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ISBN : 2203093471
Éditeur : Casterman (20/09/2017)

Note moyenne : 4.16/5 (sur 74 notes)
Résumé :
1941. Dans les salons feutrés d'un paquebot en route pour l'Argentine, le champion du monde d'échecs affronte lors d'une ultime partie un aristocrate viennois, dont l'incroyable maîtrise du jeu est née dans l'antre de la tyrannie.

Cette dénonciation poignante et désespérée de la barbarie nazie est le dernier texte écrit par Stefan Zweig avant son suicide.
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  13 juillet 2018
New-York, 1941. Sur un paquebot qui le mène vers l'Argentine, le narrateur croise le champion du monde d'échecs, Mirko Czentovic. Un homme froid, énigmatique, inculte mais extrêmement doué dans cette discipline. le narrateur espère le rencontrer mais on dit l'homme fuyant, restant cloîtré dans sa chambre la plupart du temps. Aussi, décide-t-il de le "piéger". Jouant aux échecs avec un certain Mc Connor, un riche ingénieur écossais, Czentovic finit par passer devant eux mais leur jette à peine un regard. L'ingénieur, aimant les défis, veut absolument jouer contre lui, moyennant 250 dollars la partie. le rendez-vous est pris pour le lendemain. Des parties qui vont attirer bon nombre de passagers. Dont un mystérieux M. B., particulièrement doué qui pourrait battre le champion du monde même s'il affirme ne pas avoir touché aux pièces depuis 25 ans...

Dans ce roman graphique, adapté de la nouvelle éponyme de Stefan Zweig, David Sala nous emmène à bord de ce paquebot, en route pour l'Argentine. À son bord, le narrateur, dont on ne connait pas le prénom, le champion du monde d'échecs, Mirko Czentovic et ce M.B., qui dirigeait un cabinet d'avocat jusqu'à ce qu'il se fasse arrêter par la S.S.. C'est au cours d'une discussion que l'on en apprend plus sur cette tragique période qui le marquera à tout jamais. Ce récit sombre, aussi mystérieux qu'envoûtant, nous plonge dans une atmosphère tendue et oppressante. C'est une véritable guerre psychologique qui se joue, d'une part lors des parties d'échecs où la tension est palpable et les silences assourdissants, d'autre part lors des interrogatoires de M.B. par la Gestapo. L'auteur réussit brillamment cette adaptation d'autant que les illustrations sont étonnantes et saisissantes : des planches à multiples petites cases, des superpositions de cases, de nombreux motifs parfois géométriques (notamment le plancher du salon avec un effet en trois dimensions ou encore le fauteuil), parfois psychédéliques ou encore des plans serrés... Ses aquarelles sont du plus bel effet : des couleurs froides et un rendu très nature.
Une très belle adaptation..
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cicou45
  09 juin 2018
Au final, je fais un bon troc avec mon père, alors que lui me prête les bandes dessinées, je me charge moi de lui prêter les oeuvres originales lorsqu'il s'agit, comme ici, d'adaptations littéraires. J'ai toujours admiré Stefan Zweig, que j'avais étudié en terminale alors que je passais un Bac L, non seulement en tant qu'écrivain mais aussi en tant qu'homme. Il n'y a rien de plus admirable pour un homme vivant sous le régime nazi et n'étant pas du tout en accord avec les idées que prônait Adolf Hitler que de répudier sa langue natale qu'était l'allemand pour s'exiler e écrire dans une autre langue.
Bref, parlons ici de l'ouvrage qui nous intéresse, probablement l'un des plus beaux de Zweig à mon avis. Sous le régime nazi, il n'y avait pas que des camps de concentration mais également ce que je me plais à appeler des prisons dorées. C'est le cas de notre jeune ami qui, n'étant pas juif ni contre le régime, serait susceptible de posséder des informations que le régime en place aurait tout intérêt à récupérer. C'est ainsi que l'on pourrait penser que Monsieur B., comme tant d'autres comme lui, ont eu un traitement de faveur en étant enfermé dans des hôtels de luxe. Cependant, il n'en est rien car il n'y a pas pire enfermement que celui avec soi-même, sans âme humaine avec qui parler, sans distractions possible si ce n'est les quelques éléments que possède la chambre. Aussi Monsieur B. se croit-il sauvé lorsqu'il parvient à dérober à un SS un livre. Grosse surprise en arrivant dans sa cabine : celui-ci ne comporte que des lettres et des chiffres : il s'agit en réalité d'un manuel retraçant toutes les plus grandes parties d'échecs. Gros risque à cela, une fois qu'il les aura toutes mémorisées lorsqu'il se retrouvera à jouer contre lui-même, tombant ainsi dans un état semblable à la schizophrénie.
C'est à bord d'un bateau où se trouve embarqué le champion du monde d'échecs, Mirko Czentovic que la fragile santé mentale de notre protagoniste va être mise à rude épreuve. Parviendra-t-il à ne pas replonger dans la folie ?
Un ouvrage assez caricatural du point de vue graphisme selon moi mais qui est loin d'être déplaisant à regarder er à (re) découvrir !
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blandine5674
  10 novembre 2018
Belle retranscription du roman de Stefan Zweig en roman graphique. L'ambiance est bien palpable lors des parties d'échecs sur le bateau. La passion qui peut mener à la folie est bien présente. Les dessins sont travaillés, surtout dans les décors. Couleurs vives. Magnifique ! Quel talent !
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DocteurVeggie
  15 décembre 2017
Je tiens tout d'abord à remercier Babebio et les éditions Casterman pour l'envoi de cette pépite dans le cadre de la Masse Critique Graphique.
Je ne connais Stefan Zweig que de nom. Je n'ai lu aucun livre de sa plume. J'ai cependant pu découvrir son travail à partir de ce roman graphique et quel travail. J'ai toujours aimé l'aquarelle pour son coté impressionniste et aussi par l'extrême rigueur que celle-ci demande à maîtriser. David Sala parvient à nous faire découvrir une autre facette de l'aquarelle. Celle-ci est utilisée pour y créer une atmosphère claire-obscure et particulièrement angoissante au fur à mesure des pages. On peut y sentir la lourdeur de ce qui pèse et qui doit retranscrire la plume d'origine de Stefan Zweig. On entre dans les cases emporté par les vagues vert-bleue de la mer. Les teintes et les nuances utilisées dans les visages montrent une maîtrise de la palette des émotions humaines. Ce qui pourrait n'être que quelque chose de figé est en réalité quelque chose de vivant, de palpable avec l'envie de caresser de la main ces images illustrées. C'est un travail de qualité qui a été proposé là. Plus lumineux que les oeuvres de Benjamin Lacombe, moins colorées que celles de Chandre, j'ai véritablement apprécié le travail de l'artiste pour retranscrire l'innommable en période de guerre.
David Sala a réussi à me donner l'envie de suivre son travail, mais aussi de découvrir l'oeuvre de Stefan Zweig. Merci de m'avoir fait découvrir cette oeuvre qui n'aurait surement jamais été dans mes mains sans Babelio et cette Masse Critique.
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deuxquatredeux
  17 juillet 2018
Albert Einstein estimait que « Les échecs aliènent les maîtres, tourmentent leur esprit de telle façon que la liberté intérieure des plus forts doit en souffrir ». Bobby Fischer est l'un de ces maîtres dont la liberté intérieure en a souffert comme les anglais de I Like Trains le captent admirablement sur « A rook house for Bobby » :
« They've made mountains out of mole hills
Let them climb
They can chase me to the ends
Of the Earth
And if they find me
Let them indict me
I just don't care any more
They've pushed me too far, too far
They've pushed me too far, too far
All this talk of war
But it's only a game
All I ever wanted to do is play chess with you
But if they find me
They will indict me
I just can't fight anymore
They've pushed me too far, too far
They've pushed me too far, too far
We'll build this rook house here for Bobby
We'll build this rook house here for Bobby
We'll build this rook house here… »
De folie et de liberté (intérieure), il en est question dans l'adaptation en bande dessinée du livre de Stefan Zweig, Le joueur d'échecs. Pour échapper à la folie de l'enfermement et des interrogatoires de la Gestapo, Mr. B joue aux échecs jusqu'à l'obsession après avoir volé un manuel d'échecs. Cette obsession le conduit à l'hôpital après une crise clastique et les médecins obtiendront de la Gestapo sa libération à la condition qu'il s'exile. Lorsque Mr. B se retrouve sur un bateau sur lequel se trouve également le champion du monde d'échecs, Mirko Czentović, il ne sait pas s'il ne doit reprendre cette activité qui lui a sauvé la vie au point de le détruire.
Deuxième adaptation en français en bande dessinée du livre de Stefan Zweig, après celle de Thomas Humeau « librement adaptée du roman de Stefan Zweig », l'interprétation de David Sala est très fidèle à l'original et retranscrit parfaitement l'essence du texte de Zweig par ses belles aquarelles et certains de ses découpages qui reproduisent un échiquier.
Le joueur d'échecs de David Sala reste au final une adaptation efficace et classique.
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critiques presse (3)
ActuaBD   22 novembre 2017
Adaptation périlleuse d'un chef d'oeuvre de Stefan Zweig, et pourtant réussite incontestable : une atmosphère fiévreuse où la passion menace la raison, saisissante comme dans la nouvelle originale.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
LaLibreBelgique   31 octobre 2017
Le Français adapte la nouvelle de Stefan Zweig, "Le joueur d’échecs". Dessin maîtrisé, superbes couleurs directes, mise en page inspirée : de la très belle ouvrage.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Lexpress   16 octobre 2017
David Sala signe une somptueuse adaptation d'une nouvelle crépusculaire de Stefan Zweig et laisse éclater son talent.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
cicou45cicou45   09 juin 2018
"Le plaisir de jouer s'était mué en délectation morbide et celle-ci en esclavage."
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marina53marina53   13 juillet 2018
Comme disait Stendhal : "La beauté est une promesse de bonheur."
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   14 juillet 2018
- C'est assez surprenant, vous avez alors dû vous intéressé beaucoup à la théorie des échecs ?
- Beaucoup intéressé, oui... On peut le dire, je me suis beaucoup intéressé aux échecs, mais dans des circonstances très spéciales. Une histoire compliquée, révélatrice de notre charmante et grandiose époque. (p. 40)
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deuxquatredeuxdeuxquatredeux   14 juillet 2018
Comme on peut reconnaître un poète à ses vers, je pouvais distinguer le style et la tactique de chaque joueur. (p. 71)
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cicou45cicou45   09 juin 2018
"Une chambre particulière dans un hôtel, cela donne en soi une impression d'extrême humanité, n'est-ce pas ? En vérité, une torture bien plus raffinée m'attendait. Je fus placé dans cette chambre. On ne me faisait rien, f'étais simplement dans un néant radical et absolu."
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Videos de David Sala (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de David Sala
Du 20 juin au 31 juillet 2018, la Galerie Gallimard célèbre aussi "40 ans de roman en bande dessinée" et présente une exposition d'originaux des plus grands récits et artistes qui font la fierté de notre catalogue. ? bit.ly/40ansRomanBD
Nous aurons l'honneur de vous présenter une sélection d'?uvres de Zeina Abirached et Mathias Enard, Baru, Enki Bilal, Max Cabanes, Catel BD et Bocquet José-Louis, Jean-Christophe Chauzy, Didier Comès, Nicolas de Crecy et Sylvain Chomet, Ludovic Debeurme, Frantz Duchazeau, Jacques Ferrandez, Vittorio Giardino, André Juillard, Jacques de Loustal et Philippe Paringaux, Lorenzo Mattotti, M?bius, José Muñoz & Carlos Sampayo, Anthony Pastor, Vincent Perriot, Hugo Pratt, Jean-marc Rochette et Jacques Lob, Grzegorz Rosi?ski et Jean van Hamme, Christian Rossi et Géraldine Bindi, David Sala, Francois Schuiten et Benoit Peeters, Jacques TARDI et Jean Claude Forest, Bastien Vives.
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