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Michel Delon (Éditeur scientifique)
EAN : 9782070423194
117 pages
Éditeur : Gallimard (30/04/2002)

Note moyenne : 3.25/5 (sur 51 notes)
Résumé :
Herman et la noble et fière Ernestine, deux jeunes amoureux, sont aux prises avec des libertins prêts à tout - même au crime - pour assouvir leurs désirs. Le comte Oxtiern, scélérat et débauché, et sa complice, Mme Scholtz, veuve au tempérament enflammé, ne reculent devant aucun mensonge, aucune vilenie. Mais le crime triomphe-t-il toujours ? La pureté et l'amour ne peuvent-ils vaincre le vice ?

Une nouvelle ambiguë où victimes et bourreaux sont liés ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
le_Bison
  20 juin 2013
Ernestine
J'en ai connu des comme toi
Un peu plus fines
Un peu moins sûres de leur loi
Elle est magnifique, sublime même, à faire chavirer les coeurs des plus nobles ou des plus purs. Dans quelle catégorie me trouve-je ? Pas celle des Nobles avec Majuscule, mais mon coeur est pur, tout comme mon âme. Je suis à ses pieds, désire son corps et son coeur. Ernestine
Mais voilà mon problème : Ernestine n'en pince que pour le malheureux caissier Herman. Ils se sont promis. Et le colonel Sanders approuve cette future liaison. Ernestine, je l'inviterai bien au KFC de la Place Clichy.
Parfum de Chine
Ou bien de n'importe quoi
Et ton Austin
Qui of course ne démarre pas
Ernestine, Ernestine au charme si envoutant, que le comte Oxtiern s'en est amouraché. Fier et riche le noble, elle ne peut résister à sa prestance ou à sa fortune. Il en va de soit. Toute ressemblance avec certains puissants de ce monde actuel ne serait pas fortuite, juste prémonitoire. Impensable qu'elle ne succombe pas. L'amour pur serait-il au-dessus des considérations bourgeoises et des arrangements copulatoires ?
Dors c'est mieux
Ou alors cherche des yeux
Le prochain clown qui te guette
Ernestine, Ernestine. Écrit en 1800 par le marquis de Sade, cette courte nouvelle m'apparut presque contemporaine. Et si je me faisais une autre idée du ‘sadisme' littéraire, ce premier texte du marquis que j'ai l'honneur de lire m'a séduit. Ce n'est pas une question de libido car le sadisme n'est point ici, tout comme le masochisme. Mais c'est un conte cruel, pour un comte cruel, sur les rapports ‘amoureux' de cette fin du XVIIè (siècle pas arrondissements, même si avec la Place de Clichy, j'y suis en plein dedans). Un brulot incandescent envers la bourgeoisie de cette époque.
Passe les nuits
Chasse les bruits
Il y en a d'autres qui te suivent.
Ernestine, Ernestine. Une Madame Scholtz perfide en cougar d'un âge avancé, un comte immorale sans vergogne dans les hautes sphères de la Société, un colonel Sanders partagé entre l'amour pour sa fille, et le désir d'approcher, d'accrocher le pouvoir, un jeune homme, Herman, symbole du prolétariat qui se fait démonter par les manigances des Grands de ce monde et Ernestine, Ernestine
Tu entends des voix, reste digne !
« Ernestine » ou le noir désir de Sade.
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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marcanciel
  17 mai 2010
Encore un que je voulais me faire depuis bien longtemps: le divin marquis... Je ne le connaissais que de réputation, comme tout le monde et je m'attendais donc à un festival de fesses et de perversités sans nom... Hé ben que dalle!!!!
Le livre est court, très court. Et sur l'ensemble du livre il y a en tout et pour tout une et une seule relation sessouelle que je vais de ce pas vous recopier. Oui je suis un fou, je suis un dingue, j'ai pas peur de me faire censurer, virer de bloguez.com et trainer devant les tribunaux pour avoir mis des horreurs devant les yeux de chtis enfants! Attention, vous êtes prêts? "Tout précipite alors les perfides projets d'Oxtiern... il saisit cette malheureuse, et, sans effroi pour l'état où elle est, il ose consommer son crime, il ose faire servir à l'excès de sa rage la respectable créature que l'abandon du ciel soumet injustement au plus affreux délire. Ernestine est déshonorée sans avoir recouvré ses sens;" Voilà, je l'ai fait! Oui je sais, c'est abominable et je vais sans doute, comme le Marquis himself, me retrouver en prison pour ce geste totalement immoral, mais j'assume!
Lien : http://marcanciel.over-blog...
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LPL
  02 juin 2014
On associe bien trop souvent - et à tord! - l'indomptable Marquis de Sade à ses écrits de libertin. A tord, car outre la célèbre "Philosophie dans le boudoir", il y a toute une oeuvre, restée trop méconnue, traitant de l'homme et de sa nature, de sa grandeur et de ses travers. Une oeuvre qui confronte la pureté des êtres à la perversité des autres, et dont on sent, à sa lecture, que rien n'a trop changé de notre humanité.
Ernestine - cette courte nouvelle qui se lit d'un trait et qui situe l'intrigue dans le royaume de Suède - fait partie de cette oeuvre, faisant l'éloge de l'amour dans ce qu'il a de plus pur. La question est de savoir s'il peut vaincre face à l'adversité, au calcul et à la manigance. Et s'il ne le peut point, comment agira la justice des hommes? Et quelle place tiendra celle du coeur?
Sade écrit Ernestine à l'aube du 19ème, peu avant son incarcération à Charenton où il finit sa vie dans la promiscuité et la misère. Il pose en creux une réflexion sur les institutions de son époque, et surtout sur les caractères et les penchants des hommes. Et bien qu'au 21ème siècle, l'histoire puisse nous paraître un peu désuète, les idées qu'elle déploie et qu'elle éveille dans l'esprit du lecteur n'ont pas perdu en intérêt. Car dans mille ans encore, nous n'aurons pas cessé de nous poser les mêmes questions...
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zagzaguel
  31 janvier 2015
Première incursion du côté de chez Sade, cette nouvelle est bien écrite et l'on comprend le sadisme par le biais des deux personnages qui ne vivent que pour faire mal aux autres.
Ici pas de sexualité outrancière, mais une psychologie ciselée des personnages: les vices de la méchanceté gratuite se terrent au fond d'eux.
L'intrigue rappelle celle des liaisons dangereuses, mais ce n'est pas grave. On entre vite dans l'histoire et l'on plaint la pauvre Ernestine tombée dans cette toile d'araignée qu'est la manipulation et le jeu. Car finalement, ici, c'est un jeu d'être mauvais.
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AmandineMM
  15 août 2011
C'est la première oeuvre du divin marquis que j'avais lue et je me souviens avoir pensé: "ce n'est que ça, Sade?" Comme l'ensemble des nouvelles des Crimes de l'amour, celle d'Ernestine est très épurée et très "sage" par rapport à d'autres de ses oeuvres. Bien plus que le sadisme, c'est la cruauté qui y règne: non plus celle de la fatalité comme dans Florville et Courval, mais celle de deux personnages. Je ne les qualifierais personnellement pas de deux libertins, mais ils s'en approchent par leur goût de la séduction et par leur ruse. Il faut dire que la tâche n'était guère très difficile face aux naïfs et innocents amants, Ernestine et Herman.
Le manichéisme est très marqué dans cette oeuvre dont la fin est un peu trop morale à mon goût. Néanmoins, le dénouement n'en reste pas moins surprenant et très bien amené par le marquis de Sade.
Une bonne nouvelle.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   08 juin 2013
- Mon ami, dit à cela Mme Scholtz, je connais votre cœur comme vous-même ; il serait impossible que votre éloignement pour moi fût aussi marqué, si vous ne brûliez pas pour une autre ; quoique je ne sois plus de la première jeunesse, croyez-vous qu'il ne me reste pas encore assez d'attraits pour trouver un époux ? Oui, Herman, oui, vous m'aimeriez, sans cette créature que j'abhorre, et sur laquelle je me vengerai de vos dédains. Herman frémit.
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ElviraElvira   14 décembre 2011
Cependant elle sonne, cette heure funeste du départ ; pour deux coeurs véritablement épris, quelle différence y a-t-il entre celle-là et celle de la mort ? On dirait, en quittant ce qu'on aime, que le coeur se brise, ou s'arrange ; nos organes, pour ainsi dire enchaînés à l'objet chéri dont on s'éloigne, paraissent se flétrir en ce moment cruel ; on veut fuir, on revient, on se quitte, on s'embrasse, on ne peut se résoudre ; le faut-il à la fin, toutes nos facultés s'anéantissent, c'est le principe même de notre vie qu'il semble que nous abandonnions, ce qui reste est inanimé, ce n'est plus que dans l'objet qui se sépare qu'est encore pour nous l'existence.
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AdrasteAdraste   18 août 2014
Le philosophe qui court le monde pour s'instruire, doit s’accommoder de toutes les mœurs, de toutes les religions, de tous les temps,de tous les climats, de tous les lits, de toutes les nourritures, et de laisser aux voluptueux indolent de la capitale ses préjugés... son luxe... ce luxe indécent qui, ne contentant jamais les besoins réels, en crée chaque jour de factices aux dépens de la fortune et de la santé.
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LPLLPL   02 juin 2014
La prison d'un homme dédommage-t-elle la société des maux qu'il lui a faits? ... Il faut le rendre libre, cet homme, si l'on veut qu'il répare, et, dans ce cas, il n'en est aucun qui ne le fasse, il n'en est pas un seul qui ne préfère le bien à l'obligation de vivre dans les fers.
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LPLLPL   02 juin 2014
Ce n'est pas toujours par les voies tyranniques, et par d'affreuses vengeances, que l'on peut ramener et contenir les hommes.
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Videos de Marquis de Sade (25) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Marquis de Sade
Simone Debout, née en 1919, reçoit Mediapart chez elle, à Paris (XIVe), pour évoquer Charles Fourier (1772-1837), comparé à Sade, à l'occasion de la publication (chez Claire Paulhan) d'un ouvrage remarquable : « Simone Debout & André Breton – Correspondance 1958-1966 ». Entretien réalisé par Antoine Perraud (décembre 2019)
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