AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2361570807
Éditeur : Editions Transboréal (23/01/2015)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Duncan Mac Isaac, un pasteur écossais dont la foi n’a d’égale que la volonté de puissance, débarque seul en Patagonie en vue de convertir les Indiens « primitifs » de la Terre de Feu, au péril de sa vie et aux frais de l’Angleterre. Mais le courage et l’abnégation ne suffisent pas toujours : au-delà du sifflement du vent, de la morsure du froid et du vertige de la solitude, il est des obstacles insurmontables et des lois – humaines, naturelles, cosmiques – qui condu... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
FournierDoniol
  10 avril 2018
L'ouvrage de Saint-Loup, écrivain maudit, est fascinant, comme lui-même est fasciné par le détroit de Magella, où il disparaitra d'ailleurs lors d'une expédition avec son voilier le Catalina.
Il nous conte dans un style superbe l'histoire de ces peuplades de la terre de feu décimées, non par la dureté des conditions de vie et du climat mais par le prosélytisme d'un pasteur.
un livre difficile à trouver mais dont la lecture est à la fois instructive, quant à la pensée unique d'aujourd'hui, poignant quant à l'histoire qu'il narre et aux paysages "liquides" qu'il décrit.
A rapprocher du livre de Jean Raspail "Qui se souvient des Hommes"
Commenter  J’apprécie          30
Citations et extraits (3) Ajouter une citation
aleatoirealeatoire   27 février 2017
Le vent descendait au sol et balayait les brumes. Le ciel prenait une teinte mauve, puis bleue, puis noire...
L'espace gardait pendant quelques jours des résonances de cristal. Le thermomètre descendait au-dessous du point de glace. Les lagunes gelaient. Les rats, les araignées, les renards disparaissaient dans leurs trous. Les feux follets cessaient de courir du grand cimetière vers la mer.
La fièvre blanche restait stationnaire pendant quelques jours. Puis le plafond des nuages descendait, le cercle d'horizon se resserrait autour de l'île. La lumière tombait malade, sans force pour souligner glaciers et montagnes. Les formes lointaines épousaient des contours malsains, les volumes entraient dans un espace qui paraissait doté d'une quatrième dimension. Et soudain jaillissaient les flammes blanches de la neige. La neige ne tombait pas. Maniée par le vent du Horn, elle attaquait à l'horizontale. Elle recouvrait à peine le paysage. Elle s'en allait vers le nord avec la puissance de ces lames qui mangent le château de poupe des voiliers aventurés sous les latitudes hurlantes, soulèvent la coque, tiennent pendant quelques secondes toutes choses en équilibre entre la vie et la mort, puis s'en vont on ne sait où...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
armand7000armand7000   28 juin 2019
Le vent descendait au sol et balayait les brumes. Le ciel prenait une teinte mauve, puis bleue, puis noire...
L'espace gardait pendant quelques jours des résonances de cristal. Le thermomètre descendait au-dessous du point de glace. Les lagunes gelaient. Les rats, les araignées, les renards disparaissaient dans leurs trous. Les feux follets cessaient de courir du grand cimetière vers la mer.
La fièvre blanche restait stationnaire pendant quelques jours. Puis le plafond des nuages descendait, le cercle d'horizon se resserrait autour de l'île. La lumière tombait malade, sans force pour souligner glaciers et montagnes. Les formes lointaines épousaient des contours malsains, les volumes entraient dans un espace qui paraissait doté d'une quatrième dimension. Et soudain jaillissaient les flammes blanches de la neige. La neige ne tombait pas. Maniée par le vent du Horn, elle attaquait à l'horizontale. Elle recouvrait à peine le paysage. Elle s'en allait vers le nord avec la puissance de ces lames qui mangent le château de poupe des voiliers aventurés sous les latitudes hurlantes, soulèvent la coque, tiennent pendant quelques secondes toutes choses en équilibre entre la vie et la mort, puis s'en vont on ne sait où... "
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
aleatoirealeatoire   19 février 2017
Des rafales déchiraient parfois la coupole sombre du ciel. Passaient alors plus pressés que les albatros revenus dans ces parages des prairies célestes, des lacs bleus figés tandis que remontait vers le nord la procession des nuages avec leurs ailes d'anges déployées.[...]
Une légère angoisse serrait la gorge du capitaine qui, pour débarquer, avait revêtu son uniforme de la Royal Navy. Il lui avait donné vingt ans de sa vie avant de la mettre au service du Seigneur. Il n'avait conservé des attributs du pasteur que la cravate blanche et la croix qui posait sur sa poitrine une tache de soleil anachronique dans cette ambiance de lumières mortes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
Lire un extrait
autres livres classés : récit de voyageVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Voyage en Italie

Stendhal a écrit "La Chartreuse de ..." ?

Pavie
Padoue
Parme
Piacenza

14 questions
415 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , voyages , voyage en italieCréer un quiz sur ce livre