AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2081336502
Éditeur : Flammarion (07/01/2015)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 58 notes)
Résumé :
Un vieux prof d'Histoire précolombienne, Javier Leonardo Borges, rendu soudain fringant par une mystérieuse découverte ; son collègue stambouliote qui fouine dans les mosquées à la tombée de la nuit ; un manuscrit turc du xvie siècle dans lequel, anachronisme insensé, une déesse aztèque se pavane ; et un sultan, Suleyman le Magnifique, qui confie pour la première fois son terrible secret. Leur point commun ? Être au coeur d'une incroyable supercherie dont la révélat... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Annette55
  27 août 2015
Quand le vieux professeur Borges, spécialiste d'histoire précolombienne, se décide à mettre le nez dans une liasse de papiers envoyés par un confrère , il n'imagine pas du tout tenir entre les mains les débuts d'une découverte historique bouleversante....Un anachronisme réveille sa curiosité endormie par des années innombrables de recherches académiques....
Comment Coatlicue, déesse aztèque de la fertilité, peut- elle figurer dans un manuscrit turc daté d'une époque, oú personne dans l'Empire Ottoman, n'avait encore entendu parler des aztèques?
Avant de révéler cette abracadabrante explication, le vieux professeur Argentin demande au professeur Hakan, son collègue stambouliote de fouiner dans les mosquées à la tombée de la nuit.....c'est là qu'il découvre et finit par dénicher ( dans les allées du grand Bazar, aux recoins cachés de la Basilique Sainte- Sophie )l'étrange manuscrit qui,décrypté, confirmera l'hypothèse folle de Borges:
Le jeune prétendant au trône Aztèque, aurait été, dans le plus grand secret , envoyé en Occident, à la veille du massacre de son peuple par le conquistador Cortes.
Et si Cuauhtemoc, le dernier empereur Aztèque , avait réussi à fuir et à survivre?
C'est un récit à la croisée du récit d'aventures et du conte oriental, historico- burlesque, drôle , ludique, un peu déjanté, brillant, particulièrement érudit.....
On dirait une partie d'une thèse de cette jeune auteure ?
Un clin d'œil humoristique à l'histoire, un voyage dans le temps à l'époque Azteque et Ottomane ....
Le style est imagé, vif, fluide, bourré de références littéraires: Senghor, Rabelais, Sophocle, Loti , Yourcenar.....et l'intrigue est bien menée...
Pourquoi ne pas avoir confié cette histoire à un dessinateur car le dessin en aurait augmenté l'intérêt ?
Extrait : "il fallait bien reconnaître que tous les grimoires qui auraient pu- d'une façon ou d'une autre- présenter un quelconque intérêt avaient déjà été consultés, répertoriés et recensés . Et critiqués. Et reconvoqués pour établir la critique de la critique. Et la suivante...l'argentin se tiendrait tranquille s'il avait
Quelques "vieux " papiers inédits à ingérer et à digérer ....."
Un livre réussi qui nous mène en bateau brillamment....mais ce n'est que mon avis, bien sûr.....
.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          370
Under_the_Moon
  15 avril 2015
C'était un pari très risqué pour moi de lire ce roman. Peut-être parce que la première raison qui m'y a poussé est qu'il réunit 2 sujets qui me plaisent beaucoup - la chute de l'empire aztèque et le règne du sultan Soliman - ou peut-être parce que la présentation peu convaincante qu'en a fait François Busnel à la Grande Librairie pouvait laisser penser que le véritable attrait de ce livre n'était autre que je joli minois souriant de son auteur.
Si on rajoute à cela le fait que l'humour est un exercice très périlleux difficile à faire et à apprécier… Je m'attendais à tout et n'importe quoi.
Et en effet les deux tiers du roman m'ont agacée car le récit est tellement loufoque que j'ai eu l'impression de livre un mélange hybride entre les enquêtes de l'inspecteur Clouzot, les souvenirs de vacances cuculs remaniés dans une rédaction type sujet d'imagination d'une lycéenne avec des clichés en veux-tu en voilà parfois beaucoup trop gros et trop faciles pour que je puisse en rire.
Quelques exemples :
* "Il s'attarde sur ses yeux de Kaaba, […]"…mouais ….
* " du fin fond de de sa nuit portègne, il tomba sur Hakan mêlé au brouhaha assommant du Grand Bazaar. […] Il pourrait à présent écouter ce que son ami cherchait à lui annoncer […]. mais c'était compter sans les voies d'Allah impénétrable à l'Homme. Hakan avait complètement évacué l'heure de l'adhan de son esprit." … j'ai fait court mais avec quelques détails en moins, j'aurais mieux apprécié la légèreté et le comique de la situation.
Enfin bon. Comme je l'ai dit plus haut, il faut garder en mémoire que l'humour est un exercice difficile et qu'en plus ceci est un premier roman. Qui plus est, premier roman qui n'a pas que des défauts. Mélanie Sadler se moque avec brio et avec beaucoup de vérité du caractère extrêmement hautain dont font preuve certains professeurs d'universités (et les français sont loin d'être en reste…) qui s'acharnent à nous montrer que la terre n'est pas assez grande pour les porter. Et avouent "en cachette" quelques minutes plus tard qu'ils sont frustrés de voir le fruit de leurs recherches si passionnantes et leurs compte-rendus si soporifiques totalement ignoré des "masses" qu'ils dominent de leur (ego d') intelligence.
Ce roman est très court, complètement loufoque où l'historienne tourne en dérision la trop grande dévotion religieuse dont beaucoup de civilisations ont fait preuve au cours de l'Histoire. Comme ici par exemple :
"Ce jour-là, un pacte fut scellé sous les yeux d'Allah et de Huitzilopochtli, dans la confusion sans queue ni tête des siècles. "
Ce n'est pas, à mon sens, le roman de l'année ni même un "coup de coeur de librairie" mais ce fut une lecture assez sympa qui métreraient d'être lu par les étudiants en histoire car il montre très bien le "problème" de l'historiographie (loin d'être une science exacte). Ce qui devrait en amener plus d'un à une qualité essentielle que devrait avoir tout chercheur : la modestie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          240
Bigmammy
  15 février 2015
Un conte des mille et une nuits : voici une histoire à dormir debout dans laquelle on entre comme à la suite d'Indiana Jones ou du Professeur Langdon … Cependant, les héros contemporains ne ressemblent en rien ni à Harrisson Ford ni à Tom Hanks : binoclards, rats de bibliothèques, ils enseignent et font des recherches, fureteurs fatigués dans les monceaux poussiéreux de vieux grimoires, pas dotés pour deux sous ni d'un fouet véloce ni d'une force musculaire leur permettant de s'extraire des pires situations. Et pourtant …
Nous suivons avec passion la quête de Javier Léonardo Borges – professeur émérite (c'est-à-dire retraité) à l'Université de Buenos Aires - et de son correspondant d'Istambul, le professeur Hakan. Car l'un comme l'autre préparent un colloque sur les dirigeants politiques des XVème et XVIème siècle, à partir de documents inédits.
Et voici que, compulsant un texte ottoman orné d'enluminures – un péri – Borgès fait une découverte bouleversante. Il ne comprend pratiquement rien au texte mais l'illustration l'intrigue : il croit y déceler, mais non, il en est certain, une image caractéristique de l'iconographie aztèque : une jupe faite d'un faisceau de serpents, la représentation de la déesse de la terre Coatlicue. Comment un artiste ottoman pouvait-il choisir en 1520 le motif d'un être mythologique aztèque ?
De part et d'autre de l'océan, les deux savants sont persuadés détenir la clé d'une énigme dont la révélation sera aussi spectaculaire que novatrice. Nous les suivons pas à pas dans leur recherche, grâce au style acéré, plein de malices et de références discrètes, au scénario farfelu mais jouissif de la jeune écrivaine qui nous livre ici son premier roman.
Je ne connais pas Mexico et hélas n'aurai jamais assez de vie pour découvrir ce que devint Tenochtitlan, mais je me situe parfaitement dans les ruelles du vieil Istamboul, entre le palais de Topkapi et la somptueuse mosquée Suleymaniie, dans le Grand Bazar comme parmi les échoppes odorantes du bazar Egyptien. Avec ce livre ramassé, je traverse la Méditerranée pour assister au siège d'El Djazaïr par Charles Quint, je participe aux offres de soutien mutuel entre François Ier et Soliman le Magnifique, un de mes héros de jeunesse …
Un livre drôle, parfaitement écrit, un polar qui ressemble à une pochade pleine d'imagination, l'antithèse du choc des civilisations, en résumé : un régal !

Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          150
DOMS
  24 août 2015
Quand Javier Leonardo Borges, un vieux professeur d’histoire précolombienne de Buenos Aires fait une découverte inattendue dans les documents que vient de lui envoyer Hasan, son acolyte Turc, le voilà prêt, lui le sédentaire blasé, à retourner la terre pour comprendre, trouver des preuves et enfin connaître la gloire qu’il mérite.
Ce qu’il vient de découvrir bouleverse la totalité des recherches et des parutions qu’il a produit depuis le début de sa carrière. Quelle histoire cette rencontre improbable d’une déesse aztèque et du palais de Topkapi, quel bouleversement de l’Histoire peut être ? Une présence précolombienne dans l’univers du sultan Suleyman le magnifique ? Le dernier des empereurs aztèques serait parvenu à échapper à Cortés, aurait traversé l'océan et réussi à rejoindre le palais du sultan à Constantinople ?
Mêlant habilement de chapitre en chapitre, les aventures des deux chercheurs, et le récit passionné de Roxelane, la belle prisonnière du Harem qui a su conquérir le cœur du sultan, Mélanie Sadler nous emporte dans un récit rocambolesque et plein d’humour que l’on pourrait aisément imaginer en BD.
« Comment les grands de ce monde se promènent en bateau » est certainement de la fantaisie littéraire écrite avec beaucoup d’humour et d’érudition, un clin d’œil à l’Histoire, de France, de Turquie et précolombienne, mais pas seulement. Car en fermant ces pages, j’avoue je me pose quelques questions sur la crédibilité de certaines recherches, la possibilité de supercheries, la possibilité de détecter de faux ou au contraire de véritables documents. Sans parler de la possibilité pour d’adroits faussaires de mener en bateau quelques vieux chercheurs insatisfaits de leurs carrières d’universitaires, à l’image de ce J.L .Borges, qui n’a rien d’un auteur de fiction (allusion bien sûr à Jorge-Luis Borges, auteur que j’affectionne particulièrement pour entre autre son roman Fictions)

Lien : https://domiclire.wordpress...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
clolect
  10 janvier 2015
Javier Léonardo BORGES, est un vieux professeur d'histoire de la faculté de Buenos Aires. Il s'ennuie et s'étiole quand le hasard le place face à une curieuse découverte ou plutôt un anachronisme de l'Histoire : comment Coatlicue, la déesse aztèque de la terre peut-elle se trouver sur le dessin d'un « peri » sorte de manuscrit illustré de 1520 et porter une référence à la conquête des Amériques , alors même que l'empire aztèque n'est pas tombé face aux troupes armées menées par l'espagnol Hernan Cortès ?
Plus qu'émoustillé par cette découverte Il se lance alors aidé de son homologue Hakan à Istanbul dans une recherche quasi policière …
Dans un style très enlevé, porté par une écriture vive et malicieuse , nous cheminerons vers une vérité bien imaginative !!
Ou l'on découvre que Cuauhtémoc le dernier empereur n'est sans doute pas mort en 1524!
Ou l'on comprend comment la représentation de la déesse de la terre peut se trouver sur ce parchemin !
un roman extrêmement bien monté,une intrigue quasi policière très dense, au rythme soutenu ! une écriture alerte et sautillante, moderne et érudite à la fois .
L'auteur parvient à conjuguer imagination, érudition, beauté de la langue et esprit romanesque pour le plus grand plaisir du lecteur
un roman qui demande aussi des références et des connaissance historiques .
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          90

critiques presse (1)
Lexpress   27 janvier 2015
Au départ de ce récit historico-burlesque imaginé par Mélanie Sadler, le dernier des empereurs aztèques qui a échappé à Cortès arrive à Constantinople. L'intrigue, dans laquelle l'érudition le dispute à l'humour, est menée tambour battant.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
clolectclolect   10 janvier 2015
il observait les poissonniers ouvrir les bêtes d'un coup vif, plonger les mains entre les tripes et les viscères, en retirer des morceaux, en couper d'autres, emballer les uns, jeter les autres...un vertige le prit. Il n'aurait pas pu dire si c'était la vue ou l'odeur de cette boucherie qui lui soulevait le cœur ou si cette nausée profonde naissait d'une épiphanie étrange, d'un parallélisme choquant entre le travail de ces hommes et son propre métier de chercheur. Depuis des semaines à présent il évidait des archives, éventrait des manuscrits moisis pour qu'ils lui fournissent quelque chose de comestible.Il se sentit soudain bien humble au milieu de cette fête foraine de nageoires et d'écailles.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Under_the_MoonUnder_the_Moon   12 avril 2015
Après plusieurs détours qui se voulaient des raccourcis, des rencontres malencontreuses, et des erreurs d'interprétation, il arriva à Tenochtitlan. Avec un peu de retard. Une petite dizaine d'années après son départ d'Hispaniola, en somme. Les mauvaises langues le soupçonnent d'avoir traîné en chemin auprès d'une Amazone de Calafia. D'autres jurent que des chroniques du XV° siècle mystérieusement disparues évoquent son séjour prolongé sur les terres d'un certain Don Diego de la Vega. La crédibilité de ces écrits semble toutefois difficile à attester. Tout un champ d'investigation reste encore à explorer sur l'épopée de Manicatex, et fera très certainement l'objet de nombreuses thèses parmi les fils spirituels de J. L. Borges.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
Under_the_MoonUnder_the_Moon   13 avril 2015
Mais Dieu devait commencer à se lasser de ce blanc-bec [ Cortés] qui n'était plus de la première fraîcheur. Il ne montra pas même un semblant de clémence, et celui qui avait témérairement mis à sac le Nouveau Monde et l'Ancien mourut sans gloire ni gloriole, dans son lit, d'une méchante dysenterie.
Commenter  J’apprécie          150
Under_the_MoonUnder_the_Moon   10 avril 2015
Alors que le monde reprenait son va-et-vient incessant, Allah et son serviteur néophyte veillaient. Le silence qui régnait était celui d'une bibliothèque désaffectée. D'un entrepôt sans livres encore tout travaillé de leur présence. Les mots qui ont saturé un tel endroit pendant des années de lecture n'ont pas réellement disparu. Ils planent. Quelque chose de sacré persiste comme une odeur qui a imprégné les murs.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
Under_the_MoonUnder_the_Moon   06 avril 2015
[…] les causes de la conquête : la connerie colonisatrice des Européens et leur cupidité sans borne. Sans vouloir les dédouaner, nous devons préciser cependant qu'à l'époque la terre était peuplée de bandes barbares bien éloignées du raffinement de notre civilisation contemporaine et que leurs loisirs de sauvages e résumaient grosso modo à aller se trucider les uns les autres.
Commenter  J’apprécie          90
Videos de Mélanie Sadler (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Mélanie Sadler
Vidéo de Mélanie Sadler
autres livres classés : aztèquesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Compléter les titres

Orgueil et ..., de Jane Austen ?

Modestie
Vantardise
Innocence
Préjugé

10 questions
14954 lecteurs ont répondu
Thèmes : humourCréer un quiz sur ce livre