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ISBN : 2756101869
Éditeur : Léo Scheer (20/05/2009)

Note moyenne : 4.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Paris, un mois de juillet étouffant. Verlaine s’éveille péniblement. Ligoté et bâillonné dans son propre appartement. Au cœur de cette atmosphère lourde et moite, il voit émerger de l’ombre Anabel, qu’il a quittée deux mois plus tôt sans explication.
Le temps est venu pour elle de parler. Pour lui, dévoré par la frustration et réduit à répondre silencieusement, celui de l’écouter. Commence alors un étrange face à face. Et tandis que la séquestration avance c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Mamzelle
  19 juin 2009
Adorer n'est pas aimer.
L'adjectif “adorable” a ce petit quelque chose de mignon, de fraternel, de gentil, de léger qui plaît d'abord et exaspère ensuite. Quelle femme amoureuse aurait envie de n'être qu'adorable?

Quand Verlaine ouvre les yeux, il est bâillonné et ligoté sur le fauteuil en rotin qui siège dans son propre salon. En face de lui se dessine la silhouette d'Anabel, qu'il a quitté 2 mois plus tôt.
S'engage alors un huis clos des plus troublants puisqu'Anabel, pour la première fois depuis qu'elle le connaît, va prendre le contrôle de leur relation, étant la seule à pouvoir parler et lui étant condamné à l'écouter.
Avec ce face-à-face moite, sensuel, un peu anxiogène, Dahlia évite le piège en évoquant des références BDSM très évidentes (liens, domination…) sans en faire le pivot de l'histoire et sans perdre de vue le fil rouge qu'est la question de l'abandon total.
En effet, la peur de la perte de contrôle que nous connaissons ou avons tous connu un jour, cette peur-là qui nous fait parfois agir au nom du “moindre mal”, cette peur qui ne nous fait parfois accorder à l'autre que de simples miettes, cette peur n'est-elle pas le dernier rempart à abattre ou à laisser s'abattre?
Anabel et Verlaine ne sont pas des individus extraordinaires, ils n'ont pas une histoire extraordinaire et c'est ceci qui rend ce livre touchant.
La profondeur que Dahlia a su accorder aux personnages, nous faisant tour à tour les trouver bourreau et victime, de façon presque alternée, fait effet d'un miroir parfois même dérangeant.
Adore” s'avère donc être un premier roman très prometteur de la part d'une jeune femme qui a souvent eu à justifier son “écriture d'Internet”.
Certes, le style gagnerait en légèreté s'il y avait moins d'images, moins de métaphores qui, si elles font travailler l'imagination du lecteur, le détourne un peu de sa lecture et la rend plus difficile, plus lourde.
De plus un véritable débat s'engagera (et il s'est déjà engagé) sur la pertinence de la fin du livre en regard du déroulement et du ton donné tout le long. D'ailleurs, pour ma part, je n'y adhère pas.
Finalement, Dahlia nous livre ici un premier roman qu'on sent sortir de ses tripes, un premier roman que l'on retiendra pour l'originalité du traitement du huis clos, pour la moiteur qui transpire à travers les pages, pour l'empreinte des deux personnages et pour la maîtrise du récit qui arrive à contrebalancer une forme un peu trop riche.
A dévorer sur fond de soirée orageuse, littéralement.
Lien : http://lesplumesdaudrey.fr
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becdanlo
  19 juin 2009
C'est souvent un rêve: pouvoir bâillonner son interlocuteur afin de lui faire entendre raison, à plus forte raison quand il s'agit d'une rupture mal consommée. En partant de cette situation, on découvre l'histoire d'Anabel et de Verlaine dans de longues scènes où les dialogues ne sont pas directs. Anabel jouira du pouvoir des mots et Verlaine, qui ne peux pas parler, mais dont on entendra quand même en voix off les répliques « muettes ». En fait nous sommes très proches d'une correspondance. J'ai eu un peu l'impression de lire un condensé des Mille et une Nuits quand Shéhérazade fait l'éducation du roi Shâhriyâr tout en sauvant sa vie chaque nuit. Shâhriyâr était également bâillonné par le verbe de la conteuse. Dans Adore, Anabel ne dispose que de vingt quatre heures pour sauver son couple et éduquer Verlaine.
« Parle-moi » demande enfin Anabel en libérant Verlaine.
«...si tu savais comme j'avais peur de toi... c'est effrayant d'être face à quelqu'un qui nous touche plus qu'on ne le croit... j'avais si peur de te perdre que je préférais te perdre tant que je pouvais encore le décider... »
Comme les secrets de famille qui peuvent perturber plusieurs générations après, les mots absents, les non-dits peuvent tout autant perturber nos relations dans le présent.
Par son huis clos, en partie bouche cousue, Adore pourrait être une pièce de théâtre, un long monologue... si ce n'étaient quelques sorties en extérieur, ce que l'auteur appelle des « rewinds ». Et je dois dire que la scène de la première rencontre entre Anabel et Verlaine dans une librairie est un véritable régal, drôlement bien menée. Une rencontre de rêve, magique, de celle qui noue les destins... dans le quotidien.
Adore sort dans la nouvelle collection M@nuscrits des Editions Léo Scheer, un vivier de jeunes talents.
Ce premier roman de Dahlia est un coup de maître pour cette jeune auteur, gageons qu'elle saura encore nous « émerveiller » par ses histoires.

Lien : http://becdanlo.blogspot.com/
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tomppa_28
  22 février 2013
Adore, de Chloé Saffy (initialement publié sous le pseudonyme Dahlia) est un petit roman, paru en 2009 dans la collection M@nuscrit des Éditions Léo Scheer. À force de faire des recherches autour de ce texte et de son auteur, on ne peut s'empêcher de mettre les pattes dans les eaux stagnantes et troubles de la toile, où les polémiques et les règlements de compte sont légions, au point de donner l'impression que celles et ceux qui les hantent ne font que tourner autour d'eux-mêmes, avec leurs argumentaires ruminés ad nauseam et leur refus obstiné de céder au moindre argument de la partie adverse, tous rangés derrière l'actuel chef de file, le tout à l'allure d'une tarentelle débridée qui ne ferait que mieux répandre, au lieu d'évacuer, le poison dans le corps de la victime. Ainsi, tout le monde, ou presque, connaît la violente polémique qui a opposé Lise-Marie Jaillant, sans doute mieux connue sous le pseudonyme de Wrath, et les Éditions Léo Scheer, au sujet, entre autres, de la collection M@nuscrit, créée par ELS en octobre 2008 et qui a vu la publication de quelque treize titres dans les deux ans et demi à peu près de son existence. Polémique dans laquelle ont été impliqués Chloé Saffy et son roman et dont une bonne partie semble inspirée par l'envie et la jalousie devant le fait de voir son texte publié de préférence à d'autres.
La suite dans la Bauge Littéraire : http://postlucemtenebrae.eu/?p=5406
Lien : http://postlucemtenebrae.eu/..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
becdanlobecdanlo   15 juin 2009
Ses talons claquent sur les pavés de la rue de Rivoli. Anabel inspire, expire l’haleine de la nuit. Bientôt elle sera chez elle, elle boira un thé avec sa colocataire devant la télévision, elle ira se démaquiller, retirer ses chaussures à talons, ses bas, son string de dentelles encore humide, son soutien-gorge, ses vêtements noirs. « Tu es adorable, tellement adorable. » Alors qu’elle approche de la colonne de la Bastille, Anabel se demande si c’est bien d’être adorable, si cela ne suffirait pas d’être seulement aimable, mais de l’être "vraiment".
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