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EAN : 9782266061735
215 pages
Pocket (30/11/-1)
3.35/5   71 notes
Résumé :

Ils sont à la fin de leurs années de mariage. Ils se rendent pour la dernière fois à un dîner ensemble. Pour la dernière fois, ils vont offrir cette image du couple parfait. Alan, le bel Américain, se révèle d’une jalousie mortelle et Josée, sa femme, sait qu’elle ne peut plus le supporter. À ce dîner, Josée rencontre Julius A. Cram. Petit, un peu chauve, il porte des lunettes.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
  10 novembre 2011
Sagan, douces plumes Saint Laurent, soie chic en demi-teintes qui jamais ne choquent et soulignent la superficialité des relations tristes et floues.
"Nous ne nous étions jamais vus que de profil et ne nous étions jamais aimés".
Un milieu bourgeois, où le paraître sauve les apparences.
Un trio amoureux.
Alan Ash, dont "le beau visage" ne réussit pas à retenir Josée,son épouse, qui ne "fait rien" de ses journées et n'aime plus ce fils à maman.
Julius A. Cram, "homme d'affaires tout puissant", "tuteur sec et solide",snob et intrusif qui prend Josée sous son aile d'oiseau de proie pour se l'approprier,diriger sa vie,l'épier, mais qu'elle n'aime pas non plus.
L'image de femme parfaite du "couple le plus uni de Paris" s'effrite pour se muer en rumeurs de "femme entretenue".
Abus,chantage,manipulation,liberté sous contraintes, tout azimuts....Et s'il y avait un troisième homme, Josée pourrait-elle enfin perdre son profil de mondaine soumise et rêver à un possible bonheur?
Vite lu, vite bu comme une cup of tee pas vraiment coffee-shop. Sagan me laisse sur ma faim, à moins qu'il n'y ait une suite à l'amour des plus improbables de la futile avec un pianiste de plage. Y aurait-il un troisième profil simplissime, ni triomphant, ni résigné?
Me voilà dubitative!Qu'est-ce que le couple,l'amitié,l'argent,le bonheur,l'amour? Doit-il toujours y avoir des rapports de force dans les relations? le débat reste ouvert. Voilà l'avantage de lire Françoise Sagan (Balzac du XVI° contemporaine): des portes ouvertes sur la vie et la comédie humaine .
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Analire
  20 septembre 2012
J'ai trouvé ce roman assez ennuyant. Certes, à chaque fin de chapitre, je n'avais qu'une envie, lire la suite, mais le contenu de l'histoire n'était pas très prenante, ni très marquant. Je ne suis pas rentré dedans, l'histoire m'a un peu survolé... La fin de l'histoire fait aussi un peu trop conte de fée, elle est prévisible, trop à mon goût.
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PhedreD
  07 octobre 2012
Prise dans les filets de Julius Cram, Josée Ash se demande encore comment elle a pu être séduite par cet homme d'affaires ambitieux et tout-puissant, laid et dépourvu de charme, et qui de surcroît pourrait largement être son père. Bien sûr, au moment où elle a rencontré Julius, elle était terriblement vulnérable ; c'est alors qu'il l'a sauvée des griffes d'un mari extrêmement jaloux.
Sans rien exiger d'elle en contre-partie, il l'aide désormais à recommencer une nouvelle vie. Certes, elle lui reproche d'être parfois trop présent, mais comment peut-elle deviner ce que cache son apparente bonhomie ?
Un profil perdu est un roman très court d'à peine 150 pages. Je l'ai lu en une journée. Il raconte l'histoire de Josée, une femme qui se laisse vivre auprès d'un mari qu'elle n'aime plus mais qui est très possessif et jaloux. Leur relation atteint un point de non retour lorsqu'elle est sauvée par Julius qui la prend sous son aile alors qu'elle ne le connait à peine.
J'ai bien aimé l'écriture de ce récit. Dès les premiers chapitres, on comprend que la relation de Josee et de son mari est pleine de violence mais rien n'est dit, les scènes ne sont pas décrites avec plein de détail. Tout est suggéré et c'est très bien, de cette façon, le lecteur n'a pas l'impression d'être un voyeur et le couple garde une part d'intimité. Ce style d'écriture m'a beaucoup plu.
Le personnage de Josée est touchant, même si dès fois elle appraît comme très naïve. J'avais compris qu'il y avait anguille sous roche depuis longtemps lorsque cette dernière dévouvre le pot-aux-roses.
C'est tout de fois une histoire plaisante qui nous montre que l'argent ne peut pas tout manipuler.
Lien : http://kirikou3000.canalblog..
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ZeroJanvier79
  01 septembre 2018
J'avais un peu peur au début de ce roman de Françoise Sagan de m'ennuyer en le lisant, d'aller au bout sans passion ni grand intérêt pour l'histoire de cette femme qui se sépare de son mari jaloux et possessif grâce à l'aide d'un richissime homme d'affaires qui la prend sous son aile. Mais j'ai été finalement pris par le récit et ce portrait des mondains parisiens qui s'ennuient atrocement. Un très beau roman, finalement.
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AnaVerbania
  06 mai 2015
Dommage que l'histoire soit un peu longue à se lancer, car j'ai bien aimé ce roman et son dénouement.
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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
AnalireAnalire   19 septembre 2012
Je l'aimais. Je ne savais pas pourquoi, pourquoi lui, pourquoi si vite, si violemment, mais je l'aimais.
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mandarine43mandarine43   25 mars 2011
[Incipit.]

La soirée se passait chez Alfern, un médecin mondain, et j'avais beaucoup hésité à m'y rendre. L'après-midi que je venais de vivre avec Alan, mon mari, un après-midi qui condamnait quatre ans d'amour, de coups, de tendresse et de révoltes, cet après-midi, j'aurais préféré le finir dans les bras de Morphée ou dans ceux de l'ivresse. Mais en tout cas, seule. Bien entendu, en excellent masochiste qu'il était, Alan avait insisté pour que nous allions à cette soirée. Il avait repris son beau visage et il souriait quand on lui demandait ce que devenait le couple le plus uni de Paris. Il plaisantait et répondait n'importe quoi de drôle tout en me serrant violemment le coude qu'il avait gardé entre ses doigts. Je nous voyais dans les miroirs et je souriais aussi à cette charmante image qu'ils me renvoyaient : également grands, minces, lui blond, les yeux bleus, moi, les cheveux noirs et les yeux gris, les mêmes gestes et aussi, déjà apparente, la même défaite profonde. Seulement, il alla un peu trop loin et quand, à la question d'une sotte attendrie «Vais-je être bientôt marraine, Alan ?», il répondit qu'avoir un homme comme lui dans ma vie me comblait et que je n'en méritais pas deux, je vis rouge. «Ça, c'est vrai», dis-je, et comme dans certaines musiques un paroxysme annonce soudain le thème suivant, je m'échappai de la main d'Alan et lui tournai le dos. C'est ainsi, au cours d'un cocktail pareil à un autre, dans un Paris d'hiver, que je me trouvai face à face avec Julius A. Cram. Je m'étais dégagée si vite et si brutalement que je sentais contre mon dos le dos d'Alan trembler de colère. Le visage de Julius A. Cram - car il se présenta à moi instantanément ainsi : Julius A. Cram - était un visage pâle, terne et secret. À tout hasard, je lui demandai s'il aimait la peinture exposée en ces lieux. C'était, en effet, pour présenter les toiles de l'amant de la maîtresse de maison, la turbulente Pamela Alfern, que l'on donnait cette partie.
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AnalireAnalire   17 septembre 2012
La fin de notre histoire avait été trop violente et trop éprouvante pour que je puisse envisager un autre bonheur donné par un autre homme.
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AnalireAnalire   16 septembre 2012
Je savais que c'était elle - l'indifférence - le grand joker, l'as d'atout des relations passionnelles et je la méprisais.
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AnalireAnalire   17 septembre 2012
J'ai toujours joué à contretemps. Comme si la vie était un grand piano dont j'aurais négligé les pédales, ou dont, plutôt, j'aurais utilisé les pédales à mauvais escient : jouant à l'étouffée les ouvertures symphoniques de mes bonheurs et de mes succès, et attaquant piano forte les clairs de lune de mes mélancolies.
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« Elle trouve refuge dans une grotte érigée au fil des décennies avec des mots, des images et des chansons, l'art, un bien grand mot, la beauté des choses qui la bouleverse lui sert de kaléidoscope pour observer les jours et les gens. Ainsi le quotidien paraît moins féroce aux yeux de cette sentimentale désenchantée. »
Anna, la narratrice de ce roman à la mélancolie aigre-douce façon Sagan, se débrouille comme elle peut avec la vie. Plutôt mal. Elle encaisse. Elle en rit même. Elle se souvient, aussi. Coincée entre une mère féministe atteinte d'une joyeuse démence, trois filles à l'adolescence woke et un mari au sourire fuyant, entourée d'un cordon sanitaire d'amies, Anna pourrait crier, comme on joue, comme on pleure, « arrêtez tout ! », mais ça ne marche qu'au cinéma. Comment font les gens ? Pour tout faire ? Pour ne pas être entamés par le malheur ambiant ? Pour mener leur vie avec tant de certitudes ? Chacun se retrouvera dans ce roman universel, où se confondent chagrins et sourires.
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