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ISBN : 2848591617
Éditeur : Zinedi-Publedit (15/06/2017)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Il y a les ados qui se cherchent, et puis il y a les ados qui vont mal, très mal même parfois. Klara en sait quelque chose, elle qui n’a cessé de vouloir venir en aide à Roméo, son fils unique aussi ébouriffant qu’ébouriffé. Là est sa seule faute et son plus grand malheur : avoir voulu trouver le psychiatre qui, d’un coup de baguette magique, lui aurait rendu son petit bien peigné. Une quête qui s’est transformée en une incroyable épopée.
Parce que Fransec, l... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (4) Ajouter une critique
canel
  23 septembre 2017
Les violences faites aux femmes et les maltraitances parentales sur enfants sont très médiatisées, a fortiori quand elles sont suivies d'un décès.
On entend beaucoup moins parler des parents terrorisés par leurs enfants/adolescents. Parce qu'ils ont honte ? Parce que les autres, les familles Ricoré, estiment que, quelque part, 'ils le valent bien', ces adultes qui ont perdu toute autorité sur leurs rejetons ?
Il faut avoir connu des cas parmi ses proches pour mesurer l'ampleur des dégâts sur ces parents : terreur face aux violences verbales et physiques, inquiétude (où est-il/elle, ce soir, cette nuit ? dans quel état ?), sentiment d'impuissance et de culpabilité (je suis nul(le) comme père/mère), honte, mutisme, dépression, repli sur soi, envies de meurtre/suicide, parcours du combattant pour trouver LE psy, LA structure d'accueil, accueil froid, goguenard et/ou hostile de ces spécialistes (qui trouvent le gamin adorable, alors c'est forcément les parents qui 'ont un problème'), difficulté de concilier vie professionnelle et horaires fantaisistes des rendez-vous donnés par ces structures (pour tester votre résistance ? pour mesurer l'amour que vous portez à votre enfant ? pour montrer leur pouvoir ? par pur plaisir de faire ch!er le monde ?)...
Pour prendre conscience de l'enfer vécu par ces parents martyrs, on peut aussi lire ce roman - inspiré de l'expérience personnelle de l'auteur, je crois - que d'aucuns pourront trouver exagéré, et qui ne l'est pas.
Christine Sagnier manie bien l'ironie du désespoir, mais pour peu qu'on reconnaisse des témoignages de proches ou qu'on accepte de la croire sur parole, cet ouvrage terrible est surtout triste à hurler.
Qu'avons-nous fait pour en arriver là, dans notre société ? Car si l'enfant devient bourreau, on peut imaginer la souffrance qui le ronge lui-même...
• Merci à Babelio et aux éditions Zinedi.
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ViviBookstory
  30 septembre 2017
Un livre compliqué à lire, du moins à aborder. J'ai 19 ans, je pense sincèrement ne pas avoir la maturité, ni l'expérience nécessaire pour pouvoir le lire comme il se doit. Ce livre destiné aux parents (dixit l'auteur). J'ai toujours entendu (encore aujourd'hui) que le mauvais comportement d'un enfant relève de l'éducation - mauvaise bien entendu - qu'il a reçu.
Mais qu'en est-il quand, ici, l'éducation n'est pas si mauvaise, quand elle est même sinon stricte, au moins structurée, avec des règles et des interdits. Quand l'entourage s'en prend aux parents, donnant en sous-entendus le droit de tout faire à un enfant déjà turbulent. Quand dépassés, parfois effrayés, les parents subissent l'enfant et ses crises, devenu(es) ingérable(s).
Tout un panel de sujet est traité ou simplement évoqué dans ce livre : le racisme ordinaire, l'adoption, la relation adopté-adoptant, le système éducatif, la psychiatrie du point de vue du parent, le personnel 'soignant' plus souvent plante verte ou robot, inutile, incapable de donner un diagnostic, une explication, prétendant inutile que la famille comprenne, sinon sache de quoi il en retourne.
N'allez pas croire que c'est un roman sombre, loin de là. On donne dans le burlesque, dans le grotesque, parfois même dans le fantastique tant les situations nous semble inimaginable. Tout dépend de toi, de la lecture que tu en fait. Pour ma part j'ai souri quelques fois, j'ai été folle de rage bien souvent, j'ai fini ma lecture avec un certain énervement, et un peu - beaucoup - de compassions pour celles et ceux qui vivent véritablement (en partie) ce genre de situations.
C'est toujours une surprise, un bonheur, parfois une déception, mais une aventure de chroniquer des livres pour la Masse Critique. Tout simplement parce que cela me permet de lire des livres vers lesquels je ne me serais absolument pas dirigée. Mais pour la première fois, je crois que j'en attendais beaucoup, au moins autre chose. Je ne m'attendais pas à lire le témoignage d'une mère au bout du bout, au bord du gouffre, qui a peut-être déjà sauté. Je ne m'attendais pas à ce type de narration, d'écriture, d'histoire.
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0titi85
  14 octobre 2017
Le titre nous laisse penser à une histoire d'amour passionnelle. Avec un nom comme Roméo, ça ne peut que parler que de passion. Et effectivement c'est ce que l'on trouve dans ce livre. Une passion dévorante d'une mère pour son fils Roméo. Ce fils qu'elle a attendu, désiré, espéré, et qui est apparu un jour dans le hall d'un aéroport. Ca aurait pû être une belle histoire d'amour, mais leur relation s'est transformé, jusqu'à devenir destructrice. Elle ne le comprend plus, ne le supporte plus, n'arrive plus à communiquer avec lui. Et son mari n'est pas plus gâté dans cette relation.
Le livre commence quand ce couple désespéré fait interner son fils. de rendez-vous en rendez-vous, cette mère va raconter son calvaire du premier regard, jusqu'à l'internement. C'est fort, c'est terrible. On ne peut éprouver que de l'empathie pour les différents protagonistes. On n'arrive pas à prendre partie, ni pour ce couple qui doit faire face à la violence de leur fils, ni pour Roméo qui à des comptes à rendre avec son enfance.
A lire. Je remercie les éditions Zinedi et Babelio pour cette découverte.
Lien : http://laptitesourisduweb.si..
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Zinedi
  31 août 2017
Comment dire le tragique avec humour ? C'est le pari réussi de Christine Sagnier dans ce roman inspiré d'histoires vraies... la sienne et celle de très nombreuses familles confrontées au trouble psychique d'un enfant et désemparées face aux psys, sourds à leur détresse et murés dans leurs certitudes. "Roméo à la folie" est un roman à distance, énergique et plein d'autodérision. de quoi venger des générations de femmes traumatisées par une insoutenable culpabilité.
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Citations & extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
canelcanel   21 septembre 2017
[...] les cauchemars, c'était désormais à notre tour d'en être victimes, cauchemars éveillés lorsque, enfermés dans notre chambre, portefeuilles et chéquiers sous l'oreiller, nous passions des heures aux aguets - sortira-sortira pas ?, rentrera-rentrera pas ? - à l'écoute du moindre grincement de parquet, du claquement de porte le plus sec, signe que notre adolescent débordait de vitalité. Ainsi vont les nuits des parents qui ont perdu toute autorité. Et je vous épargne les réveils en sursaut lorsque le téléphone sonne à pas d'heure et qu'un agent de police à la voix morne vous somme, oui vous somme, de venir récupérer votre rejeton mineur et fortement alcoolisé, ou bien même vous enjoint de l'y rejoindre dès potron-minet au prétexte qu'il a déposé plainte pour mauvais traitements. Contre vous, la plainte !, détail qui ne vous est transmis qu'une fois sur place évidemment.
(p. 22-23)
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canelcanel   30 septembre 2017
Ah ! les souvenirs, j'en ai à la pelle, mais pas toujours des meilleurs. A croire que mon cerveau a été réinitialisé à la manière d'un ordinateur. Tous les bons moments se sont effacés. Ne restent que les bagarres et les trahisons.
(p. 107)
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canelcanel   22 septembre 2017
Honnêtement, qu'est-ce qui différencie le patient du visiteur [dans un hôpital psychiatrique], si ce n'est la goutte qui fait déborder le vase et la pression sauter la cocotte ?
(p. 65-66)
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ViviBookstoryViviBookstory   30 septembre 2017
Attendre, attendre, attendre... nous n'en étions pourtant qu'au début d'une infinie suite d'attentes : attente d'entretien, attente de diagnostic, attente de réconfort, celle-là mieux valait la mettre en sourdine, car si les psychiatres, professeurs ou simples affidés, psychologues, infirmiers, psychomotriciens, se pressent et s'empressent autour du malade, le parent, lui, doit se débrouiller avec des réponses en forme de questions, des questions en forme d'accusations, des silences, des hochements de têtes, des « oui, et alors... », des « hmm, continuez », mais d'empathie, pas même un début. Quant au diagnostic, zéro.
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ViviBookstoryViviBookstory   30 septembre 2017
La sincérité devient un gros défaut à l'instant où l'on pénètre dans le cabinet d'un psy.
Je lus sur son front comme on lit sur un prompteur : « Cas typique du deuil de la maternité non fait d'où découle une trop forte attente d'un enfant de soi, et donc à soi, qui place le sujet dans l'impossibilité de considérer un autre enfant comme le sien. »
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