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ISBN : 2253118656
Éditeur : Le Livre de Poche (03/01/2007)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.75/5 (sur 53 notes)
Résumé :
Juste avant la révolution d'Octobre, Dimitri Radzanov et Horowitz s'affrontent en duel au piano au conservatoire de Kiev. Chassés par les Bolcheviks, les deux jeunes gens doivent fuir l'Ukraine. Horowitz émigre aux Etats-Unis où il rencontre vite fortune et gloire. Radzanov, quant à lui, après avoir servi dans la garde blanche, échoue en banlieue parisienne avec sa mère. Il entre comme chimiste aux usines Pathé Marconi à Chatou où, ironie du sort, il va fabriquer de... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Shan_Ze
  19 avril 2017
Dimitri Radzanov et Horowitz : deux grands talents sortis tout droit du Conservatoire de musique en Ukraine. Dès leur plus jeune âge, une rivalité nait entre les deux jeunes hommes. Ils se perdent de vue mais des dizaines d'années plus tard, la popularité d'Horowitz grandit va le mettre sur le devant de la scène. La mère de Dimitri va tout faire pour le pousser à dépasser Horowitz.
L'histoire est racontée par le fils de Dimitri : ces deux virtuoses musicaux ont traversé la révolution russe ainsi que la seconde guerre mondiale. Arrivé en France en 1918, Dimitri a totalement laissé de côté la pratique du piano, au grand désespoir de sa mère. Cette mère qui est aussi très dure avec sa belle-fille, n'hésite pas à user de tous les moyens, même les plus sournois. Horowitz et mon père est une lecture tranquille, il a manqué un peu d'entrain pour l'apprécier tout à fait. le début est très lent, au contraire de mes dernières lectures. J'ai aussi été perturbée par les différentes façons de nommer une personne, Horowitz, Dimitri ou la grand-mère ont chacune 3 ou 4 noms ou surnoms distincts. Dommage qu'il a fallu attendre la fin pour avoir un regain d'intérêt pour cette histoire.
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doudou94
  07 mai 2017
Ce court récit nous relate l'histoire de Radzanov et d'Horowitz en tant qu'élèves du conservatoire de Kiev.
Les descriptions des duels enflammés de rapidité au piano sont très détaillées, ce qui rend très vivants ces passages du livre.
L'ensemble du roman est ponctué par de petites piques d'humour qui rendent la lecture fluide et agréable.
J'ai trouvé très intéressant le parallèle entre l'aventure d'Horowitz, parti aux Etats-Unis, et la vie de Radzanov, resté en URSS.
Les nombreuses anecdotes qui tombent au fil du texte enrichissent un livre, qui plaira autant aux lecteurs férus de musique classique qu'à ceux qui n'y connaissent rien.
Commenter  J’apprécie          100
tynn
  17 septembre 2013
Deux destinés d'enfants, deux talents prometteurs, confrontés aux soubresauts de notre monde, deux existences parallèles de pianistes, l'un dans l'ombre, l'autre dans la lumière…
Sur fond d'immigration russe et de tragédies d'exil, on suit le récit de deux vies jouées sur un coup de dé de la fatalité, offrant la gloire et les honneurs à certains et une vie d'amour familial à d'autres.
A l'aube de la vieillesse, à qui reviendra la sérénité ?
Les personnages sont slaves, ont « l'âme artiste et le coeur passionné ».
La grand-mère autoritaire, manipulatrice et monstrueusement égoïste, le petit fils solitaire et rêveur, en admiration devant un père magicien du clavier, une mère attentive, patiente et effacée.
Que de conflits mais aussi de tendresse dans cette famille là !
Alexis Salatko nous parle de fraternité et d'entraide, d'amour filial, de modestie, de devoir de mémoire.
Le titre est bien trompeur, on s'attend à une étude sérieuse et culturelle, on découvre une récit pétillant, une vraie friandise acidulée dont on se délecte à chaque page, le sourire aux lèvres et le coeur plein de tendresse et de nostalgie. le sujet a beau être grave, le ton reste toujours joyeux
Une lecture légère, un ton piquant, plein d'humour.
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5Arabella
  03 août 2016
"En janvier 1953, je décidai d'emmener mon père à New York pour assister au jubilé d'Horowitz à Carnegie Hall. Dimitri n'en avait plus pour longtemps. Ce voyage serait la dernière occasion d'être ensemble et d'approcher le dieu Horowitz qui avait si grandement marqué mon enfance."
Ainsi débute ce roman dans lequel un fils raconte son père. Et quel père, russe blanc, élève avant la révolution du conservatoire avec comme condisciple celui qui allait devenir le légendaire Horowitz. La grand-mère du narrateur n'a d'ailleurs jamais renoncé à ce que Dimitri fasse une grande carrière de pianiste et rive son clou à "Face de Chou" comme elle appelle Horowitz. Mais son fils la déçoit, épouse une Française, petite actrice, travaille comme chimiste chez Pathé Marconi, et ne joue du piano que comme un loisir. Alors pour le stimuler elle collectionne toutes les coupures de presse de son rival de jadis, et elle est terriblement bien renseignée sur les faits et gestes du maître.
Entre petite et grande histoire, les personnages de Russes blancs, d'artistes et écrivains comme ce docteur Destouches devenu ensuite célèbre sous son nom de plume, entre la Révolution Russe et la deuxième guerre mondiale, ce roman nous dresse un portrait tendre et savoureux d'une famille, dont les membres s'aiment terriblement fort sans être capables de se le dire, truculents et excentriques, et tous si attachants à leur façon.
Alexis Saladko nous restitue leurs petits défauts et grandes qualités, dans un style alerte et léger, plein d'humour et tendresse, et nous permet de partager leurs vies le temps d'un trop court roman.
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Lali
  08 octobre 2013
Il y a quelque chose de savoureux dans le roman d'Alexis Salatko, lequel met en scène une famille d'origine ukrainienne chassée du pays peu avant la révolution d'octobre 1918. À cette époque, Dimitri Radzanov, le père du narrateur et Vladimir Horowitz, alors élèves du Conservatoire de musique de Kiev, s'affrontaient en duel au piano.
Horowitz est devenu célèbre, l'autre Vladimir, non. Et pourtant, ils avaient sûrement autant de talent l'un que l'autre. Mais ils n'ont pas choisi la même destination lorsque vint le moment de fuir, justement à l'heure où les États-Unis attendaient « leur » grand pianiste, celui qui allait faire la renommée des jeunes orchestres de ce pays en plein essor. Ce fut Horowitz.
Radzanov, quant à lui, après avoir séduit la femme qu'il convoitait grâce à la musique, mit son piano de côté afin de gagner sa vie, la gloire n'étant pas au rendez-vous. Mais la musique ne le quitta jamais tout à fait. Et sa mère, qui avait perdu son mari et son second fils, mit tous ses espoirs en lui, espérant qu'un jour il détrônerait le grand Horowitz. Ce qui donne lieu à des scènes où émotions et démesure sont telles qu'on se plait à les imaginer au cinéma — Alexis Salatko n'a-t-il pas été scénariste avant d'être romancier?
Oui, il y a quelque chose de savoureux dans Horowitz et mon père. Mais au-delà des anecdotes, des clins d'oeil à l'Histoire et à la communauté russe de Paris, il y a un roman d'une tendresse infinie, celle qu'éprouve un garçon, puis celui-ci devenu un homme, pour son père, ce héros méconnu qui n'a pas connu le sort qui aurait pu être le sien. Un père qu'il décide d'emmener à New York où se produit le pianiste de renommée internationale.
Un voyage qui donnera lieu à un dénouement des plus inattendus et totalement imprévisible, et à quelques scènes encore une fois cinématographiques.
Un roman enlevant, nostalgique, mais jamais triste, où la musique a une part de choix, et où nous sont dévoilés quelques secrets plus ou moins bien gardés entourant celui qui fut l'un des plus grands pianistes du XXe siècle.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
CroquignolleCroquignolle   15 décembre 2014
Quand, tard le soir, papa, surmontant sa fatigue, nous régalait d'une sonate de Prokofiev ou d'un adagio de Chopin, la poussière et l'anxiété accumulées tout au long du jour se dissipaient pour faire place à un indicible bien-être. Nous étions tous les trois unis et heureux le temps d'un morceau. J'observais ma mère à la dérobée et je retrouvais un peu de sa fraîcheur d'antan derrière le masque effrayant que la maladie s'acharnait à lui dessiner. Et je suppliais mentalement mon père de ne pas s'interrompre, conscient qu'à peine le silence revenu maman replongerait dans des abimes de souffrance et redeviendrait cette créature décharnée, aux yeux cernés de noir, qui s'éloignait chaque jour davantage sans que nous puissions la retenir. "Joue. Je t'en prie. Ne t'arrête pas !" Et papa jouait, jouait, jouait, luttant de toutes ses forces contre l'ennemi implacable qui tenait serrée entre ses griffes son adorée, s'efforçant d'arrêter l'écoulement du temps, lui qui autrefois mettait un point d'honneur à remonter le carillon et repousser la grande aiguille sur l'heure exacte.
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CroquignolleCroquignolle   15 décembre 2014
Dimitri n'en a plus pour longtemps. Le maître d'heure a perdu la boussole. Sa Longine est arrêtée sur sept heures du soir, qui est le moment où Violette nous a quittés Depuis lors, le pauvre vieux bat la banlieue. Il va s'asseoir sur la tombe de sa femme et lui parle des après-midi entiers en fumant Gauloise sur Gauloise. Il lui raconte que son fils va devenir un grand médecin, un micro-chirurgien qui s'établira en Californie et soignera les mains des vieux pianistes. Une clientèle en or. En rentrant du cimetière, il ne manque jamais de s'arrêter au bar du coin de l'avenue de la Princesse. Il reste là une heure, parfois deux. Puis il rejoint en titubant la maison, s'écroule dans l'Orient-Express et contemple l'album de photos cependant que la pénombre s'épaissit autour de lui.
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Shan_ZeShan_Ze   18 avril 2017
Prévert, je l'avais croisé une ou deux fois, quai du Point-du-Jour. Un type un peu lourdaud, l'air toujours bougon, parlant sans arrêt en bouffant ses mégots. Il aimait les enfants et, lorsqu'il me voyait, son visage s'étirait soudain comme celui des clowns.
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CroquignolleCroquignolle   15 décembre 2014
La mer, je ne l'ai jamais vue. Mon père, qui passait ses vacances d'été en Crimée, l'appelait "La Noire". Mon premier face-à-face avec l'océan s'effectue de nuit et, en écoutant gronder ce géant indistinct, je comprends mieux l'attirance de Mitia pour cette "Noire" qui fabrique de la musique à partir du néant. La mer, on ne la voit pas, on l'entend. A peine débarqué en Amérique, papa vient de me donner ma première leçon de musique.
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luocineluocine   15 août 2009
« Nous faire ça à nous ! » La voix de ma grand-mère me fendait les tympans, aussi tranchante que le scalpel en train d’inciser les cadavres d’école. Par ce « nous » outragé, elle désignait les Radzanov uniquement, transformant une défaite historique en offense personnelle.
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Videos de Alexis Salatko (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alexis Salatko
Bande annonce du film Django (2017), adaptation du roman d'Alexis Salatko paru sous le titre Folles de Django.
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