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Jun'ichi Saga (Éditeur scientifique)Geneviève Navarre (Traducteur)
ISBN : 2877309533
Éditeur : Editions Philippe Picquier (22/06/2007)

Note moyenne : 3.7/5 (sur 83 notes)
Résumé :
L'histoire véridique d'Ijichi Eiji ou la vie d'un gangster japonais, d'un yakuza, telle qu'il la confia à son médecin avant de mourir, à la fin des années 1970. Chef de gang spécialisé dans les " affaires de jeu " à Tokyo, il raconte avec sincérité son apprentissage, son ascension sociale, ses amours, les tripots de jeu, les assassinats, ou bien comment il se coupa un doigt en signe de repentir. Il confesse coups de main, interrogatoires, prison, nous dévoile les co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
kuroineko
  27 octobre 2018
Ijichi Eiji est un vieil homme malade et se sachant condamné lorsqu'il revient sur sa vie et sa carrière parmi les yakuzas.
Fils de la débrouille du début du XXème siècle, il raconte ses débuts, très jeunes, comme charbonnier. Avant de commencer à travailler pour un "oyabun" du coin, un chef mafieux.
Outre l'aspect autobiographique, ce livre revient sur la société japonaise de la première moitié du XXème siècle par le prisme d'une catégorie particulière, celle des yakuzas. Mainmise sur les maisons de jeu, prostitution, alcool, etc, ceux-ci ont repris à leur compte certains codes issus du bushidô des samouraïs. Gare à celui qui trahit le groupe et son honneur.
Eiji sait de quoi il en retourne puisqu'il y a laissé un doigt... et s'en est bien sorti.
Ce livre se lit avec grand intérêt, tél un témoignage d'un Japon éloigné de notre contemporanéité. Même si les yakuzas existent toujours et ont souvent pignon sur rue. Ichiji Eiji met beaucoup de verve à raconter sa vie, n'ayant plus rien à perdre compte tenu de sa maladie incurable. Un ouvrage que je recommande à tout passionné du Japon.
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Yanoune
  12 mai 2019
Mémoires d'un Yakuza... Mais du temps jadis devrait-on rajouter...
Oui, ce temps jadis est très très important à mon sens, si un lecteur ouvre ce livre en espérant apprendre, ou découvrir le yakuza de maintenant il va en être pour ses frais..
Parce que la première date donnée est 1923...
Pitch:
Donc nous avons Eiji Ijichi, un jeune de 15 ans qui part à Tokyo travailler chez son oncle un charbonnier, et qui de fil en aiguille va rencontrer le milieu, celui du jeu, et au fur et à mesure y faire sa place... mais ça commence dans les années 20...
et je pense qu'entres les années 1920 et les années 2000 y a comme qui dirait eu de grands changements de grandes bifurcations dans ce milieu (quoi que allez savoir)...
Un livre sociologique d'une époque je dirais plutôt... le témoignage d'une vie vécue, allant des amis, des amours des emmerdes et de ses découvertes....
Le témoignage d'une ville, des gens, des métiers, des coutumes et des règles...
Vachement intéressant de mon point de vue...
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christianebrody
  27 octobre 2011
Ijichi Eiji, affaibli par une maladie incurable, raconte à son médecin son long parcours fait de connaissances de hasard qui mèneront ce fils de bonne famille sur le chemin gangstérisme. Son père, propriétaire prospère d'un grand magasin est contraint de se séparer de son rejeton de quinze ans – pour cause de mauvaise conduite, et l'envoie travailler chez un oncle à Tokyo. Simple employé de bureau doté d'un caractère sympathique et affable, il va au fil de ses rencontres entrer dans un monde encore inconnu de lui : le monde du jeu, principale et seule occupation digne de tout yakuza. du moins jusqu'à la fin des années 70.
Ijichi Eiji accepte toutes les opportunités qui se présentent et grimpe dans l'estime de ses maitres jusqu'à posséder et diriger une maison de jeux. Les relations basées sur une confiance réciproque et une loyauté à toute épreuve aussi bien envers sa « famille » qu'envers les autres propriétaires de maisons de jeux, feront de lui un personnage important. Il raconte son ascension, ses amours et ses emmerdes; la prison, la caserne, son entrainement militaire, ses meurtres, le marché noir, les famines lors de la grande guerre, ses erreurs payées par le prélèvement de deux doigts. Son témoignage est fort éloigné de l'imaginaire que le cinéma nous a imposé depuis des décénies, imaginaire composé de bruits, de fureur, de règlements de comptes sanglants…… le bon yakuza est discret, civile, serviable, diplomate, ne tombe jamais dans l'ignominie et ne se préoccupe que de la bonne marche de son cercle de jeux. Depuis les années 70, il se pourrait que ce monde ait changé et se soit acclimaté aux nouveaux impératifs que la présente économie offre.
Une lecture enrichissante, instructive et agréable.
Lien : http://www.immobiletrips.com..
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Rattus
  25 février 2017

Mémoire d'un yakuza de Junichi Saga est une retranscription de la confession à son médecin d'un mafieux japonais du XX ème siècle sur son lit de mort.
Une histoire de gangsters qui vient dissiper le mystère et les fantasmes occidentaux sur cette part du Japon. L'auteur relate donc le récit de la vie d'Ijichi Eiji, fils d'un entrepreneur nippon tombé dans le milieu yakuza dés l'adolescence. Il y apprendra le respect, la droiture, la loyauté et le sens de la famille, de sa nouvelle famille, le gang tokyoïte Dewaya.
On y découvre des yakuzas véritables piliers de la société de l'époque. Opérant selon un code d'honneur, ne recourant que très peu à la violence et ayant un véritable rôle social auprès d'une communauté citoyenne harcelé par le pouvoir impérial et ses sbires aux méthodes brutales. La frontière entre le monde criminel et les représentants d'un État autoritaire abusant généreusement de leur pouvoir est parfois bien mince. Au point qu'on ne sait plus vraiment qui sont les vrais hors la loi.
Plus qu'un parcours de vie de gangster, c'est le récit de ce Japon de la première moitié du XX ème siècle qui nous est narré. Un monde rude, froid et tiraillé entre la modernité et les traditions ancestrales, où la loyauté au gang est érigée en valeur sacrée. Eiji aura traversé le grand incendie de Tokyo de 1923 qui ravagea la région tout entière, l'occupation de la Corée puis de la Chine voisine et surtout la vie quotidienne des japonais pendant la guerre du Pacifique ainsi que le contact avec les vétérans marqués à jamais par l'horreur de la guerre.
Ce qui restera du récit pour moi, c'est avant tout la capacité d'Eiji à assumer ses actes et ses erreurs, à endurer les pires sévices d'un système répressif et sadique, parfois en dépit du bons sens. Mais aussi sa faiblesse face aux femmes. Ces femmes, qui furent à la fois un de ses grand plaisir, mais aussi la principale cause de ses souffrances. L'envoyant dans l'enfer des goêles glacées aux barreaux de bois ou l'obligeant à se mutiler pour se racheter d'une mésalliance. On se prend d'affection pour cet homme d'affaire et bandit au grand coeur à qui on pardonnerait presque tout après 100 pages à peine. Après tout, un yakuza, ce n'est rien de plus qu'un tenancier de maison de jeu ?
Un bon livre, divertissant, qui confirme qu'on peut très bien voyager à l'autre bout du monde, dans une toute autre époque en restant coincé dans sur la ligne 8 du métro parisien. L'oeuvre se lit sans difficulté aucune et ne donne que plus envie de se plonger dans la culture du pays du soleil levant. Gardons toutefois un peu de distance sur l'objectivité de l'auteur présentant un portrait peut être un peu trop lisse et flatteur de ces organisations criminelles.
Affaire à suivre lors de mes prochaines lectures et visionnages sur le sujet.
ありがとう !

Lien : https://www.senscritique.com..
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hitwes047
  06 juin 2013
Un titre plein de promesses en ce qui me concerne, mais finalement quasi-trompeur.
Cette biographie retrace donc la vie d'Eiji Ijichi, sa vie dans son ensemble, et non pas uniquement sa carrière de criminel. En effet, ses aventures et mésaventures de Yakuza n'arrivent que tardivement dans le livre, et sont entremêlées d'autres histoires et anecdotes personnelles décrivant la vie et la société japonaise du début du XXème siècle.
Au final, si la partie Yakuza est à mon avis presque anecdotique, cette biographie est très intéressante et touchante, personnelle et instructive, par moments atmosphérique (j'ai très bien ressenti l'ambiance de certains quartiers, certaines époques).
Un titre quasi-trompeur, donc, mais un bon livre néanmoins !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
GanameraGanamera   29 avril 2012
La plupart des gens s'imaginent que les yakuzas sont des brutes, mais pour arriver en haut, il faut bien plus que du muscle et de la force. Autrement n'importe quel idiot pourrait y parvenir. Ce qui compte, c'est d'avoir les qualités qui font que les gars sous vos ordres sont loyaux, prêts à mourir pour vous si nécessaire.
C'est facile d'en parler comme ça, mais ce n'est pas si simple dans la pratique.
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MamechikuMamechiku   15 décembre 2015
Ce qui suit est une partie de ce qu'il m'a dit, tel qu'il me l'a dit. Mais maintenant que je me mets à la plume pour mettre tout cela par écrit, je regrette soudain de ne pas l'avoir questionné plus précisément sur toutes sortes de choses: mais il n'est plus là, et il est trop tard.
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Biche_Biche_   02 novembre 2018
- Tu sais je pouvais reconnaître tout de suite quel genre de nourriture les gens mangeaient , me dit-il. Dans une maison où on mangeait bien, la merde était différente - c'était plus riche, ça avait plus de corps. La couleur était différente, aussi. Ça se voyait tout de suite.
- Alors les riches et les pauvres chient pas pareil, hein ?
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Biche_Biche_   02 novembre 2018
- Ecoutez, monsieur, avec tout le respect que je vous dois, fermez votre gueule.
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