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EAN : 9782505118459
176 pages
Dargaud (19/05/2023)
4.04/5   87 notes
Résumé :
Bienvenue dans la Résidence Autonomie ! Quoique le mot "autonomie" est un tantinet exagéré. En réalité, cet établissement pour personnes âgées est l'ultime étape avant l'entrée en Ehpad. Envoyé par Pôle Emploi, Marc apprend les fondamentaux du métier. Se chausser d'une paire de baskets, parler fort en entrant dans la chambre des résidents (il a parfois l'impression qu'ils se livrent à un concours de surdité) et ne pas oublier de mettre le frein sur un déambulateur (... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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Club N°54 : BD sélectionnée
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Très drôle, touchant et révoltant !

Morgane N.
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Reportage cruel et lucide.

Ici, comme dans Charlie-Hebdo, Salch est l'héritier de Reiser.

André
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Résidence Autonomie est un roman graphique que j'ai trouvé intéressant.
Il fait partie de ces livres que l'on aime pour la découverte et l'immersion d'une expérience de vie plus ou moins inconnue, et que l'on n'aime à la fois pas pour la réalité qu'il nous propose et qu'on évitait gentiment de regarder jusque-là.

Cette BD, met très bien en lumière la difficulté des métiers du social.
Elle rappelle cette réalité que nous avons plus que besoin d'humanité, de présence, d'empathie, mais qu'il n'est malheureusement pas toujours possible d'offrir continuellement cette compétence, quand les conditions qu'on nous impose nous abiment petit à petit (épuisement, manque de reconnaissance, rendement, salaire dérisoire, manque de personnels, missions non comprises dans le contrat…).
Pourtant, certains s'accrochent.
Et nous ne pouvons que reconnaitre la résilience et le dévouement de ces personnes.
Ils font au mieux, malgré le chaos qu'on leur impose.

Ici, malgré les contraintes imposées, Marc notre personnage principal, tend tant bien que mal à humaniser son métier auprès des séniors.
Nous découvrons également davantage ce public, parfois oublié.
Un public ayant traversé son lot d'histoires, voire de traumas et aux caractères parfois bien trempés, mais à la fois attendrissants.
On comprend qu'ils ou elles cherchent juste de quoi passer le temps, partager, être écoutés, être insouciants…

Résidence Autonomie est graphiquement assez simple.

C'est une BD plutôt facile à lire.

Je la recommande - ne serait-ce pour ouvrir davantage sa conscience ! :)

Wendy
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C'est trop précis pour ne pas être vécu.

Le dessin est redoutable de vérité cruelle.

Par contre je connais des Hepad plus accueillantes.

Triste réalité de la fin de vie en France.

Cela renforce mon adhésion à l'association Vivre et mourir dans la dignité.

Le dessin est magique et les dialogues percutants.

Bravo !

Jacques
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Ne pas se tromper, sous ses airs de BD humoristique, cet ouvrage présente une satyre glaçante des conditions de vie (et de travail) dans les résidences pour personnes âgées.

L'auteur nous offre un témoignage intéressant et nécessaire.

Samuel
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Lien : https://mediatheque.lannion...
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Voici mon retour de lecture sur la bande dessinée Résidence autonomie d'Eric Salch.
Bienvenue dans la Résidence Autonomie !
Quoique le mot "autonomie" est un tantinet exagéré. En réalité, cet établissement pour personnes âgées est l'ultime étape avant l'entrée en Ehpad.. ou la mort..
Envoyé par Pôle Emploi, Marc apprend les fondamentaux du métier.
Il est "agent social" et va travailler pendant un an dans cet établissement, deux nuits par semaine.
Se chausser d'une paire de baskets, parler fort en entrant dans la chambre des résidents (il a parfois l'impression qu'ils se livrent à un concours de surdité) et ne pas oublier de mettre le frein sur un déambulateur (pour éviter les chutes, c'est mieux).
Sans oublier, le plus difficile : gérer les relations avec les pensionnaires..
Résidence autonomie a été inspiré par l'auteur par un de ses amis, qui a été agent social dans une résidence de ce genre.
C'est un ouvrage poignant qui, soyons honnête, ne donne pas du tout envie de vieillir !
Certes c'est un peu caricatural, pince sans rire, bourré d'humour noir. Avec tout de même un fond de vérité, il n'est pas évident de vieillir pour terminer dans ce genre d'établissement.
En général dans une résidence autonomie, les résidents ne sont pas aussi fatigués et plus autonomes que dans la bande dessinée. Je vois les résidents d'une de ces résidences une fois par semaine à mon boulot (je suis hôtesse de caisse) et ils sont à peu près en forme. Et tous autonomes, même ceux qui ne viennent pas au supermarché, accompagnés et conduits en car.
Toutefois, cette BD pose une bonne question : à quel moment peut on considérer une personne autonome ou en perte d'autonomie ? Difficile, même pour un professionnel, de juger ça.
Cette bande dessinée est une peinture sans complaisance de la situation des personnes âgées en résidence, EPAHD..
Vraiment, cela ne donne pas envie de vieillir ! Mais alors, vraiment pas !
J'ai moyennement accroché avec les dessins, un peu trop de caricatures à mon goût. Mais, c'est très personnel :)
Résidence autonomie est une découverte intéressante, que je recommande et note quatre étoiles :)
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« - Monsieur Auriol ?! Monsieur Auriol ?
J'ai quand même fini par le retrouver.
Monsieur Auriol qu'est-ce que vous faites là ?
- J'en ai marre ça fait deux heures que je suis là.
Pourquoi vous n'avez pas bipé ?
- J'ai oublié. »

La petite vieille Mme Gendron ça pourrait être moi vu que je me déplace aussi en déambulateur.
Mais je suis un peu moins vieille qu'elle et mon nez n'est pas comme ça...Enfin je crois!

Par contre, je ne suis pas encore dans une résidence autonomie, ouf !

Ce roman graphique est génial ! Il est drôle, il est tendre, il est juste, il est sympa, humain et vrai.

La résidence autonomie ça ne donne pas envie.
Mais alors pas du tout ! À moins qu'il y ait un atelier créatif et récréatif intitulé " BD" et animé par un certain… Éric. Par exemple le mercredi après-midi, comme cela il y aurait une bonne animation dans la semaine !
Sérieusement, j'ai tout aimé, le dessin, le scénario, les personnages, les interactions entre eux, tout ce que met en relief et en lumière l'auteur, et les petites touches de couleur au propre comme au figuré... Bref ...Tout !

Et puis, ça m'a donné envie d'écouter la chanson Smells Like Teen Spirit de Nirvana !

Une BD à la couverture brochée aux Éditions Dargaud.

Vous trouverez cet ouvrage sur BD FUGUE qui est une librairie indépendante, engagée et passionnée.




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Salch séduit encore avec son coup de crayon inimitable et sa perspicacité.
Je l'ai connu décrivant sa vie de couple ébréchée par une routine galopante avec Les meufs cool. Puis en darron à bout, martyrisé par deux enfants ados dans le petit chemin caillouteux (qu'est la vie).
Et enfin irrésistiblement irrévérencieux dans ses infâmes Look Book taillant avec une vulgarité aussi outrancière que jubilatoires les stéréotypes de looks du moment.
Ce que l'on peut dire au regard de son oeuvre c'est que c'est un fin observateur de ses contemporains, sachant percevoir puis croquer habilement les petits détails qui rendent ses personnages si authentiques.
Son tracé est simple, limite parfois enfantin, un peu baveux malhabile qui séduit à fond. En se rapprochant de la caricature il grossit le trait et a toujours cet aspect un peu primitif dans le graffiti on appelle ça le style ignorant je trouve que ça s'applique plutôt bien, faussement par contre, on s'en rendra compte rapidos grâce aux dessins un peu plus soignés et précis qui poncture les fins de chapitre qui composent cet ouvrage. Et puis ce talent pour dessiner les pifs !

Résidence autonomie est un bouquin intimiste mais pas personnel puisqu'il relate le quotidien d'un travailleur social dans the last place to be avant l 'Ehpad, qui comme son nom l'indique accueille des personnes dépendantes. Ici c'est le before en gros y'a des papillons sous l'abat-jour et la lumière n'est plus à tous les étages mais y'a encore quelqu'un aux commandes. Ce qui n'est plus forcément le cas en Ehpad.

Témoignage important puisqu'il rappelle la précarité, tant des travailleurs sociaux que des personnes en fin de route. Qu'elles soient volontaires ou remisées dans ces établissements par des enfants peu scrupuleux ou dépassés, la direction veille sur eux et sur un budget ressemblant à une peau de chagrin qui sent l'urine et le désinfectant.

Album marquant par son style épuré, comme la palette utilisée : 3 couleurs Rouge sénile, jaune incontinent, et noir comme la faucheuse. C'est un peu triste et abrupt car ça arrive sans prévenir comme et s'arrête aussi abruptement qu'une fin de vie.
Heureusement, la sensibilité et la justesse sont présentes, avec un humour discret comme par respect. Belle dédicace aux travailleurs sociaux ou apparentés qui s'occupent des ancêtres dont on ne veut plus.

Un album sympa mais plus sage que le reste de l'oeuvre d'un dessinateur qui aime définitivement le partage du quotidien. Merci à Babelio et à Dargaud pour ce joli cadeau, vous êtes trop chouettes, coeur avec les doigts !

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Résidence autonomie , c'est l'endroit pour des personnes âgées qui sont encore ( un peu ) autonomes avant l'entrée en E-pad , ce sont des lieux de vie pour les personnes âgées qui souffrent de solitude et qui bénéficient d'une aide , repas par exemple .
C'est l'histoire de Marc , ' agent ' social , qui va travailler un an dans une résidence autonomie, il va faire deux nuits par semaine .
Évidemment il y a un problème dans ce genre de résidence , comment évaluer l'autonomie d'une personne vieillissante , d'autant plus dans un contexte de l'allongement phénoménal de l'espérance de vie .
Marc doit sans arrêt faire le bilan de cette autonomie qui peut basculer d'un instant à l'autre .
Il faut beaucoup de patience , d'abnégation pour faire ce travail ingrat , difficile , Marc ne tiendra pas plus d'un an .
Des réflexions sur le vieillissement et ses nombreux problèmes , ces défis également qui attendent la société .
C'est un regard sans complaisance qui m'a paru d'une grande justesse , il y a beaucoup d'humanité dans ce récit qui pointe du doigt un de plus gros problème , le manque de personnel .
Heureuses les personnes âgées qui ne doivent pas faire un pas supplémentaire…vers l'E-pad , c'est ce qui me vient à l'esprit après cette lecture .
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critiques presse (4)
LeMonde
21 juillet 2023
Avec des ressorts comiques alimentés par des situations tout à la fois pathétiques et sordides, l’auteur assume d’aller chercher le rire de son lecteur, sans verser dans la moquerie gratuite et tout en regardant en face les affres de la vieillesse comme les défaillances d’un système de santé à bout de souffle.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LigneClaire
17 juillet 2023
Une BD qui devrait aider à prendre conscience que nous considérons souvent la vieillesse avec mépris, qui met à l’aise parce qu’on sait que ce que l’on voit est la réalité.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
Actualitte
26 juin 2023
À travers de courts chapitres de quelques planches, souvent drôles et marquants, Salch met en lumière aussi bien les initiatives misérabilistes de loisirs actifs pour grabataires que les trésors d’imagination et de positivité déployés par certains employés au moral plus résistant qu’une dalle de tombe. On rit, entre le rire jaune et l’humour noir, mais on s’apitoie surtout et on croise très fort les doigts de ne jamais, au grand jamais, aboutir dans un endroit pareil.
Lire la critique sur le site : Actualitte
BDGest
14 juin 2023
Ouvrage coup de poing, outragé, salvateur et cri du cœur, Résidence Autonomie est tout ça à la fois. Il s'agit aussi de l'un des albums les plus drôles de ces dernières années.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
Là, j’ai commis une erreur. Il ne faut jamais demandé aux vieilles si elles vont bien.
- ça va pas du tout. J’ai très mal à ma jambe gauche et aux bras. Et mon neveu ne vient jamais me voir.
Évidemment, qu’elles ne vont pas bien. Elles sont vieilles. Il vaut mieux leur demander ce qu’elles ont fait de leur journée.
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Marc H
Agent social
En théorie, mon rôle consiste à accompagner dans leur quotidien les résidents : être à leur écoute et essayer de participer à leur bien-être. (ouvrir un courrier, régler leur télé, leur mettre de la musique…). En réalité, je fais le boulot d’un infirmier.
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Je lui ai donc ramené sa couverture. Elle m'a pris dans ses bras et s'est mise à pleurer. Ça a failli me faire chialer. Il est vraiment temps que je quitte ce job.
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Les vieux, ce qu’ils veulent, c’est se marrer!
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Quand tu es aux transmissions le premier truc que tu fais, c'est lire les transmissions précédentes... qu'est ce que c'est que ça ? Elle nous a écrit un roman là... c'est quoi ces conneries ? Elle se prend pour Boris Cyrulnik ?
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