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ISBN : 2330038992
Éditeur : Actes Sud (11/02/2015)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Un serial killer élimine des stars de téléréalité. Le principal suspect est Dieu Jr, un jeune paumé qui avait connu son quart d'heure de gloire en prétendant être le plus jeune fils de Dieu avant de se faire descendre en flèche et en direct par des journalistes sur un plateau de télévision. Une seule personne croit dur comme fer à son innocence : un écrivain et ami de longue date surnommé Poe. Il écume les rues de Madrid pour retrouver le plus jeune fils de Dieu ava... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
cannibalector
  31 mai 2016
Ma première rencontre avec Carlos Salem.. et surement pas la dernière.
Un univers joyeusement anarchique, loufoque, burlesque, une ambiance rock and roll et bièreuse mais une grande finesse dans la description d'un Madrid en pleine crise économique et une profonde empathie pour ces personnages.
Un sérial killer élimine des journalistes d'une émission de télé réalité, les soupçons se portent vite vers Dieu junior, le plus jeune des fils de Dieu qui prétend faire des miracles ( pas aussi bien que son grand frère, mais quand même!). Invité sur un plateau télé, ses miracles finissent en catastrophe et il est humilié, ridiculisé par les présentateurs. Quelque temps après, les massacres commencent.
Un ex journaliste, ex grand écrivain, grand buveur de bière devant l'éternel et ses fils, gagne très bien sa vie en écrivant des romans à l'eau de rose sous un pseudonyme féminin. Mais Dieu junior, son meilleur ami, et ses autres potes le surnomment Poe ( la moitié de poète!).Son imagination débridée par son alcoolisme mystique lui a permis, par le passé d'aider un commissaire à résoudre des enquêtes tortueuses. Avec son aide il essaye donc de retrouver Dieu junior avant un autre flic véreux qui a une haine farouche contre Poe ( celui ci ne sait pas trop pourquoi même si d'avoir couché avec sa femme est peut être un début d'explication.)Il en profite pour écrire sa rencontre et son pèlerinage avec Dieu junior: un évangile de bière fiction.
Je crois n'avoir jamais autant ri en lisant un polar; une petite anecdote pour vous mettre l'alcool en bouche et qui ne spoile pas l'intrigue: Dieu junior n'arrive pas à faire l'amour, en effet, dés qu'il rentre en érection son sexe devient luminescent, les femmes tombent bien à ses genoux mais elles se mettent à prier! Il finit par trouver une belle aveugle, il passe un super moment, mais par mégarde, il accomplit un miracle et elle retrouve la vue!
Cet humour omniprésent n'entrave en rien une intrigue policière bien construite et une fin peu prévisible ( sauf par Dieu, bien sur)
Bref, un évangile apocryphe qui vaut le détour!
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Kittiwake
  14 août 2015
Suffit-il d'être irrévérencieux et iconoclaste pour être drôle?
Aller simple et Je reste roi d'Espagne m'avaient bien plus pour ces mêmes raisons , mais je suis plus mitigée pour ce dernier opus.
Le thème est annoncé dans le titre : une série de meurtres particulièrement violents provoque l'émoi à Madrid. Or quelques années plus tôt, les victimes ont de près ou de loin participé au lynchage médiatique de Dieu Jr, le cadet du célèbre aîné Jésus, en mal de reconnaissance. Dieu Jr, 33 ans, un physique ingrat, tout sauf classieux, incarne (!) le coupable idéal. Poe, qui vit plus des subsides que lui rapporte la rédaction de romans bas de gamme signés d'un pseudo que du journalisme, et qui a tissé naguère des liens d'amitiés avec le prophète du vingt et unième siècle , mène l'enquête.
Une enquête qui part dans tous les sens, avec moultes revirements, de pièges en chausse-trapes, de rebondissements en révélations extravagantes : pour tout dire, je ne suis pas sûre d'avoir tout suivi.
Ce qui fait l'originalité du roman est bien entendu le style : très décalé, surtout si l'on se réfère à la trame "biblique" du propos. C'est drôle pendant cinquante pages, mais un peu longuet sur quatre cent cinquante! On se lasse assez vite, d'autant c'est tellement envahissant que cela accentue l'impression de complexité de l'enquête . On peut d'ailleurs passer vite certaines pages, surtout les nombreux paragraphes consacrés aux exploits sexuels du narrateur : trop de sexe tue le sexe.
Un peu déçue donc, en comparaison avec mes expériences précédentes de lecture de cet auteur

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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gonewiththegreen
  11 septembre 2015
C'est déjanté, drôle, fin parfois, poétique souvent, génial tout le temps.
On vient lire Salem pour bien autre chose qu'un polar. En gros, son énigme policière , on s'en 'tamponne" un peu. Ce qu'on veut, ce sont les réparties, les personnages truculents, le délire plausible... Et l'on est servi.
D'un roman à l'autre les personnages se croisent , les seconds rôles prennent les devants et vice- versa.
Ici, un serial killer se paie les vedettes de la trash TV , des sortes de Morandini espagnol de la grande époque , et l'enquête s'oriente rapidement vers un hurluberlu qui se prend pour le frère de Jésus . Un de ses potes , le héros , va tout faire pour prouver son innocence.
Encore une fois, l'énigme; policière, toute bien ficelée soit elle, n'a rien de celle des grands du polar.
Mais pour le style, les réparties, le décalé, Salem est un chef. Suerte !
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Taraxacum
  04 juillet 2016
Je garde un bon souvenir de "Je reste roi d'Espagne" un autre polar de Carlos Salem que j'avais dévoré avec plaisir et en croisant celui-ci à la bibliothèque, je me suis dit, 'tiens, pourquoi pas?'
Le plus jeune fils de Dieu n'est hélas pas à la hauteur du précédent. Certes, on y retrouve l'originalité que j'avais aimé dans le précédent, mais elle a tourné court. Il y avait un certain onirisme dans Je reste roi d'Espagne, mais ce coup-ci le rêve est sous l'influence du LSD et ça nuit beaucoup à l'ensemble. Alors certes, j'étais contente de retrouver le personnage principal du roman précédent, ici dans un rôle secondaire, mais ça ne suffit pas. A force de vouloir donner dans le décalé et l'iconoclaste, c'est parfois impossible à suivre, et ça part dans tous les sens et fatigue le lecteur. On se demande un peu pourquoi l'éditeur n'a pas renvoyé l'auteur à son manuscrit en lui demandant de tailler dedans pour en garder le bon et se débarrasser du reste! Les parallèles bibliques font sourire, oui: Thomas tient une agence de voyage, etc, mais....disons que sur un roman de quatre cent pages, ça ne suffit pas à retenir l'attention et le scénario policier en lui-même aurait pu être plus travaillé.
Quant à la romance qui arrive comme un cheveu sur la soupe, je n'ai vraiment pas vu l'intérêt: ça ralentit l'intrigue, n'a aucun rapport avec la résolution. Il voulait probablement écrire des scènes de sexe, ou ne pas passer pour un macho; oh regardez, un personnage féminin! Et tant qu'à faire: pourquoi est ce que les personnages transsexuels meurent toujours dans les polars? C'est une sorte de règle? Représentation, certes, un peu, mais ils doivent mourir à la fin?
J'aurais du en rester au premier de ces romans et je ne suis pas sûre que je lirais les autres.
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nilebeh
  08 novembre 2015
Que penseriez-vous si vous rencontriez un homme jeune, pas très beau, un peu gros, qui affirme être le fils cadet de Dieu ? S'il ajoutait qu'il fait des miracles à l'occasion mais moins bien que son grand frère (vous savez, le jeune type blond aux cheveux longs qui fait craquer les femmes, surtout depuis qu'on l'a mis sur une croix), s'il précisait qu'il a un tout petit kiki mais lumineux (si, si), que sa mère Mariah est une teigne remariée à un certain George S, ATAN, là, franchement, ne crieriez-vous pas au fou ?
C'est ce que font beaucoup de gens dans l'entourage de Dieu Jr (oui, vous avez bien lu), sauf son ami écrivain Poe (c'est un surnom) qui voudrait bien croire à toutes ses élucubrations et le prend pour un gentil illuminé, Jusqu'au moment où des journalistes tombent comme des mouches dans des circonstances horribles (à côté, la crucifixion, c'est juste une anecdote), Alors pourquoi ? Qu'ont-ils bien pu faire pour mériter cela ? Notre écrivain mène l'enquête avec l'aide du Greffier, policier un peu à la marge de la profession, Une douce Fleur, passablement dérangée elle aussi, peint des tableaux tout blancs dans son HP, l'amoureuse de Poe s'inquiète des folies de son amant et surtout cherche à identifier une auteure de romans à la rose sans se douter qu'il s'agit de l'homme qui la fait tant rêver,
Un bon mélange d'action, parfois à la limite du trash, avec pas mal d'humour un brin déjanté, des idées abracadabrantesques, des dessins supposés illustrer mais qui font rire aussi et un leit-motiv : ne me dites pas que cela vous tente ?
Si !
(pour comprendre, lire le livre!)
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
KittiwakeKittiwake   13 août 2015
J’en ai plus qu’assez des moralistes faux culs qui passent leur temps à nous juger mais qui ne ratent pas une seule de nos émissions. Ou alors les autres, encore pire, qui clament aux quatre vents qu’on fait de la télé-poubelle, alors qu’ils seraient les premiers à en faire s’ils avaient la moindre possibilité de devenir riches et célèbres...
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KittiwakeKittiwake   12 août 2015
C’était un de ces bistrots qui semblent avoir été prédestinés dès la naissance à leur vocation d’étable, un abreuvoir à cow-boys fraîchement descendus de cheval, qui servent le matin un brunch à base de tartes faisant honneur à leurs noms ; le midi, des tapas frites dans la rancœur et le péché ; et le soir, qui tamisent leurs lumières, font tourner un stroboscope opacifié par les chiures de mouches, servent du vin en carafe et des pains dans la gueule en guise de sacrements.
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zetyzety   16 avril 2015
Pourvu qu'il y ait de la Kro au Ciel. Si je raconte son histoire, c'est que j'ai dû céder une nouvelle fois à la tentation de mon serpent particulier, parce que la réapparition du Greffier m'a obligé à me rappeler que j'ai tourné le dos à Dieu Jr, moi aussi. Depuis, j'ai recommencé à écrire sans pseudo ni excuses, en réinventant le seul genre littéraire qui m'attire à présent.
La bière-fiction.
C'est quelque chose comme...comme ce que je viens d'écrire.
T'es pas sérieux là ? Si.
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KittiwakeKittiwake   12 août 2015
Je suis orphelin, mon père. Et fier de l’être depuis que j’ai vu Star Wars.
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fannyvincentfannyvincent   27 février 2015
Elle se déshabille sans hâte, pour laisser tout loisir à la masseuse d’apprécier son corps. Elle l’imagine déjà en parler à ses voisines, “le corps qu’elle a, cette loziño, non vraiment, c’est pas la chirurgie, je vous jure qu’elle est comme ça naturellement, pas comme toutes ces filles…”
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Videos de Carlos Salem (56) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Carlos Salem
Diego Ojeda & Carlos Salem el 05/09/2015 en Galileo Galilei - Por culpa de la poesía
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