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Louise A. DeSalvo (Éditeur scientifique)Raymond Las Vergnas (Traducteur)Mitchell Alexander Leaska (Éditeur scientifique)
ISBN : 223406502X
Éditeur : Stock (24/11/2010)

Note moyenne : 4.34/5 (sur 25 notes)
Résumé :

C’est à Londres, en 1922, que Virginia Woolf rencontra pour la première fois, au cours d’un dîner, Vita Sackville- West qui allait être pour de nombreuses années une des deux ou trois personnes les plus importantes de sa vie. Après avoir lu leur correspondance qui se poursuit sur plus de dix-huit ans, on ne pourra plus douter de la profondeur de la passion qui lia ces deux femmes exceptionnelles – une pas... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
lecteur84
  01 juillet 2014
Une correspondance longue, presque quotidienne entre deux femmes, et ce pendant pratiquement 20 ans...A travers ces échanges, on y découvre l'humeur et la vie de deux femmes, les voyages fréquents, les rencontres, les soucis familiers. Tout, elles se disent tout, comme une conversation ininterrompue, elles nous parlent d'elles, de leurs envies et préoccupations. surtout, il y a cet amour qui nait, et qui sera, malgré les incartades, toujours présent. Comme si l'amour ne pouvait être vaincu par ces infidélités admises et révélées. Il y a cette présence, ce message, l'amour existe sous toutes ses formes, il peut s'échapper vers d'autres coeurs, mais revient toujours vers le principal, sans doute qu'il a besoin de ses ramifications, ces sources annexes pour ne pas tarir, et revenir vers la résurgence première, encore plus grand et plus fort. En s'immisçant dans leurs vies privées, on parvient à mieux cerner les personnages, et à comprendre leurs ouvrages, à y extraire une nouvelle sensibilité, et à se laisser guider et glisser plus facilement dans leurs mondes, dans leurs mots.
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ivredelivres
  08 mars 2011
Vingt ans de correspondance, entamée en 1923, elle ne s'achève qu'avec la mort de V Woolf.
Une correspondance qui séduit en raison de la personnalité des deux femmes mais plus encore par le style des lettres, chacun connaît l'art de Virginia Woolf mais le style des lettres de Vita est une surprise, il est magnifique, enlevé, brillant, éclatant. Vita aime la vie, le jeu, les plaisirs et les voyages, ne s'embarrasse pas de fidélité.
Quand elles font connaissance Virginia a atteint une certaine notoriété, elle a déjà écrit trois romans et déjà fait face à trois crise d'aliénation mentale, Vita est en train de devenir un auteur à succès et a déjà publié roman et surtout de la poésie.
Ce n'est qu'en 1925 que commence réellement leur liaison, Vita est impressionnée par la publication de Mrs Dalloway et Virginia sort d'une période d'épuisantes migraines.
De badin le ton des lettres prend une tournure amoureuse puis le ton de la passion. Temps béni vite interrompu par le départ de Vita pour Téhéran où elle doit rejoindre son diplomate de mari, du coup la passion fuse dans les lettres, les mots tendres, mais aussi les affres de la jalousie.
La séparation est plus douloureuse pour Virginia, et les voyages donnent à Vita l'occasion de lettres drôles, alertes, vivantes, elle sait décrire à merveille les lieux traversés, les personnages rencontrés.
Virginia que l'on attend plus réservée sait se défaire du carcan des moeurs de l'époque et fait preuve d'audace épistolaire surprenante
L'une a besoin de protéger, l'autre a besoin de l'être, toujours en proie à l'angoisse et à la peur de la folie.
Mais “La plus longue et la plus charmante lettre d'amour de la littérature” c'est Virginia qui l'écrira, avec la parution d'Orlando dédié à son amour.
C'est la proximité intellectuelle entre les deux femmes qui va permettre à leur relation de passer de la passion à l'amitié amoureuse puis à l'amitié tout court. Vita se tourne vers d'autres amours et grâce à l'argent que lui rapporte ses livres va se consacrer à entretenir, embellir sa propriété de Sissinghurst qui devient le centre de son univers.
Les lettres prendront un tour différent, parfois frivoles et ne dédaignant ni les ragots ni les moqueries sur la société qui les entoure.
Deux femmes sont passionnées par la vie culturelle et intellectuelle de leur temps. Elles fréquentent tout ce qui compte en littérature à l'époque : Thomas Hardy, Aldoux Huxley, D.H Lawrence. Leurs échanges portent souvent sur l'écriture, elles comparent leurs lectures, s'enthousiasment pour Proust.
Virginia Woolf écrit à Vita une dernière fois le 22 mars 1941 quelques jours avant son suicide.
Virginia admirait Vita comme femme et Vita admirait l'écrivain, elles nous donnent à voir cet amour et cette admiration dans leur superbe correspondance.
Lien : http://asautsetagambades.hau..
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critiques presse (1)
NonFiction   27 août 2013
L'exaltante correspondance de la liaison passionnelle entre Virginia Woolf et Vita Sackville-West.
Lire la critique sur le site : NonFiction
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
JoohJooh   12 mai 2014
En outre je ne crois pas que l’on puisse jamais connaître les gens quand ils sont dans leur décor naturel ; on ne les connaît que loin, lorsqu’ils sont délivrés de tout le fatras des petites chaînes et des toiles d’araignée de l’habitude.

(Vita Sackville-West)
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JoohJooh   23 mai 2014
Quand il ne s’agit que de penser, on arrive à farder les réalités, à les surmonter, à expliquer, à excuser. Mais si on écrit les choses, elles se séparent les unes des autres et deviennent disproportionnées et, par suite, un peu irréelles.

(Virginia Woolf)
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JoohJooh   18 juillet 2014
J'aimerais vraiment savoir quelle est la signification de la vie, et quelle place y tient réellement la littérature, eu regard de la divinité ? Je voudrais bien, enfin, me contenter d’accepter les choses, simplement parce qu’elles sont, au lieu de m’ingénier à farfouiller dans leurs origines pour découvrir pourquoi elles sont et de quoi elles sont faites.
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JoohJooh   15 mai 2014
Et voici que vous allez (…) donner des réceptions ! J’assisterai à l’une d’elle (si vous m’y invitez, cela va de soi,) en tant que contraire de fantôme, - qu’entends-je par là ? Quelqu’un qui, au lieu d’être un revenant, est sur le point de partir.

(Vita Sackville-West)
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JoohJooh   18 octobre 2014
Il y a mon cerveau, à présent tout à fait lucide, mais purement sur le plan critique. Il peut lire ; il peut comprendre ; mais si je lui demande d’écrire un livre, il se contente de suffoquer. Comment fait-on pour écrire un livre ? Je ne parviens pas à le concevoir.
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Videos de Vita Sackville-West (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vita Sackville-West

MP 2014-03-18-002-003048BDD2D9.mp4
Payot - Marque Page - Vita Sackville-West - Le Diable à Westease.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature anglaise et anglo-saxonne>Correspondance (9)
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