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EAN : 9782803655588
104 pages
Éditeur : Le Lombard (09/02/2018)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 29 notes)
Résumé :
En phase terminale, la belle-mère d’Allan lui demande de lui ramener un marabout de son pays. Bon-gré-mal-gré, Allan s’exécute et se confronte à la famille, aux traditions qu’il a jadis rejetées. Un récit lourd de sens sur le traumatisme d’un exil.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  18 mars 2018
D'origine libanaise et marié à Prune, Allan vit depuis plusieurs années à Paris. Malheureusement, depuis quelque temps, il veille sur Thésée, sa belle-mère, atteinte d'un cancer en phase terminale. Très attentionné et dévoué avec elle, il essaie de la soulager au mieux, tente de lui remonter le moral, lui prodigue des massages apaisants, lui prépare des petits plats. Sa vie est aujourd'hui à Paris, dans cette famille qu'il s'est reconstitué, fuyant ses origines et son pays, allant jusqu'à refuser autant que faire se peut les appels de sa soeur restée au Liban. Une situation qui créé quelques tensions entre Prune et lui d'autant que l'ambiance devient de plus en plus tendue au vu de l'état de santé de Thésée qui s'aggrave. Un soir, elle lui parle de Hussein, un marabout qui fait des miracles au Liban. Elle lui demande alors d'aller le voir...
Peut-on réellement faire table rase de son passé ? Peut-on oublier d'où l'on vient ? Renier ses origines, son pays, sa culture, ses traditions et jusqu'à sa propre identité ? Autant de questions que soulève cet album en retraçant le parcours d'Allan. Fort bien intégré dans son pays d'adoption et sa belle-famille, rejetant catégoriquement tout ce qui attrait au Liban, Abel, qui se fait appeler dorénavant Allan, devra pourtant y retourner pour exaucer sûrement l'un des derniers voeux de sa belle-mère. Au cours de ce périple, l'on apprend peu à peu les raisons qui l'ont poussé à fuir. Lui-même d'origine libanaise, l'auteur, Joseph Safieddine dépeint, avec force et sensibilité, le traumatisme d'un exil et le portrait d'un homme tourmenté, déchiré entre deux patries. Graphiquement, Kyung Eun Park, de par son trait tout en finesse, nous offre de magnifiques et dépaysants paysages libanais d'autant que la palette de couleurs oscillant entre le vert/ocre pour le jour et le rose/violine pour la nuit nous plonge dans des ambiances particulières.
Une chronique sociale touchante...
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Chrisdu26
  27 février 2018
C'est avec émotion, il y a quelques jours, que j'ai tourné la dernière page de ce livre. Impossible pour moi de garder le silence et de ne pas vous délivrer mon ressenti tant il y a longtemps que je n'avais été aussi touchée par un roman graphique.
Depuis la semaine dernière, je me demande comment vous parler avec justesse de ce livre, de sa profondeur, de sa générosité. Je tourne, je vire, je jongle avec les mots mais ils ne reflètent pas mon ressenti, alors si je vous en parlais avec simplicité ?
On ne peut pas dire que le titre soit accrocheur et pourtant quand on comprend sa signification tout prend son sens et cette histoire devient philosophie et évidence.
Pourquoi Coucou ? C'est la première question que je me suis posée !
Coucou : Gros oiseau passereau […]. La femelle pond chacun de ses oeufs dans un nid de passereaux d'une autre espèce […] ; les parents adoptifs couvent, puis nourrissent le jeune coucou, qui jette les oeufs de l'espèce-hôte par dessus bord. [Le Larousse]
Toute la clef de l'histoire est dans cette définition.
Il y a bien longtemps Abel a quitté sa famille et son pays, le Liban. En s'exilant à Paris, il enfouit son identité au plus profond de son être et renferme ainsi un passé qu'il veut à tout prix oublier. D'ailleurs, il ne s'appelle plus Abel mais Allan. Mais les choses ne se passent pas toujours comme on le souhaite. Un jour ou l'autre les secrets de famille resurgissent et vous accablent avec violence. Parfois le temps est assassin. le moment est peut-être venu d'affronter ses souvenirs, ses origines, sa mère… son histoire !
Moi-même fille d'exilé, je ne pouvais qu'être touchée par cet homme à la lisière de deux pays. Il affronte tant bien que mal sa culture et son histoire. Au fil des pages, on l'accompagne dans sa quête, on l'accuse, on le blâme puis on le comprend et enfin, on finit par l'aimer.
Joseph Safieddine, jeune auteur libanais, a fouillé dans sa mémoire et a posé ses maux sur cette histoire, peut-être son histoire, avec pudeur, élégance et beaucoup de sensibilité. Pour parachever ce coup de coeur, le texte est transcendé par les couleurs chaudes et le très beau crayonné des dessins. Kyungeun Park retranscrit à merveille les expressions sur les visages, les émotions dans les regards et le silence devient langage. On ressent la brise dans les cheveux d'Abel et la moiteur sur sa peau brûlée. Les paysages sont d'une telle splendeur que les parfums de coriandre, de cumin et de cannelle viennent caresser vos sens.
Entre plume et pinceau, ce livre éveille en nous une furieuse envie d'évasion vers soi et vers l'orient…
Monsieur Coucou où quand l'oiseau tombe de son nid…

Lien : http://marque-pages-buvard-p..
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Erik_
  03 septembre 2020
Monsieur Coucou est un titre qui sonne très mal pour cette oeuvre. Personnellement, je ne l'aurais pas choisi car cela n'apporte rien d'autre que de la confusion et de l'étonnement. le sujet est pourtant grave car il s'agit d'une belle-mère victime d'un cancer qui s'éteint petit à petit. C'est le gendre, issu de l'immigration arabe, qui s'occupe d'elle avec dévouement comme si c'était sa propre mère.
Jusque-là, tout va bien sauf qu'il a lui-même des relations plus qu'exécrable avec sa famille qu'il a totalement rejeté. Pour autant, il empêche son jeune frère et sa jeune soeur restés au Liban de développer une affaire commerciale à cause d'une histoire de signature devant notaire sur la vente de terrain. Il bloque la signature alors que sa vie est totalement en France puis plus d'une vingtaine d'années. J'avoue avoir mal compris ces motivations profondes qui n'ont de sens que de faire obstacle à la sacro-sainte liberté d'entreprendre.
Pour autant c'est également une critique de notre façon de penser et de se comporter en famille face à la maladie. Il est vrai que notre protagoniste principal Allan possède de réelles qualités humaines qui font défaut à pas mal de monde notamment de son entourage proche. Il devra également balayer devant sa porte avec un voyage sur le retour aux sources. le Liban en prendra pour son grade bien que le pays ne soit jamais mentionné comme pour ne pas froisser certaines susceptibilités. Rien ne sera épargné. En cela, c'est une oeuvre plutôt sincère. J'ai bien aimé ce témoignage d'un exilé.
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Lysette
  10 octobre 2018
Je suis passé à côté...
Je suis persuadée que ce livre a beaucoup à offrir, mais hélas, je suis complètement passé à côté.
A commencé par les graphismes qui m'ont laissé de marbre, notamment à cause du jeu des couleurs très jaune.
Ensuite les personnages ne m'ont pas convaincus. Je n'ai pas suivie le voyage de Alan, je n'ai pas trouvé de conclusion à son histoire et si les enjeux sont bien réelles, ils ne sont pas assez développé à mon gout.
D'ailleurs l'intrigue en elle même m'a laissé de marbre. Les clash familiales, les secrets, la multi-culture, tout cela ne m'a pas parlé. Pourtant j'ai bien accroché avec l'axe de la maladie, mais ce n'était pas assez développé à mon sens.
En bref, un livre qui ne m'a pas convaincue. Dommage.
Bonne lecture à tous.
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Colibrille
  04 juillet 2018
Je ne suis pas une grande amatrice de récits intimistes, que ce soit en matière de romans comme de bandes dessinées, et encore moins quand ces récits sont liés aux notions d'exil, d'origines et religion. Non pas que ces thèmes ne m'intéressent pas, seulement ils ne font résonner en moi aucun écho lié à ma propre vie, j'ai donc du mal à me sentir "impliquée" en lisant de tels récits.
Pourtant, je me suis laissée glisser dans la lecture de cet album. J'ai tout de suite ressenti une grande sympathie pour Allan, son attachement, dévouement, à la famille qu'il s'est choisi en France. J'ai compris les raisons qui l'ont éloigné de son pays et du restant de sa famille. J'ai trouvé son personnage moderne dans ses convictions, sa façon de voir le monde et j'ai beaucoup apprécié cela. Les dernières pages de l'album sont pour moi les plus belles, elles m'ont vraiment émues.
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critiques presse (2)
Auracan   15 février 2018
Un beau roman graphique d'une centaine de pages qui ouvre le débat sur des notions telles que l'identité culturelle et/ou religieuse et le déracinement plus ou moins bien vécu. Intelligent et émouvant !
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   13 février 2018
Qu’elle mange des pigeons bios chassés dans le jardin ou qu’elle fasse le ramadan, la famille est une source intarissable d’inspiration pour les romanciers. Pour le meilleur et pour le pire. Dans Monsieur Coucou, les auteurs font très bien les choses.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
ColibrilleColibrille   04 juillet 2018
- T'as pas changé Abel, on ne peut jamais compter sur toi. Maman n'a pas complètement tort...
- Ne me manque pas de respect, Leïla !
- Le respect, il faut le mériter !
- Regarde-toi, petite sœur... Tu es encore jeune, mais tu es déjà pleine de haine, pleine d'aigreur. Regarde tes yeux...
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LysetteLysette   10 octobre 2018
- Eh non, Ali... C'est pas une famille... Tu as mis du temps à le comprendre.
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ColibrilleColibrille   04 juillet 2018
- Papa... La tombe de papa ? Je viens à peine d'arriver que tu veux m'emmener en pèlerinage !
- Pas en pèlerinage ! Sur la tombe de papa ! J'y vais tous les vendredis.
- Tous les vendredis !? Tu as vraiment besoin de ça pour penser à lui ?
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ColibrilleColibrille   04 juillet 2018
- Thésée... Ils n'ont pas le droit de manger ni de boire avant le coucher du soleil ! Et tu les verrais le soir, s'empiffrer comme des cochons !
- C'est plutôt ironique !
- Ha ha ! Bon, je vais te cuire tes petits pigeons. A l'ail !
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LysetteLysette   10 octobre 2018
- Tu es encore jeune, mais tu es déjà pleine de haine, pleine d'aigreur, regarde tes yeux...
Commenter  J’apprécie          10

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