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EAN : 9782253006275
Éditeur : Le Livre de Poche (31/08/1993)
3.59/5   371 notes
Résumé :
En compagnie de son jeune amant Bertrand, Dominique, étudiante à la Sorbonne, connaît bien "la petite couleur mauve de l’ennui". Tout change lorsque Bertrand lui présente son oncle Luc, séduisant quadragénaire à la réputation légère. Près de lui, Dominique se sent tout à coup gaie et drôle, étrangement vivante, et accepte de le suivre pour quinze jours de vacances à Cannes.

Que risque-t-elle ? S’attacher à cet homme frivole, un peu cynique, qui semble... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Iboo
  22 novembre 2020
Dominique s'ennuie. Elle s'ennuie beaucoup. Elle s'ennuie tout le temps et le formule à toutes les pages. Tant et tant qu'elle a fini par me communiquer son ennui.
En la lisant, je voyais et entendais Sagan à travers son personnage. Cette jeunesse étudiante, désoeuvrée, qui se donne des airs blasés de revenus de tout ; posture qu'il est du plus grand chic d'adopter dans ce milieu petit bourgeois de la seconde partie des années 50. Une jeunesse "intellectuelle" et seulement intellectuelle, végétative et un rien nombriliste dont le questionnement se limite à : Qui suis-je ? Où vais-je ? Dans quel "état j'erre" ?
Cela étant, s'il est un fait que cette Dominique avait le don particulier de me taper sur les nerfs, j'ai vraiment apprécié ce roman. Il m'a replongée dans le décor de mon enfance. Je dis bien le décor et non l'atmosphère car, mon milieu étant ouvrier, nos préoccupations quotidiennes étaient aux antipodes de celles de la Dominique de Sagan. Pas le temps de se torturer les méninges, nous allions à l'essentiel et, pour le reste, étions plutôt joyeux.
J'ai, par ailleurs, aimé l'écriture de Sagan que je découvrais à travers ce premier roman qui sera suivi d'autres lectures de l'auteur, soyez-en sûrs.
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meeva
  01 décembre 2014
Une friandise.
Que vous savourez lentement, ou pas, avec délectation, avec gourmandise.

Françoise Sagan parle de sentiments, dans un court roman en trois parties.
Dans la première partie, Dominique, qui est avec Bertrand, s'éprend de Luc, l'oncle de celui-ci.
Dans la deuxième partie, Dominique et Luc passent deux semaines ensemble près de Cannes.
Dans la troisième partie, de retour à Paris, Dominique et Luc se fréquentent, puis se quittent.

Est-ce une banale histoire d'adultère, entre un « vieux » et une « jeune », en plus ?
Peut-être mais alors racontée dans une langue douce, riche et soignée :
« En sonnant, j'eus une seconde de peur, mais c'est Françoise qui vint m'ouvrir et son sourire me rassura aussitôt. Je sus, comme me l'avait dit Luc, qu'elle ne pourrait jamais être ridicule ni tenir un rôle qui ne fût pas à la mesure de son extrême bonté et de sa dignité. Elle n'avait jamais été trompée et ne le serait sans doute jamais. »

Françoise Sagan a 19 ans quand elle écrit ce livre, deux ans après « Bonjour tristesse ». Et elle parle d'amour, de passion, d'ennui, de bonheur, de beaucoup d'autres sentiments encore, avec la maturité de quelqu'un qui aurait déjà vécu plusieurs vies, avec la distance d'un être qui aurait été un observateur neutre de la vie des autres.
« Nous faisions des kilomètres en marchant, et il discutait ma passion comme une chose littéraire, ce qui me permettait de prendre du recul et d'en parler moi-même.
- Tu sais quand même bien que ça finira, disait-il. Que dans six mois ou un an, tu en plaisanteras. »
La narratrice Dominique porte un regard extérieur et dénué de jugement sur sa propre histoire.
C'est ce qui fait la force du récit de Françoise Sagan, en lui donnant une certaine légèreté et une profondeur en même temps, car cela laisse libre la réflexion du lecteur qui peut se forger sa propre opinion quant à la morale à avoir sur l'histoire racontée.

Oui, dans le fond c'est bien de cette banale histoire dont il s'agit.
« J'étais une femme qui avait aimé un homme. C'était une histoire simple ; il n'y avait pas de quoi faire des grimaces. »

En résumé, bonne bourre…
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lecassin
  27 septembre 2012
Dominique, étudiante en droit à la Sorbonne, entretient une liaison avec Bertrand depuis un quelques temps ; Bertrand lui présente Luc, son oncle, marié à Françoise, qui ne manque pas de troubler la jeune femme.
« Un certain sourire », comme une suite de « Bonjour tristesse » ? Pas vraiment, si ce n'est dans le « traitement » de ce huis clos amoureux où les personnages semblent assister au déroulement de leur vie avec nonchalance ; « traitement » qui avait à mon avis très largement contribué à l'immense succès de « Bonjour tristesse ». Ajoutons à ça, une petite pointe de cynisme…Au-delà de la bluette sentimentale, un style est né avec « Bonjour tristesse »: le style Sagan …Un style qui s'affirme ici.
On a coutume de dire qu'après un énorme succès de premier roman, un auteur à souvent du mal à s'en remettre et que le plus difficile est d'écrire le deuxième. Françoise Sagan a contourné l'écueil avec brio : ce deuxième roman aura quasiment autant de succès que le premier.
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marcelpois
  21 octobre 2015
Il y a longtemps que je voulais découvrir Françoise Sagan. Longtemps j'ai hésité à commencer par son premier roman et ai finalement opté pour celui-ci. La célébrité de Bonjour Tristesse ayant sans doute joué, j'ai préféré rencontrer pour une première, Un certain sourire, deuxième roman publié par Sagan, écrit à tout juste dix-neuf ans.
Dominique est étudiante à la Sorbonne, mais elle s'y ennuie. Elle voit souvent Bertrand, un garçon de son âge, pourtant elle ne l'aime pas. Elle rencontre Luc, oncle de Bertrand et séduisant homme d'âge mûr et il ne la laisse pas indifférente. Pourtant marié à Françoise, Luc entame une liaison avec Dominique et lui propose de partir à Cannes pour quinze jours. Ces deux êtres-là se ressemblent et se plaisent, pourquoi refuserait-elle cette invitation ? Plutôt que de s'ennuyer à Paris, pourquoi ne pas vivre cette passion, aussi brève soit-elle ?
Scénario classique pour ma première rencontre avec Sagan, tout est vu du point de vue de Dominique et c'est avec une justesse désarmante que l'auteur décrit les sentiments de son héroïne. Les moments intenses qu'elle partage avec Luc, les instants passés seule dans sa chambre, la complicité qu'elle partage avec Françoise, la tendresse de Bertrand, son enfance qui s'en va pour laisser place à l'âge adulte. le roman est très court et pourtant, il m'a semblé connaître Dominique depuis toujours. Pour ma part, Dominique, c'est un de ses personnages dont on ne sait pourquoi, mais elle nous parle. On s'attache à elle malgré sa mélancolie permanente, satisfaite par rien hormis la promesse d'un rendez-vous avec Luc. Elle sait qu'il ne l'aime pas et pourtant… Les personnages secondaires sont pour le coup bien secondaires puisque pendant ma lecture je ne voyais que Dominique. Luc m'a parfois exaspéré mais, je n'ai pas réussi à le détester, j'ai eu de la peine pour Bertrand et je n'ai pas toujours comprise Françoise.
Cette histoire d'amour, bien qu'à plusieurs reprises malsaine, m'a terriblement plu. J'ai été charmée par le personnage de Sagan, à tel point que j'ai du mal à trouver les mots pour écrire cette critique. Et désormais, moi qui craignais de découvrir son premier roman, j'ai hâte !
Lien : https://marcelpois.wordpress..
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Marti94
  15 mai 2021
Un certain sourire c'est un peu la suite de « Bonjour tristesse », c'est surtout le deuxième roman de Françoise Sagan publié en 1956.
Dominique, la narratrice est étudiante à Paris. Elle mène la vie insouciante d'une jeune fille gâtée. Sa relation amoureuse avec Bertrand n'est pas passionnelle mais elle lui convient. Il lui fait rencontrer son oncle et sa tante, Luc et Françoise avec qui Dominique s'entend très bien malgré la différence d'âge. Elle va vite se rendre compte qu'elle joue un jeu dangereux en tombant passionnément amoureuse de Luc qui deviendra son amant. Ce dernier ne lui promettra rien et elle le sait mais cela ne l'empêchera pas de souffrir.
La fin, que je ne raconterai pas, est forte en émotion. Elle m'a beaucoup touchée parce que j'ai vécu ces moments si bien racontés par Françoise Sagan.
Même si j'ai trouvé que Dominique était un peu trop oisive (on voit qu'elle n'a pas besoin de travailler pour payer ses études) et qu'elle boit beaucoup, elle reste très attachante parce que ses sentiments, par introspection, sonnent vraiment très juste.
J'aime beaucoup l'écriture de Sagan et la construction de ce roman. En trois parties, avec une alternance géographique entre Paris et la province (l'Yonne dans la maison familiale, Cannes avec son amant) il y a de courts chapitres qui commencent toujours parfaitement avec des phrases simples mais accrocheuses.
Et puis, ce beau titre "Un certain sourire" c'est celui de la satisfaction de vivre avec intensité.

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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   20 avril 2017
Un très beau jeune homme passa, que je détaillai un peu, avec une indifférence qui m'apparut merveilleuse. Généralement la beauté, tout au moins à un certain degré, me donnait une impression de gêne. Elle me semblait indécente, indécente et inaccessible. Ce jeune homme me parut plaisant à voir et sans réalité. Luc supprimait les autres hommes. En revanche je ne supprimais pas pour lui les autres femmes. Il les regardait complaisamment, sans commentaires.
Soudain je ne vis plus la mer que dans un brouillard. Je me sentis étouffer. Je portai la main à mon front, il était inondé de sueur. J'avais la racine des cheveux trempée. Une goutte glissait lentement le long de mon dos. Sans doute la mort n'était-elle que cela : un brouillard bleu, une chute légère. J'aurais pu mourir, je ne me serais pas débattue.
Je saisis au passage cette phrase qui n'avait fait qu'effleurer ma conscience et était prête à s'en échapper aussitôt sur la pointe des pieds : "Je ne me débattrais pas." Pourtant j'aimais vivement certaines choses : Paris, les odeurs, les livres, l'amour et ma vie actuelle avec Luc. J'eus l'intuition qu'avec personne je ne serais probablement aussi bien qu'avec Luc, qu'il était fait pour moi de toute éternité et que, sans doute, il y avait une fatalité des rencontres. Mon destin était que Luc me quitte, que j'essaie de recommencer avec quelqu'un d'autre, ce que je ferais, bien sûr. Mais jamais plus avec personne je ne serais comme avec lui : si peu seule, si calme et, intérieurement, si peu réticente. Seulement il allait retrouver sa femme, me laisser dans ma chambre à Paris, me laisser avec les après-midi interminables, les coups de désespoir et les liaisons mal achevées. Je me mis à pleurnicher doucement d'attendrissement sur moi-même.
Au bout de trois minutes je me mouchai.
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Zazette97Zazette97   14 mars 2011
Je mentais. J'aurais voulu lui dire que je mentais et qu'à la vérité j'avais besoin de lui, mais tout cela, dès que j'étais à son côté, me semblait irréel. Il n'y avait rien; il n'y avait rien eu que quinze jours agréables, des imaginations, des regrets. Pourquoi être ainsi déchirée? Douloureux mystère de l'amour, pensais-je avec dérision.
En fait je m'en voulais, car je me savais assez forte, assez libre, assez douée pour avoir un amour heureux. p.111
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blandine5674blandine5674   30 août 2014
Elle avait des rides assez sévères au coin des yeux. J'y posai mon index :
" Moi, je trouve ça merveilleux, dis-je tendrement. Toutes les nuits, tous les pays, tous les visages qu'il a fallu pour avoir ces deux minuscules petites lignes là...Vous y gagnez. Et puis ça donne l'air vivant. Et puis, je ne sais pas, moi, je trouve ça beau, expressif, troublant. J'ai horreur des têtes lisses."
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Zazette97Zazette97   14 mars 2011
La confiance, la tendresse, l'estime ne me paraissaient pas dédaignables et je pensais peu à la passion. Cette absence d'émotions véritables me semblait être la manière la plus normale de vivre.
Vivre, au fond, c'était s'arranger pour être le plus content possible. Et ce n'était pas si facile. p.18
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blandine5674blandine5674   30 août 2014
Je pensais que je devais peut-être simuler quelque intérêt pour la profession de Luc, ce que je ne pensais jamais faire. J'aurais voulu demander aux gens : "Etes-vous amoureux ? Que lisez-vous ?", mais je ne m'inquiétais pas de leur profession... souvent primordiale à leurs yeux.
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