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EAN : 9782253157038
360 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (04/01/2012)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 35 notes)
Résumé :

400 ans après son assassinat, le 14 mai 1610, la popularité d'Henri IV est toujours au pinacle. Loin des portraits convenus, Gonzague Saint Bris, dans la lignée de son François , nous dépeint, par des révélations surprenantes, un Henri de Navarre aussi complexe qu'attachant, aussi intime qu'inattendu, dans sa vie publique comme dans sa vie privée.

Une enfance ballottée entre deux maîtresses femmes, sa mère Jeanne d'Albret et la régente Ca... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Turquesamelie
  22 décembre 2017
Une courte biographie qui permet néanmoins d'apprendre des choses sur le roi Henri IV qui comme le dit l'auteur doit une partie de son mythe à son assassinat. On y apprend entre autres qu'il n'a pas oeuvré uniquement à la paix entre catholiques et protestants mais que ce fut un roi bon et visionnaire en termes d'urbanisme ou pour remettre la France sur le chemin de la prospérité.
Dommage qu'une part si importante soit dévolue aux amours du roi et à ses pratiques... cela fait certes partie du personnage mais je me serais volontiers passée de ce niveau de détail.
Dommage aussi que la chronologie ne soit pas toujours claire.
Les petits apartés à la fin de chaque chapitre sont intéressants, nous instruisant tantôt sur des contemporains du roi, tantôt sur des aspects tels que la botanique ou la voirie, ou encore nous expliquant les débuts de la poule au pot !
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Nanou3250
  09 août 2020
Arrivant en Gascogne il y a une dizaine d'années, j'ai voulu en savoir un peu plus sur ce roi très cher au coeur des français.
Cette biographie de Saint Bris m'a passionnée et je l'ai lue comme un roman !
Henri IV ne peut bien sûr pas se résumer aux clichés habituels : "le vert galant" et "la poule au pot" mais cependant ....... C'est bien vrai qu'il aimait les femmes et les plaisirs de la chair ... tout comme il aimait aussi la bonne chère .....
C'est sans doute le roi le plus aimé des français et c'est loin d'être sans raisons. Il a aimé son peuple et a eu à coeur d'améliorer sa qualité de vie. Simple dans sa mise, il était conscient du rôle important qu'il jouait et respectueux de sa fonction.
Tolérant, pacifiste, ouvert ....
Sans doute, à mon humble avis, notre plus grand roi et un vrai gascon !
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Kalliope
  05 septembre 2011
Je n'irai pas jusqu'à dire que ce livre se lit comme un roman, mais presque… si on aime l'Histoire, surtout quand elle nous est narrée avec le brio et la magnifique langue française de Gonzague Saint-Bris, on n'est pas déçu. Et puis, ce « bon roi Henri » n'est-il pas l'un des monarques les plus attachants de l'Histoire de France ?!
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raynald66
  19 janvier 2015
Livre très intéressant sur Henri IV, un de mes rois préférés avec François 1er, dont le règne fut marqué par les guerres de religion
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oodna
  23 septembre 2012
Excellent livre d'histoire !
L'auteur nous fait partager sa passion et son empathie pour ce roi passionnant, coureur de jupons invétéré mais aussi visionnaire qui a eu l'idée de créer une entité européenne !
Cette période de l'histoire de France est elle-même passionnante : guerres de religions, Renaissance, débuts de l'absolutisme...
La "petite histoire" très présente permet de lire ce livre quasiment comme un roman. On apprend ainsi beaucoup de choses sur la vie quotidienne de cette fin de XVI° siècle, sur les moeurs en vigueur...
Pour ne rien gâcher le style de Gonzague Saint Bris est très agréable.
A mettre entre toutes les mains !
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PseudoPseudo   07 mai 2013
Stupéfaits, les Espagnols assistent alors à la plus incroyable des scènes. Le roi, à quatre pattes, le dauphin son fils juché sur son dos, fait le cheval sous les éclats de rire de l'enfant. Nullement démonté, Henri IV demeure dans cette position pour demander à son visiteur :
- Monsieur l'ambassadeur, avez-vous des enfants ?
- Oui, Sire.
- Alors je peux continuer.

Et le roi de poursuivre son jeu, pour la plus grande joie de son fils, qui, du reste, l'appelle "papa", comme les enfants du peuple, et non "Monsieur mon père" comme le voudrait l'usage, ce qui, là encore, constitue une nouveauté. Dans ce domaine, Henri IV est le premier père, sinon roi, à trouver ses enfants intéressants, à une époque où on les considère comme des êtres totalement insignifiants, jusqu'à leur majorité traditionnellement fixée à douze ans. Les courtisans sont donc médusés d'apercevoir leur souverain porter certains de ses enfants sur son dos, jouer avec d'autres, s'inquiéter de leur santé ou de leurs progrès et même veiller à ce qu'ils soient punis lorsqu'il le faut.

Pages 281-282
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PseudoPseudo   06 mai 2013
Un tableau allégorique du temps résume parfaitement la portée de l'Edit : on y voit Henri IV, vêtu à la romaine, "s'appuyant sur la Religion pour donner la Paix à la France". Si la Paix tient, comme il se doit, un rameau, la Religion, elle, porte un crucifix, cher aux catholiques, et une Bible, chère aux protestants. Si l'idée de tolérance, quatre siècles plus tard, nous paraît aller de soi et, avec elle, cette spécificité toute française qu'est la laïcité, inventée au début du XXème siècle, force est de constater que ce n'était pas du tout le cas en cette extrême fin du XVIème siècle. On estimait alors qu'il ne pouvait y avoir qu'une seule façon de servir Dieu, que tout le reste était hérésie et que les hérétiques devaient être physiquement éliminés, soit par les voies de la justice ordinaire ou extraordinaire, soit par la guerre. C'est dire le génie novateur du Béarnais qui, brisant net une tradition totalement figée, invente une nouvelle approche de la conscience humaine, qui prépare la Déclaration des droits de l'Homme et du Citoyen. La coexistence pacifique doit se substituer progressivement à l'agressive hégémonie de la religion officielle. Au siècle des Lumières, Voltaire ne s'y trompera pas, qui, écrivant "La Henriade", fera d'Henri IV la pierre angulaire de son combat contre le fanatisme.

En proclamant l'édit de Nantes, Henri IV renvoie en quelque sorte Genève et Rome dos à dos, et annonce, avec trois siècles d'avance, la séparation du politique et du religieux, en un mot la laïcisation de l'Etat : c'est au nom des mêmes principes que la IIIème République dotera la France d'une autre longue et pérenne période de paix. Grâce au roi cessent, ce jour-là, les guerres de religion proprement dites ; grâce à lui, femmes, hommes et enfants peuvent à nouveau vivre en paix, sinon dans la fraternité retrouvée, du moins dans le respect de l'autre. Aucun souverain n'était allé aussi loin jusque-là : aucun autre, de son propre consentement tout au moins, n'ira jamais assez loin ! Le pape a beau s'écrier : "On me crucifie !", l'Edit entre en application parce que le roi le veut. L'absolutisme de la monarchie française en sort renforcé : seul le souverain décide de ce qui est bien ou mal, utile ou inutile, juste ou faux. Au reste, même s'il communique impeccablement, Henri ne s'en cache pas, aimant à répéter cet axiome dont ses successeurs feront leur miel : "Un roi n'est responsable qu'à Dieu seul et à sa conscience."


Pages 227-229
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PseudoPseudo   01 mai 2013
Héros romantique, Henri IV ? Incontestablement, comme l'avaient sans doute perçu les volontaires de l'an II qui, spontanément, s'étaient réunis sous sa statue au Pont-Neuf. Ils avaient fait de ce roi qui fut le dernier à combattre au milieu de ses troupes un symbole du patriotisme. Mais aussi, en termes psychanalytiques, la juste référence au père de la Nation, doux et ferme, dur mais juste, tendre avec ses enfants et impitoyable envers ses ennemis. Drôle mais aussi capable de profondeur, ennemi du gaspillage inutile mais pas du faste nécessaire à l'éclat d'une couronne, provincial invétéré mais imprimant sa griffe à Paris, intelligent mais pragmatique, simple mais avec panache, prudent mais courageux et enfin (qualité suprême chez les Français, contrairement à leurs voisins, surtout anglo-saxons) bon vivant et grand coureur de filles devant l'Eternel. Chez Henri IV, il y a du Louis XI pour la ruse, du François Ier pour le charme, du Louis XIV pour la gloire, du Danton pour la gueule, du Napoléon pour le génie stratégique, mais aussi du De Gaulle pour la réunification de la Nation, toujours menacée par l'ennemi étranger. Au fond, chaque français, qu'il soit monarchiste ou républicain, catholique ou protestant, de droite ou de gauche, se reconnait en lui, parce qu'il a su manier au plus haut degré cet art de la synthèse.

Il incarne, dans l'inconscient collectif de la Nation, l'idée, ou mieux le sentiment que les Français se font du dirigeant idéal, c'est-à-dire d'eux-mêmes, à la manière d'un paradigme. A croire que si, à l'orée du XVIIème siècle, des élections avaient existé, à coup sûr Henri IV eût été élu président de la République. Chez lui on retrouve tout à la fois la virilité de Félix Faure, la bonhomie d'Armand Fallières, la probité de Raymond Poincaré, l'autorité de Charles de Gaulle, l'intelligence de Valéry Giscard d'Estaing, la subtilité de François Mitterrand, la simplicité de Jacques Chirac ou l'énergie de Nicolas Sarkozy, comme si la personnalité de ceux qui ont exercé la magistrature suprême depuis plus d'un siècle devait obligatoirement puiser dans les vertus du plus populaire de nos rois.

Pages 18-19
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raynald66raynald66   19 janvier 2015
Chose curieuse, Henri IV était si bien conservé qu'on lui coupa la tête afin d'en
faire un moulage. Lorsque Louis XVIII ordonna de remettre en état les sépultures royales de Saint Denis, la tête d'Henri IV avait disparu
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raynald66raynald66   19 janvier 2015
Mais la pensée principale de sa renommée ne tient-elle pas surtout à la pensée lumineuse d'un homme qui, seul contre tous, émit, il y a plus de quatre cents ans, dans un siècle de fer et de feu, le concept de tolérance qu'il développa dans son appel dit de Châtellerant, en 1589, à l'orée de son règne, alors que ses compatriotes se haissaient, se déchiraient, s'entretuaient ?
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Videos de Gonzague Saint Bris (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gonzague  Saint Bris
Gonzague Saint Bris et Patrick Favardin - Dandysme et décadence (1989)
Dans la catégorie : Les Bourbons: 1589-1789Voir plus
>Histoire de France>France : histoire>Les Bourbons: 1589-1789 (132)
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