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EAN : 9782848591612
147 pages
Éditeur : Zinedi-Publedit (15/06/2017)
3.38/5   13 notes
Résumé :
Il y a les ados qui se cherchent, et puis il y a les ados qui vont mal, très mal même parfois. Klara en sait quelque chose, elle qui n’a cessé de vouloir venir en aide à Roméo, son fils unique aussi ébouriffant qu’ébouriffé. Là est sa seule faute et son plus grand malheur : avoir voulu trouver le psychiatre qui, d’un coup de baguette magique, lui aurait rendu son petit bien peigné. Une quête qui s’est transformée en une incroyable épopée.
Parce que Fransec, l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Ziliz
  23 septembre 2017
Les violences faites aux femmes et les maltraitances parentales sur enfants sont très médiatisées, a fortiori quand elles sont suivies d'un décès.
On entend beaucoup moins parler des parents terrorisés par leurs enfants/adolescents. Parce qu'ils ont honte ? Parce que les autres, les familles Ricoré, estiment que, quelque part, 'ils le valent bien', ces adultes qui ont perdu toute autorité sur leurs rejetons ?
Il faut avoir connu des cas parmi ses proches pour mesurer l'ampleur des dégâts sur ces parents : terreur face aux violences verbales et physiques, inquiétude (où est-il/elle, ce soir, cette nuit ? dans quel état ?), sentiment d'impuissance et de culpabilité (je suis nul(le) comme père/mère), honte, mutisme, dépression, repli sur soi, envies de meurtre/suicide, parcours du combattant pour trouver LE psy, LA structure d'accueil, accueil froid, goguenard et/ou hostile de ces spécialistes (qui trouvent le gamin adorable, alors c'est forcément les parents qui 'ont un problème'), difficulté de concilier vie professionnelle et horaires fantaisistes des rendez-vous donnés par ces structures (pour tester votre résistance ? pour mesurer l'amour que vous portez à votre enfant ? pour montrer leur pouvoir ? par pur plaisir de faire ch!er le monde ?)...
Pour prendre conscience de l'enfer vécu par ces parents martyrs, on peut aussi lire ce roman - inspiré de l'expérience personnelle de l'auteur, je crois - que d'aucuns pourront trouver exagéré, et qui ne l'est pas.
Christine Sagnier manie bien l'ironie du désespoir, mais pour peu qu'on reconnaisse des témoignages de proches ou qu'on accepte de la croire sur parole, cet ouvrage terrible est surtout triste à hurler.
Qu'avons-nous fait pour en arriver là, dans notre société ? Car si l'enfant devient bourreau, on peut imaginer la souffrance qui le ronge lui-même...
• Merci à Babelio et aux éditions Zinedi.
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Apikrus
  14 décembre 2017
Lucas et Klara ne parviennent pas à concevoir, malgré la pratique assidue par cette dernière de la position dite du « poirier » (après l'acte, pour flécher la route aux spermatos).
L'adoption d'un petit garçon originaire d'Afrique bouleverse leur vie : le bonheur est accompagné d'inquiétudes, puis disons-le clairement, de multiples emmerdes avec l'adolescence… Il faut dire que cet enfant en souffrance (quête de racines ? volonté de s'affranchir d'une mère trop protectrice ?) a le chic pour mentir, jouer la comédie, voler - j'en passe...
On est vite plongé dans l'enfer de cette famille, à travers le regard désabusé de la mère adoptive qui perd pied, comme son mari, en même temps que leur fils s'éloigne d'eux et leur en fait baver.
Malgré la gravité du propos, la lecture de cet ouvrage est très agréable, grâce au cynisme et à l'humour de la narratrice, notamment lorsqu'elle décrit les interactions avec les professionnels du milieu psy.
Ceux qui élèvent un/des adolescent(s) ne resteront pas indifférents à cette histoire dramatique. Certains y trouveront consolation en se disant que finalement, leur rejeton n'est pas si terrible, d'autres seront effrayés face à de telles possibilités…
L'écriture et le ton m'ont souvent fait penser à « Où on va Papa ? » de Jean-Louis Fournier, qui évoque ses rapports avec ses deux fils handicapés.
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oyoki18vfc
  07 mars 2019
Roméo à la folie est un roman de Christine Sagnier inspiré d'une histoire vrai , la sienne et celle de nombreuses familles dans le même cas .
Ce témoignage d'une mère démunie , face à l'injustice et à l'incompréhension de tous est bouleversant .
Ce chemin difficile face comportement agressif d'un adolescent en crise et surtout son désarroi face au corps médical qui rend responsable et accuse les parents de tout ce qui leur arrive .
Les thèmes abordés de cette ouvrages sont avant tout l'adoption , l'injustice , la violences des adolescents en crise , la culpabilité , la psychiatrie , l'internement .
Après des années à essayer d'avoir un enfant et face à l'injustice de la nature , Lucas et Klara prennent la décision d'adopter .
C'est ainsi qu'un long lois d'attente et de combat arrive , un jour le petit garçon tant attendu et désiré .
Roméo est un petit ange venu d'Afrique , coup de foudre timide à l'aéroport. Petit à petit les parents et l'enfant apprennent à se connaitre non sans mal , une adoption est toujours délicate .
Au fur et a mesure , Roméo devient distant . Il développe des comportement bizarre , se rebelle .
Souvent violent verbalement et physiquement l'adolescent arrive et Roméo devient de plus en plus agressif , il boit , vole l'ange devient démon !
Alors que le quotidien devient de plus en plus pénible au sein de la famille , un soir Roméo essaye de sauter de sa fenêtre pour se suicider .
Son père le retient e force après avoir lutter contre son fils non sans mal .
L'adolescent canalisé , les parents prennent la décision la plus difficile mais aussi nécessaire : le faire interner .
Le lendemain matin , ils conduisent donc Roméo aux urgences psychiatrique afin de trouver une solution pour aider leur enfants .
Commencer alors un long parcours d'interrogatoires face à des médecins , une psychiatrie ( Fransec ) de son nom , qui remet en cause les parents et surtout la mère qu'elle accuse et fait culpabiliser au maximum .
Cette mère selon ses propos trop impliquée , trop présente , trop aimante , trop sévère , trop , trop , trop ...
Sentiments d’impuissance , de honte , de mauvaise éducation , de mauvais parents , parcours du combattants pour trouver un médecin compétent qui peut écouter , conseiller et aider l'enfant et les parents à se sortir de cette situation .
En effet face aux critiques des médecins les parents déja impuissants se sentent seuls , incompris , ils se remettent constamment en question , essaye de retrouver la faille de leur éducation , et souvent perdent pieds eux aussi et tombent dans la dépression .
Ce livre traite des sujets fort il est touchant et poignant , l'auteur ouvre son cœur avec son témoignage fort en émotion . Ce livre nous fait réfléchir face a l'adoption , à l'impuissance et l’incompréhension d'une mère sur le pourquoi de la souffrance de son enfant , un cri d’alarme .
C'est aussi une sensibilisation face à la culpabilité d'une mère aimante qui veut juste trouver une solution pour le bonheur de son fils .
Ce livre aborde une remise en question de la médecine et en particulier de la psychiatrie , c'est une interrogation sur l'enfermement d'adolescents en crise .
Comment ne pas se sentir démuni face à cette incompréhension au corps médical qui fait culpabiliser tant de parents au lieu d'apprendre à les écouter et les aider
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Marieemmy
  05 juillet 2018
C'est l'histoire de Klara , une femme, mère de Roméo qui se fait du soucis pour lui. Avec Lucas, ils ont adopté cet enfant, l'ont vu grandir avec eux, développé des comportements étranges et le livre s'ouvre sur l'internement de ce dernier aux urgences psychiatriques. Elle nous confie à coeur ouvert comment ils en sont arrivés là, même si les raisons lui échappent.
Elle pousse des cris de coeur, que seuls une mère peut dire face à l'attitude du corps médical qui veut voir en elle La responsable des problèmes de son fils. Klara et Lucas se sentent de plus en plus incompris, impuissants et tellement désabusés face à cette inaction. Ils ne comprennent pas leur fils, en arrivent même à vouloir le rejeter, l'oublier...
Mon avis? J'ai été touché par cette femme, son combat contre ce corps médical et la société incapables d'assurer 1 prise en charge efficiente de ces malades. Pour connaître un peu le milieu psy de par mon travail, je ne peux que valider ses propos et ses sentiments
Christine Sagnier mêle ici fiction et témoignage. Ce livre est un remède pour elle suite à la difficile prise en charge de son fils Roméo en psychiatrie mais aussi un moyen de lever 1 tabou. Son écrit est à la fois drôle et dramatique, et nous entraîne dans la vie d'une mère qui a tout fait pour sauver son fils de la dérive.
Je ressors un peu mitigée de cette lecture: l'écriture est dynamique et reflète parfaitement les sentiments, ambivalences vécues par cette mère aux abois, mais en même temps, le sujet n'est pas facile et loin d'être léger.. A lire quand même en connaissance de cause.
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marieSvgspi
  07 mars 2019
Roméo à la folie est un roman de Christine Sagnier, paru en 2017. C'est l'histoire de Klara et Lucas, les parents adoptifs de Roméo, qui se font du souci pour leur enfant. En effet, en grandissant, Roméo a développé des comportements étranges. le livre raconte alors son internement en hôpital psychiatrique et la difficulté des parents à y faire face.
Comme l'indique le titre, Roméo va amener ses parents à la folie, en particulier sa mère. En effet, il joue un double jeu tout au long de son histoire : il est à la fois désagréable avec sa famille et candide, innocent avec les médecins. Ce livre illustre le ressenti des personnes qui rendent visite à un membre de leur famille interné. En fait, il pose la question suivante : qui est le plus durement touché par la folie lors d'un séjour dans un hôpital psychiatrique, le patient ou le visiteur ?
Je ne conseillerais pas ce livre à tout le monde, car je n'ai moi-même pas poursuivi ma lecture jusqu'au bout. En effet, j'ai trouvé que ce livre n'était pas suffisamment intéressant pour que je m'y plonge entièrement. C'est un livre assez compliqué à lire qui ne parle pas d'un sujet léger. Même si, parfois, il est abordé avec une pointe d'humour et d'auto-dérision, il est difficile de le prendre au second degré. de plus, il est complexe de rentrer dans la peau du personnage principal, qui n'a pas une vie attirante. En effet, dans les livres d'aventure ou de super héros, c'est facile de vouloir être à la place de l'aventurier ou bien du sauveur. Alors que dans ce cas-là, certes, on ressent de la compassion pour les parents de Roméo, mais pour ce dernier, sa vie très particulière est moins accessible. L'auteure utilise également du vocabulaire médical qui peut nous perdre et complexifie notre lecture. Enfin, ce n'est pas une écriture abordable pour tout le monde, car le langage est soutenu .
Ce n'est toutefois pas un livre complètement inintéressant, je suis persuadée que certains parents ont pu se reconnaître dans les parents de Roméo ou s'y imaginer, ou encore ont pu aider leurs enfants grâce à cet ouvrage. Un autre point positif de ce livre, est qu'il traite beaucoup de sujets intéressants à la fois comme le racisme ordinaire, l'adoption, la relation adopté-adoptant, le système éducatif, la psychiatrie du point de vue du parents, le personnel soignant qui est plus ou moins réceptif à la détresse des parents, incapable de donner un diagnostic, une explication...
Cependant, je ne pense pas que ce livre soit dédié à un jeune public. Si l'on veut vraiment se plonger dedans, je pense qu'il faut avoir vécu le même genre d'histoire ou avoir connu des proches dans cette situation; si ce n'est pas le cas, peut être que ce livre vous sera difficile d'accès.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
ZilizZiliz   21 septembre 2017
[...] les cauchemars, c'était désormais à notre tour d'en être victimes, cauchemars éveillés lorsque, enfermés dans notre chambre, portefeuilles et chéquiers sous l'oreiller, nous passions des heures aux aguets - sortira-sortira pas ?, rentrera-rentrera pas ? - à l'écoute du moindre grincement de parquet, du claquement de porte le plus sec, signe que notre adolescent débordait de vitalité. Ainsi vont les nuits des parents qui ont perdu toute autorité. Et je vous épargne les réveils en sursaut lorsque le téléphone sonne à pas d'heure et qu'un agent de police à la voix morne vous somme, oui vous somme, de venir récupérer votre rejeton mineur et fortement alcoolisé, ou bien même vous enjoint de l'y rejoindre dès potron-minet au prétexte qu'il a déposé plainte pour mauvais traitements. Contre vous, la plainte !, détail qui ne vous est transmis qu'une fois sur place évidemment.
(p. 22-23)
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ZilizZiliz   30 septembre 2017
Ah ! les souvenirs, j'en ai à la pelle, mais pas toujours des meilleurs. A croire que mon cerveau a été réinitialisé à la manière d'un ordinateur. Tous les bons moments se sont effacés. Ne restent que les bagarres et les trahisons.
(p. 107)
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ZilizZiliz   22 septembre 2017
Honnêtement, qu'est-ce qui différencie le patient du visiteur [dans un hôpital psychiatrique], si ce n'est la goutte qui fait déborder le vase et la pression sauter la cocotte ?
(p. 65-66)
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ViviBookstoryViviBookstory   30 septembre 2017
Attendre, attendre, attendre... nous n'en étions pourtant qu'au début d'une infinie suite d'attentes : attente d'entretien, attente de diagnostic, attente de réconfort, celle-là mieux valait la mettre en sourdine, car si les psychiatres, professeurs ou simples affidés, psychologues, infirmiers, psychomotriciens, se pressent et s'empressent autour du malade, le parent, lui, doit se débrouiller avec des réponses en forme de questions, des questions en forme d'accusations, des silences, des hochements de têtes, des « oui, et alors... », des « hmm, continuez », mais d'empathie, pas même un début. Quant au diagnostic, zéro.
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ViviBookstoryViviBookstory   30 septembre 2017
La sincérité devient un gros défaut à l'instant où l'on pénètre dans le cabinet d'un psy.
Je lus sur son front comme on lit sur un prompteur : « Cas typique du deuil de la maternité non fait d'où découle une trop forte attente d'un enfant de soi, et donc à soi, qui place le sujet dans l'impossibilité de considérer un autre enfant comme le sien. »
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