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EAN : 9782266192262
128 pages
Pocket (04/04/2009)
  Existe en édition audio
3.55/5   642 notes
Résumé :
Quarante ans. L'âge de la plénitude ? Françoise Sagan s'interroge, à travers le personnage de Paule. Paule est décoratrice, divorcée et vit seule. Elle est séduisante et pourtant son visage a perdu sa fraîcheur. Il a quelque chose de résigné. Elle aime Roger depuis six ans et résiste patiemment à ses infidélités. Elle est son point d'ancrage, elle le sait. Mais l'attente et la solitude l'éprouvent chaque jour davantage. Elle rencontre un jeune homme, Simon, le fils ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
3,55

sur 642 notes

Ambages
  09 janvier 2018
Mais mais mais... 3,45/5 Seulement !?!! Je m'élève contre cette injustice. J'ai tellement aimé cette lecture.
Cette femme si touchante -entre ces/ses deux hommes, ses questionnements, et sa personnalité- je me sentais si proche d'elle...
Françoise Sagan a écrit un très beau roman.
Mais mais mais... troublée, j'ai oublié de vous demander : Aimez-vous Brahms... ?
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sylvaine
  17 juin 2016
Trente neuf ans , c'est l'âge de notre héroïne Paule, l'âge où de jeune femme son miroir lui renvoie celle d'une femme jeune. Divorcée très jeune, j'allais dire émancipée , elle a connu quelques hommes mais là à cet instant précis c'est Roger qui occupe tout l'espace de sa vie, Roger bel homme, la quarantaine assumée, le séducteur de ces dames et demoiselles, le spécialiste du coup de téléphone de dernière minute qui annule le dîner prévu, le WE préparé ....
Alors quand Paule croise le chemin de Simon van den Besh, quand ce jeune homme de Vingt-cinq ans s'intéresse à elle , c'est un peu la panique ! Quand il lui lance "Je vous accuse d'avoir laissé passer l'amour, d'avoir vécu d'expédients et de résignation, je vous condamne à la solitude." que doit elle penser ? que doit elle faire ?
Court roman mais pure dentelle, aucun chichi ,aucune fioriture,des phrases d'une telle sobriété que cela en devient indécent , j' ai rarement ressenti une telle empathie pour un personnage de roman . Est-ce mon âge, le regard que Sagan savait porter sur la femme , est ce la résonance toute personnelle de certaines situations et de certains ressentis je ne saurai le dire mais voilà j'ai aimé ce roman et si je pouvais vous donner envie à travers mes quelques mots de le découvrir à votre tour - en faisant abstraction de tout à priori-je serai ravie .
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meeva
  26 juillet 2015
La caresse du soleil sur ma peau.
Le frisson d'une brise dans mes cheveux.
Le murmure de l'océan.
L'odeur humide des algues.
La beauté des étincelles de lumière sur l'eau.
Et un bon livre dans les mains…

L'insoutenable légèreté de l'être.
C'est ce que m'évoque, encore une fois, Françoise Sagan dans ce troisième roman.
Pas pour le contenu du livre de Kundera – qui fait défaut à ma culture – mais juste pour cette phrase.

Un couple qui vit séparément, se promettant liberté absolue.
Mais comme souvent, l'un profite plus de cette liberté que l'autre. Roger s'amuse, se sent vivant avec d'autres femmes. Et il se ressource auprès de Paule.
La quarantaine tous les deux ou à peine moins, ils semblent avoir trouvé l'équilibre du couple.

Oui, mais Paule, elle, n'use pas de la liberté dont elle dispose.
D'ailleurs, en dispose-t-elle vraiment ? Ne passe-t-elle pas le plus clair de son temps en de vaines occupations, finalement toujours dans l'attente des quelques heures que Roger va lui accorder ? S'il ne se décommande pas…

Cela jusqu'à l'arrivée de Simon dans la vie de Paule.
Jeune homme de vingt-cinq ans, il se décrète amoureux de Paule. Il la désire, il la veut.
Et Paule est charmée de ses attentions, séduite de se réveiller enfin auprès d'un homme, qui en plus lui promet de vivre vraiment avec elle.

Françoise Sagan bouscule une fois de plus les conventions : femme divorcée, couple libre, différence d'âge au profit de la femme…
Petit roman de gare ou profonde réflexion sur l'âme humaine, sur la société…

Une caresse peut-être légère mais profondément troublante.
Une brise peut-être discrète mais soudainement vivifiante.


Au fait, aimez-vous Brahms ?
https://www.youtube.com/watch?v=wu6LCUslFdc
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LuMM
  27 octobre 2018
Paule aime Robert.
Robert aime Paule.
Simon aime Paule.
Et puis Paule pense que Robert ne l'aime plus.
Robert aime encore Paule mais pas qu'elle.
Simon aime toujours Paule.

Un triangle amoureux où tout le monde aime fort mais mal, où chacun attend de l'autre ce qu'il ne peut pas ou ne sais pas lui donner.
Si le postulat de départ n'est pas d'une originalité folle, la plume de Françoise Sagan donne tout son sel et sa beauté à ce récit d'amours malheureuses. Des personnalités ciselées, une psychologie subtile et un texte qui allie simplicité et force.
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marina53
  16 janvier 2013
Paule, à l'aube de la quarantaine, est décoratrice d'intérieur. Elle vit depuis 6 ans une relation amoureuse avec Roger, entrepreneur accaparé par son travail … et ses maîtresses. Elle n'est pas vraiment heureuse avec lui, elle lui reproche son manque d'engagement et ses rendez-vous manqués. Un jour qu'elle doit s'occuper de la décoration d'une riche maison, elle tombe sous le charme de Simon, fils de la maîtresse des lieux. Littéralement tombé fou amoureux d'elle, Paule ne reste pas insensible à ses élans et sa fougue. Quatorze ans séparent ces deux êtres et pourtant, l'amour va s'installer lentement entre eux. Partagé entre ces deux hommes que tout sépare, Paule devra choisir entre l'incertitude des sentiments de Roger et la passion de Simon...
C'est le portrait d'une femme entre deux âges, partagée entre deux amours que nous décrit avec émotion Françoise Sagan. C'est le portrait d'une femme seule, qui n'a pas vu les années passer et qui redoute l'avenir sans amour.
Sagan use du triangle amoureux pour nous parler d'amour: l'amour naissant, passionnel, fougueux et l'amour éteint. Sur un ton frais, simple et mélancolique, elle donne à ces amours une certaine liberté.
Aimez-vous Brahms, en passe de devenir un classique...
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   19 novembre 2011
A présent, elle mettait six jours à lire un livre, ne retrouvait pas sa page, oubliait la musique.
Son attention ne s'exerçait plus que sur des échantillons de tissus et sur un homme qui n'était jamais là. Elle se perdait, elle perdait sa propre trace, elle ne s'y retrouverait jamais.
"Aimez-vous Brahms ?" Elle passa un instant devant la fenêtre ouverte, reçut le soleil dans les yeux et en resta éblouie. Et cette petite phrase : "Aimez-vous Brahms ?" lui parut soudain révéler tout un immense oubli : tout ce qu'elle avait oublié, toutes les questions qu'elle avait délibérément évité de se poser.
"Aimez-vous Brahms ?" Aimait-elle encore autre chose qu'elle-même et sa propre existence ? Bien sûr, elle disait qu'elle aimait Stendhal, elle savait qu'elle l'aimait. C'était le mot : elle le savait.
Peut-être même savait-elle simplement qu'elle aimait Roger. Bonnes choses acquises. Bons repères. Elle eut envie de parler à quelqu'un, comme elle en avait envie à vingt ans. p.64
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MissbouquinMissbouquin   31 octobre 2013
« Aimez-vous Brahms ? » Elle passa un instant devant la fenêtre ouverte, reçut le soleil dans les yeux et en resta éblouie. Et cette petite phrase : « Aimez-vous Brahms ? » lui parut soudain révéler tout un immense oubli : tout ce qu’elle avait oublié, toutes les questions qu’elle avait délibérément évité de se poser.
« Aimez-vous Brahms ? » Aimait-elle encore autre chose qu’elle-même et sa propre existence ? »
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chroniquesassidueschroniquesassidues   29 juin 2011
Paule contemplait son visage dans la glace et en détaillait les défaites accumulées en trente-neuf ans, une par une, non point avec l'affolement, l'acrimonie coutumiers en ce cas, mais avec une tranquillité à peine attentive. Comme si la peau tiède, que ses deux doigts tendaient parfois pour souligner une ride, pour faire ressortir une ombre, eût été à quelqu'un d'autre, à une autre Paule passionnément préoccupée de sa beauté et passant difficilement du rang de jeune femme au rang de femme jeune : une femme qu'elle reconnaissait à peine. Elle s'était mise devant ce miroir pour tuer le temps et - cette idée la fit sourire - elle découvrait que c'était lui qui la tuait à petit feu, doucement, s'attaquant à une apparence qu'elle savait avoir été aimée.
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chroniquesassidueschroniquesassidues   29 juin 2011
Elle n'avait envie de rien. Et elle avait peur de rester seule deux jours. Elle haïssait ces dimanches de femme seule : les livres lus au lit, le plus tard possible, un cinéma encombré, peut-être un cocktail avec quelqu'un ou un dîner et, enfin, au retour, ce lit défait, cette impression de n'avoir pas vécu une seconde depuis le matin.
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Zazette97Zazette97   19 novembre 2011
De toute manière, elle avait des rangements à faire, de ces occupations typiques que lui avait toujours recommandées sa mère, ces mille petites choses de la vie d'une femme qui la dégoûtaient vaguement.
Comme si le temps eût été une bête molle qu'il fallait réduire. Mais elle en venait presque à regretter chez elle l'absence de ce goût.
Peut-être y avait-il effectivement un moment où on ne devait plus attaquer sa vie, mais s'en défendre, comme d'une vieille amie indiscrète.
Y était-elle déjà ? Et elle crut entendre derrière elle un immense soupir, un immense choeur de "déjà". p.56
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Vidéo de Françoise Sagan
« Avouez qu'il m'était difficile en 1954 (mon heure de gloire) de choisir entre les deux rôles qu'on m'offrait : l'écrivain scandaleux ou la jeune fille bourgeoise. Car enfin, je n'étais ni l'un, ni l'autre. » (Françoise Sagan, Des bleus à l'âme)
« […] C'est l'héritière des panthéistes, des provocantes, des libertaires George Sand et Colette (Colette est née trois ans avant la disparition de Sand, et elle est morte en 1954, l'année de Bonjour tristesse). Étonnez-vous qu'elle séduise tant ! […]  Professionnelle de la liberté, chantre de l'égalité, experte en fraternité, notre héroïne à la blonde frange revêche, au rire gamin, au drôle de parler confus, s'acquitte du rôle que le demi-siècle et la vox populi lui ont octroyé, avec une désarmante gentillesse. […]» (Jérôme Garcin, Littérature vagabonde, Éditions Flammarion, 1992)
« […] À l'époque de mes premiers livres, les journaux m'accablaient de propos malveillants et me prêtaient des propos ridicules. J'avais beau limiter mes réponses dans les interviews à “ oui ” ou “ non ”, je ne cessais de retrouver, sous mon nom, des phrases que je n'avais jamais prononcées. […] Désormais, je reste de marbre devant les commérages. […] Mis à part le fait que je ne peux plus boire aujourd'hui, pour des raisons médicales, j'ai la chance de vivre comme je l'ai toujours souhaité, c'est-à-dire libre.  […] » (Idem)
« […] Parmi ses nombreuses preuves de civilité, nous avons noté : […] qu'elle s'excuse volontiers d'écrire court et facilement ; qu'elle n'a pas la grossièreté, en littérature, de vouloir faire « nouveau » ; et que, si elle consent à se trouver du talent, elle donne du génie à ses meilleurs amis. On ajoutera qu'elle pousse le savoir-vivre jusqu'à ne pas disserter en public sur la mort. […] […] elle persiste, tout compte fait, à préférer dépenser son existence que la raconter, entretenir l'amitié que son compte en banque, inventer des histoires que commenter la querelle de Maastricht ; et elle n'en finit pas d'aimer les accélérations : en amour, en voiture, dans les livres, et dans son coeur. Morale provisoire : il faut battre la chamade pendant que la vie est chaude. […] » (Idem)
« J'ai porté ma légende comme une voilette. Ce masque délicieux, un peu primaire, correspondait chez moi à des goûts évidents : la vitesse, la mer, minuit, tout ce qui est éclatant, tout ce qui est noir, tout ce qui perd, et donc permet de se trouver. » (Françoise Sagan, Je ne renie rien)
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Référence bibliographique : Françoise Sagan, Aphorismes et pensées, sélection de Denis Westhoff, Éditions Julliard, 2021
Image d'illustration : https://www.brut.media/fr/entertainment/une-vie-francoise-sagan-c3354566-e153-4e3d-a2a5-a09984cd87f7
Bande sonore originale : MusicLFiles - Background Nostalgic Piano Background Nostalgic Piano by MusicLFiles is licensed under a CC-BY attribution license.
Site : https://filmmusic.io/song/6925-background-nostalgic-piano
#FrançoiseSagan #AphorismesEtPensées #LittératureFrançaise
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