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Meei-Huey Wang (Traducteur)
ISBN : 2283024625
Éditeur : Buchet-Chastel (07/04/2011)

Note moyenne : 2.72/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Une jeune femme de Rio, fille d’exilés brésiliens ayant fui au Portugal la dictature qui a terrorisé le Brésil de 1964 à 1985, reçoit un jour de son grand-père turc, selon la tradition juive, la clef de sa vieille maison de Smyrne où il vécut longuement avant d’émigrer au Brésil. La jeune Carioca s’embarque alors pour un voyage qui deviendra une quête mouvementée de ses origines et de son identité…
Sur le chemin de sa vérité, elle rencontrera la douleur et la... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
araucaria
  16 novembre 2012
Sur la quatrième de couverture un résumé qui séduit. "Une jeune Brésilienne de Rio de Janeiro reçoit une clé des mains de son grand-père, à la fois juif et turc, la clé de la maison de Smyrne où il a vécu avant d'émigrer au Brésil au début du XX ème siècle." J'ai pensé que ce livre allait me faire voyager géographiquement et aussi dans le passé. Mais en réalité la recherche de la maison de Smyrne n'occupe que très peu de chapitres. L'histoire est parasitée par d'autres considérations, d'autres épisodes de la vie de cette jeune Brésilienne. La construction du roman est chaotique, anarchique. Au début de ma lecture, je me suis trouvée perdue, j'ai eu du mal à comprendre, à saisir quels étaient les personnages qui étaient évoqués. Une belle histoire à l'origine, qui a été bien trop parasitée à mon goût et offre au bout du compte un roman confus. Je le regrette. Je n'ai pas détesté ce livre mais ne l'ai pas apprécié non plus comme il aurait mérité de l'être si sa rédaction avait été plus classique, d'où ma note relativement basse. Un rendez-vous manqué à cause d'un style et d'une histoire avortée. Dommage...
Lien : http://araucaria.20six.fr
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summerday
  18 mai 2011
Le roman de Tatiana Salem Levy est mystérieux et difficile à saisir. La forme narrative est libre et polyphonique. Il y a les souvenirs de la narratrice brésilienne qui s'adresse parfois à sa mère défunte, nous raconte son voyage sur les traces de sa famille d'origine juive et turque, ou se remémore certains moments intimes avec un ancien amant. L'autre voix est celle de la mère, et enfin le récit des aventures de son grand-père. La clef de Smyrne est un récit sur l'exil d'une famille entre Turquie, Portugal, Brésil et Costa-Rica. La douleur de quitter une terre, ceux que l'on laisse derrière soit, et les nouveaux départs possibles.
La narration est déroutante au début. Il faut plusieurs pages pour comprendre à qui appartiennent chacune des voix, d'autant plus que les chapitres sont de longueurs très variées. C'est rythmé mais un peu déstabilisant. Malgré cela il se dégage de ce roman une atmosphère sensuelle et mélancolique. L'auteur, d'après ce que j'ai lu sur des sites brésiliens, a présenté ce roman comme thèse, ce qui est une liberté académique assez étonnante. On peut donc supposer qu'il y a beaucoup de théorie derrière ce récit, et qu'il est difficile pour un lecteur lambda d'en saisir toute l'importance. On réussit tout de même à ressentir l'idée du souvenir éclaté, ses propres souvenirs, mais aussi ceux de ses ancêtres, que l'on nous offre en héritage ou qu'il faut retrouver par ses propres moyens.
La langue est belle, poétique mais aussi crue dans certains passages érotiques. Je ne saurais vraiment dire si j'ai aimé ou non tellement d'inconnues ont jalonné ma lecture mais c'est un roman très intéressant et dont on conserve davantage l'idée d'une ambiance qu'une histoire linéaire qui n'est pas là de toute façon.
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fran6h
  21 mai 2011
Si l'on se réfère à la quatrième de couverture, l'histoire parait alléchante, mais à la lecture c'est plus compliqué du fait de la construction particulière et quelque peu décousue du récit.
Il s'agit pour une jeune femme brésilienne de retrouver ses origines à travers un voyage qu'elle entreprend sur les terres où vécurent sa famille en Turquie et au Portugal. le récit mèle trois générations (le grand père, premier exilé de Turquie vers le Brésil, la mère, exilée du Brésil vers le Portugal, et la narratrice).
A le demande de son grand-père, la jeune femme retourne à Smyrne, avec la clé de la maison que son grand-père habitait.
La narratrice nous livre aussi sa relation avec sa mère, récemment décédée, et sa relation érotique plus qu'amoureuse avec un amant qu'elle aura du mal à quitter ...
La construction du récit est un peu déroutante, mais la fin recolle bien les morceaux. L'auteur a du talent, c'est certain. Reste au lecteur à entrer en communion avec l'auteur ...
Lien : http://animallecteur.canalbl..
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pieusaise
  20 juin 2015
Je lis les avis mitigés des autres lecteurs et la difficulté de situer les différentes parties polyphoniques et temporelles de ce livre. Et je crois que c'est ce qui m'a le plus plu justement. Nous sommes dans l'état d'esprit de la narratrice dont les pensées sont confuses entre le décès de sa mère et sa rupture amoureuse très douloureuse. le retour aux racines familiales semble un chemin de reconstruction mais aussi d'introspection.
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nymeria
  10 mai 2011
Je ressors de cette lecture avec un avis très mitigé et pas mal d'interrogations. Si l'écriture m'a plu (aérienne, poétique, d'une prestance incontestable), j'ai eu beaucoup plus de mal à me faire à la narration fort décousue et difficile à suivre. La narration en plus d'être polyphonique, mélange les pronoms et les sujets. Quand la narratrice principale nous parle de sa mère, elle s'adresse à elle par le « Tu » et la mère (ou la fille, c'est selon) lui répond par des phrases entre parenthèses en employant le « je ». Je vous avouerai sans honte que j'ai eu beaucoup de mal à distinguer les différents narrateurs sur certains passages, et que je me suis sentie perdue plus souvent qu'à mon tour. Un choix de narration fort ambigu et qui a freiné ma progression et ma compréhension de l'oeuvre.
...la suite sur mon blog !
Lien : http://avideslectures.over-b..
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
araucariaaraucaria   14 novembre 2012
Istanbul est une ville de portes. Je ne sais pas si c'est parce que je suis venue à la recherche d'une en particulier, mais je ne me souviens d'aucun autre endroit qui m'ait autant frappée par ses portes. Chacune est minutieusement travaillée. Non seulement les portes des mosquées et des palais, mais aussi les portes ordinaires, celles des maisons, des petits établissements. En majorité, elles sont en bois. Presque toutes sont ornées, ouvragées, et il faut du temps pour les apprécier. A chaque coin de rue, je me retrouve devant une nouvelle porte qui m'attire pour des raisons différentes : taille de la serrure, complexité des motifs, couleur du bois, poids, odeur.
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araucariaaraucaria   14 novembre 2012
S'il l'avait voulu, il aurait pu conserver son nom, son origine. Il avait préféré en créer d'autres, donner un nouveau nom et une nouvelle origine à la vie qui l'attendait. Il sentait que, pour recommencer, il lui fallait une autre identité : s'il ne laissait pas derrière lui tout ce qui lui avait appartenu jusqu'alors, il resterait éternellement enchaîné au passé.
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araucariaaraucaria   14 novembre 2012
Je suis née en exil, au Portugal, d'où ma famille, de confession juive, avait été expulsée, il y a des siècles. Au Portugal qui accueillit mes parents ayant fui le Brésil, car communistes. Nous avons fait le tour, nous avons bouclé la boucle : du Portugal vers la Turquie, de la Turquie vers le Brésil, du Brésil de nouveau vers le Portugal. N'eût-t-il pas été moins pénible, moins amer, de ne pas être contraints de faire ce long parcours? Pourquoi avons-nous dû quitter un endroit pour finir par y revenir?
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araucariaaraucaria   14 novembre 2012
Dans le patio, je vois beaucoup de familles, beaucoup d'enfants, des femmes portant soit un foulard sur la tête, soit un voile, et l'une d'elles entièrement couverte d'une burqa noire, ne laissant apparaître que les yeux. J'en avais déjà vu dans les journaux, à la télévision et dans les films. Mais la vision d'une femme réelle, cachant tout, son corps, son visage, ses cheveux, procure une sensation étrange, mélange d'éloignement, comme s'il y avait un profond abîme entre nous, et de complicité particulière aux femmes.
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araucariaaraucaria   14 novembre 2012
Je suis née en exil. Voilà pourquoi je suis comme je suis : sans patrie, sans nom. Voilà pourquoi je suis solide, âpre, brute. Je suis née loin de chez moi, loin de ma terre - mais enfin, qui suis-je? Où sont mes racines?
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