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Micha Venaille (Traducteur)
EAN : 9782746713529
78 pages
Autrement (30/11/-1)
2.96/5   37 notes
Résumé :
Est-elle vraiment des leurs ? Les Godavary, à vrai dire, ne forment pas une famille très unie. C'est plutôt un commun désir de fuite, une lâcheté sournoise qui les rassemblent... Paola, issue du remariage du défunt Noble Godavary avec une étrangère, préfère pour sa part tenir fermement les rênes du destin, quitte à se débarrasser de toute contrainte familiale - ce que les dernières volontés de son père vont lui permettre de faire, d'éclatante façon.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Fabinou7
  02 avril 2022
Vita Sackville-West prend l'eau
“The death of Noble Gadavary”, ou “Paola” en français, est un court roman ou longue nouvelle, paru en 1932.
L'écrivaine anglaise, dont la liaison avec Virginia Woolf servira d'inspiration au roman de cette dernière “Orlando”, a la réputation d'avoir la plume à fois sensuellement caressante et très aiguisée vis-à-vis de la haute société anglaise.
“je réalisai à quel point le ressentiment que l'on éprouve envers les liens familiaux est au moins aussi fort que ce qui les a construis.”
Dans cette histoire histoire de deuil, d'héritage, les personnages ressemblent plus ou moins à des morts-vivants. La lumière peu flatteuse que jette Sackville-West sur la famille ne nous est pas étrangère. Avec ses incapacités à communiquer, ses membres que le hasard du sang nous fait fréquenter toute notre existence sans jamais (vouloir) les connaître, qui nous paraissent un instant trop semblables que s'en est étouffant et la seconde d'après de parfaits étrangers.
Si l'ambiance est bien installée, l'intrigue est assez chétive, et le lecteur finit, dans cette métaphore aquatique assez mal venue de la dernière partie, submergé par une vague d'ennui et d'insignifiance… on doit reconnaitre à Vita Sackville-West un don pour nous emmener nul part avec grâce et ironie !
qu'en pensez-vous ?
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ElizaLectures
  09 août 2012
Alors qu'il a quitté il y a plusieurs dizaines d'années la demeure familiale pour s'établir à Londres, Gervaise Godavary est rappelé sur les terres de son enfance par la mort de son oncle, Noble Godavary. Dans le vieux manoir perdu entre les lacs et les montagnes du Westmorland (juste au sud de l'Écosse), les membres de la famille Godavary renouent péniblement les liens distendus par les années. Mais rien n'est simple pour un Godavary, pas même une discussion entre frères qui ne se sont pas vus depuis très longtemps. Ils sont tous frappés d'une sorte d'inaptitude aux relations humaines. C'est sans compter Paola, issue du remariage de Noble Godavary avec une Italienne. La jeune femme tranche dans le vif avec son franc-parler et terrorise tout autant qu'elle fascine toute la famille, à commencer par Austen, son demi-frère, héritier du domaine. le frère de Gervaise, Michael, transis devant sa cousine, fait les frais d'une désinvolture déconcertante. La tension est à son comble lorsqu'à l'ouverture du testament, rien ne se passe comme prévu.
Vue comme l'épisode marquant d'un journal intime, l'histoire est racontée par Gervaise, qui tente de mettre des mots sur ce qu'il s'est passé pendant ces trois jours. D'une plume toujours aussi affûtée, Vita Sackville-West décortique avec ironie les handicaps de cette famille d'Anglais bourrés de complexes, incapables de se parler, écrasés par le poids des traditions et, en tout cas pour le héros Gervaise, par l'immensité sauvage de ces paysages. Car lui, plus que tout autre, a voulu fuir cette montagnes désolées dans lesquelles il avait l'impression d'enterrer son âme. Pourtant, en revenant, il se rend compte que rien n'a changé et qu'il a cette terre dans le sang. À partir de l'ouverture du testament, le ton du roman devient presque fantastique. Les événements s'enchaînent dans une sorte de brouillard, pour aboutir à un final où se mêlent le déchaînement des éléments de la nature et la révélation du caractère profond De Paola, errant dans la lande comme une figure fantomatique.
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Nastie92
  13 février 2014
J'ai découvert Vita Sackville-West avec son roman Toute passion abolie, merveilleuse lecture.
Ici, mon impression est nettement plus mitigée.
Le début de cette nouvelle nous plonge dans une ambiance typiquement anglaise comme je les aime. le vieil oncle Noble Godavary est mort, et toute la famille se réunit à la campagne dans la maison familiale. L'ambiance générale, les descriptions des lieux, les différents caractères : j'aime. Puis vient l'ouverture du testament, et à partir de là, tout bascule. On tombe dans une ambiance limite fantastique, qui pour moi vient comme un cheveu sur la soupe, et ne va pas du tout avec le début du récit. Très étonnant, quand on pense que le texte a été écrit en 1932. Certains aimeront peut-être, moi je n'ai pas apprécié.
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Philios
  02 janvier 2021
Gervase a choisi de vivre à Londres, éloigné de sa terre natale, lorsqu'il apprend le décès de son oncle. Il accepte alors de se rendre aux funérailles de celui-ci et de retrouver la vallée brumeuse du nord de l'Angleterre qu'il avait souhaité quitter à jamais. Un retour qui suscite chez lui davantage la détestation que l'amour ; il retrouve réunis à la Grange, la demeure familiale des Godavary, des parents détestés, dont les travers le ramènent à ses propres traits de caractère. Mais au sein du microcosme familial, il découvre aussi sa cousine, née du second mariage de son oncle, l'énigmatique et froide Paola, belle et fascinante autant que dangereuse. En rien semblable au reste de la famille. Peut-on se libérer du poids du carcan familial ? La fuite hors des lieux du fief ancestral est-elle illusoire ? Quelle part d'attachement et de répulsion recèle la terre qui nous a vus naître ? Seule une étrangère sauvage a le pouvoir de faire éclater les murs étouffants édifiés depuis des générations par une famille qui s'est construite sur le non-dit et l'hypocrisie (so British). A travers l'histoire de cette famille, l'auteure semble nous dire quelque chose d'elle-même. Et Paola l'Italienne n'est-elle pas autant la femme objet d'un désir ardent qu'un alter ego outré de Vita, immense héritière éprise de liberté et bousculeuse de conventions… elle-même portant le sang chaud d'origines pas uniquement anglo-saxonnes ? Chacun, exilé ou pas, pourra se retrouver à travers le personnage de Gervase et son ambivalence : rejet de ses origines familiales, ou du moins sentiments ambivalents à leur égard, amour viscéral/rejet des lieux qui l'ont vu grandir, thèmes puissants. Pourtant, « Paola » ne laisse qu'un pâle souvenir une fois le livre lu, malgré le talent narratif de l'écrivain et un ton « moderne ». Est-ce à cause de son format (nouvelle) ou de ses personnages, seulement esquissés, et dont l'antipathie qu'ils dégagent ne laisse place à aucun attachement ?
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soleil
  12 septembre 2015
Noble Godavary est mort. La famille se retrouve dans la demeure de cette campagne anglaise, loin de tout. Gervase est un des premiers à venir pour l'enterrement de son oncle. le vieil oncle, Noble Godavary, s'est marié deux fois. Après avoir eu un garçon, il a épousé une italienne et ensemble ils ont eu une fille. Mrs Godavary, deuxième du nom, dénote dans cette Angleterre qui a peu de points communs avec l'Italie.
Après la procession de sept kilomètres à pieds, avec les ânes, nécessaires pour rejoindre le cimetière, le passage chez le notaire est prévu afin de connaître la succession.
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Mon avis : une ambiance familiale anglaise très bien décrite avec les inimitiés, les amours cachées, les rancoeurs qui plannent.
Ce court roman se termine d'une très étrange façon que je n'aurais pas soupçonnée et qui ne cadre pas du tout avec le reste de l'histoire. Idée très étrange de la part de l'auteur. Je me suis même demandé s'il ne s'agissait pas d'un rêve du narrateur.
Le style et l'écriture sauvent le récit de cette fin bizarre.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Nastie92Nastie92   14 février 2014
De toutes les souffrances qui nous sont imposées, la plus insidieuse, celle qui nous perturbe le plus, est liée à la famille. Car nous n'avons aucun pouvoir de décision, aucune liberté vis-à-vis d'elle, ne serait-ce que parce qu'elle nous associe malgré nous à des êtres que nous n'aurions pas toujours choisis comme amis. Les plus rationnels d'entre nous en arrivent à parler de prédestination mais, sans aller jusque-là, on peut invoquer le hasard. Le simple fait d'être parents fait que nous avons certains traits de caractère en commun. Nos proches connaissent donc nos points faibles : ils ont les mêmes ; ce que nous souhaiterions dissimuler leur est visible, puisque cette impitoyable hérédité nous a rendus transparents.
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Musardise_aka_CthulieLaMignonneMusardise_aka_CthulieLaMignonne   15 juin 2019
C'est un lundi à sept heures que mes avocats me téléphonèrent pour m'apprendre la mort de mon oncle Noble Godavary. Désolés de m'appeler si tard, ils se permettaient de me suggérer de profiter du train de nuit pour être sur place dans le Nord dès le lendemain matin.
En les écoutant me prescrire ce programme, je réalisai à quel point le ressentiment que l'on éprouve envers les liens familiaux est au moins aussi fort que ce qui les a construits.
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Fabinou7Fabinou7   05 avril 2021
“Cela faisait longtemps que j’avais envie de quitter Londres mais je n’arrivais même pas à formuler une demande de congé. Au bureau, j’étais souvent à deux doigts de lancer “au fait, je prendrais bien quelque jours…” puis bizarrement rien ne sortait et je retournais à mes rêveries sans suite de bord de mer et de champs de bruyère.”
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Nastie92Nastie92   13 février 2014
Noble Godavary était peut-être la personne la plus élégante que j'aie eu la chance de rencontrer. Grand et mince, un profil d’aigle, il savait comment s'habiller de manière originale et personnelle sans tomber dans l'excentricité. Ceux qui l'avaient vu porter le tartan, les guêtres et la culotte de cheval, de discrets favoris et le bonnet Glengarry, n'oublieront pas de sitôt cet homme qui incarnait si bien une espèce en voie de disparition, le gentilhomme de l'Angleterre du XIXe siècle.
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berym_berym_   27 juin 2021
De toutes les souffrances qui nous sont imposées, la plus insidieuse, celle qui nous perturbe le plus, est liée à la famille. Car nous n'avons aucun pouvoir de décision, aucune liberté vis-à-vis d'elle, ne serait-ce que parce qu'elle nous associe malgré nous à des êtres que nous n'aurions pas toujours choisis comme amis. Les plus rationnels d'entre nous en arrivent à parler de prédestination mais, sans aller jusque-là, on peut invoquer le hasard. Le simple fait d'être parents fait que nous avons certains traits de caractère en commun. Nos proches connaissent donc nos points faibles : ils ont les mêmes ; ce que nous souhaiterons dissimuler leur est visible, puisque cette impitoyable hérédité nous a rendus transparents.
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Videos de Vita Sackville-West (6) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vita Sackville-West
Je te dois tout le bonheur de ma vie: Virginia & Leonard de Carole D'Yvoire aux éditions Livre de Poche
« Bloomsbury m?enchante, il est la vie même. » Dans un récit inédit, vivant et abondamment illustré, Carole d?Yvoire raconte les premières années et la rencontre de deux êtres fascinants : Virginia Stephen et Leonard Woolf, dont l?union sera symbolisée en 1917 par la naissance de la maison d?édition Hogarth Press. Sont ainsi célébrés dans ce texte émouvant une période activité artistique foisonnante et ceux qui, face au tragique, choisissent l?affirmation de la vie, d?une « vie intense et triomphante ». Inclus : des extraits de lettres, une nouvelle de Virginia Woolf et une nouvelle inédite de Leonard Woolf.
https://www.lagriffenoire.com/98459-divers-litterature-je-te-dois-tout-le-bonheur-de-ma-vie.html

Virginia et Vita de Christine Orban aux éditions Livre de Poche
1927. Virginia Woolf vient de publier La Promenade au phare. Elle vit une passion tourmentée avec Vita Sackville-West dont le célèbre château paternel de Knole se situe tout près de Monk's House, la modeste demeure de Virginia et de son époux, l'éditeur Léonard Woolf. La fascination qu?elle ressent pour Vita, l'abîme entre sa vie bohème et le faste de l'excentrique aristocrate vont donner naissance à l?une de ses ?uvres maîtresses, Orlando. Dans Virginia et Vita, où tout est dit de la passion et de la jalousie, Virginia Woolf est à son tour transformée en personnage de roman. Christine Orban évoque avec subtilité la complicité de deux femmes exceptionnelles, puissantes et fragiles qui conjuguent à leur manière amour et création littéraire.
https://www.lagriffenoire.com/6842-divers-litterature-virginia-et-vita.html
Vous pouvez commander Je te dois tout le bonheur de ma vie: Virginia & Leonard et Virginia et Vita sur le site de la librairie en ligne www.lagriffenoire.com
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