitesse. Mais si elle ne dit rien, elle court le même risque. Mieux vaut se décider.
«Je suis là parce que... c'est ma mère qui m'a donné ton adresse. Ma mère s'appelait Laura Kruppswickz. Elle t'a connu à Villa Gesell.»
Il fronce les sourcils comme pour fouiller dans ses souvenirs, mais on dirait qu'il a trouvé parce qu'il fait oui de la tête. OK. C'est maintenant ou jamais.
«Ben voilà : apparemment, tu es mon père.»
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letilleulletilleul   31 décembre 2017
S’il y a une chose que Sofía ne supporte pas, c’est qu’on ait pitié d’elle. Ce petit regard qu’ont les gens quand ils pensent « la pauvre, avec ce qui lui est arrivé... », elle le déteste. Elle les déteste. Ça lui donne envie de leur dire, leur crier: «Mais pourquoi tu regardes pas ailleurs? Si je te fais pitié, t’as qu’à penser à autre chose!» Mais elle ne le dit pas. Elle se tait, ou change de sujet, ou leur pose une question pour les détourner de cette compassion qu’elle refuse, qui ne l’aide pas, dont elle ne sait que faire.
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Video de Eduardo Sacheri (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Eduardo Sacheri
Dans ses yeux (El secreto de sus ojos) est un film (2009) argentin, réalisé par Juan José Campanella. Il a remporté l'Oscar du meilleur film en langue étrangère 2010. Bande-annonce
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